Arrosage : réalisez
des économies !

© Hunter Industries

Hydrawise, de la société Hunter Industries, est un logiciel
de type Cloud qui permet de réaliser jusqu’à 50 %
d’économie en eau grâce notamment à des ajustements prévisionnels basés sur les conditions météo à venir.
Il alerte aussi le personnel en cas de défaillance du réseau.

Arroser, c’est compenser les pertes d’eau par évaporation, précisément au moment où le sol a atteint ses capacités de rétention. Ce principe est aussi valable pour les végétaux. On parle dès lors d’ETP (EvapoTranspiration Potentielle)…

Calculer les besoins des végétaux avec précision

Exprimée en mm d’eau/jour, l’ETP peut être corrélée avec un coefficient cultural nommé K. Des stations météo permettent d’obtenir l’ETP locale avec précision, mais également l’hygrométrie, la force du vent, le gel, le rayonnement solaire pour certaines…
Exemple théorique : pour une fétuque rouge, le coefficient cultural est estimé à 0,8. Donc, pour une ETP précise de 5 mm/j, la quantité d’eau à apporter est de :
5 x 0,8 = 4 mm/j, soit 4 L/m2/j.
C’est la base, mais une marge inférieure de 30 % est possible lorsque l’on anticipe des précipitations à venir. Cette valeur est ensuite à diviser avec la RFU (Réserve Facilement Utile du Sol), dépendante de la texture. En espaces verts, la RFU varie généralement entre 0,8 et 1,2 mm/cm de sol, soit 0,8 à 1,2 L/m2
et par cm de sol. Mais pour un gazon enraciné à 20 cm, la RFU estimée est de 20 mm, soit 20 L/m2.
Ainsi, pour déterminer la fréquence des arrosages, dans le cas de notre exemple précédent, il suffit d’établir la relation suivante : RFU/ETP = 20/4 = 5. L’arrosage est donc déclenché tous les 5 jours, le temps que l’eau pénètre progressivement dans le sol, sans phénomène de lessivage. C’est la juste dose, ni plus, ni moins. Mais rien n’empêche les gestionnaires de jouer avec les temps d’arrosage.
A noter : un manque d’eau établi sur une courte durée ne nuit pas à la plante, au contraire, cela améliore ses capacités d’enracinement. C’est pourquoi, l’observation de la plante par les professionnels reste essentielle (flétrissement, terre fine plus sèche…).

Un bon réseau et du matériel de qualité !

© Toro

Toro vient de lancer la nouvelle gamme de programmateurs Tempus et Tempus Pro, avec dispositif Wifi IoT en option, pour un contrôle à distance en toutes circonstances.

Tout d’abord, il convient de se questionner sur la source d’eau (disponibilité, qualité…) et le système de pompage disponible. Reprenons notre exemple précédent : une ETP de 4 mm/j, soit
4 L/m2/j, équivaut pour un hectare à 40 000 L/j, soit 40 m3 d’eau apportés en une dizaine d’heures. Ce qui signifie que la pompe du système doit être réglée à 4 m3/h. Pas de sur-pression, car celà peut entraîner un sur-débit de 60 % ! Cette eau sera inévitablement perdue…
Lors de la mise en œuvre des canalisations et des arroseurs, les professionnels doivent privilégier la qualité des matériaux, préférer des tubes normés plutôt que des résines rechapées, choisir des raccords haute densité, mais aussi choisir un installateur expérimenté, qui effectuera des étanchéités durables et des raccords sans micro-fuites. Aujourd’hui, les fuites ou les casses sur les réseaux peuvent être contrôlées en direct par un débitmètre, couplé avec une vanne maîtresse, à la sortie du système de pompage. Il enregistre les débits de chaque électrovanne. Si une surconsommation est avérée, celle-ci est isolée et un agent est dépêché sur place. Un moyen efficace pour économiser des quantités d’eau considérables, sachant qu’une fuite, même minime, peut représenter une surconsommation d’eau
de 30 %/an.
Autre équipement indispensable : les pluviomètres. Les plus performants sont ceux équipés de disques hygrométriques. Leur fonctionnement est simple : les disques se gonflent proportionnellement aux quantités d’eau déversées par les pluies. Quand les épisodes pluvieux s’interrompent, les disques commencent à s’assécher progressivement et actionnent le circuit d’arrosage selon les cycles pré-programmés. Techniquement, les pluviomètres sont connectés aux programmateurs par un réseau filaire ou ‘wireless’ (ondes hertziennes).

