Balayeuses électriques : performantes et silencieuses

Les modèles Zéro-Emission à motorisation électrique de CMAR Green Machines bénéficient de la dernière génération de batteries lithium-ion (certifiées TUV allemand). Elles peuvent fonctionner toute une journée sans interruption. Et cela pour un coût d’exploitation imbattable : seulement 3 euros par recharge. Il existe deux modèles, la Cmar Green Machine 500 ZE (GM5) et la 500 ZE+ qui permet d’avoir 11 h d’autonomie de travail. Dimensions : 3 300 x 1 200 x 1 980 mm (l x L x h).

Réduction drastique des décibels en cœur de ville (plus de 40 dB), amélioration de la qualité de l’air (aucune émission directe de carbone), de la productivité des agents, économies d’entretien (plusieurs centaines de milliers d’euros sur 10 ans !)… Autant d’atouts, chiffres à l’appui, qui plaident en faveur des balayeuses/aspiratrices et laveuses électriques, ces machines indispensables pour nettoyer rapidement petites et grandes surfaces.

Quel est le point commun entre Paris, Londres, Copenhague, Genève, Amsterdam… ? De grandes capitales, largement fréquentées ? Certainement, mais toutes ont acquis, ces dernières années ou récemment, des flottes d’engins électriques pour nettoyer trottoirs, places et chaussées. Seraient-ils donc en train de détrôner leurs homologues thermiques, tout aussi performants ? C’est possible. Il n’y a qu’à observer les avantages des machines 100 % électriques, qui ont séduit et séduiront encore les services techniques des collectivités. Premièrement, ce sont des véhicules ‘propres’, sans rejets de carbone dans l’atmosphère. Indiscutablement, ces machines électriques participent donc à améliorer la qualité de l’air urbain, à la différence de leurs homologues thermiques, consommant environ 20 L/h de carburant. D’où l’intérêt évident des balayeuses électriques. Sans compter les faibles émissions sonores qu’elles génèrent, de l’ordre de 63 à 72 dB, qui plus est en mode de fonctionnement. Soit 30 à 40 dB de moins en moyenne par rapport à une version thermique. “Cela accroît considérablement le confort des chauffeurs, mais aussi des riverains” assure Sylvie Sarrazin, dessinateur chez Val’air. Autre avantage : l’entretien, bien plus économique. “Le coût d’exploitation de ces machines, tant en entretien qu’en énergie, représente une économie de 90 % par rapport à une machine thermique” précise-t-elle.

Durée de vie des batteries

De dimensions 4 555 x 1 390 x 2 112 mm (l x L x h), la laveuse électrique LEV1500 de Val’Air est alimentée par une batterie au lithium fer phosphate de 36,8 kW. Elle possède une cuve en inox de 1 499 L et une rampe de lavage de 1 500 mm.

Selon Julien Bonnel, manager général chez Cmar, “la technologie la plus fiable et la plus durable est le lithium ion phosphate (…) Nous constatons que même en fin de vie des machines, les batteries, sous réserve d’un entretien adapté (contrôle batterie 3 fois par an), sont toujours en parfait état. Cette technologie est celle offrant le meilleur compromis entre la capacité de charge (et donc l’autonomie de la machine, nettement supérieure par rapport aux batteries au plomb), le volume-poids, la sécurité (supérieure par rapport aux batteries Li-ion Cobalt) et la propreté (aucun dégagement toxique lors de la charge ou en fonctionnement)”. En moyenne, les batteries ont une durée de vie d’environ 2 000 cycles de charges (de 0 à 100 %).
Des constructeurs misent non seulement sur le lithium-ion phosphate, mais également sur le plomb. “La question du recyclage du lithium doit se poser” précise Alain Pichevar, responsable France de la société Tenax International, qui vante aussi l’absence de réseaux hydrauliques dans ses balayeuses. “Les machines thermiques hydrostatiques, par leur nature, sont énergétiquement dispersives : en effet, la transformation déjà inefficace de l’énergie thermique en énergie mécanique et le passage de l’huile dans un circuit hydraulique réduisent considérablement le rendement. Nos machines, sans réseaux hydrauliques donc sans pertes d’énergie, possèdent des batteries efficientes jusqu’à 90 %, sans déperdition d’énergie”.

