Archives de catégorie : Aménagement/Mobilier urbain

Bacs et jardinières ‘XXL’ : une ville à végétaliser

Disposés dans un tissu urbain souvent dense, là où les plantations de pleine terre s’avèrent compliquées à réaliser, les bacs et les jardinières destinés à accueillir de gros sujets adoptent un style à la fois sobre et contemporain, mettant particulièrement en valeur la végétation. Ces mobiliers urbains, proposés en divers matériaux et couleurs, s’intègrement facilement sur des places à dominante minérale, où la présence d’arbustes imposants et d’arbres
à petit développement est souvent perçue comme des ponctuations de fraîcheur. Une chose est sûre, les bacs et jardinières embellissent et font respirer la ville !

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dans le numéro d’Avril 2019, abonnez-vous

Label Janus du Design

Après le Janus de L’Espace de Vie 2017, TF Urban a reçu lors des 65 ans des Janus du Design, le Janus 2018 de l’Industrie avec le designer Alexis Tricoire. Cette double distinction récompense la collaboration menée avec Alexis Tricoire, pour le projet “Botanic Twist”, ensemble monumental de bancs végétalisés. Un challenge tout aussi technique qu’artistique pour un projet innovant qui allie savoir-faire traditionnel, haute technicité et bien-être social.

Sécurité publique : quel(s) mobilier(s) pour protéger la ville ?

Alors que l’espace public est le théâtre actuel de nombreux rixes et débordements, tendant parfois à faire oublier la menace terroriste pourtant toujours élevée sur le territoire national, les collectivités s’interrogent sur le caractère anxiogène de certains équipements et préfèrent une solution de mobilier tout aussi efficace mais plus élégante, voire fleurie. Blocs béton ou végétalisés, bornes escamotables, bacs XXL… sont autant d’équipements qui,
bien installés, permettent d’assurer la sécurité des citadins.

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dans le numéro de Mars 2019, abonnez-vous

La chaise, pièce maîtresse des salons publics

Reprenant les codes du design d’intérieur, la chaise est certainement l’unique mobilier urbain à proposer un espace individuel aux plus solitaires d’entre nous ou, au contraire, à tous ceux qui apprécient les échanges et les rencontres, dans une atmosphère conviviale, intime, très ‘cocooning’. Car l’usager ne se contente pas de traverser l’espace public, mais de l’investir. Et il suffit d’une ou plusieurs chaises pour répondre à ces nouveaux comportements. D’autant plus que la qualité des matériaux utilisés, la diversité des formes, des couleurs et le talent des concepteurs de mobiliers urbains séduisent toujours.

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dans le numéro de Février 2019, abonnez-vous

Grilles d’arbre : pour protéger… et embellir !

La grille d’arbre de la ligne ‘Horizon’ d’Acropose s’inscrit dans un design d’inspiration végétale. Elle est constituée d’une tôle d’acier d’épaisseur 10 mm découpée au laser, d’un motif évoquant des fleurs et est renforcée par des fers plats d’acier de 30 x 10 mm. Elle est livrée avec son cadre en cornière galvanisée de 45 x 45 x 5 mm (sur cette photo, on peut voir les 4 obturateurs pour un éventuel tuteurage).

L’arbre est un patrimoine vivant à protéger. Dans cette intention, les fabricants de mobiliers urbains proposent des solutions mécaniques aussi belles que résistantes : les grilles d’arbres, dont les derniers modèles, hautement créatifs, se font éléments de décor. Possédant une fonction architecturale propre, les grilles d’arbres participent ainsi à la caractérisation d’une rue, d’un quartier, de toute une ville. Côté style, l’acier, apprécié pour la finesse de son rendu formel, est un matériau de choix.

