Broyeurs : performance, autonomie et nouveautés

Les broyeurs Haecksler sont ergonomiques. Leur taille compacte facilite leur déplacement au plus près du chantier, évitant de déplacer les branches vers la remorque. Le principe de broyage à rotor équilibré et les larges couteaux horizontaux assurent puissance et rapidité de travail.

Rien ne se perd, tout se transforme… Réduisant des volumes de branches jusqu’à 10 fois selon les modèles, ces machines valorisent au mieux les broyats obtenus en paillage, compost, engrais BRF ou plaquettes de chauffage. Encore faut-il choisir le bon broyeur, adapté aux besoins de l’utilisateur. D’autant plus que les dernières générations facilitent le travail des opérateurs : des machines se ‘gèrent’ toutes seules, certaines sont réellement tout terrain, d’autres misent sur des rendements très élevés… Laquelle sera la vôtre ?

D’une puissance de 75 CV, le broyeur BV N89 de Bugnot est équipé d’une trémie déportée sur le rotor de broyage, facilitant le broyage des branches transversales.

Les broyeurs se sont largement imposés ces dernières années. Devenus indispensables, ces appareils se distinguent par une trémie d’alimentation, horizontale ou verticale. Le chargement des déchets de taille est assuré par des opérateurs qui, munis des EPI réglementaires de catégorie I et II (casque, lunettes de protection en polycarbonate, protection auditives, gants à coquille en kevlar et chaussures de sécurité), chargent la trémie et ses organes d’amenage en branchages divers, résidus de taille ou feuilles avant d’être broyés par des couteaux insérés sur un disque ou des fléaux montés autour d’un rotor (ou les deux !).
Mais tous les broyeurs ne se valent pas. Ce qui fait la différence : le prix bien entendu, les rendements, la compacité, le mode d’attelage…, mais aussi la qualité du broyat obtenu, adaptée à chaque application (paillage, compost, chauffage…) et donc à chaque besoin. Tout dépend également de la nature des déchets, qui détermine leur valorisation immédiate ou à plus long terme. En effet, on ne valorise pas un broyat de matières ‘vertes’ ou humides comme on valorise des copeaux bien secs…

Acceptant des branches de 21 cm de diamètre, le broyeur ST8 de Forst possède notamment un volant ouvert, équipé de grandes pales d’éjection des copeaux (non soufflés), des rouleaux ameneurs de grande qualité (la pression sur les branches est assurée par deux puissants ressorts), un système de graissage
des paliers centralisé…

Performance : les critères

Critère de performance d’un broyeur, la qualité des copeaux ou plaquettes et, indirectement, son calibrage, est déterminante dans le choix de telle ou telle machine. Généralement, les broyeurs équipés de couteaux génèrent des copeaux assez réguliers, facilement valorisés en paillage, mais également en compost, le processus de fermentation étant plus actif en raison de la finesse du broyat obtenu, surtout s’il est sec, car les matières ‘vertes’ (tailles estivales par exemple) mettent plus longtemps à se composter. Quant aux broyeurs munis de fléaux, ces machines vont générer des copeaux plus grossiers, plus longs et défibrés. Robustes, les fléaux ont l’avantage de tout broyer sur leur passage : du bois sec, humide ainsi que des corps étrangers ; le tout, sans endommager le système de coupe. En principe, le broyat obtenu est composté après aération. Alors peut-on combiner couteaux et fléaux ? C’est possible sur certains modèles. L’intérêt est de préserver la durée de vie des couteaux, qui assurent un rendement maximal, tout en défibrant les déchets. Les broyats sont généralement utilisés comme engrais BRF. Enfin, pour la production de plaquettes de chauffage, les couteaux sont préférés, mais tout l’intérêt est d’obtenir des copeaux calibrés, acceptés par les chaudières. Des jeux de grille permettent de cribler le broyat.

Grâce à son rouleau d’alimentation horizontal capable de soutenir une charge d’une tonne, ce broyeur à couteaux est l’une des références des broyeurs 200 mm. Cette capacité inégalée résulte de l’association de rouleaux d’alimentation à ‘picots’ dynamiques, de deux ressorts puissants dotés d’une forte adhérence ainsi que d’une force d’alimentation considérable issue de la technologie Tp Dual Torque Infeed™. Diamètre du rotor : 760 mm. Diamètre d’admission : 215 mm.

