Lampadaires solaires :
le défi est relevé

Polyvalents, les lampadaires Smartlight 4.1-5.1 de Fonroche Eclairage sont destinés à éclairer des sites très isolés, mais aussi des voies vertes, des routes de campagne… Ils assurent un éclairage public de qualité, même en étant éloignés des lignes de réseaux potentiellement existantes.

La quête incessante de solutions éco-responsables, la révolution énergétique, le saut technologique des leds, la sécurisation des réseaux publics, sans évoquer les contraintesbudgétaires, de plus en plus prégnantes, opèrent un changement majeur dans le secteur
de l’éclairage public. Et si les rayons du soleil permettaient d’éclairer la ville et de répondre à tous ces enjeux ? En tout cas, c’est possible, et les lampadaires solaires d’aujourd’hui sont fonctionnels.

D’aucuns n’objecteront le fait que l’énergie solaire, encore marginale dans le bouquet énergétique global, apparaît comme ‘la’ solution, à la fois écologique et économique. D’ailleurs, la puissance photovoltaïque installée ne cesse d’augmenter, y compris dans les villes : sur les toits bien évidemment, dans bon nombre de projets neufs… Mais il est un secteur où le solaire promet un avenir radieux, celui de l’éclairage public. En effet, à l’heure actuelle, rien n’empêche les gestionnaires avides de solutions innovantes pour éclairer les espaces publics, d’opter pour des lampadaires solaires et ainsi s’inscrire dans des projets durables. Les avantages sont nombreux : malgré un surcoût indéniable à l’achat, de l’ordre de 50 %, leur installation nécessite aucun réseau électrique (‘plug and play’), donc pas de travaux de génie civil à envisager ni de factures d’électricité à payer. Pas de crainte non plus en ce qui concerne les pannes électriques ! Autonomes, sous réserve d’un système d’abaissement de l’intensité d’éclairage, les lampadaires solaires sont aussi beaux, ce qui ne gâche rien, de puissance équivalente à leurs homologues connectés au réseau électrique, et répondent parfaitement aux exigences de la norme EN 13201. Les Villes qui font le choix de lampadaires solaires sont aussi engagées par des motivations purement écologiques. Sur ce point, les lampadaires solaires représentent ce qu’il se fait de mieux.

Les lampadaires Smartlight 6.2-8.2 de Fonroche Eclairage assurent l’éclairage des parkings, zones industrielles et commerciales, entrées de ville… Les deux lanternes led et les deux systèmes batterie Power365 offrent une efficacité décuplée et plus économique dans le cadre d’un projet où la puissance et la zone d’éclairement sont importantes. La double crosses réduit la quantité de lampadaires solaires nécessaires en éclairant simultanément deux zones.

De quoi est composé un lampadaire solaire ?

Effectivement, les lampadaires sont ‘beaux’ et n’ont rien à envier aux autres candélabres du marché. Ils sont composés d’un mât traditionnel, généralement en acier, d’une ou plusieurs crosses pointant des sources leds de 20 à 80 W (parfois un détecteur de présence), et, bien évidemment, un module photovoltaïque. Ce dernier est généralement inséré au sommet du mât, sous forme d’un plateau rectangulaire de quelques dizaines de centimètres carrés, ou intégré verticalement dans le mât, à l’instar du lampadaire ‘Zenit’ de la société Novéa ou du modèle ‘Totem’ proposé par Sunna Design. Cependant, des lampadaires dits solaires sont exempts de panneaux à leur sommet ou dans le mât. Comment peuvent-ils fonctionner alors ? La raison est simple, grâce à un câblage 24 V, un mât pointé d’un module photovoltaïque alimente plusieurs lampadaires. Cela permet de positionner ce mât à la lumière et des candélabres à l’ombre pour éclairer la ville dans tous ses recoins, y compris dans des parkings réputés ‘sombres’.
Deux autres composants distinguent les lampadaires solaires. “Il y a bien sûr la batterie, garantie 10 ans chez nous, dont l’autonomie, une fois chargée, est de 4 à 7 jours selon les zones géographiques d’implantation. En clair, l’éclairage fonctionne pendant 4 à 7 jours sans lumière ! Deuxièmement, la carte électronique, qui gère l’ensemble des flux énergétiques du lampadaire (production d’énergie, stockage de la batterie, restitution…)” précise Julien Rapin, directeur commercial de Novéa.

La société Novéa propose ‘Multi Lineo’, un ensemble composé d’un mât surmonté d’un panneau photovoltaïque, et une série de lampadaires, connectés par fil pilote à celui-ci. Cette solution permet d’éclairer des sites ombragés.

