Archives de catégorie : Arbre en ville

Maromme : l’arbre, une respiration, un poumon vert

A proximité immédiate de Rouen, la Ville de Maromme a su, au fil des années, préserver et renforcer la présence de l’arbre en ville, malgré des contraintes urbanistiques fortes. PLU, veille foncière, recettes de l’exploitation du bois communal, plantations avec les enfants… autant d’outils pour développer le patrimoine arboré urbain, véritable priorité pour l’équipe municipale.

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dans le numéro d’Avril 2019, abonnez-vous

Orléans : l’arbre, un être vivant à protéger

Au bord de la Loire, entre les forêts de Sologne et d’Orléans, la cité orléanaise fait la part belle à l’arbre. Bien-être, santé, fraîcheur, respiration, biodiversité,… l’arbre est au cœur d’une politique volontariste menée par la Ville depuis plus d’une dizaine d’année, pour une présence accrue et une protection renforcée de celui-ci face aux agressions du milieu urbain. PLUi, Charte de l’Arbre Orléanais, cahier technique de plantations… autant
d’outils pour préserver l’arbre en ville.

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dans le numéro de Mars 2019, abonnez-vous

Quelles politiques incitatives en faveur de la protection et du développement de l’arbre en ville ?

La végétalisation et la plantation de la ville doivent être encouragées comme des actions d’adaptation aux changements climatiques. La canopée urbaine permet de lutter contre les îlots de chaleur.

La notion de services écosystémiques rendus par la nature, et en particulier par les arbres en ville, conduit aujourd’hui à l’émergence de nouvelles logiques d’urbanisme pour créer des villes plus durables. Paradoxalement, face à ces perspectives très favorables pour la filière paysage mais surtout pour la qualité de vie des citadins, il subsiste curieusement un manque flagrant de manifestation d’intérêt ou d’encouragement, tant au niveau
des organisations locales que des politiques nationales. Comment dans ce contexte imaginer des politiques incitatives et volontaristes en faveur du retour de la nature en ville ?

Si l’idée que les arbres plantés en ville ne sont pas que des objets de décoration, que leur utilité couvre un nombre très vaste de domaines, n’est pas une idée nouvelle, les résultats des recherches scientifiques internationales menées depuis plus de 50 ans en apportent aujourd’hui des preuves irréfutables à ce qui n’était hier que simple intuition.

Vers une reconnaissance des services rendus par les arbres

Que l’on étudie le sujet sous un angle environnemental ou social, sanitaire ou économique la nature offre des services variés indispensables pour compenser les maux de nos métropoles modernes : atténuation des îlots de chaleur par la canopée urbaine, dépollution de l’air et des sols, solutions alternatives à la gestion des eaux pluviales et à l’assainissement des eaux usées, lutte contre l’érosion de la biodiversité, impacts positifs et multiples sur la santé, le bien-être et le lien social, bénéfices économiques et valorisation foncière des territoires…
Ces fonctions et répercussions positives pour notre société, qualifiées aujourd’hui de services écosystémiques, sont ainsi de plus en plus mises en avant dans les études prospectives sur les modèles de villes résilientes.
Mais, curieusement, elles sont encore très timidement prises en compte dans les orientations politiques tant nationales que locales.
De nombreuses résistances subsistent à tous les niveaux, des freins culturels et organisationnels empêchent actuellement ces idées d’être prise en compte à la hauteur des enjeux.

Impasse végétalisée à Paris : toutes les petites initiatives sont à favoriser !

