Risque incendie : débroussaillement, vigilance !

© Ville de Narbonne. Pour les Villes qui ont en gestion des espaces naturels soumis au risque incendie, celles-ci doivent assurer un débroussaillement optimisé, idéalement entre la fin d’automne et le début de printemps.

Avec des saisons sèches de plus en plus longues, de nombreuses régions autour du bassin méditerranéen sont soumises à un fort risque incendie. Pour limiter la propagation des feux, le débroussaillement est une opération consistant à limiter la masse combustible. L’obligation légale de débroussaillement s’applique alors aux particuliers autour de leur propriété, mais les collectivités ont également une responsabilité et un rôle à jouer dans la gestion du risque incendie.

Chaque année en France, le feu ravage des milliers d’hectares de forêts, landes et garrigues, pinèdes et taillis… entraînant des dégâts humains, environnementaux et matériels longs à effacer. Les incendies qui sévissent depuis des semaines en Australie ne sont pas sans nous rappeler le risque toujours plus grand qui guette nos forêts, exacerbé par le réchauffement climatique à l’œuvre.
Dans les régions à risque, pour limiter la propagation du feu, mais aussi faciliter l’intervention des pompiers, l’obligation légale de débroussaillement (OLD), mise en place dans les années 80 mais malheureusement trop peu souvent respectée, est une mesure préventive s’appliquant aux propriétaires privés autour de leur terrain, afin que les flammes n’atteignent pas les habitations ou bien encore des infrastructures (voies ferrées, réseaux électriques, voiries…). A ce titre, les communes ou les départements peuvent aussi avoir des obligations de débroussaillement. Aussi, ce sont les mairies qui sont chargées du respect de cette obligation par les habitants (et la DDT –Direction Départementale des Territoires- pour les infrastructures), sous peine de devoir parfois assumer les indemnités suite à la destruction d’une habitation par les flammes…Explications avec Cyrille Angrand, chef de service Environnement-Forêt, et Jérôme Barberis, technicien en charge du débroussaillement réglementaire à la DDTM du Gard (Direction Départementale des Territoires et de la Mer).

L’obligation légale de débroussaillement

Comme l’explique Cyrille Angrand, “l’obligation légale de débroussaillement (OLD) est une règlementation émanant du code forestier. Le grand principe est de diminuer la masse combustible en établissant des coupures avec la végétation au sol, notamment par l’élimination des strates basses ligneuses, mais aussi en hauteur, par la taille des branches basses et l’élagage des arbres. Elle s’applique dans les régions classées à risque incendie par la loi (listées sur le site service-public.fr), le climat local et le type de végétation (pinèdes, grands massifs forestiers, garrigues) influençant la vulnérabilité de ces territoires au feu. A ce titre, les départements méditerranéens sont concernés, ainsi que d’autres départements exposés au risque d’incendie. Pour chaque département concerné, un arrêté préfectoral définit les conditions exactes de débroussaillement. De façon générale, l’OLD s’applique autour des habitations et des infrastructures de transport situées à proximité de bois et de forêts de plus de 4 ha”. Pour se renseigner sur les spécificités départementales relatives à l’obligation légale de débroussaillement, il suffit de se rendre sur les sites internet des préfectures des départements.

© DDTM du Gard. L’obligation légale de débroussaillement (OLD) émane du Code forestier, notamment des articles L 133-10 et suivants, et R-131-10. Elle impose aux propriétaires privés de débroussailler 50 m autour de leur habitation, comme mesure de défense face aux incendies. Pour faciliter sa mise en œuvre, il faut communiquer grâce aux canaux municipaux de diffusion, mais aussi, pourquoi pas, mettre à disposition des habitants un broyeur.

