Jardins, Jardin :
concours de l’innovation 2020

Événement annuel parisien, Jardins, jardin reprendra ses quartiers d’été, du mercredi 3 au dimanche 7 juin 2020, au cœur du jardin des Tuileries.

Un rendez-vous incontournable dédié aux amoureux du jardin urbain et du design d’extérieur, qui attire chaque année
plus de 20 000 visiteurs. Pour sa 17e édition, Jardins, Jardin propose la thématique ‘Sous les pavés, un jardin ! De l’utopie à la réalité’,
à laquelle le Concours de l’Innovation s’inscrit également pour laisser libre cours à son imagination. Nouveauté de cette année,
le Concours de l’Innovation accueille maintenant deux catégories
de projets. La première a pour objet de sélectionner des projets capables de réinventer des ‘natures urbaines’. La seconde récompensera les créations et les objets innovants : mobiliers d’extérieurs, accessoires…Les candidatures sont ouvertes !

www.jardinsjardin.com

la phrase

Un bureau  avait réalisé une étude sur la gestion différenciée, pour un coût de 3 000 € TTC. C’était nécessaire afin d’ajuster nos pratiques, surtout que la ville est étirée en longueur, sur une dizaine de kilomètres, ce qui est parfois difficile à gérer. L’étude a détaillé, parcelle par parcelle, l’entretien à réaliser” indique Erick Dereeper, directeur des services techniques de la Ville de de Wimereux (62).

En savoir plus

Les services techniques de Wimereux se sont réorganisés.
« Les équipes en charge des espaces verts et de la propreté ont été regroupées au sein d’un même service. C’est plus cohérent dans une logique d’amélioration globale du cadre de vie. Cette fusion a aussi généré des économies. Des contrats et des appels d’offre ont été révisés. Si tous les travaux liés aux espaces verts sont réalisés en régie, le désherbage des terrains de sports et du cimetière est désormais assuré par un prestataire privé, pour environ 7 000 € TTC/an (3 à 4 passages annuels). C’est également une façon de protéger nos agents des effets indésirables des produits phytosanitaires » développe-t-il. Dans le secteur des espaces verts, plusieurs autres initiatives avaient déjà été prises, notamment la mise en place de la gestion différenciée. « Un bureau avait réalisé une étude à ce sujet, pour un coût de 3 000 € TTC. C’était nécessaire afin d’ajuster nos pratiques, surtout que la ville est étirée en longueur, sur une dizaine de kilomètres, ce qui est parfois difficile à gérer. L’étude a détaillé, parcelle par parcelle, l’entretien à réaliser » précise-t-il. Par ailleurs, sur le terrain, les équipes ne travaillent plus par secteurs géographiques. « Elles interviennent par tâche (semis, élagage, plantations…). En effet, lors des entretiens individuels que j’ai réalisé à mon arrivé, je me suis aperçu que des agents avaient un certain savoir-faire ou montraient une réelle passion pour telle ou telle activité, alors qu’ils étaient affairés à une autre. Ce n’était pas logique, et surtout, pas productif, car ils n’avaient pas la motivation ».

Sondage

Faites-vous appel à un éco-organisme pour recycler vos anciennes lampes à décharge ?

 

Oui 37,9 %
Non 62,1 %

Le saviez-vous ? D’après le code de l’environnement et la directive de 2005, les collectivités doivent mettre en place un réseau
de collecte des lampes usagées, en particulier celles issues
de l’éclairage public. Cette collecte, bien qu’obligatoire, est gratuite
et fait nécessairement appel à un éco-organisme (Ecosystem).
Mais ce sondage prouve qu’un bon nombre de collectivités (62,1 %) s’en affranchissent. Que deviennent ces lampes ? Sont-elles stockées dans les ateliers des services techniques ou remisées, à tort, à dans des bennes ‘ferraille’ ? Dans tous les cas, le maître d’ouvrage
est responsable du traitement des déchets, y compris auprès
des entreprises en charge des démolitions, des rénovations
ou de la maintenance.

LE CHIFFRE 37

Comme la baisse, en pourcentage, des immatriculations des tracteurs espaces verts en 2019.

L’année 2019 est un bon millésime pour le machinisme agricole, comme en témoignent les données d’immatriculations de tracteurs agricoles. Toutes les catégories de tracteurs enregistrent des progressions importantes, à l’exception des tracteurs espaces verts.

