Archives de catégorie : Aménagement/Aires de jeux

Des jeux qui ont vraiment du ressort !

Ils prennent peu de place, ne se limitent plus seulement à des plateaux d’assise montés sur un seul support hélicoïdal et ne manquent pas non plus de panache pour dynamiser une aire de jeux. Vous l’aurez compris, il s’agit des jeux sur ressort, qui font aujourd’hui leur grand retour. Ce sont aussi des équipements de prédilection pour compléter la thématique d’une aire de jeux : des dauphins sur ressort batifolent dans l’onde d’un sol souple bleu, des engins de chantier accompagnent des structures monumentales, des bolides s’affrontent sur une piste… Avec les jeux sur ressort, utilisés seuls ou à plusieurs, l’amusement et l’imagination sont sans limite.

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dans le numéro d’Octobre 2019, abonnez-vous

Dalles amortissantes : sécurité et fun

Escalader, grimper, glisser… Jouer est l’activité favorite des enfants. Mais comment concilier opportunités ludiques et sécurité à même le sol ? Si les revêtements coulés, aux couleurs multiples sont plébiscités, les dalles amortissantes n’en restent pas moins
des solutions pratiques et amusantes. Avec un temps de pose record, tel un puzzle, et la possibilité d’être habillés de motifs en tout genre, ces modules en plastique recyclé et/ou en EPDM gagnent du terrain. Et, dans certains cas, plus besoin de résine de collage pour les poser. De quoi réaliser les travaux en régie !

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dans le numéro de Août-Septembre 2019, abonnez-vous

Aires de jeux, retour en enfance !

Chez Hags, des ‘tables’ (ici modèle Mate) permettent aux enfants en bas âge de jouer avec du sable à leur hauteur (y compris les PMR).

Des lieux d’apprentissage et d’épanouissement, des aventures insolites à partager, une offre ludique, une demande croissante de la part des mères de familles et des assistantes maternelles : autant d’atouts qui poussent les collectivités à développer des aires de jeux dédiées aux tout petits. Encore faut-il sélectionner les bons équipements, correspondant en tous points à la tranche d’âge visée (moins de 3 ans) et assurant en toute sécurité le développement des capacités sensorimotrices des plus jeunes. Tour d’horizon des nouveaux jeux proposés par les fabricants.

Oubliés les plus jeunes ? Dans certaines aires de jeux, il semblerait que oui. Il n’y a qu’à observer le comportement des familles : alors que les aînés grimpent, glissent, escaladent des jeux en tout genre pour leur plus grand plaisir, les enfants en bas âge n’ont bien souvent que des jeux sur ressort bien trop grands et les premiers filets des cabanes perchées pour s’amuser un peu. Rien n’est fait spécifiquement pour eux. Or, c’est précisément à cet âge-là (moins de 3 ans) que les enfants doivent découvrir le monde, jouer, s’amuser, parfois seuls, pour non seulement développer leur motricité fine, mais aussi stimuler leurs capacités cognitives. “Il s’agit de leur proposer un maximum d’expériences sensorielles et de motricité pour leur faire éprouver des émotions, créer et faire évoluer des relations avec leurs camarades ou avec les adultes. Il faut également aiguiser leur curiosité et les conduire à des apprentissages sans cesse renouvelés en totale sécurité. L’activité physique est une activité plaisir, liée aux sensations et aux émotions ressenties. Il s’agit donc de laisser le tout petit jouer, c’est-à-dire éprouver son pouvoir sur le monde et les objets qui l’entourent.

Implantée à proximité d’une crèche, cette aire de jeux signée Pro Urba combine un sol ludique, richement coloré et parfois en relief, et des équipements adaptés (petites cabanes, mini toboggan, fontaine et mobilier adapté…).

Progressivement, en fonction de l’effet produit, il ajoute une intention qui précise cette action, l’organise et la construit de façon plus affinée” indique Jean-Marie Freyling, responsable marketing de Proludic. En somme, l’enfant joue avant tout par plaisir. “C’est en jouant qu’il va apprendre à acquérir autonomie motrice, équilibre et confiance en lui. Il va découvrir le monde extérieur en s’initiant avec les différentes expériences que le jeu va lui proposer. Les activités en plein air permettent aux enfants de développer leurs capacités physiques grâce à une pratique qui stimule motricité, force, équilibre et agilité. Cela leur permet d’acquérir de l’assurance dans leurs déplacements, mais pas seulement. La pratique de ces activités va également les aider à stimuler leur créativité et leur imagination, à s’affirmer, à échanger en jouant ensemble avec d’autres enfants. Le jeu est un vecteur d’intégration et de développement social” ajoute Marlène Gallien, directrice générale de la société Rondino. “Identifiée sur la tranche d’âges 0/3 ans, la petite enfance est une période marquée par la fragilité mais aussi par d’extraordinaires capacités de développement de l’enfant, nourries par un appétit inné de découvertes, d’exploration du monde mais aussi de soi-même. En quelques années, l’enfant tout petit doit apprendre tout ce qui lui sera nécessaire pour bien grandir et mener une vie structurante. C’est ainsi une période cruciale au cours de laquelle il acquiert un nombre considérable de compétences essentielles à son développement global : compétences motrices, sensorielles, sociales, affectives et cognitives.

Tous les véhicules de la gamme Magicolor de Husson International intègrent au moins une activité de grimpe. Côté technique, ces jeux compacts sont livrés déjà assemblés (montés en usine) pour des installations ultra-rapides (un jour dans une cours d’école !).

