Archives de catégorie : Aménagement/Aires de jeux

Equipements sportifs en accès libre : pour qui, pour quoi ?

Streetworkout, callisthénie, aires de fitness, terrains multisports, parcours de santé… Difficile pour les gestionnaires de l’espace public et les élus de s’y retrouver. Quels sont les objectifs individuels de ces équipements ? A quel(s) public(s) sont-ils réellement destinés ?
Où les installer pour une efficacité optimale ? Autant de questions à se poser pour assurer la réussite des investissements à venir. Le point, discipline par discipline, avec l’Union Sport et Cycle.

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dans le numéro de Mai 2018, abonnez-vous

Sculptures et structures en bois : le jeu à l’état brut !

Emotion singulière que produisent les jeux sculptés par la main de l’homme et les œuvres monumentales, au design recherché : celle évoquée par le bois, ce matériau noble et chaleureux, associé aux origines du jeu : grimper dans les arbres, construire des cabanes, courir dans les bois… Des fabricants, ou plutôt des ‘artisans’, en ont fait leur spécialité. Entre des hippopotames taillés dans un seul billot de bois, des châteaux déstructurés, des dragons en plein vol ou bien encore des jeux aux formes improbables, tels que des cabanes ‘rondes’, les enfants ont de quoi s’amuser !

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Sols amortissants : du ‘fun’ dans les aires de jeux

Les fabricants de sols amortissants et les poseurs seraient-ils devenus des décorateurs de talent, dont les dernières créations suffisent, d’un simple coup d’œil, à susciter le rire et l’amusement des enfants ? Très certainement. Exit les sols coulés monochromes, place
aux ‘kaléidoscopes’ de couleurs flashy ou pastel, aux motifs découpés dans la couche de finition (un point d’honneur aux silhouettes animales !), mais aussi au gazon synthétique, aux copeaux de bois appréciés pour leur caractère naturel, aux dalles en caoutchouc recyclé faciles à installer… Comme quoi, la sécurité n’empêche pas la créativité !

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Aires de jeux : le goût du risque !

Ils grimpent au sommet des pyramides de cordes, partent à l’assaut des toits des plus hautes structures, détournent les jeux pour en augmenter la difficulté… Qu’est-ce qui poussent les enfants à solliciter les aires de jeux où la prise de risque, relative et parfois imaginaire, est importante ? Comment cultiver la notion de risque, essentielle au développement cognitif des plus jeunes, sans compromette la sécurité ? Il en va du succès d’une aire de jeux.

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Streetworkout :
son terrain de jeu ?
La ville…

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Jamais une discipline sportive n’aura connu autant d’adeptes
dans l’espace public, surtout auprès de la jeune génération.
Activité physique à mi-chemin entre la musculation
et la gymnastique aérienne, le streetworkout se pratique à poids
de corps en exécutant des figures plus ou moins complexes.
Analyse d’un phénomène qui nécessite, pour sa pratique, des équipements spécifiques. Elus et techniciens, il est temps de faire
bouger les jeunes sportifs en s’équipant des meilleurs agrès !

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Terrains multisports : partout indispensables !

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Des matériaux innovants (ossature inox, remplissage composite) et des options intéressantes (basket extérieur et pistes d’athlétisme) pour ce terrain Casal Sport installé à Bénévent l’Abbaye (23).

Certainement l’un des équipements de proximité les plus sollicités
par la jeune génération, à l’instar des parcours de streetworkout,
le terrain multisports ne cesse de se développer dans l’espace
public.
Et les élus des petites comme des grandes collectivités ont
bien
compris l’utilité de ces structures : elles créent du lien social
autour
du sport, stimulent la condition physique des plus jeunes
(à l’heure
où un enfant sur cinq est en situation de surpoids !)
et proposent
une alternative aux activités périscolaires.

Fermé au public en dehors des périodes d’entraînement ou des rencontres sportives locales, le stade municipal n’est pas étranger à la frustration des plus jeunes : bien souvent, ces passionnés de football ne peuvent pas fouler le gazon à leur guise et disputer entre eux des matchs sur un terrain en herbe, un vrai, avec des buts et des marques blanches au sol. Ils doivent se contenter, dans le meilleur des cas, d’un terrain de jeu en stabilisé, au rebond approximatif. Pas de quoi s’émerveiller. Mais rien n’est perdu, car il existe des structures spécifiques, reprenant les codes des terrains de grand jeu, à la disposition des enfants et des jeunes adultes : les terrains multisports, appelés également ‘City stades’.
Ceinturés de barrières ajourées ou de panneaux pleins en HPDE, ces équipements en accès libre, où les usagers peuvent jouer à une multitude de disciplines sportives (football, basketball, volleyball…), suscitent l’engouement des plus jeunes… et des élus. Car au-delà de leur intérêt purement sportif, les terrains multisports suscitent la convivialité, l’échange, la joie de vivre tout simplement. Des valeurs que souhaitent partager les collectivités à travers ces équipements disposés dans l’espace public.