Concernant ce segment, des pics d’immatriculations avaient été observés à la fois en décembre 2017 et en décembre 2018. Si les premières immatriculations de tracteurs espaces verts chutent lourdement en 2019 (-37 %), passant de 5 022 à 3 182 unités, la tendance sur les données corrigées, bien que négative, est moins marquée (-5 %). Kubota et Iseki restent en tête du classement des constructeurs de tracteurs espaces verts en termes de parts de marché. La troisième place revient à Solis, dont la part de marché est passée de 4 % en 2017 à 15,8 % en 2019. Derrière ce trio de tête, les parts de marché de John Deere et Kioti augmentent fortement.

Le réchauffement climatique
diminue la diversité des pollinisateurs

A partir de la plus grande base de données d’insectes pollinisateurs jamais constituée, issues de diverses sources, dont les collections du Muséum National d’Histoire Naturelle (MNHN), une équipe de chercheurs français, notamment du Centre d’Écologie et des Sciences de la Conservation (MNHN – CNRS – Sorbonne Université) et européens, ont étudié les changements de période de vol de 2 000 espèces de pollinisateurs entre 1960 et 2016 dans 20 pays européens. Résultats : les pollinisateurs volent de façon moins synchronisés et, en moyenne, moins longtemps. Puisque les différents groupes de pollinisateurs tendent à réduire leur période d’activité et n’avancent pas leur période de vol au même rythme, ils se retrouvent de plus en plus isolés au cours de la saison de pollinisation. Ceci aboutit à une baisse de la diversité simultanée des pollinisateurs.

Sondage

En 2020, allez-vous engazonner vos trottoirs en stabilisé avec des mélanges spécifiques ?

A la lecture des résultats, il semblerait que vous soyez prêt à engazonner vos trottoirs en stabilisé. Bonne stratégie, car il est préférable de tondre que de désherber. De plus, la présence de verdure permet aussi de lutter localement contre les pics de chaleur. Mais attention, l’engazonnement des trottoirs implique toujours l’usage de graminées spécifiques, capables de se développer sur des sols agronomiquement pauvres.

Le chiffre
3

Comme le nombre d’huiles essentielles retenues par l’Inra, dont l’application perturbe le comportement de la pyrale du buis.

Dans le cadre du programme SaveBuxus II, prolongeant l’étude de la pyrale du buis, des travaux menés par l’Inra UEFM (Avignon) ont permis de recenser 11 huiles essentielles, perturbant le comportement de la pyrale du buis.

Des travaux conduits précédemment en Allemagne ont permis d’évaluer leur impact sur la pyrale du buis. En conditions de laboratoire, certaines huiles essentielles présentent un effet toxique et/ou répulsif sur l’alimentation des chenilles et le comportement de pontes des femelles de papillon. Les travaux conduits par l’Inra dans le cadre de SaveBuxus II ont pour objectif de venir compléter les résultats obtenus en Allemagne, afin de permettre à terme de développer des produits insectifuges ou insecticides à base d’huiles essentielles. Sur la base d’une analyse de la bibliographie scientifique, 11 huiles essentielles ont été retenues pour les tests. Leur effet a été évalué sur chenilles jeunes et âgées, élevées sur rameaux de buis en boite d’élevage en chambre climatique. L’impact des huiles essentielles a été évalué en mesurant l’activité de consommation des buis par les chenilles.

Premier constat : en fonction du stade de développement, la consommation des chenilles varie. Les jeunes chenilles consomment moins que les chenilles âgées. Concernant les huiles essentielles évaluées, trois ont démontré un effet sur les chenilles de pyrale (sur l’activité de consommation de buis, sur le poids des fèces et/ou sur le poids des chenilles). Ces premiers résultats nécessitent d’être confirmés par des tests complémentaires pour valider l’effet observé.

Source : Save Buxus II.

Biodiversité :
des semences locales
et sauvages

L’urgence écologique n’est plus à démontrer : nombre de rapports scientifiques alertent en effet sur la baisse fulgurante de la biodiversité, en termes de disparition d’espèces et de diminution des populations. C’est alors une offre de “vraie” nature en ville qui doit être proposée aux insectes par la création de prairies naturelles : celles-ci doivent être composées d’écotypes locaux, espèces locales et sauvages, adaptés au lieu, au sol et au climat.