Aujourd’hui, de nombreuses études prouvent que le jeu est fondamental dans le développement de l’enfant dès son plus jeune âge. C’est son mode privilégié d’expression par lequel il se structure progressivement. Offrir un cadre de jeux aux tout petits va donc bien au-delà de la simple activité ludique” ajoute le responsable marketing de Proludic.
Dans tous les cas, les équipements de jeux doivent permettre :
• des actions de déplacement (locomotion) qui répondent aux besoins du tout petit afin de mieux connaître son corps, d’affirmer son équilibre à peine acquis (exemple : la marche, qui ne peut se faire au départ que sur un sol plat et stable, puis elle devient progressivement possible sur des supports de plus en plus étroits, élevés, en pente, instables…) ;
• des ajustements de plus en plus fins à toutes sortes d’objets et de matériels que l’on peut manipuler, associer, déplacer, démolir… ;
• l’organisation de situations nouvelles aux yeux des enfants afin de “recapter” leur attention encore limitée à cet âge ;
• des jeux d’expression, des jeux d’imitation…
C’est pourquoi, les fabricants proposent tout un panel de jeux à disposer dans les crèches, les cours d’école et les aires de jeux.

Les structures multi-jeux ‘Unimini’ de la société Hags sont composées de panneaux HPL de 8 à 12 mm d’épaisseur. Des panneaux d’éveil peuvent être installés afin de stimuler la curiosité des enfants de moins de 5 ans.

Une offre innovante

Les collectivités recherchent des produits ludiques, durables et de qualité. Avec l’idée, pourquoi pas, de proposer ce qu’il ne se fait pas ailleurs, notamment dans le secteur des aires de jeux dédiées à la petite enfance.
Chez Pro Urba, l’offre est des plus complètes. La société mise sur des sols techniques ludiques et créatifs (la silhouette d’une grenouille s’insérant dans un revêtement de sol souple et intégrant un tunnel) et des sols interactifs (sonores, lumineux), des jeux d’eau, des fontaines interactives et connectées (grâce à une application permettant de modifier la musique, les lumières, les séquences et les hauteurs de jets de ‘WaterGush’) et des produits basés sur l’énergie cinétique, “autrement dit l’énergie produite par les mouvements du corps, à l’image des balançoires de ‘Playground Energy’, qui permettent de produire son et lumière grâce à l’énergie engendrée par le balancement des enfants” précise l’entreprise. Des expériences de jeux qui ont été conçues pour contribuer au développement des capacités émotives, cognitives et motrices des tout-petits qui commencent à découvrir le monde du jeu.
Du côté d’Husson International, les jeux prennent leur envol ! Il n’y a qu’à observer leurs modèles inspirés de l’univers de l’aviation. “Les enfants adorent escalader et grimper. Même les plus petits ont des capacités motrices étonnantes qu’il convient d’encourager. Par exemple, chaque véhicule de la gamme ‘Magicolor’ est équipé d’au moins une activité de grimpe et, parce que les enfants aiment les sensations fortes et les frissons de glisse, les toboggans ne sont bien entendu pas oubliés ! Il s’agit de super jeux de rôles pour encourager l’imagination des enfants : ils vont se transformer en pilotes, pompier, pirates… Cela incite les enfants à jouer ensemble ! Au niveau technique, ces jeux compacts sont livrés déjà assemblés (montés en usine) pour des installations ultra-rapides et sans soucis. On peut, par exemple, intervenir en une seule journée dans une cour d’école ! La structure en acier/inox, les panneaux en HPL, le système d’assemblage exclusif (colliers en fonderie d’aluminium et visserie en inox inviolable) garantissent une très grande solidité de l’ensemble et une maintenance simple et économique” développe Julien Gauthier, chef des ventes chez Husson International. Direction maintenant les usines de la société Hags. Là, les équipements destinés pour la petite enfance sont pléthores : des jeux sur ressorts adaptés, à monter seul ou à plusieurs, des ‘tables’ permettant de jouer avec du sable à leur hauteur (y compris les PMR), des petites cabanes bardées de panneaux didactiques… Même variété de jeux chez Rondino. “Nous avons des jeux à thèmes, notamment la gamme ‘Afrika’, avec, par exemple, la double glissade ‘éléphanto’ qui est une petite structure ludique favorisant mobilité et créativité. Nous proposons également le ‘Mont Gému’, en forme de volcan, conçu pour les jeunes explorateurs par les étudiantes en design lors du concours Rondino Design. Cette structure multi-activités intègre une cabane, un toboggan à spirale et une variété d’agrès à grimper. Dans cette même catégorie des jeux à thèmes, nous avons un labyrinthe constitué de panneaux interactifs permettant aux enfants de s’évader et de se repérer dans l’espace. Parmi les jeux à balancer, les jeux sur ressort sont aussi très plébiscités. L’une de nos nouveautés est l’oiseau ‘Yelo’. Il fait partie de la même gamme que la microstructure ‘Fabulette’ créée en collaboration avec le designer stéphanois Jean-Sébastien Poncet. Quant aux jeux de la gamme ‘Maholi’, ils ont été conçus dans l’esprit d’un parcours accrobranche au ras du sol” indique la directrice générale.
Enfin, chez Proludic, la société a été précurseur sur ce segment, avec sa gamme de jeux ‘Tiboo’, développée avec le concours des professionnels de la petite enfance. “C’est une gamme polyvalente qui accompagne le développement des enfants depuis leur position à 4 pattes jusqu’à leur position debout en passant par la position ‘château branlant’ ! C’est tout un travail sur l’ergonomie et la modularité de la gamme qui a permis de répondre aux capacités très évolutives des enfants de cette tranche d’âges” indique Jean-Marie Freyling. Proludic a également beaucoup de succès avec ses décors graphiques colorés réalisables par la technique d’impression sur panneaux ‘Grafic Games’. Elle est particulièrement bien adaptée pour créer des univers féériques et des thématiques dans lesquels se plaisent les tout petits. ‘Le Village des Lutins’, nouveauté de Proludic, cible également la petite enfance. “Cette gamme modulaire associe une série de maisonnettes et de panneaux ludiques qui se combinent pour former des structures d’envergures variables selon les configurations de lieux et les attentes ludiques. Elles associent des éléments de manipulations, des endroits de repos et d’échanges” précise-t-il.
Sécurisés, ludiques, interactifs…, les jeux adaptés aux enfants de moins de 3 ans ont tout leur intérêt dans les aires de jeux, y compris dans l’espace public. Ne serait-ce que pour proposer aux familles et aux assistantes maternelles un endroit où les enfants peuvent évoluer librement sur des jeux parfaitement adaptés.