Protéger la ville, c’est protéger les êtres vivants qui la peuplent. Notamment les arbres qui, conséquence d’une conjoncture sociétale, climatique et environnementale, se multiplient dans l’espace public. D’où, le déploiement proportionnel des grilles d’arbres, protégeant l’arbre des agressions de la ville, souvent involontaires, mais aussi le sol sur lequel il se développe (piétinement, tassement de la fosse…). Mais de là à réduire le rôle des grilles d’arbres à la seule fonction de protection serait mal connaître les capacités esthétiques de ces mobiliers urbains. En effet, la grille étant un ‘bel objet’ en soi a aussi une fonction architecturale propre. Motifs géométriques ou végétaux, rondes, carrées ou déstructurées, revêtues ou non de différentes textures, les grilles d’arbres se font belles.

Disponible en plusieurs formats (1 200 x 1 200, 1 200 x 1 600, 1 200 x 2 000, 1 500 x 1 500), la grille d’arbre ‘Panoramic’ d’Accenturba reprend les marqueurs esthétiques des assises de la gamme. Elle est réalisée en tôle d’acier découpée au laser et renforcée par un treillis de plats acier soudés sur chants. La grille est fournie avec son cadre de scellement en acier galvanisé. RAL au choix.

L’acier, le meilleur compromis

Si, pour des questions évidentes de robustesse, la fonte ductile est encore utilisée pour fabriquer des grilles d’arbre, bon nombre de concepteurs de mobiliers urbains n’hésitent pas à bousculer les traditions en utilisant l’acier, devenu aujourd’hui le matériau de référence. “Quand les grilles d’arbre en fonte imposent le recours coûteux et contraignant à un moule, les grilles en acier, fruits d’un travail de serrurerie ou de tôlerie, rendent possible un nombre infini de formes et de décors. L’acier représente le meilleur compromis entre coût, poids et robustesse. Plus léger et moins cassant que la fonte, l’acier est mieux adapté aux contraintes de maintenance” assure Ivan Nouaille-Degorce, président d’Acropose. Pour ceux qui serait encore sceptiques quant à la solidité de l’acier, il faut savoir que les fabricants conçoivent des grilles et des feuillures (cadres) avec des tôles de 6 à 8 mm d’épaisseur, voire 10 mm, ce qui garantit la résistance de la grille aux passages de véhicules, même occasionnels, de 3 à 5 tonnes. Des fabricants proposent même un renforcement des tôles par des treillis de plats d’acier soudés sur chant. En finition, trois phases sont généralement appliquées : grenaillage, anticorrosion riche en zinc cuit au four et peinture polyester qualité architecture cuite au four.

Très moderne, la grille’ Horus’ de Sineu Graff est composée de fonte et d’acier. Dimensions : 180 x 120 cm. Elles résistent à des passages de véhicules de 5 tonnes.

Design

En matière de grilles d’arbre, les fabricants rivalisent d’imagination. A commencer par leur forme, tantôt ronde, carré, hexagonale ou en ‘amande’, avec un éventrement central rond ou carré. Le diamètre de la couronne centrale (ou excentrée) est bien évidemment proportionnel à l’âge de l’arbre, ou tout du moins à la circonférence de sa base lorsqu’il aura atteint sa taille adulte. Inutile donc de changer de grilles pour chaque stade de croissance de l’arbre… Question gabarit, les tailles sont disponibles en sur-mesure ; la collectivité demande, et le fabricant s’adapte !
Si le gabarit de la grille est dicté par les lieux, le design aussi. Chaque société possède son esprit, son style, guidant ainsi l’inspiration, la création, notamment par l’intermédiaire de motifs découpés au laser. En principe, dans un environnement urbain, assez minéral, les motifs géométriques (ronds ou carrés concentriques) sont souvent privilégiés. Alors qu’aux abords ou à l’intérieur d’un parc, les découpes d’inspiration végétale (fougères, feuilles d’arbres, fleurs…) ont toutes leur place. Les petites communes sont friandes de ces motifs ! A l’opposé, des fabricants proposent des motifs ‘déstructurés’, pour une ambiance plus contemporaine. Quoi qu’il en soit, il y en a pour tous les goûts. Côté couleurs, toutes les teintes RAL sont disponibles, bien que les coloris gris et marron soient les plus prisés.