Nettoyer des angles, des fils d’eau, une surface après un chantier… sans avoir à sortir la grosse artillerie est possible grâce aux balayeuses radiales. Dotée généralement d’une largeur de travail de 80 cm, une balayeuse radiale possède une autonomie maximale de 4 h, à l’exemple du modèle FKE 800, proposé par la société Escomel. “Sa brosse en double-sens de rotation permet de travailler en aller/retour” précise Philippe Escomel, directeur de la société éponyme.

Entre 8 et 12 h d’autonomie

L’autonomie est au cœur de la performance des machines 100 % électriques. “Les agents travaillent rarement en continu. Ils s’arrêtent, changent de quartiers, vidangent les cuves…Un fonctionnement continu de 8 à 9 h est donc impossible. Avec nos machines, on peut facilement travailler 2 x 8 heures” argumente Alain Pichevar. De son côté, Val’air affiche 12 h d’autonomie en discontinu, “ce qui permet à deux équipes successives de travailler en toute confiance par cycle de charge, un cycle de charge correspondant au chargement des batteries de notre laveuse électrique de 0 à 100 %” précise Sylvie Sarrazin.

Electra 2.0 Neo, de Tenax International est une machine totalement électrique de 2 m3. Elle peut être équipée avec du lithium ou differents types de Plomb- Acide, sur mesure en fonction des besoins. Les systèmes d’entraînement, de direction et de balayage entièrement électriques avec commande électronique, permettent d’assurer un rendement maximal et 12 h d’autonomie de travail. L’absence de circuits hydrauliques évite le risque de déversement accidentel d’huile.

Des machines économiques

Malgré un surcoût à l’achat de l’ordre de 20 à 30 %, les engins de nettoyage électriques sont très économiques pour les services techniques. Des constructeurs ont fait le calcul et ils ne se trompent pas ! “Pour une machine qui travaille 1 000 heures par an (moyenne dans la voirie), le gain lié à l’énergie est environ de 6 700 € par an. Nous avons réalisé ce calcul sur une base de 1,4 € par litre de carburant et 0,06 € par kWh d’électricité. En entretien, le coût est également plus faible puisqu’il n’y a plus de vidanges à faire ni de changement de filtres… Seul un contrôle des batteries (3 fois/an) est à effectuer. L’entretien coûte donc 2 à 3 fois moins qu’un entretien d’un véhicule thermique. Au total, nous estimons que le gain de fonctionnement lié à l’utilisation d’une balayeuse électrique est de 7 600 € par an par rapport à son équivalent thermique. Sur une durée de vie moyenne de 7 ans, cela représente un gain de plus de 50 000 €” argumente Julien Bonnel.
Prenons l’exemple de la laveuse électrique de Val’air, fonctionnant avec une batterie lithium-ion. D’après le constructeur, sa consommation journalière (journée de 8 h) est de 36 kWh. A 0,1483 €/kWh (tarif EDF au 1er février 2018), les dépenses en énergie sont donc de 1 943,32 €/an. Après un nombre de cycles déterminés, la batterie doit être changée. Son coût : 60 000 €. Soit au total, des dépenses en énergie et en entretien (uniquement le changement de la batterie) de 79 433,23 € sur 10 ans.
Cette fois-ci, prenons l’exemple d’une laveuse thermique lambda. Sa consommation journalière (journée de 8 h) est de 156 L d’essence (19,5 L/h). A 1,45 €/L, la dépense en carburant est de 82 336,8 €. Les changements d’huile, les vidanges… représentent un coût de 5 000 €. Soit au total, des dépenses en carburant et en entretien de 828 368 € sur 10 ans.
La différence est donc de 748 934,77 €. N’hésitez plus, convainquez-vous vous-mêmes en acquérant des engins de nettoyage électriques !
Toute la question que se posent aujourd’hui les gestionnaires de villes est : peut-on réellement affirmer que ces engins de nettoyage électriques sont prêts à détrôner leurs homologues thermiques ? C’est possible. “Aujourd’hui, il est tout à fait possible d’aller chercher les mêmes performances, c’est une question de place et d’emplacement. Pour travailler en électrique, il faut des packs batterie qui prennent de la place. Pour le nettoyage urbain, les villes cherchent des véhicules compacts, qui s’adaptent au mobilier urbain qui est de plus en plus contraignant, et puissants. Le risque serait de comparer une balayeuse 1,5 m3 électrique comme la Green Machine 500Ze avec une balayeuse thermique 4 m3… mais entre une balayeuse 1,5 m3 thermique et notre 500Ze électrique, les performances sont identiques” termine Julien Bonnel.

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dans le numéro de Juin-Juillet 2018, abonnez-vous

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