Les structures multi-activités de la gamme Tiboo de Proludic sont des supports ludo-éducatifs pour apprendre aux tout petits à se repérer dans l’espace, à agir et à s’exprimer. Ils leur permettent de réaliser des parcours d’éveil où ils enchaînent des exercices de motricité fine, des jeux de rôle et des moments d’échange avec leurs camarades.

La sécurité avant tout

C’est bien connu, les enfants n’ont peur de rien. Dans les aires de jeux dédiées aux tout petits, tous les équipements répondent aux exigences fixées par le décret n°94-699 du 10 août 1994 et aux normes européennes NF EN-1176 en vigueur. Le choix du sol est également très important pour amortir les impacts. Plusieurs solutions peuvent être proposées en fonction de la Hauteur de Chute Libre (HCL) du jeu. Quoi
qu’il en soit, les niveaux de protection, dans la tranche d’âge
1 à 3 ans, sont très élevés. Par exemple, les jeux doivent présenter systématiquement des palissades pleines sur les structures multi-activités. Voici les points essentiels dans la conception des jeux pour enfants en bas âge :
• coins arrondis et les bords lisses qui sont sans danger pour les tout petits ;
• escaliers avec des marches larges pour permettre aux jeunes enfants de bien positionner leurs pieds ;
• glissières des toboggans adaptées à la corpulence des utilisateurs de manière à éviter tout déséquilibre pendant les descentes ;
• structures sans impasse mais avec une entrée et une sortie qui induisent une action de motricité de la part de l’enfant ;
• poignées sur les mains courantes des escaliers pour rassurer les enfants dans leur montée ;
• éléments accessibles aux adultes, de n’importe quel endroit, afin qu’ils puissent aller chercher un enfant en difficulté ;
• …

Le Village des Lutins, nouveauté de Proludic, associe une série de maisonnettes et de panneaux ludiques qui se combinent pour former des structures d’envergures variables selon les configurations de lieux et les attentes ludiques.

A retenir

• Jouer avant 3 ans permet aux enfants de développer leurs capacités physiques (motricité, force, équilibre et agilité), d’acquérir de l’assurance, de stimuler leur créativité
et leur imagination, d’échanger en jouant ensemble…
• L’organisation de situations nouvelles, avec des jeux insolites, permet de capter l’attention des enfants, encore limitée
à cet âge.
• Les collectivités recherchent des produits ludiques, durables
et de qualité.
• Tous les équipements dédiés aux tout petits répondent aux exigences fixées par le décret n°94-699 du 10 août 1994
et aux normes européennes NF EN-1176 en vigueur.
• Les structures-multi-activités ont systématiquement
des palissades pleines.

Rondino propose le Mont Gému, une structure en forme de volcan conçue pour les jeunes explorateurs par les étudiantes lors du concours Rondino Design. Cette structure multi-activités en bois intègre une cabane, un toboggan à spirale et une variété d’agrès à grimper. L’ensemble se fond parfaitement dans un espace vert.

Article du numéro de Juin-Juillet 2019, abonnez-vous

Jouer à l’ombre !

Le fabricant Hags propose des toiles Shade Structures™, stoppant à 96 % les rayons UV. Conçues en polyéthylène micro-perforées et en fils de téflon intégrés dans les coutures, ces voiles facilitent la circulation de l’air et réduisent les températures ressenties.

Les fabricants ont observé avec intérêt les comportements des parents et des enfants lorsque le mercure monte en flèche. Verdict : les aires de jeux les plus prisées sont celles qui sont placées logiquement à l’ombre. C’est pourquoi, ils proposent aujourd’hui
tout un panel de solutions pour transformer les espaces récréatifs, y compris les plus exposés à la chaleur, en zones ombragées.

Jusqu’à 38 °C à Lille, 40 °C à Lyon, 31 °C la nuit à Perpignan… L’été 2018 a battu des records de chaleur et des niveaux de pollution élevés, rendant l’air urbain irrespirable. Souvenez-vous. L’espace public était déserté, hormis les terrasses, les fontaines et les parcs ombragés. Personne non plus dans les aires de jeux, pourtant prises d’assaut dès les beaux jours, alors qu’il existe des solutions face à la chaleur. Oui, des solutions fonctionnelles et faciles à mettre en œuvre. Il suffit de regarder de près le catalogue des fabricants d’aires de jeux. Il en va bien évidemment de la santé des plus jeunes, dont l’organisme reste très sensible à la chaleur, et de la fréquentation estivale des aires de jeux, qui restent un service public à honorer pleinement.

Le bac à sable Parasol, conçu par Proludic, est très pratique : ouvert, il protège les enfants contre le soleil et la pluie, fermé, il reste toujours propre. Le toit, en polyester renforcé, coulisse le long du mât en inox. La commande du mécanisme se fait par une manivelle permettant une manipulation rapide et aisée.