La responsabilité des collectivités

Pour Cyrille Angrand, “l’obligation légale de débroussaillement pour les particuliers trouve une application insuffisante, avec de nombreux exemples d’incendies dont l’importance a été accrue par l’absence du respect de cette obligation. La bonne mise en œuvre de celle-ci doit être assurée par les mairies (ou dans certains cas, le préfet par substitution) par le biais des policiers municipaux ou encore des agents des services techniques qui peuvent effectuer des contrôles vers fin mai-juin, avant les périodes de sécheresse. Des moyens de pression juridiques et financiers sont à disposition des collectivités : une amende de 135 € tout d’abord, puis une de
30 €/m² non débroussaillés si les travaux de débroussaillement n’ont pas été réalisés après un rappel à l’ordre. Mais, avant d’en arriver là, les municipalités ont le devoir moral d’informer les habitants à ce risque, pour participer, à leur échelle, à lutter contre le risque incendie. Bulletin municipal, site internet ou page Facebook de la Ville, ou encore réunions publiques, comme celles que nous animons dans les communes du Gard, sont autant de moyens de sensibiliser les habitants”. Celui-ci ajoute : “un des freins aux opérations de débroussaillage est, qu’en plus d’être des interventions techniques qui nécessitent du matériel adapté, elles engendrent une très grande quantité de déchets verts. Ainsi, dans le Gard, l’arrêté préfectoral autorise,
par dérogation, le brûlage des rémanants issus du débroussaillement obligatoire (hors périodes à risque, soit à minima 15 juin – 15 septembre). Il est important de faire sécher ces déchets plusieurs semaines avant de les brûler, afin de limiter les fumées. Les collectivités peuvent également mettre à disposition des habitants des  broyeurs”.
Vous pouvez également conseiller aux habitants de grouper leur demande d’intervention auprès d’une entreprise proposant ce type de prestations, afin d’obtenir des tarifs avantageux, ces opérations étant coûteuses.
Enfin, en tant que collectivité, vous pouvez également agir face au risque incendie par vos propres pratiques d’entretien et en proposant des services dédiés. Certaines villes soumises au risque incendie sont, en effet, propriétaires de grands massifs boisés ou de milieux naturels comme des garrigues, lieux de promenade pour les habitants. A l’instar de Narbonne qui est propriétaire de près de 900 ha de milieux sensibles au feu. Les services techniques gèrent alors les sentiers de randonnée : les agents assurent le débroussaillage des chemins et les abords des citernes d’eau, entre autres pour faciliter les interventions des pompiers. Ils réalisent ces opérations en juin, avant installation de la sécheresse et pour limiter les éventuels départs de feu liés à l’intervention d’engins thermiques ou aux étincelles des lames contre la pierre calcaire affleurante. De plus, la Ville a créé une réserve communale de bénévoles : elle regroupe près de 60 personnes qui arpentent le massif durant l’été pour surveiller les départs de feu, grâce à des 4×4 mis à disposition par la municipalité.

Règles générales d’intervention

Jérôme Barberis nous présente les principes qui guident les opérations d’obligation légale de débroussaillement dans le Gard, et qui sont globalement similaires aux autres départements et extensibles aux
pratiques des services techniques  :
• “à proximité d’un massif forestier, le débroussaillement réglementaire doit être réalisé sur une profondeur de 50 mètres autour de l’habitation  ;
• élimination de la strate arbustive et des ligneux bas (débroussailleuse, gyrobroyeur…). Cela présente l’avantage de pouvoir ’ouvrir’ le paysage lorsque celui-ci tend à se refermer ;
• pour les arbres, il faut élaguer le houppier à 2 m de haut pour les arbres de plus de 6 m et de 1/3 de leur hauteur pour les sujets mesurant moins de 6 m. Cela évite que le feu qui se propage au sol atteigne les étages supérieurs de la végétation ;
• une distance minimum de 3 m entre les houppiers des arbres est à respecter : il s’agit parfois d’abattre certains arbres ou d’élaguer la ramure afin d’éviter que les canopées ne se touchent. Pour sélectionner les arbres à conserver, plusieurs critères entrent en jeu : l’état sanitaire, l’aspect esthétique, le caractère remarquable de certains sujets, la sensibilité au feu (conservation des essences caduques, comme les chênes verts, pubescents ou blancs, plutôt que des résineux tels que les pins plus inflammables) ou encore le potentiel de mise en valeur du paysage. Dans le Gard, on peut laisser des bouquets d’arbres de 80 m² maximum, en respectant la mise à distance de 3 m avec les arbres voisins ;
• une distance minimum de
3 m entre la ramure d’un arbre et l’habitation doit également exister. Il faut éliminer les branchages venant au-dessus de la toiture et veiller à enlever les feuilles mortes et aiguilles de pin qui s’accumulent dans les gouttières, vigilance à mettre également en œuvre au niveau des bâtiments communaux ;
• de façon générale, enlever le bois mort de tous les arbres et arbustes ;
• il est possible deconserver  des massifs arbustifs de 20 m² maximum, séparés des autres arbres par une distance de 3  m. Un alignement/haie peut être conservé à condition d’être mis à distance d’au moins 3 m des autres arbres ou arbustes conservés ;
• si la propriété privée comprend une voie d’accès (route, sentier, chemin privatif), il faut maintenir un gabarit libre de 5 m de haut par 5 m de large (accès des camions du SDIS)”.