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dans le numéro de Janvier 2020, abonnez-vous

Arrosage : réalisez
des économies !

© Hunter Industries

Hydrawise, de la société Hunter Industries, est un logiciel
de type Cloud qui permet de réaliser jusqu’à 50 %
d’économie en eau grâce notamment à des ajustements prévisionnels basés sur les conditions météo à venir.
Il alerte aussi le personnel en cas de défaillance du réseau.

Arroser, c’est compenser les pertes d’eau par évaporation, précisément au moment où le sol a atteint ses capacités de rétention. Ce principe est aussi valable pour les végétaux. On parle dès lors d’ETP (EvapoTranspiration Potentielle)…

Calculer les besoins des végétaux avec précision

Exprimée en mm d’eau/jour, l’ETP peut être corrélée avec un coefficient cultural nommé K. Des stations météo permettent d’obtenir l’ETP locale avec précision, mais également l’hygrométrie, la force du vent, le gel, le rayonnement solaire pour certaines…
Exemple théorique : pour une fétuque rouge, le coefficient cultural est estimé à 0,8. Donc, pour une ETP précise de 5 mm/j, la quantité d’eau à apporter est de :
5 x 0,8 = 4 mm/j, soit 4 L/m2/j.
C’est la base, mais une marge inférieure de 30 % est possible lorsque l’on anticipe des précipitations à venir. Cette valeur est ensuite à diviser avec la RFU (Réserve Facilement Utile du Sol), dépendante de la texture. En espaces verts, la RFU varie généralement entre 0,8 et 1,2 mm/cm de sol, soit 0,8 à 1,2 L/m2
et par cm de sol. Mais pour un gazon enraciné à 20 cm, la RFU estimée est de 20 mm, soit 20 L/m2.
Ainsi, pour déterminer la fréquence des arrosages, dans le cas de notre exemple précédent, il suffit d’établir la relation suivante : RFU/ETP = 20/4 = 5. L’arrosage est donc déclenché tous les 5 jours, le temps que l’eau pénètre progressivement dans le sol, sans phénomène de lessivage. C’est la juste dose, ni plus, ni moins. Mais rien n’empêche les gestionnaires de jouer avec les temps d’arrosage.
A noter : un manque d’eau établi sur une courte durée ne nuit pas à la plante, au contraire, cela améliore ses capacités d’enracinement. C’est pourquoi, l’observation de la plante par les professionnels reste essentielle (flétrissement, terre fine plus sèche…).

Un bon réseau et du matériel de qualité !

© Toro

Toro vient de lancer la nouvelle gamme de programmateurs Tempus et Tempus Pro, avec dispositif Wifi IoT en option, pour un contrôle à distance en toutes circonstances.

Tout d’abord, il convient de se questionner sur la source d’eau (disponibilité, qualité…) et le système de pompage disponible. Reprenons notre exemple précédent : une ETP de 4 mm/j, soit
4 L/m2/j, équivaut pour un hectare à 40 000 L/j, soit 40 m3 d’eau apportés en une dizaine d’heures. Ce qui signifie que la pompe du système doit être réglée à 4 m3/h. Pas de sur-pression, car celà peut entraîner un sur-débit de 60 % ! Cette eau sera inévitablement perdue…
Lors de la mise en œuvre des canalisations et des arroseurs, les professionnels doivent privilégier la qualité des matériaux, préférer des tubes normés plutôt que des résines rechapées, choisir des raccords haute densité, mais aussi choisir un installateur expérimenté, qui effectuera des étanchéités durables et des raccords sans micro-fuites. Aujourd’hui, les fuites ou les casses sur les réseaux peuvent être contrôlées en direct par un débitmètre, couplé avec une vanne maîtresse, à la sortie du système de pompage. Il enregistre les débits de chaque électrovanne. Si une surconsommation est avérée, celle-ci est isolée et un agent est dépêché sur place. Un moyen efficace pour économiser des quantités d’eau considérables, sachant qu’une fuite, même minime, peut représenter une surconsommation d’eau
de 30 %/an.
Autre équipement indispensable : les pluviomètres. Les plus performants sont ceux équipés de disques hygrométriques. Leur fonctionnement est simple : les disques se gonflent proportionnellement aux quantités d’eau déversées par les pluies. Quand les épisodes pluvieux s’interrompent, les disques commencent à s’assécher progressivement et actionnent le circuit d’arrosage selon les cycles pré-programmés. Techniquement, les pluviomètres sont connectés aux programmateurs par un réseau filaire ou ‘wireless’ (ondes hertziennes).