Voiles d’ombrage :  la solution n°1

Quoi de plus simple que d’étirer une toile d’un bout à l’autre d’une aire de jeux existante pour la protéger des rayons du soleil ! C’est tout l’intérêt des voiles d’ombrage (ou ombrières), proposées aujourd’hui par les fabricants. “Cela donne aussi du style à une aire de jeux, prolongeant ainsi l’expérience du jeu dans des conditions plus agréables” indique Emmanuelle Lefevre, manager chez Kompan.
Fabriqués à partir de polyéthylène micro-perforés et teintés de divers coloris, les voiles d’ombrage facilitent la circulation de l’air et résistent à toutes les contraintes rencontrées dans les espaces de jeux ouverts (rayonnement UV, pluie, vent, neige pour certains modèles…). “Grâce à la perméabilité de la toile à 90 %, la chaleur accumulée sous la toile peut s’évacuer tout en protégeant le site contre les UV à plus de 90 %. Homologués pour des vents établis à 129 km/h, ces équipements peuvent aussi supporter une charge de 25 kg de neige au mètre carré” précise Bernard Fabre, directeur des ventes et marketing Hags en France et fournisseur d’ombrières Shade Strucutres™. Fait important, elles couvrent n’importe quel équipement de jeux. A noter également que les couleurs ont une incidence dans la réduction de la chaleur. “Les couleurs foncées seront plus efficaces contre la chaleur et la luminosité tandis que les couleurs claires seront adaptées aux régions les moins ensoleillées. Question entretien, les couleurs claires sont plus exposées aux salissures ; côté ambiance, les rouges ou orangés seront plus chaleureux, les verts et bleus donneront une ambiance plus ’fraîche’. Des coloris taupe, gris ou beige s’adapteront facilement à tous les environnements” indique Cécile Manien, de Pro Urba.
Côté installation, “la voile d’ombrage repose soit sur des poteaux scellés dans le sol de manière classique, soit sur des poteaux déportés cantilever” indique Bernard Fabre. Le maintien des voiles est assuré par des câbles en inox. C’est aussi très ludique, car, de loin, les enfants imaginent que cet enchevêtrement de câbles et de toiles forment les mâts et les voiles d’un bateau. Des fixations murales, par scellement chimique ou goujons à frapper, sont également possibles. Dans tous les cas, la hauteur des poteaux, la fixation des supports et de la toile dépend du dimensionnement et de la répartition au sol de la zone d’ombrage souhaitée.

Les voiles d’ombrage de Kompan sont disponibles en plusieurs coloris. Rien que la couleur des ombrières permet de dynamiser toute une aire de jeux.

Des solutions intégrées

Parfois, les systèmes d’ombrage sont intégrés directement à la structure de jeu, ce qui permet de s’affranchir d’un dispositif extérieur à l’équipement. A l’exemple du bac à sable ’Parasol’ de Proludic. “Ouvert, il protège les enfants contre le soleil et la pluie ; fermé, il reste toujours propre. Le toit, en polyester renforcé, coulisse le long du mât en inox. La commande du mécanisme se fait par une manivelle permettant une manipulation rapide et aisée. Ces solutions sont particulièrement bien adaptées aux bacs à sable qui ont des dimensions réduites. Par ailleurs, le jeu dans le sable est souvent statique, ce qui amplifie l’exposition aux rayons du soleil. Le parasol empêche également le sable de trop chauffer, ce qui le rend plus agréable et minimise la réverbération. Sa large structure hexagonale se hisse au sommet d’un poteau central et prodigue de l’ombre donc du confort de jeu aux joueurs en culottes courtes !” indique Jean-Marie Freyling, responsable marketing de Proludic. De toute évidence, prévoir des toits sur les structures protègent les enfants du soleil et de la pluie.
Autre solution : sélectionner les bons matériaux pour limiter l’accumulation de chaleur. “Certains matériaux captent beaucoup plus la chaleur et sont à éviter dans les régions les plus chaudes : principalement l’acier, le polyéthylène et, dans une moindre mesure, le HPL. A contrario, le bois est un matériau idéal qui ne chauffe pas, même en pleine exposition” indique Cécile Manien. Outre les aires de jeux, les espaces de fitness sont aussi concernés. Par exemple, Kompan utilise un matériau unique, breveté, afin d’éviter la conduction de chaleur sur les tubes des aires de fitness. Le revêtement en Polyurea (polymère synthétique) est très durable contre l’usure et offre aux utilisateurs une adhérence exceptionnelle. De plus, ce matériau n’est pas conducteur de chaleur, ni de froid, et permet donc une utilisation par tous les temps.
Le traitement des sols est tout aussi important. Les revêtements dit ’naturels’ (copeaux de bois, sable, graviers roulés…) ont un coefficient de réverbération faible. Il sont donc à privilégier. En périphérie des zones de sécurité, “l’EPDM, l’enrobé ou le béton non poreux, possédant un fort pouvoir réfléchissant, sont à éviter” conseille Bernard Fabre.

A l’image des voiles d’ombrage proposés par Pro Urba, disponibles en divers coloris, les coloris rouges ou orangés seront plus chaleureux, alors que les verts et les bleus donneront une ambiance plus ‘fraîche’. Des coloris taupe, gris ou beige s’adaptent facilement à tous les environnements.