La grille d’arbre ‘Imawa’ de Concept Urbain est composée de deux panneaux en fonte d’aluminium et d’un cadre cornière en acier galvanisé de 45 x 45 x 4,5 mm. Les deux panneaux de la grille sont maintenus dans le cadre et verrouillés par boulonnage. Les motifs de cette grille d’arbre offrent une surface anti-dérapante.

Normes et conseils de mise en œuvre

Peu importe leur design ou le matériau qui les compose, les grilles d’arbre doivent être conformes à la norme NF P 98-350, relative à l’accessibilité des cheminements par les personnes à mobilité réduite. “Pour éviter que les roues d’un fauteuil roulant ou la pointe d’une canne ne se coince dans un interstice, les fentes ou les intervalles libres de plus d’1 cm de profondeur doivent être inférieurs en tout point à 2 cm de large. Les contours de la grille ne doivent pas présenter de ressauts supérieurs à 2 cm” rappelle Gilles Boudou, directeur d’Aréa.
En ce qui concerne la mise en œuvre des grilles, les agents des services techniques doivent respecter certaines règles. Premièrement, l’installation des feuillures qui maintiennent la grille. Ces cadres métalliques doivent être positionnés dans le sol grâce à des picots de scellement. Leur géométrie strict garantit le positionnement et le parfait effleurement des grilles. A noter : en présence de grilles à barreaux, celles-ci doivent être positionnées perpendiculairement au sens du cheminement. Plusieurs systèmes de fixation sont utilisés : grille insérée au cadre support vissé par boulonnerie inox, grille scellée dans le revêtement de surface avec des feuillures en cornière… Au cours du chantier, les feuillures servent également de coffrage pour l’exécution du sol qui viendra en appui direct de la grille (pas de ressaut). Cependant, afin de prémunir l’arbre du salage et des eaux de lavage, il est possible de réaliser un cadre rehaussé d’au moins 2 cm à l’aide d’une cornière métallique ou, plus généralement, d’une bordure en pierre ou en béton. Attention à ce que le cadre n’entrave pas les largeurs accessibles aux personnes à mobilité réduite, soit au moins 1,4 m sans obstacles.
Dans tous les cas, il faut savoir qu’une grille bien installée est une grille plus facile à nettoyer, bien que les mégots ou petits détritus ont parfois tendance à se loger dans les interstices. Afin de limiter les opérations de nettoyage, les fabricants conseillent de garnir les interstices avec des gravillons jusqu’au bord de la grille.
Belles, solides, installées dans les règles de l’art, les grilles d’arbre ne peuvent que protéger nos arbres, ces êtres vivants qui rendent nos villes plus agréables, plus respirables.

Particularité chez Aréa, le modèle ‘Cambridge’, constitué de plats d’acier sur chant, est proposé en grille simple mais aussi en alignement de plusieurs modules qui permettent également de délimiter des micro-jardins. Une belle invention !

Rôles des grilles d’arbre (et des corsets)

En ville, les grilles d’arbres ont quatre fonctions
principales :
• protéger l’arbre physiquement contre le piétinement,
le tassement de la fosse de plantation… ;
• maintenir un sol perméable, notamment pour les jeunes sujets, qui ont besoin d’un substrat favorisant les échanges entre l’eau et l’air ;
• améliorer l’accessibilité des cheminements pour les piétons et les PMR ;
• embellir la ville (intégration architecturale de l’arbre,
participation du mobilier à l’esthétisme d’un lieu…).

En surface, la grille d’arbre ‘Florea’ de Guyon se distingue par des motifs végétaux découpés au laser. Disponible en sur-mesure.

