Archives de catégorie : Débats & Opinions

La biodiversité
au service de la santé

La dynamique d’effondrement de la biodiversité impacte directement la santé humaine. Aux acteurs de l’aménagement du territoire d’inverser la tendance en préservant la diversité biologique des écosystèmes. Un engagement d’autant plus salvateur dans les villes, où les risques sanitaires et climatiques sont plus élevés.

La nature serait-elle la solution à tous les problèmes qui impactent les villes denses ?
En tout cas, des experts d’origine diverse (chercheurs, écologues, médecins…), invités lors du dernier colloque organisé par CDC Biodiversité, sont d’accord sur un point : préserver la biodiversité, c’est préserver la santé humaine. Le sujet, aujourd’hui largement documenté par des publications scientifiques, n’est pourtant pas nouveau. En 2011, une étude britannique, associant plus de 700 chercheurs, avait déjà révélé que verdir le cadre de vie de ceux qui n’ont pas accès à des espaces verts permettrait d’économiser pas moins de 5 milliards d’euros de dépenses de santé par an. Bonne nouvelle, sachant que cette valeur correspond, à peu de chose près quand on parle de milliards, au déficit de la Sécurité sociale en 2019. A-t-on pour autant pris acte des enseignements de cette étude dans les politiques territoriales qui se sont succédées ? Question sans réponse. Mais une chose est certaine : la biodiversité soigne le corps et l’esprit.

Dégradation des écosystèmes et émergence des pathogènes

En dégradant les écosystèmes, l’être humain favorise non seulement la propagation des pathogènes, mais détruit potentiellement les solutions que l’Homme pourra y trouver et qui permettraient d’éradiquer les maladies et les épidémies. “Plus de la moitié des médicaments sont fabriqués à partir de substances actives naturelles (utilisées brutes ou obtenues par synthèse). Or, sur les 20 millions d’espèces, tout règne confondu, que renferme la planète, seules 2 millions sont connues par la communauté scientifique. Beaucoup d’espèces animales et végétales restent donc à identifier et à étudier, car certaines pourraient donner des pistes sérieuses pour combattre les pathogènes” indique Antoine Cadi, directeur recherche et innovation de la filiale CDC Biodiversité. L’érosion de la biodiversité à l’échelle la planète serait donc la porte ouverte aux pathogènes et la destruction assurée des remèdes présents dans les milieux naturels. “Par l’action de l’homme, les maladies se propagent plus facilement en dehors de leur écosystème, où elles sont régulées naturellement. La biodiversité fait, pour ainsi dire, barrière aux pathogènes, et constitue un réservoir de molécules actives” résume-t-il.

© Le Prieuré

La nature aide le corps médical

Thérèse Rivasseau-Jonveaux, neurologue au CHU de Nancy, intègrent la nature comme un dispositif de lutte contre les maladies, dans la mesure où les patients ont accès à des jardins et s’impliquent dans leur gestion au quotidien. Observée, touchée ou bien encore humée, la nature possède en effet des vertus thérapeutiques qui, aujourd’hui, ne sont plus à prouver. “L’homme fait partie de la nature, il est un élément de la biodiversité. En se déconnectant d’elle, il perd ses fondamentaux et devient plus faible sur le plan sanitaire. En présence de végétaux, l’homme se sent beaucoup mieux, moralement et physiquement” indiquent les médecins. Reste aux décisionnaires et à tous les acteurs de la planification urbaine de préserver et/ou de créer des espaces de nature, dans la mesure où la biodiversité qui les peuple soit accessible en toute sécurité. Et c’est tout l’intérêt des aménagements imaginés par des professionnels du paysage.

Une ville sans espaces verts est une ville morte !