Une question d’orientation

L’orientation d’une aire de jeux est primordiale afin de limiter l’impact direct des rayons du soleil. “En termes d’aménagement et de protection contre la chaleur, il faut orienter les toboggans et autres grandes surfaces planes vers l’Est afin de limiter le temps de rayonnement solaire uniquement dans la matinée. Une toile d’ombrage, positionnée à l’Ouest peut couvrir une partie de l’aire de jeux par son ombre portée. Dans les lieux particulièrement exposés, nous allons privilégier le bois qui limite la surchauffe pour tous les supports, les parties circulées et de protection (planchers, écrans, poteaux…). La mise en place de toits au-dessus des tours ludiques est systématique” développe le directeur markéting de Hags. Il est également possible de végétaliser les abords de l’aire de jeux pour créer des zones d’ombre naturelles. Attention cependant aux règles édictées dans le décret n°96-1136 (annexe II 1. b). Il est clairement énoncé que “les végétaux qui peuvent blesser, intoxiquer, voire empoisonner les enfants sont à proscrire sur les aires de jeux. C’est ainsi que les arbres ne doivent pas présenter de branches basses pouvant inciter les enfants à grimper. Les branches ne doivent pas non plus empiéter sur l’espace qui doit rester dégagé en tous sens, autour des équipements. Pour éviter les chutes, les arbres ne doivent pas non plus présenter de racines saillantes dans les zones de sécurité des équipements. On ne doit pas faire voisiner les équipements avec des arbres donnant des fruits à bogues, comme les marronniers et les châtaigniers. Les arbustes qui présentent des épines, des feuilles piquantes ou urticantes n’ont pas leur place sur une aire de jeux. Les plantes piquantes comme les cactus, le petit houx, le chardon, l’épine-vinette ou le pyracantha sont à éviter, sauf si elles sont isolées par des grillages ou des clôtures. L’ortie, plante urticante, doit être détruite. C’est également le sort à réserver aux ronces et aux chardons sauvages. Les végétaux toxiques par leur sève, leurs feuilles ou leurs baies sont aussi à éloigner des enfants. Certains sont dangereux par leurs baies comme le gui, le laurier-cerise, la belladone, la morelle noire, la morelle douce-amère, le sceau de Salomon, l’arum tacheté, le tamier, le troène, le chèvrefeuille, la bryone dioïque. D’autres sont dangereux par leur sève comme le laurier-rose ou leurs graines comme le ricin. D’autres sont dangereux par leurs feuilles et leurs fleurs comme la grande berce, l’aconit, la ciguë, la digitale et le laurier-rose”.

Kompan utilise un matériau breveté, en Polyurea (polymère synthétique), qui limite la conduction de chaleur sur les tubes des aires de fitness. Ce matériau ne conduit ni la chaleur ni le froid.

En combinant des solutions d’ombrage fonctionnelles (voiles, toitures, structures ’tout en un’…), des matériaux moins sensibles à la chaleur, des sols amortissants ’fluents’, sans oublier de prendre en compte l’orientation du soleil pour implanter les jeux à l’ombre dès le début de l’après-midi, les aires de jeux deviendront des espaces protégés du soleil. Parents et enfants seront ravis !

L’orientation des toiles dépend de la zone d’ombre souhaitée à tel moment de la journée.

A retenir

• Les voiles d’ombrage sont fabriquées à partir de polyéthylène micro-perforé ;
• Des coloris taupe, gris ou beige s’adaptent facilement
à tous les environnements ;
• Les ombrières reposent sur des poteaux scellés dans le sol
de manière classique, ou sur des poteaux déportés cantilever ;
• Les revêtements en Polyurea (polymère synthétique) ou en bois n’accumulent pas la chaleur ;
• Les revêtements fluents et naturels (copeaux de bois, sable, graviers roulés…) ont un faible coefficient de réverbération ;
• Les toboggans et les grandes surfaces planes doivent être orientés vers l‘Est afin de limiter l’accumulation de chaleur.

Article du numéro de Mai 2019, abonnez-vous

Plaines de jeux : des pôles d’attractivité permanents !

Rassemblant de multiples espaces sportifs et récréatifs, les plaines de jeux sont devenues de véritables outils d’aménagements urbains, capables de réunir un maximum d’individus, toutes générations confondues, dans un cadre verdoyant. Développement des capacités
physiques, mixité sociale, découverte de la nature urbaine, moments agréables passés en famille… Aujourd’hui, les collectivités sont séduites par les plaines de jeux qui, au-delà de leurs fonctions purement ludiques et sportives, participent au rayonnement de la ville et forment des pôles d’attractivité singuliers.

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dans le numéro d’Avril 2019, abonnez-vous

Des aires de jeux entièrement perméables

Ici installés dans une aire de jeux de la ville de La Londe-les-Maures (83), les copeaux d’épicéa Ludosol® d’Agresta, issus de forêts Vosgiennes, sont passés à haute température et minéralisés afin de leur conférer une longue durée de vie. Leur granulométrie de 6 à 20 mm est en conformité avec la NF EN 1176-1 (5 à 30 mm requis). Différents coloris sont disponibles.

Comment rendre la ville dense facilement ‘perméable’ sinon en favorisant l’infiltration des eaux pluviales jusque dans les moindres recoins de son tissu urbain non construit, ou alors très peu ? Cette idée s’est aujourd’hui largement développée, notamment dans l’aménagement des aires de jeux, où les revêtements traditionnels laissent place à des sols 100 % perméables (sols coulés en élastomère, copeaux, dalles alvéolaires, bétons drainants au-delà du périmètre de la zone de sécurité…).