Programmateurs connectés

Aujourd’hui, la technologie du numérique s’applique aux programmateurs, dont le rôle est d’optimiser les temps d’arrosage et les quantités apportées. Ce sont les programmateurs sur secteur, rendus ‘connectés’ grâce à une carte Wifi et ceux dotés du Bluetooth. Exemples : les programmateurs Tempus de Toro, et les équipements proposés par Solem. “Tous permettent à l’utilisateur de se connecter à distance et d’effectuer des modifications en temps réel. Seuls bémols : les faibles portées de communication et les consommations en énergie, parfois très importantes. D’où l’émergence de l’internet des objets (IoT), utilisant la technologie radio (notamment Lora). Un abonnement par programmateur est toutefois nécessaire. Avec ce mode de communication, via un cloud, l’arrosage est contrôlé finement, qui plus est à distance” indique Thierry Haller, directeur business développement chez Solem, qui propose, entre autres, des solutions d’arrosage connectées.
L’arrosage s’inscrit de plus en plus dans des applications et des plateformes regroupant d’autres domaines à automatiser : éclairage, fontainerie, suivi de trackers GPS…

Logiciels : un contrôle à distance

Qu’ils soient connectés ou non, les programmateurs peuvent être idéalement gérés via une plateforme numérique, autrement dit un logiciel (souvent gratuit). Exemple : le logiciel Hydrawise d’Hunter Industries. C’est un logiciel facile à utiliser. Chaque utilisateur est en mesure d’exploiter la fonction d’Ajustements Prévisionnels de l’Arrosage pour réaliser des économies d’eau pouvant aller jusqu’à 50 %. En effet, il est possible d’effectuer des réglages sur les temps d’arrosage et leur planification afin de trouver le meilleur équilibre entre un arrosage économe en eau et un arrosage efficace pour les plantes. Hydrawise est également un outil au service des installateurs pour contrôler à distance et avec précision, l’arrosage, le système de canalisations et le réseau électrique des électrovannes des clients. C’est un logiciel de type Cloud exploitable, par l’intermédiaire duquel les professionnels aurons à disposition des rapports d’analyses complets (surveillance de débit, puissance électrique…). De plus, il permet également d’être alerter via SMS, mail ou notification en cas de débits anormaux.
Autre exemple : la plateforme IQ™, dont les avantages de cette dernière sont listés par Christelle Scepi, manager chez Rain Bird. “Outre le gain de temps, grâce au pilotage à distance, et les facilités de maintenance, notre plateforme permet d’économiser, au minimum, 20 à 30 % des consommations d’eau. Renseignez simplement votre code postal pour que le logiciel IQ récupère les données météorologiques de votre site. Il calculera alors l’évapotranspiration la plus juste et optimisera quotidiennement votre temps d’arrosage en prenant en compte votre type de sol, de plantes et les caractéristiques de votre système d’arrosage. De plus, les sondes de débit intégrées à votre programmateur vous permettront de repérer toute anomalie de consommation. Pensez correctement votre installation, choisir la bonne pression, le bon débit, les bons arroseurs, les bonnes solutions telles que le goutte à goutte enterré XFS, vous permettront d’accroître de 30 % supplémentaires les économies en eau déjà réalisées par votre système de gestion centralisée, les portant ainsi à 60 %”. Les économies d’énergie sont aussi importantes. “Le logiciel vous permet d’encadrer les plannings d’arrosage afin de solliciter les pompes et programmateurs de façon optimale. Arrosez le temps nécessaire et économisez de l’énergie” ajoute-t-elle.
Un arrosage efficient serait donc un arrosage connecté…

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dans le numéro de Janvier 2020, abonnez-vous

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