A retenir

• L’acier permet de réaliser un nombre infini de formes
et de décors ;
• Les fabricants conçoivent des grilles avec des tôles de 6
à 8 mm d’épaisseur, voire 10 mm, ce qui garantit
la résistance de la grille aux passages de véhicules
de 3 à 5 tonnes ;
• Dans un environnement urbain, les motifs géométriques (ronds ou carrés concentriques) sont souvent privilégiés ;
• Dans un parc ou à proximité, les motifs d’inspiration
végétale (fougères, feuilles d’arbres, fleurs…) ont toutes leur place ;
• Les grilles d’arbre doivent être conformes à la norme
NF P 98-350, relative à l’accessibilité des cheminements
par les personnes à mobilité réduite ;
• Les fabricants conseillent de garnir les interstices
avec des gravillons jusqu’au bord de la grille.

La grille ‘Evolution’ d’Univers&Cité est fabriquée en tôle d’acier d’épaisseur 8 mm découpée au laser puis renforcée par des profils plats soudés sur chant. Les découpes sont
inspirées de formes de branchages entrecroisés.
L’association des formes carrées, rondes et aléatoires
permet de créer un équilibre entre la rigueur du bâti
des alentours et la physionomie naturelle du végétal.

Article du numéro de Janvier 2019, abonnez-vous

Un ‘banc refuge’ pour les insectes !

La rencontre entre Julien Hoffman, naturaliste, Philippe Riehling, designer, et l’industriel Sineu Graff a donné naissance à un mobilier pour le moins étonnant : le ‘Banc Refuge’, à la fois assise et hôtel à insectes (15 casiers de nature différente, remplis de fibres de bois, de sable…). L’acier qui le compose est traité par la technique Powder Blast, produisant aucun produit nocif pour l’environnement. Le bois de robinier est naturellement classe 4. Il est disponible en plusieurs configurations, y compris avec une grille d’arbre. Une signalétique pédagogique et un QR Code expliquent le dispositif et ses objectifs.

Bancs : l’élégance urbaine

Reprenant les codes de l’univers nautique, le banc ‘Epure’ de Tôlerie Forezienne associe deux matériaux nobles : l’inox et le chêne. Un banc chic et design.

Classiques ou modernes, les bancs meublent la ville de mille et une façons. Si la plupart des modèles s’intègrent avec discrétion dans l’espace public, d’autres s’affranchissent de cet impératif et affirment une identité forte. Motifs ajourés ou modérés, couleurs ‘pop’ ou naturelles, formes contemporaines ou traditionnelles… il y en a pour tous les goûts ! Ainsi les fabricants de mobiliers urbains ont-ils imaginé des bancs au design bien différent. Lesquels sauront satisfaire les collectivités ?

Un banc n’est pas qu’un banc. C’est un repère, une création, un objet urbain, un service public à lui seul (celui de s’asseoir !) et, pour certains, le prolongement direct de la politique menée par les élus. A travers le banc, qui représente un service public primaire, les citadins et les touristes ont ainsi bonne ou mauvaise opinion de la ville. Et s’il disparait, sous la pression parfois un peu poussive de la densification urbaine, ces derniers protestent. Logique, car le banc offre un instant de pause appréciable en toute circonstance et crée inévitablement du lien. Ivan Nouaille-Degorce, président d’Acropose, le confirme : “les bancs sont au cœur de l’aménagement d’une place ou d’un centre-ville. Ils créent du lien social, permettant à la population de se rencontrer, d’échanger et de se réapproprier l’espace public dans la convivialité”. Alors autant donner au banc la place qu’il mérite dans l’espace public. Surtout que les designers débordent d’imagination…

Produit phare d’une ligne de mobiliers conçus entièrement en acier thermolaqué, le banc ‘Francis’ d’Accenturba (1 880 mm de long) est délicatement poinçonné de motifs géométriques réguliers. La finition du banc, comme l’ensemble des standards de la marque, est réalisée en trois phases : grenaillage, anticorrosion riche en zinc cuit au four et peinture poudre polyester qualité architecture cuite au four.