La Ville de Paris montre l’exemple. Face au changement climatique, la Capitale ‘débitume’ des espaces récréatifs, notamment des cours d’écoles, pour créer des îlots de fraîcheur, assurer l’écoulement des eaux à la parcelle (et non dans les égouts !) et rendre les jeux plus agréables, plus conviviaux. A terme et dans l’idéal, les cours d’écoles parisiennes devraient s’engazonner progressivement et se couvrir d’enrobé poreux pour assurer l’infiltration des eaux pluviales à la parcelle et ainsi diminuer les risques d’inondation, d’érosion, de pollution et d’appauvrissement des nappes phréatiques. Une goutte d’eau à l’échelle de la ville ? Certainement pas, car les 663 cours d’écoles maternelles et primaires parisiennes représentent une surface totale de 60 000 m² ! Une initiative, parmi d’autres, qui fait des émules au sein des collectivités, aujourd’hui soucieuses de trouver des alternatives à l’imperméabilisation des sols urbains. Les aires de jeux constituent également des surfaces à perméabiliser facilement. D’autant plus qu’une multitude de revêtements prévus à cet effet existent, et dans le respect le plus total de la norme NF EN 1176-1, récemment révisée.

Avec 95 % de vide, les dalles Nidagreen® de Nidaplast sont des supports 100 % perméables pour sols coulés. Ces dalles garantissent aussi dans le temps la planéité de la surface aménagée.

Les sols fluents

Représentés majoritairement par les copeaux naturels ou en caoutchouc recyclé, les sols fluents ne contiennent pas de résine et de liant. “Conformément à la norme, nous proposons des copeaux d’épicéa calibrés (cf. encadré), issus de tailles d’éclaircie de forêts Vosgiennes gérées durablement. Ils sont séchés à température et garantis sans sève ni échardes” indique Sébastien Lanibois, responsable commercial de la société Agresta, à propos des copeaux ‘Ludosol®’. Sur site, l’épaisseur de copeaux varie en fonction de la HCL (Hauteur de Chute Libre), soit une épaisseur de 30 cm si la HCL est inférieure ou égale à 2 m, et 40 cm si la HCL est supérieure à 2 m et inférieure ou égale à 3 m.
La quantité de copeaux (Q) à apporter se calcule de la manière suivante : Q = surface en m² à protéger x épaisseur en mètres des copeaux x 1,2. Exemple pour une surface de 60 m² avec des équipements dont la HCL est supérieure à 1,5 m : Q = 60 x 0,3 x 1,2 = 21,6 m3. Une quantité à étaler et répartir de manière homogène sur toute la zone de sécurité. “On reproche parfois aux copeaux de se disperser en dehors de la zone de sécurité. Cela vient uniquement d’un défaut de construction et/ou d’entretien de l’aire de jeux. Normalement, avant l’étalage des copeaux, un géotextile doit couvrir le sol, à la seule condition que ce dernier soit suffisamment filtrant (type graves). Le cas échéant, un système de drainage et d’exutoires est impératif, au risque de transformer l’aire de jeux en flaque géante. Nous recommandons également de bordurer l’aire de jeux, avec des éléments en saillie de 5 à 10 cm au-dessus du niveau des copeaux. De 5 mm d’épaisseur minimum, les bordures ne doivent pas présenter de bords carrés mais ronds ou repliés” explique-t-il. Des apports réguliers de matière doivent être réalisés tous les 1 à 3 ans, en fonction de la fréquentation, principalement sur les zones de réception (sorties de toboggans, sous les balançoires…). Côté couleurs, si l’aspect brut est très demandé, des teintes plus ‘flashy’ sont disponibles : jaune, rouge, vert, bleu… et dans divers camaïeux. Au choix donc.

Perméables, les sols coulés autorisent toutes les fantaisies. Pourvu que le fond de forme soit lui aussi suffisamment perméable (graves, concassés, dalles alvéolaires en guise de supports…).

Les sols coulés en élastomère

Les sols coulés sont perméables ! David Josephson, dirigeant de la société Ecogom le rappelle : “aucun des produits utilisés dans la confection d’un sol coulé n’est étanche… Un sol coulé est donc perméable, à condition que le fond de forme soit aussi perméable (graves, concassés, dalles alvéolaires en guise de supports…). On oublie, dans le cas d’une aire de jeux ‘perméable’, la réalisation d’un sol coulé sur une dalle en béton”. Carole Marcou, gérante de la société Pro Urba, le précise également : “c’est la propriété mécanique des agrégats ou granulats utilisés, ainsi que le type de résine et le type d’application qui confèrent au sol sa nature perméable ou imperméable. Par principe, un sol coulé élastomère est perméable. Cela évite que l’eau stagne. C’est le système de drainage mis en œuvre en sous-couche qui permet de drainer les eaux de pluie. Il n’y pas de différence notable d’application entre un sol coulé perméable et un sol coulé non poreux ; encore une fois la propriété perméable du sol est dépendante du type de résine utilisée et du type d’application. Par exemple, on peut couler deux sols identiques, l’un poreux, l’autre non poreux : la différence résidera dans l’application d’un primaire imperméabilisant en sous-couche et/ou d’une résine de finition imperméabilisante”. La société propose également une solution intermédiaire entre les sols fluents et coulés : des copeaux de caoutchouc recyclés (parfois utilisés bruts) mélangés à de la résine. “Les copeaux de caoutchouc recyclés et résinés se coulent de la même manière que les granulats classiques en EPDM ; le travail de talochage peut se révéler un peu plus important pour les copeaux coulés dont la finition et le lissage sont plus difficiles à mettre en œuvre. Pour les copeaux en caoutchouc recyclés, il est très important de respecter un temps de malaxage minimum de 4 à 5 minutes afin que l’enrobage des copeaux soit optimal, l’enrobage des copeaux étant plus long à obtenir que les granulats classiques en EPDM. Enfin, le taux de liant polyuréthane (résine) doit être scrupuleusement respecté : environ 20 % de liant par rapport aux poids des copeaux. Un sol pauvre ou insuffisant en liant ou mal enrobé (temps de malaxage insuffisant) se désagrégera plus rapidement” détaille-t-elle.
Question entretien des sols coulés perméables, un balayage régulier et un ou deux lavages annuels, sans détergent, avec un nettoyeur haute-pression réglé à 80 bars, suffisent (selon la fréquentation du site).