La performance d’un broyeur s’évalue aussi par son diamètre d’acceptation des résidus de taille. Selon les modèles, il varie de 15 à 100 cm ! A entendre les fabricants, un diamètre de 15 à 30 cm est suffisant pour des opérations de taille courantes. On réserve les plus gros diamètres pour les coupes forestières. Cependant, toujours selon les modèles, si l’épaisseur des copeaux est fixe, quelque soit la diamètre des branches, leur taille peut varier. A contrôler donc selon les objectifs de valorisation (paillage, compost…).
Question rendement, l’acheteur potentiel doit s’interroger s’il s’agit du volume de produits entrants ou sortants, car les valeurs données sont bien différentes. Pour les produits entrants, c’est-à-dire le volume des déchets ‘bruts’, le rendement est compris entre 6 et 400 m3/h selon les modèles. Mais un rendement entrant de 20 à 30 m3/h est suffisant pour la plupart des travaux d’élagage. Dans tous les cas, le rendement est dépendant de la vitesse d’avancement des rouleaux d’amenage et de leur agressivité (présence de spires notamment). Une vitesse qui détermine aussi la taille de copeaux. Plus les rouleaux et tapis d’amenage sont lents, plus les copeaux seront fins. Une fois encore, tout dépend des modèles.

Le chenillard Timberwolf TW 280TVGTR est un broyeur à voie variable, inclinable et passe partout. On peut varier sa largeur (jusqu’à 2,01 m) pour une meilleure stabilité, sa hauteur et augmenter sa garde au sol et les angles des chenilles (travail sur talus) tout en maintenant sa plateforme horizontale pour le confort et la sécurité de l’opérateur. Son rendement est d’environ 6,5 t/heure.

La quête de l’autonomie

Un professionnel des espaces verts n’a pas à passer son temps devant son broyeur afin de vérifier si la goulotte d’alimentation avale tous les déchets qu’il charge. C’est pourquoi, les fabricants proposent aujourd’hui des machines capables de gérer seules les déchets à broyer. Là encore, les systèmes d’amenage ont un rôle à jouer. La présence de spires facilitent notamment l’accroche des végétaux et leur entrée dans le rotor. Des fabricants proposent même des systèmes de gestion par télécommande du rouleau et du tapis ameneur, ce qui permet d’alimenter la machine à distance. Une option très utile, surtout si le chargement du broyeur est mécanique, l’opérateur peut ainsi contrôler le broyeur sans descendre de sa mini pelle par exemple. Autres dispositifs : les trémies déportées, déjà bien connues, mais tellement pratiques. Elles limitent les blocages en fond de trémie, les branches les plus longues, y compris celles chargées transversalement, étant broyées dans les sens de la longueur.

Côté ‘petits’ broyeurs à déplacement manuel, mais grande performance, Jo Beau mise notamment sur le modèle M250. Ne pesant que 117 kg, il accepte malgré tout des branches de 80 mm de diamètre.

Limiter les trajets entre les zones de coupe, où se trouvent les déchets de taille, et l’emplacement du broyeur participe aussi à l’amélioration des conditions de travail des utilisateurs. D’où l’intérêt de déplacer le broyeur au plus près du chantier. Sans doute, cela explique-t-il le développement des chenillards à voie variable, inclinables en fonction du dénivelé et des obstacles (talus, rochers, souches, terrains accidentés…) tout en conservant une plateforme horizontale.

Adaptables sur des tracteurs de 35 à 140 CV et équipé du Rotor ‘5 en 1’. Ces nouveaux broyeurs de branches sont équipés d’une trémie d’approvisionnement avec un rouleau ameneur extra-large pour une excellente préhension des branches jusqu’à 15 ou 20 cm de diamètre, mêmes les plus fourchues.