Matériaux : un large panel

Affirmant l’identité d’une rue, d’un quartier ou de toute une ville, le banc est le support d’expression de divers matériaux. Voici les principaux :

‘Affinité’ de Sineu Graff est une solution d’aménagement qui offre des possibilités illimitées pour aménager le paysage urbain. Modules droits ou courbes, alignement des lattes, avec ou sans dossiers, installation isolée des mobiliers ou installation en configuration, longueur et formes…

• l’acier : recyclable à l’infini, l’acier confère au banc une solidité maximale, surtout en présence de structures mécano-soudées monoblocs. “Tous nos piètements sont construits en acier mécano-soudé, que ce soit en tôle découpée et pliée ou à base de tubes et de profilés plats. Sur certaines collections, le dossier est lui aussi réalisé en tôle d’acier, offrant un contraste intéressant avec les éléments en bois et une possibilité de jeux d’ombres grâce aux découpes” indique Bruno Lebranchu, directeur de la société Accenturba. En personnalisant le mobilier, les découpes laser apportent ainsi une réelle valeur ajoutée à l’aménagement. Côté finition, les peintures offrent de multiples combinaisons. Par exemple, chez Sineu Graff, toutes les pièces en acier sont traitées selon le procédé ‘Powder Blast’. “C’est un process qui, après nettoyage et grenaillage, consiste à revêtir les pièces d’une première couche de poudre époxy et d’une deuxième couche de poudre polyester. Ce système offre la possibilité de personnaliser le mobilier urbain dans les teintes mates, brillantes ou sablées” précise Annekathrin Catherine, responsable marketing de l’entreprise. Autre avantage de l’acier : son entretien, quasi nul. Des points de corrosion ? Un coup de brosse métallique, du papier à poncer et un stick de peinture suffisent. Mais les fabricants ont tout prévu avant d’en arriver là. A l’instar d’Acropose. “Notre entreprise traite systématiquement les métaux par une sous-couche anticorrosion (primaire époxy-zinc, métallisation, cataphorèse ou galvanisation à chaud) puis réalise la finition par application de poudre polyester thermolaquée. Ces techniques permettent de renforcer la résistance de l’acier aux agressions et à la corrosion” indique son président ;

Eco Design propose du mobilier urbain en plastique recyclé de qualité ‘Syntal Acryl’, matériau très dense, résistant, sans entretien, avec un large panel de couleurs (21 teintes différentes ).

• le bois : confortable et chaleureux, le bois (minimum classe 3) est un matériau très utilisé dans la fabrication des bancs, notamment des assises. Un banc avec une assise en bois possède de fortes capacités d’intégration dans de nombreux espaces aux styles architecturaux variés. La sensualité de la matière est révélée : le toucher soyeux du bois renforce la sensation de bien-être. Par conséquent, les mobiliers en bois augmentent l’attractivité de leur site d’implantation. Parmi les essences utilisées par les fabricants : le chêne français/européen, le frêne français/européen, les bois exotiques. Les labels PEFC, FSC et le respect du Règlement Bois de l’Union Européennes (RBUE) garantissent la préservation de la ressource et, indirectement, la qualité du matériau. Les procédés industriels de protection sont également déterminants dans la qualité du bois : application de lasure en émulsion aqueuse par procédé électrostatique, absence de solvants, de filmogènes… ;

Conçu en plastique recyclé, excepté les pieds qui sont composés de fonte, le modèle ‘Olympe’ de Sodilor mime parfaitement un banc d’inspiration historique (acier et bois).