Installation de près de 4 000 m² de béton drainant, sur 15 cm d’épaisseur, autour des zones de sécurité de deux aires de jeux situées dans le parc départemental des Chanteraines (92). Un revêtement qui facilite l’infiltration des eaux et évite l’installation d’un réseau de drainage en sous-sol.

Les dalles alvéolaires

Quoi de plus perméable qu’une surface de jeu engazonnée ? C’est évident. Seul problème : le gazon n’est pas un sol de sécurité ! Excepté si celui-ci est recouvert d’un système pour le moins ingénieux : des dalles alvéolaires. “Nous proposons des dalles à poser directement sur le gazon en place, sans avoir à terrasser le sol. La mise en œuvre est donc très rapide. Elles sont faciles à manipuler, s’emboîtent entre-elles et se fixent au sol à l’aide de chevilles spécifiques. Rapidement dissimulées par la repousse du gazon, ces dalles en PVC non toxique, nommées ‘GrasSécurité’, deviennent quasiment invisibles tout en assurant un sol de sécurité conforme à la norme en vigueur (jusqu’à 3 m de hauteur de chute)” indique Marc Omaly, directeur de la société Partenaire Equipement. L’entretien d’un revêtement à base de dalles ‘GrasSécurité’ se résume à des tontes plus ou moins régulières selon les objectifs qualitatifs fixés par le service espaces verts.
Comme évoqué précédemment, un revêtement perméable ne l’est réellement qu’en présence d’une sous-couche drainante. “Avec 95 % de vide, les dalles Nidagreen® sont des supports 100 % perméables pour sols coulés” indique Nathalie Busin, responsable marketing chez Nidaplast. En cas d’évènement pluvieux, la plaque Nidagreen® assure un stockage temporaire et permet une infiltration progressive des eaux de pluie dans le sol support. Réelle alternative à l’imperméabilisation des sols, ces panneaux évitent le recours à une dalle béton et réduisent fortement le temps de mise en œuvre sur chantier. Sur surface étanche, il est recommandé de poser les dalles Nidagreen sur un géo-espaceur appelé Géoflow® qui assurera le drainage horizontal des eaux de pluie. Dans cette configuration les dalles Nidagreen® conservent leur fonction de stockage temporaire mais peuvent également servir de rehausse vis-à-vis du sol support. Leurs grandes dimensions offrent une répartition parfaite de la charge sur la couche de nivellement et garantissent dans le temps la planéité de la surface aménagée.

Sans aucun danger pour l’environnement, les dalles ‘GrasSécurité’, proposées par la société Partenaire Equipement, se posent directement sur le gazon, sans terrassement préalable. Elles sont rapidement dissimulées par la repousse de l’herbe.

Les bétons drainants

Au-delà des zones de sécurité et jusqu’aux limites de l’aire de jeux, il est possible de mettre en œuvre du béton drainant. Objectifs : s’affranchir d’un réseau d’évacuation des eaux de pluie, l’eau s’écoulant à travers le béton pour s’infiltrer directement dans le sol, et réduire à néant l’apparition de flaques d’eau, avérées dangereuses pour tous ceux qui pénètrent dans l’aire de jeux (risque de glissance et développement de micro-organismes nuisibles). Mais attention, couler un béton drainant sur une aire de jeux ne s’improvise pas. C’est, en tout cas, le message délivré par Joseph Abdo, directeur délégué Routes du CIMBéton, un centre d’information sur le ciment et ses applications (bâtiment, génie civil, travaux publics…). “A la différence d’un béton classique, composé généralement, et dans les proportions, de 1 100 kg de granulats, 300 kg de ciment, 700 kg de sable, 150 L d’eau et quelques kilogrammes d’adjuvants, un béton drainant n’a pas de sable (ou alors très peu). Soit, au final, environ 600 kg de ‘vide’ dans sa structure par rapport à un béton classique ; d’où sa porosité de 15 à 30 % selon sa formulation (…) Lors de la mise en œuvre d’un béton drainant, étant donné qu’il n’y a plus de sable censé structurer le béton, il ne faut pas vibrer le béton (comme dans le cas d’un béton classique), mais plutôt le compacter car, sinon, on risque de voir le ciment tomber au fond de l’ouvrage”. Pour cela, il existe différents moyens de compactage : des strickers, des finishers ou des ‘compacteurs’, sorte de gros tuyaux en acier (10 kg par mètre linéaire) à passer au-dessus de la zone de coffrage. “Etant donné que le béton drainant est fortement compacté, il faut majorer l’épaisseur finale souhaitée de 5 à 10 %. Par exemple, si vous souhaitez 20 cm d’épaisseur, il faut étaler une couche avant compactage de 25 cm” précise-t-il. Toute la question est : quelle épaisseur de béton drainant réaliser ? “Tout d’abord, il s’agit de se renseigner sur l’usage même de l’aire de jeux : est-elle empruntée uniquement par des piétons ? Ou des engins d’entretien sont-ils susceptibles de rouler dessus ? Si l’aire de jeux est 100 % piétonne, 12 cm d’épaisseur suffisent. Sur cette épaisseur, des passages ‘occasionnels’ de VL sont autorisés. En revanche, si des véhicules de 3,5 tonnes circulent librement pour, par exemple, nettoyer la surface de jeu (souffleur, remorque à déchets verts…), une épaisseur de 15 à 20 cm de béton drainant est nécessaire” explique le directeur délégué. Comme tous les bétons, ces surfaces drainantes doivent faire l’objet d’une cure (l’application d’un polyane sur béton frais évite le colmatage dû au produit de cure).
Les bétons drainants sont généralement coulés sur des GNT ou des dalles alvéolaires, mais aussi du béton classique si le sous-sol contient une zone tampon de stockage ou d’évacuation des eaux pluviales. Outre les bétons drainants coulés, il est possible de poser des pavés drainants de 6 à 8 cm d’épaisseur sur un lit de sable de 3 cm, mais uniquement si le site est piéton.
Correctement installés, les bétons drainants ont non seulement l’avantage d’infiltrer les eaux de pluie à la parcelle, sans passer par un réseau d’exutoires, mais aussi de diminuer les îlots de chaleur urbains. “De 3 à 4 °C par rapport à un revêtement non poreux d’après des recherches menées par une université lyonnaise. Cela s’explique par les mouvements d’air générés par la porosité du revêtement et ses teintes généralement plus claires. L’eau infiltrée à travers le béton a aussi la capacité de s’évaporer, ce qui rafraîchit l’atmosphère” précise Joseph Abdo.
Copeaux, dalles, sols coulés ou bétons drainants, des solutions existent pour transformer vos aires de jeux et ainsi rendre la ville la plus perméable qui soit… C’est l’un des enjeux majeurs de la ville d’aujourd’hui et de demain.