Face au dérèglement climatique, le défi des collectivités est de reconnecter les dynamiques sociales et économiques à celles de la biosphère. Car la nature est un formidable outil d’adaptation locale au changement climatique, un moyen de survie diront certains, soit en tant que solution, soit en tant que complément à d’autres solutions techniques. Prenons un exemple : le refroidissement de l’air. La végétation, du fait de la photosynthèse, a un impact largement démontré sur l’abaissement des températures ambiantes. Apposée sur un toit végétalisé, cette nature permet de lutter contre les températures excessives, mais elle contribue aussi, en complément, à réduire les dépenses énergétiques des bâtiments, à diminuer les quantités des eaux de drainage déversées depuis les toits, à étaler le relargage des eaux de pluie dans les réseaux, à préserver les installations… Bref, la nature et sa biodiversité est multi-servicielle et participe à la préservation de la santé humaine en réduisant notamment les épisodes caniculaires, les phénomènes d’inondation ou bien encore les émissions polluantes, causes de nombreux décès. “Intégrer la nature en ville n’est pas seulement bénéfique pour les papillons et les oiseaux, mais également, et surement, surtout pour la santé des hommes qui y vivent. Pour vivre en ville, il est nécessaire que celle-ci soit verte et ne fasse pas obstacle à la nature et à la mobilité géographique des espèces. En périphérie des villes, il devient urgent de mettre en place les conditions permettant de retrouver des pratiques agricoles respectueuses du sol, de la vie microbienne… et du voisinage comme l’actualité l’a abondamment rappelé fin 2019” estime Antoine Cadi. Tout porte donc à croire qu’une politique de verdissement est une politique de santé publique.

Planter : une question de volonté et de garantie

Il a été prouvé qu’entre le cœur de Paris et le centre de la Seine-et-Marne, l’écart de température est de 8° C, ce qui impacte, d’une manière ou d’une autre, la santé humaine. En effet, sur de longues périodes, le corps de l’homme entre dans un état de résistance au-delà de 26-28° C. Sachant que le mercure peut monter jusqu’à 40° C à l’ombre pendant longtemps, notamment dans la capitale, la ville serait donc devenue un milieu invivable en été. D’où la ruée des citadins vers les climatiseurs. Une fausse bonne idée selon Antoine Cadi. “Ils rafraîchissent, c’est certain. Mais pour retirer une calorie vers l’extérieur, ils vont consommer deux calories. On dépense ainsi deux fois plus d’énergie sans régler le problème de fond” explique-t-il. Pour fraîchir la ville, mieux vaut planter des arbres et faire confiance à la biodiversité. “Les végétaux ont l’avantage de ne pas être onéreux. Leur intégrité dans la ville n’est donc qu’une question de volonté. Cependant, un arbre ne donne pas les mêmes garanties qu’un climatiseur. En effet, un climatiseur aura telle capacité de rafraîchissement, telle durée de vie… Mais en travaillant avec des végétaux, on ne peut pas assurer des performances identiques, comme il est impossible de dire avec exactitude qu’une noue est capable de gérer tant de mètres cubes”.

Gérer les flux

Les kilomètres de bitume ont un impact évident sur le dérèglement climatique. Par conséquent, il est aujourd’hui urgent d’envisager une réelle désartificialisation des sols urbains. “Avoir pour objectif que 80 % de la population urbaine ait accès à un espace vert à moins d’un kilomètre est louable. Mais cela ne remet pas en cause les flux. Il serait préférable de les réorganiser, de supprimer certaines voies, d’enlever le goudron qui les recouvre et de le remplacer, de façon intrusive, par un espace vert. La ville devient ainsi plus vivable, plus respirable” estime le directeur recherche et innovation de CDC Biodiversité. Cette démarche, pleine de bon sens, implique d’avoir une nouvelle vision architecturale et urbanistique de la ville. Aux élus et gestionnaires des villes de prendre le relais.

Forme Publique :
du mobilier ‘générique’

Dans le cadre de la 4e édition de l’évènement Forme Publique, la biennale du mobilier urbain se déroule dans le quartier d’affaires de Paris La Défense. Trois équipes de créateurs et d’industriels présentent, à travers des prototypes, de nouvelles possibilités de se reposer, se retrouver ou déjeuner.

Retrouvez l’intégralité de l’article
dans le numéro de Janvier 2020, abonnez-vous

Le paysage dans la gestion des risques

Les incendies et les inondations régulières sont des phénomènes qui remettent en question la manière dont nous organisons nos villes. Comment composer avec le risque à travers l’aménagement de la ville ? Enrichir et préserver la biodiversité peut-il contribuer à protéger l’espace urbain ? Éléments de réponse auprès de paysagistes-concepteurs spécialisés dans la gestion des risques.

Retrouvez l’intégralité de l’article
dans le numéro de Novembre- Décembre 2019, abonnez-vous

La phrase

« Notre ambition est d’améliorer la protection et l’entretien des jardins et espaces publics en alliant sécurité et environnement, en s’appuyant sur l’innovation dans chacune de nos trois grandes catégories de produits, en particulier le biocontrôle » a déclaré Lionel Orcel, nouveau président de l’UPJ.