Programmateurs connectés

Aujourd’hui, la technologie du numérique s’applique aux programmateurs, dont le rôle est d’optimiser les temps d’arrosage et les quantités apportées. Ce sont les programmateurs sur secteur, rendus ‘connectés’ grâce à une carte Wifi et ceux dotés du Bluetooth. Exemples : les programmateurs Tempus de Toro, et les équipements proposés par Solem. “Tous permettent à l’utilisateur de se connecter à distance et d’effectuer des modifications en temps réel. Seuls bémols : les faibles portées de communication et les consommations en énergie, parfois très importantes. D’où l’émergence de l’internet des objets (IoT), utilisant la technologie radio (notamment Lora). Un abonnement par programmateur est toutefois nécessaire. Avec ce mode de communication, via un cloud, l’arrosage est contrôlé finement, qui plus est à distance” indique Thierry Haller, directeur business développement chez Solem, qui propose, entre autres, des solutions d’arrosage connectées.
L’arrosage s’inscrit de plus en plus dans des applications et des plateformes regroupant d’autres domaines à automatiser : éclairage, fontainerie, suivi de trackers GPS…

Logiciels : un contrôle à distance

Qu’ils soient connectés ou non, les programmateurs peuvent être idéalement gérés via une plateforme numérique, autrement dit un logiciel (souvent gratuit). Exemple : le logiciel Hydrawise d’Hunter Industries. C’est un logiciel facile à utiliser. Chaque utilisateur est en mesure d’exploiter la fonction d’Ajustements Prévisionnels de l’Arrosage pour réaliser des économies d’eau pouvant aller jusqu’à 50 %. En effet, il est possible d’effectuer des réglages sur les temps d’arrosage et leur planification afin de trouver le meilleur équilibre entre un arrosage économe en eau et un arrosage efficace pour les plantes. Hydrawise est également un outil au service des installateurs pour contrôler à distance et avec précision, l’arrosage, le système de canalisations et le réseau électrique des électrovannes des clients. C’est un logiciel de type Cloud exploitable, par l’intermédiaire duquel les professionnels aurons à disposition des rapports d’analyses complets (surveillance de débit, puissance électrique…). De plus, il permet également d’être alerter via SMS, mail ou notification en cas de débits anormaux.
Autre exemple : la plateforme IQ™, dont les avantages de cette dernière sont listés par Christelle Scepi, manager chez Rain Bird. “Outre le gain de temps, grâce au pilotage à distance, et les facilités de maintenance, notre plateforme permet d’économiser, au minimum, 20 à 30 % des consommations d’eau. Renseignez simplement votre code postal pour que le logiciel IQ récupère les données météorologiques de votre site. Il calculera alors l’évapotranspiration la plus juste et optimisera quotidiennement votre temps d’arrosage en prenant en compte votre type de sol, de plantes et les caractéristiques de votre système d’arrosage. De plus, les sondes de débit intégrées à votre programmateur vous permettront de repérer toute anomalie de consommation. Pensez correctement votre installation, choisir la bonne pression, le bon débit, les bons arroseurs, les bonnes solutions telles que le goutte à goutte enterré XFS, vous permettront d’accroître de 30 % supplémentaires les économies en eau déjà réalisées par votre système de gestion centralisée, les portant ainsi à 60 %”. Les économies d’énergie sont aussi importantes. “Le logiciel vous permet d’encadrer les plannings d’arrosage afin de solliciter les pompes et programmateurs de façon optimale. Arrosez le temps nécessaire et économisez de l’énergie” ajoute-t-elle.
Un arrosage efficient serait donc un arrosage connecté…

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Lutte contre
les rongeurs,

quelles nouveautés ?

Opposées aux surpopulations de rongeurs, et notamment de rats, les villes se retrouvent bien souvent dépassées par ce problème sanitaire de taille. Problème d’ailleurs relayé par les médias étrangers qui ne font pas bonne presse à nos villes françaises… La règlementation sur la mise en œuvre des produits biocides se durcissant, il est temps de faire un point sur les différents moyens de lutte à disposition.

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