© DDTM du Gard. Pour réaliser ces opérations de débroussaillement, il faut prévoir du matériel d’élagage (tronçonneuse, nacelle…), de débroussaillage et de broyage (broyeurs gros diamètres, à fléaux ou couteaux robustes), ce qui rend l’opération complexe pour les propriétaires privés. Ici, un abord de crèche débroussaillé amenant une ambiance de parc arboré.

Prescriptions d’intervention

De façon optimale, le débroussaillement doit se faire “durant les périodes à moindre risque incendie, soit en fin d’automne, hiver et début de printemps. Durant les périodes à risques, l’utilisation d’outils thermiques risque de provoquer un départ de feu. Concernant la gestion des résidus, le mieux est de pouvoir broyer sur place avec un équipement performant et adapté, puis d’étaler le broyat au sol qui conservera l’humidité de la terre” termine Jérôme Barberis. Dernier conseil : il est bien de nettoyer les haies des aiguilles de pin et des feuilles mortes pour diminuer leur inflammabilité.
Pour la défense civile de vos habitants et l’intervention facilitée des pompiers, mais aussi pour la protection des grands massifs forestiers, les collectivités ont donc tout intérêt à faciliter et à contrôler la mise en œuvre de cette obligation !

Urbanisme et paysage : conseils de conception pour prévenir le risque incendie

L’organisation spatiale d’un nouveau quartier (ZAC, lotissements…) et les choix de végétaux et matériaux constituent une mesure préventive de défense contre les incendies.
Lorsqu’un maître d’ouvrage lance un tel projet urbain dans des régions
à risque et qu’un paysagiste/urbaniste dessine les espaces publics et privés de ce nouvel ensemble urbain, plusieurs préconisations sont à intégrer dans le programme d’appel d’offres ou à respecter lors de la conception :
• prévoir dans les schémas directeurs d’aménagement des coupures entre les haies privatives ou sur le domaine public.
Cela peut être une prairie, un espace engazonné… ;
• choisir des espèces végétales moins inflammables que d’autres, notamment pour les haies ou les bosquets d’arbres. A ce titre, l’ONF (Office National des Forêts) a édité un guide technique qui conseille des essences plutôt que d’autres. Ainsi, il y a des espèces à très forte sensibilité au feu (bambous, mimosas, cyprès, thuyas…), puis à forte sensibilité (fusains, laurier-sauce, laurier rose, laurier tin), et à sensibilité moyenne (aubépine, buis, cotonéasters, Eleagnus, Pittosporum, troènes) et enfin faiblement inflammable (lierre, Pyracantha, vigne vierge…) ;
• opter pour des haies plurispécifiques et intégrant des feuillus en alternance, moins inflammables que les résineux, et qui seront autant de “coupures” pour le feu. Une haie de cyprès est,
par exemple, une véritable “mèche à feu” ;
• espacer les houppiers des arbres de façon à ce qu’ils ne se touchent pas à taille adulte ;
• dans les choix de matériaux, éviter les éléments en PVC (clôtures, gouttières…) qui prennent feu par simple montée
en température.

En interface entre la ville et la forêt, il est important de préserver ou de reconstituer des terres agricoles, où la culture et l’élevage, qui limitent le développement de strates arbustives et arborées inflammables, permettent de limiter la propagation du feu.

*Pour recevoir par mail en pdf le guide technique ‘Sensibilité des haies face aux incendies sous climat méditerranéen’ de l’ONF, faites-en la demande à redaction@espacepublicetpaysage.com

Sondage

Eaux pluviales : possédez-vous un réseau unitaire ou séparatif ?

Oui 39 %
Non 61 %

A la lecture des résultats, il semblerait que les collectivités n’ont pas encore suffisamment investi dans l’installation d’un réseau séparatif, limitant l’engorgement des canalisations en cas de fortes pluies ou d’inondation. Peut être misent-elles sur des ouvrages paysagers ‘zéro tuyaux’, tels que des noues, pour infiltrer au maximum les eaux de pluie ? C’est une possibilité.

la phrase

« Le secteur des espaces verts est un secteur encore jeune et bénéficiant d’un important potentiel de croissance. Je sais que je peux compter sur la solidité des équipes en place pour l’avenir et nous allons continuer à recruter » a indiqué Benoit Etienne, repreneur de la société Dairon, qui conçoit, fabrique et distribue du matériel de création et d’entretien des espaces verts.