En savoir plus

Diplômé de l’ISARA Lyon (2001) avec une spécialisation en agrobusiness, Lionel Orcel a commencé sa carrière en tant que Chef de produit dans le domaine du jardin avant d’intégrer la société Nufarm en 2005 à différents postes (Marketing France, Marketing Développement Europe, Responsable de la Business Unit Nufarm Espaces verts Europe). En 2016, il prend la Direction de l’ensemble des activités agricoles et non agricoles de Nufarm France. Il intègre par la suite le groupe BHS durant l’été 2019 en tant que Directeur Général Adjoint en vue de développer les activités non agricoles. Présent dans les groupes de travail de l’UPJ depuis 2001, il en devient administrateur en 2012 puis membre du Bureau avant d’en prendre la présidence. Un nouveau poste synonyme de changement pour l’UPJ.

Au côté de Nicolas Marquet, Directeur Général de l’UPJ, Lionel Orcel a fait le choix d’une nouvelle gouvernance, composée de trois Vice-Présidents, dans le but de renforcer chacun des pôles inhérents à l’association. Marie-Laure Biannic, Directrice Générale de Lodi Group, sera en charge de la partie ‘Biocides’, Pierre Becid, Directeur Affaires règlementaires de Compo France SAS, du pôle ‘Biocontrôle et santé végétale’ et Christophe Juif, Directeur Général d’or Brun, pour la partie ‘Matières fertilisantes et supports de culture’.

« Notre ambition première est d’améliorer la protection et l’entretien des jardins et espaces publics en alliant sécurité et environnement, en s’appuyant sur l’innovation dans chacune de nos 3 grandes catégories de produits avec en particulier le développement du biocontrôle. La constitution d’une nouvelle gouvernance permet à l’UPJ d’inscrire ses différents pôles dans une stratégie propre à chacun d’entre eux et de déployer leurs actions pour une meilleure efficacité » a-t-il déclaré.

Déchets verts et économie circulaire

A l’occasion de la deuxième édition des Trophées Paysagistes pour l’Environnement (photo des lauréats), Pellenc et l’Ademe ont proposé des pistes de réflexion sur les déchets verts à travers une table ronde et des témoignages réunissant plusieurs acteurs engagés.

A The camp, campus d’innovation dédié à la ville de demain près d’Aix-en-Provence, Pellenc et l’Ademe ont organisé un colloque sur le thème “déchets verts et économie circulaire”. Plusieurs acteurs, issus d’horizons variés (experts, collectivités, entreprises…), ont ainsi pu échanger sur leurs expériences respectives et sur les bonnes pratiques à mettre en œuvre pour réduire la production et mieux valoriser les résidus végétaux. Chaque année, ce sont
en effet plus de 4,7 millions de tonnes de déchets verts et bio déchets qui sont collectées et qui doivent pouvoir être réutilisées à bon escient.

Pourquoi en matière de protection de notre environnement, notre espèce (humaine, supposée plus intelligente, ndlr) ne ferait pas aussi bien, voire mieux, que les espèces animales et végétales ?
Quand on analyse le cycle de vie d’un produit qui comprend extraction, fabrication, assemblage, distribution et utilisation, on étudie souvent son recyclage. “Mais cette opération est très énergivore tant en matière de transport que de traitement, il est préférable de faciliter le remplacement des pièces d’usure pour prolonger la durée de vie des produits et matériels” a expliqué Emmanuel Delannoy, consultant spécialisé en économie circulaire.
Aujourd’hui, même si le catastrophisme l’emporte souvent, on peut aussi voir le verre à moitié plein ou à moitié vide. Le changement est en cours (climatique, épuisement des ressources…). Nous devons apprendre à faire face à ces changements et nous y adapter. Le monde change, il faut changer, petit à petit car les solutions alternatives existent, on les connaît mais peu les utilise (ex. co-voiturage…), il faut s’engager dans ces solutions, le faire chaque jour un peu plus. Il est nécessaire de développer une nouvelle manière de penser la conception et le réusage des produits. Comment créer cette même valeur pour l’entreprise et ses clients ? Ajouter des alternatives ou de nouveaux services ?
Certaines solutions alternatives existent ou sont en cours d’élaboration, à l’exemple d’une toile en PLA comme alternative aux conteneurs utilisés pour la production des végétaux, ce qui supposerait de revoir tout le système de production horticole (rempotage…) et de distribution. Et d’approvisionnement auprès des pépiniéristes locaux pour réduire son impact carbone ! Mais on peut argumenter, comme le fait Corine Bourgery (ingénieur agronome et urbaniste, Citare) “que l’alternative aux conteneurs horticoles est de semer des graines ou de planter en racines nues conformément aux pratiques forestières. Ce qui suppose toutefois que l’on accepte qu’un paysage, qu’un jardin se forme avec le temps, avec le sol…”.

