Arrosage : les bons raccords !

 

Equipements indispensables pour assembler des canalisations PE, les raccords sont l’assurance de la qualité des systèmes d’arrosage souterrains. Souvent mécaniques, électrosoudables, parfois encliquetables, ces pièces maîtresses couvrent une très large gamme de diamètres et de formes : tés, coudes à 45°, à 90°, raccords taraudés ou filetés, bouchons de fin de ligne… Différents modèles sont faciles d’installation et largement prisés des professionnels.

De 20 à 900 mm, les raccords électrosoudables sont destinés à l’assemblage de tubes en pression de moyens et gros diamètres.

Si les équipements de surface, que sont les arroseurs escamotables, les goutteurs ou bien encore les bubblers, sont des paramètres déterminants pour assurer un arrosage efficient, ceux que l’on ne voit pas, c’est-à-dire l’intégralité des parties enterrées des systèmes d’arrosage, sont tout autant importants. Sans eux, pas d’acheminement de l’eau sous pression.
Connecté à deux tubes/canalisations généralement en PE (normés NF EN 12201), un raccord se caractérise par un corps en polypropylène, un écrou de même composition, une bague de crampage en acétal (plastique) pour le serrage et des joints toriques NBR ou EPDM, qui possèdent une bonne résistance au gonflement. En forme de té, de coude, de manchon… ils répondent à la norme ISO 14 236, qui spécifie les propriétés requises et les méthodes d’essai des raccords mécaniques destinés à l’assemblage des tubes en polyéthylène, de diamètres extérieurs nominaux inférieurs ou égaux à 160 mm, utilisés dans les systèmes de distribution d’eau à des températures inférieures ou égales à 40 °C. La Pression Nominale (PN) des raccords mécaniques spécifiés correspond au moins à la PN du système pour lequel ils sont conçus et est généralement égale à PN 6 (bars), PN 10 ou PN 16.

Les selles de branchement avec prise d’essai permettent d’économiser des soudures (moins de tés, de manchons) et de réaliser des tests de soudure en pression avant de percer et de réaliser la dérivation.

Les raccords mécaniques à compression

Difficile de faire mieux pour les réseaux d’arrosage, à l’instar de la gamme Série 7 de la société Plasson, fabricant leader dans l’univers des raccords. Généralement, les diamètres extérieurs sont compris entre 20 et 160 mm, 63 mm étant un maximum pour un réseau d’arrosage conventionnel en espaces verts. Spécificité du fabricant : l’étanchéité est dissociée du serrage. “Lorsque l’on insert des tubes, par exemple de 63 mm dans un raccord de 63 mm (les diamètres ‘tube-raccord’ doivent être équivalents), le système est automatiquement étanche. Le serrage n’intervient que pour éviter les déplacements latéraux des canalisations et dérivations. En termes de fiabilité, il n’y a pas mieux. C’est notre force” indique Corinne Collas, directrice technique de Plasson France. Par ailleurs, l’assemblage ‘tube-raccord’ se réalise sans démontage du raccord, avec un système de crampage, d’auto-butée et de grandes longueurs d’emboîtement, ce qui garantit la qualité des systèmes souterrains.

Les raccords mécaniques PE à compression possèdent une étanchéité dissociée du serrage. L’assemblage est donc garanti sans risque de fuite, y compris à haute pression.

Les raccords électrosoudables

Ils offrent une très large plage de diamètres, allant de 20 à 900 mm. A la différence des raccords dits mécaniques et/ou encliquetables, l’assemblage est plus complexe. Après avoir gratté, avec un outil spécifique, la surface de soudage sur chaque extrémité, éliminant ainsi entre 0,15 et 0,4 mm de matière, les tubes sont ‘désovalisés’ si nécessaire, puis sont insérés de part et d’autre d’un manchon (raccords), et stabilisés à l’aide d’un positionneur. Connecté à une machine spécifique type ‘Smartfuse®’, le manchon est reconnu automatiquement et le soudage peut commencer. De grandes longueurs d’emboiture permettent de souder davantage de surface ; la résistance mécanique est donc supérieure.
Pour réaliser des antennes de réseau, autrement dit des dérivations (mâle, taraudée, à bride…) en direction des arroseurs par exemple, il existe des pièces spécifiques, remplaçant un té et deux manchons : ce sont les selles de branchement (multi-diamètres) avec prise d’essai. “Elles permettent de réaliser deux soudures au lieu de trois” précise la directrice technique de Plasson. Et de préciser : “avec nos derniers produits, il est possible de réaliser des tests de soudure avant de percer et de réaliser la dérivation”. Des selles de réparation sont également disponibles. Autres équipements de raccordement : les colliers de prise, essentiels pour monter des bras articulés ou des cannes fixes en direction des arroseurs/tuyères. Sans oublier les vannes, à soupape droite, en quart de tour ou obliques.
Aujourd’hui, les professionnels disposent de tout un arsenal de pièces de formes pour concevoir un réseau d’arrosage enterré de qualité, parfaitement étanche et facile à mettre en œuvre.

Article du numéro de Mai 2018, abonnez-vous

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