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Un emplacement bien pensé et une intégration paysagère réussie pour cette réalisation Casal Sport sur la petite commune de Saint Félix (03).

Des structures à vocation sociale et ludique

Lieux d’épanouissement individuel et collectif, les terrains multisports sont devenus des pôles d’attractivité. Les enfants et les jeunes adultes se retrouvent, tapent sans modération dans les ballons et s’affrontent dans les règles du jeu, y compris celles du vivre ensemble. A Couesmes (550 habitants), en Moselle, l’implantation d’un terrain multisports était devenue une évidence, un besoin. “A travers cet aménagement, nous souhaitions améliorer les conditions de vie des jeunes en milieu rural, développer l’offre sportive et renforcer les liens au sein des familles qui s’y retrouvent” indique la municipalité, qui a investi 86 500 € TTC* (dont 56 324 € de subventions) pour construire cet équipement sur un ancien terrain de boules. Une réussite.
Les terrains multiports sont d’autant plus appréciés qu’aujourd’hui, les communes, au budget restreint, doivent mettre en place des activités périscolaires. En effet, ne sachant pas toujours comment occuper les enfants en dehors des rythmes scolaires et n’ayant pas forcément des infrastructures sportives disponibles ou existantes, les collectivités assimilent le terrain multisports à un espace d’animation à ciel ouvert, où il est possible d’organiser une multitude d’activités. Tout est sur place ! Et sans engorger les salles de sports ! Les professeurs d’Education Physique et Sportive trouvent aussi leur compte. Parfois idéalement situés à proximité d’un établissement scolaire, les terrains multisports sont assimilés à une salle de sports en extérieur, à la fois ludique et modulaire. Passer d’une discipline à une autre est un jeu d’enfant.

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Robustes et nécessitant un entretien minimal, les terrains multisports de Proludic sont déclinés dans des matériaux actuels qui s’intègrent parfaitement aux environnements urbains ou paysagers.

Choix de l’emplacement

L’emplacement géographique d’un terrain multisports détermine son usage et sa fréquentation. A privilégier, les lieux de vie scolaire ou associative, les parcs, les complexes sportifs et les zones résidentielles. A Lafrançaise (3 000 habitants), dans le Tarn-et-Garonne, l’emplacement du seul terrain multisports, signé Casal Sport, est idéal. “Il se trouve dans un site appelé ‘La vallée des loisirs’, à côté de la piscine d’été, d’un lac, de chemins de promenade et d’un camping. Pour nous, il était important que cette nouvelle structure soit située au cœur de ce pôle touristique afin qu’il n’y ait pas que les enfants de la commune qui en profitent” indique Olivia Dupatay, directrice des services de la Ville. Et d’ajouter : “nous sommes surpris de voir autant d’adolescents sur le terrain. Nous ne pensions pas que l’attente était aussi grande. Mais il est vrai que les structures en accès libre sont de plus en plus prisées par les jeunes qui souhaitent pratiquer un sport sans contraintes”.
D’une manière générale, l’emplacement du terrain multisports dépend du contexte urbain et de la taille de la commune concernée. “S’il s’agit d’une petite commune, il est important, dans la mesure du possible, que le terrain multisports soit situé au cœur du village. Cela permet à tous les enfants d’en profiter. Les parents laisseront aussi plus facilement leurs enfants s’y rendre seuls. En revanche, s’il s’agit d’une ville plus importante, le choix géographique sera différent, en prenant en compte la proximité d’une route ou d’une zone d’habitation. Il faudra veiller, par exemple, à ce que les adolescents puissent accéder facilement au site sans avoir à traverser une voie de circulation trop importante” conseille Xavier Brissard, responsable du développement des équipements sportifs chez Proludic. De son côté, Arno Köppel, technico-commercial chez Casal Sport, insiste sur un point : “il est important d’envisager l’espace multisports comme un lieu de convivialité, un lieu d’échanges, un lieu de vie, et pas uniquement comme un lieu sportif. C’est pour cela que le choix de l’emplacement est déterminant et que nous conseillons de compléter le site avec du mobilier urbain : tables de pique-nique, corbeilles de propreté, range-vélos, jeux pour enfants. L’idée est que le site puisse être fréquenté par les ados, mais aussi les tout-petits, les parents et les grands-parents”.
Pour Bernard Fabre, directeur de Coala, filiale Hags, “l’emplacement est aussi fonction du rythme scolaire”. Autrement dit, le terrain doit être situé à proximité d’une école, afin qu’il soit utilisé pendant les cours d’EPS par les enseignants et les élèves, mais tout en étant assez éloigné des habitations pour limiter les nuisances sonores après la sortie des écoles, car c’est à ce moment où se concentrent les usagers du terrain. Donc pas de terrains multisports à proximité immédiate des maisons ou des cours d’immeubles !
Concrètement, le gestionnaire de l’espace public doit se poser les questions suivantes pour trouver le meilleur emplacement possible : quelles sont les aspirations et les craintes de la population ? Quels sont les sites disponibles à l’échelle de la commune ? L’environnement urbain est-il adapté pour recevoir ce type de structure (distance suffisante des voies de circulation par exemple) ? Est-ce que le site d’implantation est proche d’une école ou d’un complexe sportif ? Quel est le public visé ?… Autant de réponses auxquelles il est nécessaire de réfléchir en amont d’un projet avec l’aide d’un fabricant spécialisé dans ce type d’installations.