Un large choix esthétique

En matière d’esthétisme, les lampadaires solaires sont pour la plupart facilement reconnaissables. Cela est dû à la présence du module photovoltaïque (monocristallin et autonettoyant), généralement orienté Sud, situé au sommet du mât. Sinon, les codes des candélabres ‘design’ traditionnels sont respectés : les sources led sont placées à l’extrémité de crosses ou directement sous le module photovoltaïque, en toute discrétion, les mâts sont composés d’acier thermolaqué, les finitions sont multiples, les hauteurs de feux sont variées, l’allure générale est assez discrète, sans angles droits, marquée par de nombreux arrondis… Tous les coloris du RAL sont également disponibles. Pour limiter la prégnance des lampadaires, des modèles, comme ‘Smartlight 6.2-8.2’ de Fonroche Eclairage, possèdent des double crosses pour augmenter la surface et le niveau d’éclairement.

Discrets, les lampadaires ‘Zenit Circ’ de Novéa ont la particularité d’intégrer le panneau photovoltaïque dans le corps du mât. Leur design est sobre et élégant.

Sont-ils plus économiques ?

Pour être objectif, direction Tarbes, dans les locaux du Syndicat Départemental d’Energie des Hautes-Pyrénées (65), qui implante ponctuellement des lampadaires solaires autonomes. “Par expérience, il s’avère que nous avons recours à ces lampadaires lorsque les premières installations électriques existantes sont distantes de 300 à 400 m. Là, les lampadaires solaires s’imposent, car il serait inutile et coûteux de tirer des câbles. Dans les sites isolés, ces lampadaires sont très efficaces. En revanche, lorsqu’un réseau existant est distant à moins de 200 m, nous avons remarqué que le coût de l’extension des câbles était moins onéreux que l’installation de lampadaires solaires. En effet, en choisissant des fabricants sérieux, européens, le prix d’un candélabre solaire (8 m de haut) est d’environ 4 000 € HT, soit trois fois plus qu’un candélabre traditionnel” constate Jean-Jacques Warmoeskerken, chargé d’affaires éclairage public au SDE 65. Mais n’oublions pas que les collectivités bénéficient de financements, ce qui soulage les investissements et permet de réaliser d’importantes économies par la suite. Par exemple, la commune de Loigné-sur-Mayenne (53) a remplacé des lignes aériennes basse tension le long d’une liaison douce par des quatre lampadaires solaires autonomes. Coût de l’opération : 217 600 € TTC, dont 107 000 € TTC pris en charge par le Syndicat Territoire Mayenne Energie, le maître d’ouvrage. D’autres collectivités comme Toulouse (31), Agen (47), Puycornet (82), Tarare (69) et bien d’autres ont également établi une politique d’économie d’énergie et fait le choix de lampadaires solaires pour éclairer et sécuriser des parkings, des allées piétonnes excentrées, des places publiques…
Question maintenance, les coûts sont réduits. Cependant, les batteries sont à changer tous les 7 à 12 ans. Après, tout dépend des conditions de garantie du fournisseur et de la présence ou non de détecteurs de présence. Sur ce dernier point, on a deux écoles, les pour et les contre. “En abaissant les puissances selon les besoins, jusqu’à un état de veille, on réduit les consommations énergétiques et on préserve ainsi les batteries. Leur durée de vie est donc rallongée. Une batterie ne meurt pas !!” précise Julien Rapin. Éric Tolot, directeur commercial de Fonroche Eclairage, a une autre approche. “En l’absence de systèmes de détection, les blocs leds et les systèmes électroniques subissent moins les accoups électriques des mini-cycles d’allumage et d’extinction”. Dans tous les cas, comprenez que la qualité générale des composants du lampadaire solaire, notamment la batterie, fait la différence. Pour cela, les fabricants français et européens sont largement compétents au point, pour certains, de garantir la durée de vie de la batterie pendant 10 ans et 25 ans pour les panneaux solaires. Les sources leds sont également garanties pendant environ 80 000 heures de fonctionnement (à 80 % de flux). Les coûts de maintenance sont donc réduits et avantageux pour les collectivités. Un atout, parmi d’autres, qui promet un bel avenir aux lampadaires solaires.

A retenir :

• Les lampadaires solaires sont entièrement autonomes et fonctionnent 365 jours/an ;
• Les puissances délivrées sont équivalentes
aux lampadaires traditionnels ;
• Une seule carte électronique gère l’ensemble
du lampadaire ;
• Le design des lampadaires solaires est parfaitement maîtrisé ;
• Des modules photovoltaïques sont intégrés
dans le mât, de manière verticale ;
• Des financements, généreux, permettent d’acquérir avantageusement des lampadaires solaires ;
• Les coûts de maintenance sont réduits ;
• La durée de vie des batteries, d’environ 10 ans,
est dépendante, selon les fabricants, des cycles
d’extinction/allumage ;
• Les batteries sont résistantes à des fortes amplitudes thermiques : de – 40 à + 60 °C.

Article paru dans le numéro de Mai 2018, abonnez-vous

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