Dairon SAS est reprise par EHF, holding familiale de Benoit Etienne. Dairon SAS conçoit, fabrique et distribue au travers de son réseau du matériel de création et d’entretien d’espaces verts depuis plus de 60 ans : des enfouisseurs/préparateurs de sols de toutes tailles dont la réputation n’est plus à faire, mais pas seulement : semoirs, engazonneurs, défeutreurs ainsi qu’un tout nouveau matériel de regarnissage présenté à Paysalia en décembre dernier : le Roog. Michel Dairon a dit : « j’ai choisi Benoit Etienne, repreneur personne physique, car il m’a convaincu par l’adéquation de son profil avec les besoins de la société actuels et futurs. Les fondamentaux de la société seront préservés et il saura également mettre en place de nouvelles dynamiques ». Suite à quoi, Benoit Etienne a ajouté : « c’est l’aboutissement d’un parcours de recherche de PME de 9 mois en ciblant des sociétés ayant des produits de niche, la maîtrise de leur chaîne de valeur et idéalement une présence à l’international dans l’environnement professionnel ou connexe à celui dans lequel j’ai évolué ces 25 dernières années ». Dairon SAS, avec ses produits de qualité Rotadairon, répondait parfaitement à cette équation. « Le secteur des espaces verts est un secteur encore jeune et bénéficiant d’un important potentiel de croissance. Je sais que je peux compter sur la solidité des équipes en place pour l’avenir et nous allons continuer à recruter ».

le chiffre 45

© Husqvarna

Comme le diamètre de coupe, en centimètres, des nouvelles débroussailleuses à batterie 535iRXT d’Husqvarna. C’est le plus important du marché.

Cette année, Husqvarna propose une nouvelle gamme de débroussailleuses à batterie, idéales pour réaliser des travaux de débroussaillage intensifs. Le diamètre de coupe de 45 cm et la puissance équivalente à une 35 cc en font des outils parfaits pour les professionnels. Répondant à la norme IPX4, elles peuvent être utilisées sous la pluie sans aucun risque. Husqvarna est la seule marque à proposer la norme IPX4 sur tous ses produits finis à batterie professionnels. Innovation : la 535iRXT est équipée du système Ergofeed™, une nouvelle technologie exclusive Husqvarna permettant à l’utilisateur de sortir le fil par une simple pression sur un bouton depuis l’interface du produit. Résultat : un confort accru, une meilleure durabilité de la machine et des économies de fil. Ce modèle est livré tout équipé avec la tête fil Ergofeed™, une lame 3 dents et le harnais Balance XB comprenant un porte batterie intégré. Le porte batterie permet de stocker une batterie supplémentaire et donc renforce l’autonomie du produit ! La débroussailleuse est dotée d’un système anti-vibration qui apporte un confort inédit à l’utilisateur. Une connectivité intégrée permet à l’utilisateur de la connecter très facilement à Husqvarna Fleet Services (abonnement non inclus).

Jardins, Jardin :
concours de l’innovation 2020

Événement annuel parisien, Jardins, jardin reprendra ses quartiers d’été, du mercredi 3 au dimanche 7 juin 2020, au cœur du jardin des Tuileries.

Un rendez-vous incontournable dédié aux amoureux du jardin urbain et du design d’extérieur, qui attire chaque année
plus de 20 000 visiteurs. Pour sa 17e édition, Jardins, Jardin propose la thématique ‘Sous les pavés, un jardin ! De l’utopie à la réalité’,
à laquelle le Concours de l’Innovation s’inscrit également pour laisser libre cours à son imagination. Nouveauté de cette année,
le Concours de l’Innovation accueille maintenant deux catégories
de projets. La première a pour objet de sélectionner des projets capables de réinventer des ‘natures urbaines’. La seconde récompensera les créations et les objets innovants : mobiliers d’extérieurs, accessoires…Les candidatures sont ouvertes !

www.jardinsjardin.com

la phrase

Un bureau  avait réalisé une étude sur la gestion différenciée, pour un coût de 3 000 € TTC. C’était nécessaire afin d’ajuster nos pratiques, surtout que la ville est étirée en longueur, sur une dizaine de kilomètres, ce qui est parfois difficile à gérer. L’étude a détaillé, parcelle par parcelle, l’entretien à réaliser” indique Erick Dereeper, directeur des services techniques de la Ville de de Wimereux (62).