Références et nouveautés

Les fabricants sont nombreux, mais toujours enclin à proposer ce qu’il se fait de mieux à leurs clients. Nombreuses sont donc les références, qui s’améliorent d’année en année, et les dernières générations de machines. A l’image de la société Axxo/Forst, qui présente le très réputé ST8, capable d’avaler des branches de 21 cm de diamètre. Cet engin noir et orange possède notamment un volant ouvert, équipé de grandes pales d’éjection des copeaux (non soufflés), des rouleaux ameneurs de grande qualité (la pression sur les branches est assurée par deux puissants ressorts), un système de graissage des paliers centralisé… De son côté, Bugnot propose, parmi sa large gamme BV.N de machines, le modèle BV N89, d’une puissance de 75 CV, qui est équipé de la fameuse trémie déportée sur le rotor de broyage. Avec ce système breveté, rien ne lui résiste ! Tout comme le broyeur Combi 200 de Greenmech, doté, entre autres, d’un disque-lame et d’un tapis ameneur de grande qualité qui déchiquettent tout sur leur passage.
Nouveauté, le broyeur TP 215 de la société FSI, dont la capacité de travail résulte de l’association de rouleaux d’alimentation à ‘picots’ dynamiques, de deux ressorts puissants dotés d’une forte adhérence ainsi que d’une force d’alimentation considérable issue de la technologie TP Dual Torque Infeed™. Côté ‘petits’ broyeurs à déplacement manuel, mais grande performance, Jo Beau mise notamment sur le modèle M250. Ne pesant que 117 kg, il accepte malgré tout des branches de 80 mm de diamètre. Eternel distributeur de la marque Timberwolf, MGE Green Service vient sur le marché cette année avec le chenillard TW 280 TVGTR à voie variable, inclinable et passe partout. On peut varier sa largeur (jusqu’à 2,01 m) pour une meilleure stabilité, sa hauteur et augmenter sa garde au sol et les angles des chenilles (travail sur talus) tout en maintenant sa plateforme horizontale pour le confort et la sécurité de l’opérateur. Autre acteur du marché, Rabaud, qui n’a de cesse de vanter les avantages du broyeur Xylochip 150T, adaptable sur des tracteurs de 35 à 140 CV et équipé du Rotor ‘5 en 1’. Ces nouveaux broyeurs de branches sont équipés d’une trémie d’approvisionnement avec un rouleau ameneur extra-large pour une excellente préhension des branches, mêmes les plus fourchues, et jusqu’à 15 ou 20 cm de diamètre. Terminons avec les broyeurs Saelen, avec un focus sur le modèle 16-38P. D’un poids inférieur à 750 kg, donc facilement transportable à l’arrière d’un véhicule, et maniable sur le terrain, ce broyeur essence avec moteur Kohler 38 CV EFI génère des plaquettes bien calibrées pour un paillage esthétique. Une belle référence parmi d’autres, mais sauriez-vous choisir laquelle ? Sans hésitation, certainement l’un de ces modèles présentés, pleins de promesses sur le terrain.

Pesant moins de 750 kg, le broyeur de branches 16-38P, possède un moteur essence EFI puissant de 38 CV. Il est équipé de la technologie de broyage ‘Cutting Disc’, qui permet de broyer facilement des branches d’un diamètre jusqu’à 16 cm. Il possède tous les éléments de sécurité nécessaires pour un travail en tout confort avec notamment le système de No-stress.

Normes en vigueur

Les broyeurs de végétaux doivent se conformer à la Directive machines 2006/42/CE depuis le retrait, en mars 2015, de la liste harmonisée des directives européennes de la norme spécifique EN 13525 dédiée aux broyeurs de végétaux. A cette norme européenne se rajoute l’Instruction Technique du Ministère de l’Agriculture, en date du 31 août 2016 (cf. https://info.agriculture.gouv.fr/gedei/site/bo-agri/instruction-2016-700) et qui s’applique uniquement en France.
Une nouvelle norme européenne est en cours d’élaboration pour une mise en œuvre à l’horizon fin 2018. Cette norme sera largement, si ce n’est en totalité inspirée, par l’Instruction Technique.
Concernant les matériels sur châssis routiers (et non pas sur remorque !), ces derniers doivent être homologués route Europe par un organisme habilité (UTAC OTC en France,
VCA au Royaume Uni…) et ce, depuis le 1er octobre 2012.
Sans oublier de rajouter toutes les règles liées au Code du travail français et notamment à la sécurité au travail.

Article du numéro d’Août-Septembre 2018, abonnez-vous

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