Vers des politiques incitatives

L’adaptation des villes aux changements climatiques passe, par exemple, par la nécessité de développer la canopée urbaine. Ce développement pour s’accompagner d’effets sensibles et durable passe par une ambition territoriale forte : 1 million d’arbres plantés à New York ou en projet à Brisbane ou Los Angeles, plus de 300 000 arbres à planter à Montréal d’ici 2025 pour passer de 20 à 25 % de surface de canopée urbaine.
Or l’analyse des patrimoines verts des grandes villes montrent que l’enjeu dépasse les seules institutions publiques locales mais concerne de manière globale tous les habitants et acteurs du territoire urbain. Sur l’agglomération lyonnaise, par exemple, près de 80 % des 3 millions d’arbres poussant sur le territoire de la Métropole sont situés sur domaines privés, seul 10 à 20 % sont directement la propriété des acteurs publics.
Or, avant d’inciter à planter, il faut d’abord convaincre de protéger ce qui existe.
En effet, depuis plus d’un siècle le développement des villes conduit à la disparition d’une grande proportion de ces arbres privés remplacés par des constructions. Cette disparition des arbres crée une carence de nature dans les nouvelles zones urbanisées nécessitant des politiques de compensation par les collectivités avec la nécessité de créer des espaces verts publics. Une inversion s’opère ainsi progressivement entre le centre et la périphérie : en périphérie, dans une commune résidentielles bordée d’espaces naturels, les arbres sont nombreux et majoritairement sur le domaine privé (jusqu’à 95 % du total des arbres), alors qu’au cœur de l’agglomération la situation s’inverse : d’une part, les arbres sont moins nombreux, mais ils sont majoritairement, voire presque exclusivement publics. La protection des arbres s’organise dans les règlements d’urbanisme avec le classement d’individus ou de boisements, par exemple en “Espace Boisé Classé”. Or il faut bien reconnaître que ces classements sont rarement demandés par les propriétaires privés qui les considèrent davantage comme une sanction dévalorisant leur parcelle que comme une reconnaissance de qualité. Pourtant si l’on classe des arbres privés c’est implicitement pour reconnaitre leur utilité pour la communauté tout entière, et pas simplement pour leur propriétaire qui lui en assume la charge et la responsabilité. Pire si le classement entraîne une servitude qui déprécie la valeur globale du terrain, le bénéfice en revient aux parcelles voisines dont la valeur grimpe automatiquement par la présence de ces arbres classés à proximité. Aussi une logique de reconnaissance des services écosystémiques devrait servir à corriger cette injustice, en évaluant et rétribuant ces services aux propriétaires d’arbres ou de boisements classés. On pourrait, par exemple, imaginer de sortir les surfaces arborées classées de l’assiette de calcul de la taxe foncière, en compensant par une augmentation de la taxe sur les terrains non boisés qui n’apporte pas cette plus-value au quartier. Cette mesure équitable et neutre économiquement pourrait être un signal incitatif pour encourager la protection des arbres, la replantation et les demandes de classement volontaire des arbres par les propriétaires privés.

Inciter à planter davantage la ville

Importance des arbres privés dans la couverture
de canopée d’une ville.