• le plastique recyclé : difficile encore à croire pour certains, mais de simples bouteilles en plastique, des briques de lait ou bien encore des tableaux de bords de voitures peuvent se transformer en bancs publics, aussi solides qu’esthétiques. “Nous proposons du mobilier urbain en plastique recyclé de qualité ‘Syntal Acryl’, matériau très dense, résistant et sans entretien” indique Dorothée Viseux, de la société Ecodesign. De son côté, Sodilor propose une gamme de mobilier urbain en plastique recyclé sous la marque Secosi®. “La liste des avantages du plastique recyclé est longue. Il est imputrescible, inaltérable, ne prend pas l’humidité et résiste aux huiles, acides, à l’eau de mer, ainsi qu’aux UV. Avec une durée de vie estimée à 40 ans, il ne présente pas de risque d’échardes (idéal pour les enfants). C’est une matière revalorisée et recyclable à l’infini qui ne nécessite aucun entretien, ni maintenance. Il contribue à la valorisation des déchets plastiques et entre dans une véritable démarche durable et écologique. En référence, un banc simple représente 3 000 bouteilles d’eau recyclées” complète Aline Bourduge, responsable marketing de l’entreprise. Par ailleurs, suivant les fabricants, les planches et les carrelets en plastique recyclé peuvent être renforcés avec des âmes d’acier zingué ;

Au-delà de son design très contemporain, l’assise Kub d’Acropose a la particularité d’être déclinable à volonté grâce à des assises séparées et modulables, voire multicolores. Ce banc répond aux besoins actuels d’individualisation des assises, tout en intégrant les avantages d’un banc à plusieurs places (économie de budget et gain d’espace par rapport à des assises individuelles isolées).

• le béton : matériaux ultra-solides, les Bétons architectoniques et Fibrés à Ultra Hautes Performances (BFUHP) prennent n’importe quelle forme et revêtent n’importe quelle couleur. Le choix illimité des granulats et des pigments assure la variété décorative du béton ;

Esthétique, le banc ‘Prague’ d’Aréa incarne le design démocratique. Discret, il n’est pas en lutte esthétique avec son environnement mais participe à sa valorisation grâce à la transparence de son dossier en bois, la finesse de ses accoudoirs et de son piétement.

• l’inox : ce matériau confère au banc un aspect très moderne. Seul l’inox 316L garantit performance et durabilité. A utiliser de préférence en bord de mer. Ailleurs, la qualité 304 est suffisante.
Au regard des catalogues des fabricants, bon nombre de ces matériaux se combinent aussi entre eux afin de créer des bancs à l’esthétique unique. Si le mariage ‘acier-bois’ reste un grand classique, les associations ‘béton-acier-bois’ et ‘plastique-acier’ gagnent du terrain.

Réalisé à partir de tôles d’acier de 3 mm d’épaisseur, le banc ‘Lia’ d’Univers&Cité s’adapte parfaitement à un environnement urbain ou à un milieu plus végétalisé.

Formes, couleurs : les fabricants s’adaptent

L’attirance pour un banc plutôt qu’un autre est directement conditionnée par ses lignes, sa silhouette. C’est tout le travail des designers. En tout cas, ceux de Metalco ont été malins en dessinant les assises ‘Alterego’, en particulier les chaises longues qui, assemblées entre-elles sur un bloc forment un véritable banc invitant à la détente. Une réussite. “Nous travaillons beaucoup sur la mixité des matériaux et la modularité des produits.
‘Alterego’ est une alliance de béton, d’acier et de bois sur plusieurs modules (banc, table, pouf, chaise, ombrière…) afin que le maître d’œuvre puisse créer l’espace de vie qu’il souhaite en fonction de son projet” indique Arnaud Avezou, directeur de Mobil Concepts (distributeur Metalco). Même principe chez Acropose avec le banc ‘Kub’, arborant un design épuré et géométrique. “Au-delà de son design très contemporain, l’assise Kub a la particularité d’être déclinable à volonté (dos à dos, côte à côte) grâce à des assises séparées et modulables, voire multicolores. Le banc Kub répond aux besoins actuels d’individualisation des assises, tout en intégrant les avantages d’un banc à plusieurs places (économie de budget et gain d’espace par rapport à des assises individuelles isolées)” assure Ivan Nouaille-Degorce.

‘Alterego’ de Mobil Concepts (Metalco) est une alliance de béton, d’acier et de bois sur plusieurs modules (banc, table, pouf, chaise longue, ombrière…). Ici, trois chaises longues rassemblées forment un banc des plus originaux.