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Ceinturés de barrières ajourées ou de panneaux pleins, un terrain multisports, ici un équipement signé Husson International, est un pôle d’attractivité. Les enfants et les jeunes adultes se retrouvent ou se rencontrent et tapent sans modération dans les ballons.

Des matériaux résistants

Il n’existe pas vraiment de standard. Pour ses capacités de résistance, l’acier, inoxydable, galvanisé et/ou thermolaqué, est évidemment le matériau de prédilection. Il compose l’intégralité de l’ossature, les frontons équipés de cages et de paniers de basket-ball, et les parois, généralement de 1 à 7 m de haut selon les modèles. “On observe de plus en plus de structures en aluminium ou en inox, avec des remplissages en plastique recyclé ou en composite. C’est une tendance lourde ces dernières années” observe Arno Köppel.
L’important est la capacité du matériau à nécessiter le moins d’entretien possible, à réduire les nuisances sonores et sa résistance face aux sollicitations des usagers (coups de pied, impact des ballons…) et au vandalisme. “Lors de la réalisation des travaux, nous mobilisons un ou deux jeunes du quartier pour le montage de la structure. Ils assurent le lien avec la municipalité et l’informent des dégradations éventuelles. Cette appropriation limite les risques de vandalisme” indique Bernard Fabre. Niveau coloris, l’ensemble des teintes du RAL est disponible pour accorder les teintes à celles du paysage environnant.
La hauteur des frontons et des lisses est tout aussi modulaire grâce au système de filet pare-ballon directement intégré dans l’ossature du terrain (de 4 à 8 m de haut selon les besoins et l’espace disponible). Par l’intermédiaire d’une prise de fixation, le filet peut recouvrir tout le terrain. Il est alors préférable d’utiliser des matières souples et légères, comme du polyéthylène, pour éviter tout risque de blessure si le filet venait à se détacher. Bien évidemment, le maillage dépendra de la taille du ballon ou de la balle, 100 x 100 mm étant le plus utilisé.

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Pour ses capacités de résistance, l’acier, inoxydable, galvanisé et/ou thermolaqué, est le matériau de prédilection. Il compose l’intégralité de l’ossature, les frontons équipés de cages et de paniers de basket-ball, et les parois, généralement de 1 à 7 m de haut. Niveau couleurs, tous les RAL sont disponibles. Ce modèle coloré, présenté par Hags, s’intègre parfaitement dans son environnement paysager.