De même, si la plantation d’arbres, le développement de surfaces végétalisés dans les jardins comme sur les bâtiments ou les voiries doivent permettre de rendre la ville plus vivable, alors comment imaginer des politiques incitatives et volontaristes capable de lancer un véritable signal ?
Aujourd’hui les politiques en la matière ne dépassent que rarement la simple approche réglementaire, basée sur des objectifs quantitatifs vécus comme des contraintes par de nombreux aménageurs et particuliers. On verra sur le parking d’un centre commercial apparaître à la création des arbres, souvent chétifs entre les places de stationnement, car la règle impose, par exemple, un arbre pour quatre places. Mais généralement le sens de cette exigence n’est pas compris, les arbres sont plantés pour respecter la règle d’urbanisme, mais dans des conditions si médiocres qu’une majorité d’entre eux aura disparue dans les cinq ans, libérant un désert minéral, dégradant encore un peu plus les paysages d’entrée de ville et amplifiant le développement des îlots de chaleur urbains. Le sens profond et les véritables finalités des règles d’urbanisme restent trop souvent incompris, et c’est pourquoi on cherche plutôt à les contourner plutôt qu’à les satisfaire comme une participation à une œuvre collective.
La végétalisation et la plantation de la ville doivent être encouragées comme des actions d’adaptation aux changements climatiques.
Pour cela, il est d’abord nécessaire de faire œuvre de davantage de pédagogie afin que le grand public et les acteurs locaux comprennent la nécessité de leur implication directe dans cette stratégie. L’enjeu de la transformation de la ville par une végétalisation accrue ne pourra pas se réaliser seulement par des investissements publics, mais par la multiplication de petites et moyennes initiatives de personnes, associations et aménageurs encouragés et accompagnés par leurs collectivités.
Au niveau local, des aides pourraient être envisagées pour planter des arbres de la même façon que l’on aide à l’achat d’un vélo électrique. L’achat de végétaux pourrait être également facilité en lien avec des groupements de producteurs locaux et accompagné de conseils sur le choix des essences adaptées. Les travaux de plantation confiés à des entreprises dans les périmètres urbains pourraient faire l’objet de défiscalisation partielle dans le cadre d’une stratégie nationale ambitieuse d’adaptation des villes aux changements climatiques et d’amélioration de la qualité de l’air…
Des dons ouvrant des possibilités de défiscalisation via des systèmes de financement participatifs pourraient également être envisagés pour ceux qui veulent agir, transformer leur ville mais n’ont pas de terrain pour cela. À Berlin (*) un système de “crowdfunding” de ce type permet de choisir précisément l’arbre projet que l’on souhaite financer. Les systèmes de compensations écologiques des entreprises polluantes devraient permettre de financer des projets de plantations locales qui bénéficient directement au quartier impacté par l’activité…
Bref toutes sortes de dispositifs incitatifs peuvent et doivent être imaginés si l’on souhaite réellement agir et améliorer la qualité de vie de près de 80 % de la population qui vit dans les villes.
Cette politique doit d’abord s’appuyer sur une médiatisation bien plus massive en direction du grand public, s’accompagner d’un véritable effort de pédagogie afin de faciliter la compréhension des enjeux et de l’importance d’une contribution, même minime de chacun à cet effort collectif.
Les incitations financières sont ensuite indispensables pour permettre de faciliter le passage à l’acte et faire de cette végétalisation de la ville une véritable cause publique.

Frédéric SEGUR
Métropole de Lyon
Animateur GT Espaces Verts, Nature et Paysage de l’AITF
fsegur@grandlyon.com

Article du numéro de Février 2019, abonnez-vous

Comment mieux adapter les arbres urbains aux sécheresses estivales ?

La sécheresse intense qui a touché la France depuis le milieu de l’été dernier n’est pas sans conséquences pour le développement de la végétation. En regardant autour de nous, on découvre pelouses grillées, arbres en souffrance et massifs aux couleurs automnales précoces. Si ce type d’épisode climatique intense fait partie des incidences des changements climatiques, alors on peut redouter qu’il se reproduise de manière récurrente et sur des périodes de plus en plus longues dans les prochaines années. Aussi, il nous faut réfléchir à la manière de s’adapter à cette situation par notre organisation et l’évolution de nos techniques, par la manière de concevoir et de gérer nos projets de plantation.

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dans le numéro de Janvier 2019, abonnez-vous

Patrimoine arboré menacé, comment lutter ?

On assiste actuellement à une augmentation de la diversité et des populations de ravageurs qui mettent à mal notre patrimoine arboré. Charançon rouge, mineuse du marronnier, processionnaires du pin et du chêne… tous s’attaquent aux formes paysagères patrimoniales qui dessinent nos villes et nos campagnes. D’intérêt public, la lutte est nécessaire et soumise à des réglementations précises, qu’elle soit mécanique, biologique ou encore chimique, cette dernière s’inspirant de processus naturels.

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dans le numéro de Novembre-Décembre 2018, abonnez-vous

Quelles essences d’arbre face au réchauffement climatique ?