En savoir plus

Les services techniques de Wimereux se sont réorganisés.
« Les équipes en charge des espaces verts et de la propreté ont été regroupées au sein d’un même service. C’est plus cohérent dans une logique d’amélioration globale du cadre de vie. Cette fusion a aussi généré des économies. Des contrats et des appels d’offre ont été révisés. Si tous les travaux liés aux espaces verts sont réalisés en régie, le désherbage des terrains de sports et du cimetière est désormais assuré par un prestataire privé, pour environ 7 000 € TTC/an (3 à 4 passages annuels). C’est également une façon de protéger nos agents des effets indésirables des produits phytosanitaires » développe-t-il. Dans le secteur des espaces verts, plusieurs autres initiatives avaient déjà été prises, notamment la mise en place de la gestion différenciée. « Un bureau avait réalisé une étude à ce sujet, pour un coût de 3 000 € TTC. C’était nécessaire afin d’ajuster nos pratiques, surtout que la ville est étirée en longueur, sur une dizaine de kilomètres, ce qui est parfois difficile à gérer. L’étude a détaillé, parcelle par parcelle, l’entretien à réaliser » précise-t-il. Par ailleurs, sur le terrain, les équipes ne travaillent plus par secteurs géographiques. « Elles interviennent par tâche (semis, élagage, plantations…). En effet, lors des entretiens individuels que j’ai réalisé à mon arrivé, je me suis aperçu que des agents avaient un certain savoir-faire ou montraient une réelle passion pour telle ou telle activité, alors qu’ils étaient affairés à une autre. Ce n’était pas logique, et surtout, pas productif, car ils n’avaient pas la motivation ».

Sondage

Faites-vous appel à un éco-organisme pour recycler vos anciennes lampes à décharge ?

 

Oui 37,9 %
Non 62,1 %

Le saviez-vous ? D’après le code de l’environnement et la directive de 2005, les collectivités doivent mettre en place un réseau
de collecte des lampes usagées, en particulier celles issues
de l’éclairage public. Cette collecte, bien qu’obligatoire, est gratuite
et fait nécessairement appel à un éco-organisme (Ecosystem).
Mais ce sondage prouve qu’un bon nombre de collectivités (62,1 %) s’en affranchissent. Que deviennent ces lampes ? Sont-elles stockées dans les ateliers des services techniques ou remisées, à tort, à dans des bennes ‘ferraille’ ? Dans tous les cas, le maître d’ouvrage
est responsable du traitement des déchets, y compris auprès
des entreprises en charge des démolitions, des rénovations
ou de la maintenance.

LE CHIFFRE 37

Comme la baisse, en pourcentage, des immatriculations des tracteurs espaces verts en 2019.

L’année 2019 est un bon millésime pour le machinisme agricole, comme en témoignent les données d’immatriculations de tracteurs agricoles. Toutes les catégories de tracteurs enregistrent des progressions importantes, à l’exception des tracteurs espaces verts.

Concernant ce segment, des pics d’immatriculations avaient été observés à la fois en décembre 2017 et en décembre 2018. Si les premières immatriculations de tracteurs espaces verts chutent lourdement en 2019 (-37 %), passant de 5 022 à 3 182 unités, la tendance sur les données corrigées, bien que négative, est moins marquée (-5 %). Kubota et Iseki restent en tête du classement des constructeurs de tracteurs espaces verts en termes de parts de marché. La troisième place revient à Solis, dont la part de marché est passée de 4 % en 2017 à 15,8 % en 2019. Derrière ce trio de tête, les parts de marché de John Deere et Kioti augmentent fortement.

Le réchauffement climatique
diminue la diversité des pollinisateurs

A partir de la plus grande base de données d’insectes pollinisateurs jamais constituée, issues de diverses sources, dont les collections du Muséum National d’Histoire Naturelle (MNHN), une équipe de chercheurs français, notamment du Centre d’Écologie et des Sciences de la Conservation (MNHN – CNRS – Sorbonne Université) et européens, ont étudié les changements de période de vol de 2 000 espèces de pollinisateurs entre 1960 et 2016 dans 20 pays européens. Résultats : les pollinisateurs volent de façon moins synchronisés et, en moyenne, moins longtemps. Puisque les différents groupes de pollinisateurs tendent à réduire leur période d’activité et n’avancent pas leur période de vol au même rythme, ils se retrouvent de plus en plus isolés au cours de la saison de pollinisation. Ceci aboutit à une baisse de la diversité simultanée des pollinisateurs.

Sondage

En 2020, allez-vous engazonner vos trottoirs en stabilisé avec des mélanges spécifiques ?

A la lecture des résultats, il semblerait que vous soyez prêt à engazonner vos trottoirs en stabilisé. Bonne stratégie, car il est préférable de tondre que de désherber. De plus, la présence de verdure permet aussi de lutter localement contre les pics de chaleur. Mais attention, l’engazonnement des trottoirs implique toujours l’usage de graminées spécifiques, capables de se développer sur des sols agronomiquement pauvres.