Accessoires indispensables ou optionnels

Pour optimiser l’utilisation d’un terrain multisports, les fabricants proposent tout un panel d’accessoires : mini-buts dans la palissade basse, paniers de basket latéraux pour jouer dans la largeur du terrain, poteaux multifonctions pour installer un filet central à différentes hauteurs (tennis, volley, badminton), paniers de basket arrière (derrière les cages, à l’extérieur du terrain). Toutes ces options ne sont pas toujours utiles. “Par exemple, on se rend compte que le filet central est rarement utilisé par les adolescents, cet accessoire est utile si l’on sait que des activités encadrées seront pratiquées sur le terrain (dans le cadre des activités scolaires ou périscolaires). La paire de mini-buts est une option intéressante pour jouer dans la largeur du terrain, ils sont souvent utilisés par les plus petits ou si les enfants sont peu nombreux sur le terrain. Cependant, il n’est pas toujours utile d’en mettre quatre, souvent une paire suffit. D’autre part, le panier de basket arrière est plus souvent utilisé dans les zones plus urbaines où la densité de la population est plus importante. Cela permet de créer une zone de jeu supplémentaire derrière un but lorsque la place le permet” détaille Xavier Brissard. Enfin, des appuis-vélos, des portillons d’accès ou des pistes d’athlétisme complètent les équipements d’un terrain multisports. Ils peuvent faire la différence.
Bien sécurisés, faciles d’accès et bien évidemment fonctionnel sur le plan sportif, les terrains multisports continuent de satisfaire les collectivités et de faire rêver celles qui n’en ont pas encore !

*Comprenant le terrassement, la mise en forme, les couches de fondation et de réglage, la longrine de ceinture, la fourniture et la pose d’une structure multiports, du gazon synthétique…

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Plébiscités par les jeunes et les adolescents pour la pratique de nombreux sports de ballons, les terrains multiports de Proludic remportent aujourd’hui un vif succès. Ils sont le symbole de lieux de rencontres où convivialité rime avec sportivité.

La sécurité au premier plan

Peu importe l’emplacement d’un terrain multisports, celui-ci n’est pas exempt de normes. Outre la norme
NF EN 1176 inhérente à tout équipement de jeu, les terrains multisports sont soumis à la norme NF EN 15 312, relatives aux ‘équipements sportifs en accès libre’. Elle prévoit plusieurs exigences, dont voici les principales :
• l’intégrité structurelle et la stabilité des équipements ;
• la résistance des enceintes aux impacts des ballons et des coups de pieds ;
• la non incitation à la grimpe au-delà d’un mètre de haut ;
• la couverture des goujons filetés, l’aspect lisse des soudures ;
• une entrée et une sortie accessible aux PMR ;
• un espace libre de 60 cm en haut de l’anneau de basket-ball ;
• pas de filet en haut des buts ;
• le réglage de la hauteur du panneau de basket-ball (entre 2,6 et 3,05 m) réservé uniquement à une personne autorisée.
Les coincements (tête, bras, doigts…) sont traités comme dans la norme NF EN 1176. Par exemple, aucun orifice ouvert de 8 à 25 mm de diamètre n’est autorisé pour éviter les coincements de doigt.

Article du numéro de Janvier 2018, abonnez-vous

 

Ça grimpe, ça monte
dans les aires de jeux !

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Blocs à grimper, pyramides de cordages, structures monumentales
d’acier ou de bois, rampes à escalader, filets posés à la verticale…
éprouvent la témérité et les capacités physiques des plus jeunes.
Un challenge ? C’est exact, mais aussi un apprentissage de soi,
de son corps et de ses possibilités. Et malgré le défi que
ces équipements représentent, les enfants en redemandent,
encore et encore. L’occasion pour les gestionnaires des aires de jeux
de proposer des activités en hauteur pour accroître leur attractivité.

Retrouvez l’intégralité de l’article
dans le numéro de Novembre-Décembre 2017, abonnez-vous

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Rénovation des aires
de jeux :
analyser le problème avant d’agir !

Rénover un sol amortissant dégradé ou des équipements à bout de souffle à l’heure des baisses budgétaires n’est pas si simple : il s’agit de minimiser les dépenses, d’engager des travaux tout en respectant les normes de sécurité en vigueur, et de maintenir l’attractivité du site par des couleurs chatoyantes, des structures qui donnent ‘envie’… Doit-on faire appel à des prestataires ou faire confiance à la régie ? Dans tous les cas, comment s’y prendre ? Faut-il rénover l’intégralité de l’aire de jeux ? Eléments de réponses.