Le dérèglement climatique à l’œuvre n’a échappé à personne.
Un été particulièrement chaud et sec sur l’ensemble du pays
a mis à rude épreuve le patrimoine végétal, avec des températures amplifiées par l’effet d’îlot de chaleur urbain. Face à cela,
la plantation d’arbres, premiers “acteurs végétaux” du climat,
est indispensable pour des villes plus vivables. Encore faut-il que ceux-ci puissent résister à des sécheresses de plus en plus longues…

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dans le numéro d’Octobre 2018, abonnez-vous

Perpignan : révolutionner son patrimoine arboré

Ville catalane au climat méditerranéen, Perpignan est en train d’accomplir un tour de force : planter près de 5 000 arbres sur un mandat pour renouveler et densifier son patrimoine arboré. Historiquement peu dense en espaces verts et infestée par le charançon rouge qui décime les plantations de palmiers, la Ville a ainsi mis en place un plan de plantation d’envergure répondant, dans le même temps, aux enjeux du changement climatique.

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dans le numéro d’Août-Septembre 2018, abonnez-vous

Colloque scientifique sur les bioagresseurs du buis

L’AFPP (Association Française de la Protection des Plantes) organise les 16 et 17 octobre 2018, dans l’auditorium Thélème de l’Université de Tours, le ‘Colloque scientifique sur les bioagresseurs du buis’. L’accent sera mis sur 3 thèmes : présentation d’un panorama de l’ensemble des problèmes sanitaires du buis, synthèses des connaissances acquises contre les deux principaux fléaux du buis (pyrale et maladies à dépérissement), et état des lieux des moyens de lutte disponibles et à venir. Consultez le programme et retrouvez le bulletin d’inscription sur www.afpp.net

Les arbres en villes pourraient absorber autant de carbone qu’une forêt tropicale !

Un outil de mesure du carbone appelé LiDAR (Light Detection and Ranging) développé par l’Université de Londres (UCL) pour mesurer au sol la quantité de carbone stockée dans les forêts tropicales a été utilisé pour la première fois à Londres dans le quartier de Candem où, d’après les estimations, 85 000 arbres sont présents.

Grâce à cet outil qui permet de créer une image 3D très détaillée de la structure des arbres, l’UCL a mis en évidence le fait qu’un grand parc, tel que celui d’Hampstead Heath à Londres, pouvait stocker jusqu’à 178 tonnes de carbone par hectare ; à comparer avec la valeur médiane pour les forêts tropicales de 190 tonnes de carbone par hectare.
Ce travail de recherche contribue aujourd’hui à mieux connaître le potentiel des arbres urbains sur le stockage du carbone et l’atténuation du changement climatique. Plus spécifiquement, une telle méthode d’évaluation permet non seulement d’identifier les spécificités en matière de services écosystémiques des arbres en milieu urbain par rapport à ceux présents naturellement, mais aussi la valeur apportée par chaque arbre selon l’aménagement urbain. Les auteurs de cette étude scientifique espèrent ainsi que les enseignements aideront à mieux comprendre la valeur des arbres urbains et à influencer les prochaines décisions en matière de planification urbaine.

Source : UK urban forest can store as much carbon as tropical rainforests, UCL News, 26 June 2018.

L’arbre, un climatiseur urbain

L’arbre n’est plus seulement à considérer selon sa valeur ornementale : il répond en effet aujourd’hui aux deux enjeux primordiaux de changement climatique et de maintien
de la biodiversité. En captant du carbone, en facilitant l’absorption des pluies par les sols et en rafraîchissant l’air, il est l’acteur clé de demain pour rendre résilientes nos villes qui, d’ici 2050, devraient connaître régulièrement, durant l’été, des épisodes caniculaires similaires à celui de 2003.

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dans le numéro de Juin-Juillet 2018, abonnez-vous