Chez Aréa, finesse et raffinement sont au rendez-vous avec le banc ‘Prague’, qui associe une ossature discrète en acier à des lames de bois très agréables au toucher. Association tout aussi sublime entre l’inox et le bois avec le modèle ‘Epure’ de Tôlerie Forezienne, qui ravira les amateurs de design. Autre mobilier : le banc ‘Lia’, très moderne dans ses lignes. “Le banc ‘Lia’ s’adapte parfaitement à un environnement urbain ou à un milieu plus végétalisé” précise Florence Rigail, d’Univers & Cité. Avec le souci d’apporter de la modernité grâce à des découpes minutieuses et esthétiques, Accenturba propose le banc ’Francis’. “C’est le porte-drapeau d’une ligne de mobiliers urbains entièrement construite en acier thermolaqué. L’idée est de proposer un motif à la fois géométrique et déstructuré, inspiré d’un esprit industriel adapté à notre tendance contemporaine. Comme pour l’ensemble de nos produits, la conception et le design sont soignés afin d’allier une durabilité optimum à des lignes harmonieuses” indique Bruno Lebranchu.
Pour les inconditionnels du plastique recyclé, Ecodesign présente toute une gamme de bancs aux formes classiques mais disponibles en 21 couleurs différentes. Qui a dit que le plastique recyclé était morose ?… Sodilor le prouve tout autant avec le modèle en plastique recyclé ‘Olympe’, mimant parfaitement un banc traditionnel d’inspiration historique (acier et bois).
Enfin, les amateurs de mobiliers élégants et ‘extra-larges’ seront certainement séduits par le modèle ‘Affinité’ de Sineu Graff. “‘Affinité’ est une solution d’aménagement qui offre des possibilités illimitées pour sculpter le paysage urbain. Modules droits ou courbes, alignement des lattes, avec ou sans dossiers, installation isolée des mobiliers ou installation en configuration, longueur et formes …. ‘Affinité’ permet de laisser libre cours à l’imagination pour créer l’espace en phase avec les usages” précise Annekathrin Catherine.
Qu’on se le dise, les mobiliers d’aujourd’hui sont élégants, robustes et durables. Alors faites votre choix !

Des bancs moins coûteux ?

En usine, la plupart des procédés actuels de fabrication minimisent les pertes de matières, ce qui réduit directement le coût du produit final. Certains concepteurs vont même jusqu’à plier des tôles d’acier pour limiter les pertes par découpes et éviter les soudures. Par ailleurs, le choix des matériaux est essentiel afin de trouver le meilleur compromis entre durabilité, coût et robustesse. Dans tous les cas, les collectivités doivent placer la qualité au premier plan. Un cycle de vie allongé, du à des matériaux performants, réduira automatiquement le coût global des produits (remplacement, entretien…).

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dans le numéro de Novembre-Décembre 2018, abonnez-vous

Corbeilles et conteneurs : objectif propreté

La propreté d’une ville est directement liée à la présence de mobiliers urbains dédiés à cet effet. Postées en toute discrétion dans l’espace public ou affichant parfois un certain style, les corbeilles se veulent dans tous les cas des éléments de décor et incitent, indirectement, l’acte responsable de jeter, trier ou recycler. Fini également les bacs de collecte disgracieux, place aux conteneurs soigneusement designés, colorés et connectés !

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dans le numéro d’Octobre 2018, abonnez-vous

Mon ‘idylle’ !

La gamme de mobilier urbain ‘Idylle’ (bancs, banquettes, fauteuils, tables…) de Sineu Graff, dessinée par le designer Arturo Erbsman, est une véritable invitation à la détente. La douceur des lignes, inspirée du monde végétal, mais aussi la noblesse des matériaux (fonte et bois), rendent l’ensemble confortable et très esthétique. La fluidité des courbes et la linéarité des assises, l’alternance de pleins et de vides, le poli des lattes de bois aux angles adoucis et la texture de la fonte sont autant de dialogues que la collection ‘Idylle’ propose.