Les signes ne trompent pas : un sol amortissant fissuré, bullé, décollé en périphérie, sur lequel le gestionnaire de l’espace public ne sait plus s’il est jaune, rouge, vert ou cramoisi sans consulter les dossiers techniques, ou bien encore des structures aux couleurs délavées, dégradées de bas en haut… Il faut agir. Mais tout ne se répare pas avec un pinceau et un tube de colle ! Le problème est plus sérieux, il en va de la sécurité des plus jeunes, de la crédibilité du site aux yeux des citadins et, bien évidemment, des moyens financiers mis à disposition par la collectivité pour rénover les aires de jeux existantes. Cependant, il est possible de rénover une aire de jeux, du moins partiellement, avec un minimum de dépenses en suivant la règle suivante : analyser le problème avant d’agir ! Car dans certains cas de figure, rénover n’est pas toujours la meilleure option…

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En cas de dégradation du revêtement, les agents doivent découper toute l’épaisseur du sol, appliquer un primaire d’accroche et coulé un nouveau sol. Selon l’importance des dégâts, il est préférable de rénover l’ensemble du sol coulé.
En cas de dégradation du revêtement, les agents doivent découper toute l’épaisseur du sol, appliquer un primaire d’accroche et coulé un nouveau sol. Selon l’importance des dégâts, il est préférable de rénover l’ensemble du sol coulé.

En présence d’un sol amortissant dégradé

Premièrement, il faut savoir si la dégradation du sol amortissant constatée lors des contrôles annuels (et obligatoires !) engendre un problème de sécurité. C’est notamment le cas des zones de réception des toboggans, des balançoires…

  • Si le test HIC est négatif, indiquant une capacité amortissante insuffisante, la rénovation du sol s’impose. Et peu importe la cause (affaissement ou mauvaise épaisseur de mise en œuvre par l’installateur), l’intervention est urgente ; la responsabilité de la collectivité étant en jeu lors d’un éventuel accident. A ce stade, une solution est envisagée : les techniciens de la régie rajoutent une épaisseur de sol, appelée topping. Techniquement, l’agent en charge des aires de jeux, muni d’un cutter à lame fixe, découpe l’intégralité de la zone affaissée et d’épaisseur insuffisante. A sec, il applique une résine en polyuréthane au rouleau ou au pinceau pour accrocher le nouveau topping (par temps sec, sur un support propre). A noter : des kits de réparation, comme le propose la société Kompan, sont disponibles pour faciliter la tâche, notamment si la sous-couche doit aussi être rénovée. La mise en œuvre du topping est simple : il suffit de mélanger les granulats avec de la résine dans un seau (ou un malaxeur si les quantités sont plus importantes) et de couler le tout dans la zone préalablement découpée. « Attention à ne pas ensevelir les ressorts et systèmes rotatifs des équipements lors du talochage du topping, ce serait ajouter un problème au problème» interpelle Sylvain Hubert, président de la société Récré’Action.

Régie ou prestataire ? Au choix, bien que le prestataire soit à coup sûr la garantie d’un travail bien fait, surtout si l’intégralité du sol doit être refaite. En faisant appel à un prestataire, c’est aussi l’occasion pour le gestionnaire de multiplier les réparations dans toutes les aires de jeux de la ville ; en effet, il y a rarement qu’une seule zone dont l’épaisseur laisse à désirer. Cependant, les petits ‘bobos’ du sol souple peuvent être réparés efficacement par les agents, pour peu qu’ils connaissent les étapes de mise en œuvre d’un sol amortissant, étape par étape, en distinguant par ordre chronologique le support, la base (sous-couche) et la couche de finition (topping). Par exemple, il ne faut pas découper le sol amortissant jusqu’au support si le topping est seulement endommagé.