C’est la propriété mécanique des agrégats ou granulats utilisés, ainsi que le type de résine et le type d’application qui confèrent au sol coulé sa nature perméable ou imperméable.

Calibrages des matières fluentes (selon norme NE EN 1176-1)

• Sable : granulométrie comprise entre 0,2 et 2 mm ;
• Graviers : granulométrie comprise entre 2 et 8 mm ;
• Copeaux : granulométrie comprise entre 5 mm (largeur)
et 30 mm (longueur) ;
• Ecorces : granulométrie comprise entre 20 et 80 mm.

A retenir

• un revêtement perméable ne l’est réellement qu’en présence d’une sous-couche drainante ;
• les copeaux doivent être calibrés ;
• bordurer une aire de jeux avec des éléments en saillie de 5 à 10 cm au-dessus du niveau des copeaux, évite leur dispersion ;
• des dalles alvéolaires, à poser directement sur le gazon en place et sans avoir à terrasser le sol, constituent des revêtements perméables efficaces ;
• une solution intermédiaire existe entre les sols fluents et coulés : les copeaux de caoutchouc recyclés mélangés à de la résine ;
• les sols coulés en élastomère sont perméables ;
• au-delà des zones de sécurité et jusqu’aux limites de l’aire
de jeux, il est possible de couler du béton drainant ;
• les bétons drainants diminuent les îlots de chaleur urbains
de 3 à 4 °C.

Utilisés bruts ou mélangés à une résine, les copeaux en caoutchouc recyclé ‘Terrascape’ de Pro Urba sont disponibles en divers coloris.

Article du numéro de Mars 2019, abonnez-vous

Jeux d’eau, fraîcheur sous les tropiques urbains !

En ville, les épisodes caniculaires génèrent de nouveaux comportements : pendant que certains batifolent dans l’onde des miroirs d’eau et des fontaines, d’autres ont parfois la mauvaise idée de transformer des bouches d’incendie en geyser, causant de nombreux dommages collatéraux. Bref, ils ne savent plus comment se rafraîchir. Ne serait-ce pas là la manifestation d’un déficit en aires de jeux où l’eau est omniprésente ? Certainement…

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dans le numéro de Février 2019, abonnez-vous

Terrains multisports : règles du jeu en ville

Rares sont les collectivités qui n’intègrent pas un équipement sportif à destination des plus jeunes dans un projet neuf ou de rénovation de l’espace public. Démagogie ? Pas seulement. Car si les élus souhaitent effectivement rendre la ville plus vivante, plus attractive et ‘sportive’ dans un souci de santé publique, les jeunes générations veulent se dépenser sans limite, se rencontrer, partager de bons moments… Seules structures réunissant toutes ces conditions :
les terrains multisports, dont l’identité esthétique diffère selon la typologie des lieux d’implantation. Quelques règles d’aménagement et de sécurité sont toutefois à respecter.

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dans le numéro de Janvier 2019, abonnez-vous

Les pyramides, des jeux bien accordés !

Devenus incontournables dans l’aménagement des aires de jeux à destination des petits comme des grands aventuriers, les enchevêtrements de cordes, plus communément appelés pyramides ou dômes, prennent de la hauteur. Les jeux de cordage aux couleurs vives n’ont jamais été autant demandés, l’inox fait son grand retour et des structures aux formes improbables font leur apparition sur le marché. De quoi inciter les collectivités à concevoir des aires de jeux dynamiques !

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dans le numéro de Novembre-Décembre 2018, abonnez-vous

Aires de jeux : à privilégier dès la petite enfance

Jouer, bouger, remuer est le propre des enfants en bas âge. Pour leur épanouissement, mais aussi pour développer leurs capacités sensorimotrices et préserver plus généralement leur capital santé, les fabricants d’aires de jeux ont tout prévu : des panneaux ludiques,
des cabanes bien dimensionnées, des petits labyrinthes, des toboggans… à installer en toute sécurité dans les écoles maternelles, les crèches ou les parcs. Quand l’heure de la récré sonne, ces jeux sont pris d’assaut !

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dans le numéro d’Octobre 2018, abonnez-vous