  • Si le gestionnaire constate des dégradations diverses, des désagrégations, des fissures ou des bulages, inutile de vouloir tout réparer. « Ces problèmes sont souvent causés par une mise en œuvre défaillante (exemple : dosages incorrects), par l’utilisation de matériaux de mauvaise qualité, par des conditions météo défavorables. Même si une désagrégation est visible à un endroit précis, et en particulier si ces problèmes apparaissent peu après la mise en œuvre, c’est le signe que l’intégralité du sol subira, à terme, les mêmes conséquences » indique le président de Récré’Action. La réfection intégrale du sol est alors nécessaire, ce qui sera aussi coûteux qu’une multitude de petites réparations qui, d’ailleurs, ne résoudront pas le problème. Question budget, d’une manière générale, « il est important de prévoir un budget à N+3 en prenant en compte l’historique de chaque jeu. La tenue d’un registre de sécurité et des dossiers de base de chaque aire de jeux (avec tous les documents techniques des jeux, les rapports…) facilitera également la prise de décision, car les informations collectées seront précieuses (anomalies détectées, frais engagés plusieurs fois pour le même module de jeu… » ajoute-t-il. Autre conseil : rien n’empêche le gestionnaire de faire jouer la garantie de l’installateur, le plus souvent comprise entre 2 et 5 ans, pour espérer que les réparations soient à sa charge.
  • Si le sol se décolle en périphérie, c’est peut-être la conséquence de trop fortes chaleurs, un manque de primaire d’accroche ou tout simplement un sol trop dégradé, s’effritant à la moindre sollicitation. L’absence d’un support en béton en périphérie est aussi un facteur de décollement. Dans ce cas, l’installation d’un solin en béton peut être envisagée, notamment en présence d’un support en enrobé. Néanmoins, cette solution est temporaire. C’est l’adjonction de sol souple justement sans solin béton qui est temporaire. Avec un solin béton, le sol repose sur support dur et plan.
  • Si des actes de vandalisme sont avérés, des découpes, suivies d’un retopping, ou des rustines règlent le problème. Ces réparations sont aussi l’occasion de couler des motifs si les découpes sont soigneuses. Beaucoup évoquent le fait que les motifs présents sur les sols souples limitent les actes de dégradation. Comme quoi, la créativité peut être source d’économie…
Des opérations peuvent être réalisées en régie, mais le prestataire, disposant d’un matériel spécifique et de compétences avérées, est la garantie que les pièces défectueuses seront comme neuves.
Des opérations peuvent être réalisées en régie, mais le prestataire, disposant d’un matériel spécifique et de compétences avérées, est la garantie que les pièces défectueuses seront comme neuves.

En présence d’équipements vieillissants

Vieillissant… Est-ce cela signifie que les activités proposées par la structure ne peuvent plus être réalisées correctement ? Si tel est le cas, le remplacement est inévitable. Ou alors, est-ce seulement une partie de la structure qui présente des défaillances esthétiques ou techniques mais qui ne modifie en rien les conditions de jeu ? Par exemple, de la quincaillerie absente, des panneaux décolorés, des cordages broutés… Dans ce cas, la régie ou le prestataire intervient sans changer de structures.

Premier réflexe du gestionnaire : est-ce que le jeu est sous garantie ? Si oui, les pièces détachées peuvent être fournies gratuitement. Hors périodes de garantie, plusieurs solutions sont préconisées :

  • remplacement de la pièce d’origine : si la pièce détachée est encore disponible, le prestataire aura la possibilité d’effectuer la réparation. Mais il faudra payer… ;
  • fabrication de la pièce : c’est une possibilité, très économique en régie, surtout s’il s’agit d’éléments en bois, et sous réserve que le résultat final soit identique à la pièce originale. « Par ailleurs, seules les pièces en bois qui ne vont pas maintenir ou fixer la structure sont concernées. Le reste étant obligatoirement réalisé par une entreprise spécialisée» précise Gaël Engelbach, responsable du centre technique de La Croix Valmer (Var, 3 600 habitants). Pour les éléments en acier ou en plastique, mieux vaut ne pas s’amuser à reproduire la pièce, ce serait trop coûteux et difficile sur le plan technique (distorsion, résistance…). « Si les pièces sont différentes (matériaux, formes, dimensions…), le jeu ne sera plus conforme aux normes » rappelle Amaury Duprat, conducteur de travaux chez Kompan ;
  • trouver une pièce alternative : en effet, un autre fabricant peut proposer une pièce similaire, mais cette alternative n’est valable que pour les pièces génériques : sièges de balançoires, roulements, chaînes, poignées… ;
  • retirer un jeu ou une partie défaillante du jeu : c’est possible, à condition de respecter les normes en vigueur après modification.

Enfin, il faut savoir que les équipements, une fois modifiés par des ajouts et des retraits de pièces, doivent être contrôlés par un bureau spécialisé pour certifier à nouveau leur conformité.

Petites surfaces : l’engouement pour
le synthétique en forte progression

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Les terrains de grand jeu ne sont pas les seules structures à s’équiper de plus en plus de gazon synthétique. Depuis plusieurs années,
c’est une surface également très appréciée pour les terrains
multisports et les aires de jeux.

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Des jeux, de l’eau,
des expériences sensationnelles !

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En ville, quand le mercure monte en flèche, des oasis artificielles sont prises d’assaut par les petits et les grands : ce sont les aires
de jeux d’eau, qui ne cessent de se développer dans l’espace public
face à la montée inexorable des températures estivales.
Naturellement ludique et attractive, l’eau est une source
d’amusement, ou plutôt de ‘fun’ comme l’exprime la jeune
génération, en quête non seulement de fraîcheur, mais aussi
de sensations nouvelles.

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dans le numéro de Juin-Juillet 2017, abonnez-vous

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