Des déchets verts ? Non un précieux résidu !

Pour Sandrine Candelier, du Pôle Économie Circulaire de l’Ademe : “interdit depuis les années 80, le brûlage est une double aberration : d’une part, car il pollue l’air et d’autre part car on détruit un stock de matière organique. Le but principal est d’éviter de détruire et de jeter ces résidus pour les considérer comme une ressource. Il faut pouvoir utiliser cette matière organique indispensable pour les jardins, leur sol et leurs plantes”.
Branchages, tailles, tontes, feuilles mortes, fleurs et plantes fanées, écorces, herbes folles… sont qualifiés de déchets verts, un terme impropre car il s’agit de résidus. En effet, le terme de déchets implique règlementairement qu’ils soient détruits. Or ce sont une ressource indispensable pour pailler les sols et les massifs, réduire l’arrosage, empêcher la pousse des adventices et amender le sol : l’enrichir et lui apporter de la matière organique (azote, phosphore…) et de la vie. L’idéal étant de les réutiliser sur place pour limiter les transports (bilan carbone) car ils constituent de la matière organique pour les sols. Ces changements de pratiques nécessitent information, formation et éducation. Que fait-on de ce stock de résidus verts et quel impact sur le mode d’entretien du jardin public, ou privé ?
Pour les jardins privés, et éviter l’évacuation en déchetterie, de nombreuses collectivités développent des services subventionnés pour proposer des prestations de broyage à domicile chez les particuliers qui le souhaitent (entre 30 et 60 euros l’intervention) avec des petits broyeurs qui se déplacent de jardin en jardin.
Réduire la production de résidus verts nécessite de planter le bon végétal au bon endroit, selon l’emplacement et les contraintes du lieu, pour éviter de tailler arbres et arbustes.
A Martigues, explique Bénédicte Pourtalès, “avec un agriculteur, nous développons l’éco-pâturage pour remplacer le fauchage traditionnel sur certains espaces naturels car les ovins sont plus sélectifs que les faucheuses, ou pour entretenir nos pistes DFCI (Défense des Forêts Contre l’Incendie) en forêt communale. Pour réduire nos déchets verts, nous rehaussons aussi nos hauteurs de tonte : on réduit les exports et les prélèvements et on utilise les résidus de tonte pour pailler nos massifs. Les bois et branches élagués sont un gisement pour produire des plaquettes de chauffage ou du BRF pour le paillage des massifs. Le bois nous sert aussi pour réaliser des haies de benjes, pour remplir des gabions et fabriquer des hôtels à insectes qui servent avant tout à communiquer”.

Changer nos pratiques

Pour Emmanuel Delannoy, conférencier et consultant spécialisé en économie circulaire : “il s’agit d’appliquer le concept d’économie circulaire aux espaces verts avec tous les outils à disposition”.
A l’exemple de la ville de Marseille comme l’a relaté Didier Vidal : “depuis 2009, nous avons introduit une gestion écologique des espaces verts dans cette ville ou l’on manque d’espaces verts au regard du nombre d’habitants, même si nous avons un grand parc par arrondissement. Concrètement, il faut utiliser le bon végétal au bon endroit pour éviter leur taille, rehausser la hauteur de tonte et espacer les tontes sur certaines pelouses… et donc limiter les résidus verts”.
Pour pouvoir gérer les jardins et les espaces verts de manière durable, les habitudes et les perceptions doivent évoluer. Selon Corinne Bougery, cela commence par “accepter qu’en Méditerranée, l’herbe n’est pas verte toute l’année par exemple”. Une idée soutenue par Sandrine Candelier, pour qui “un jardin sans pelouse uniforme, ni haies taillées très nettement, peut également être joli”. Mais qui ne fait pas l’unanimité, en effet, comme le souligne Didier Vidal, les végétaux, les arbres et les pelouses rafraîchissent la ville. Si on a arrêté l’arrosage des espaces visuels comme les ronds-points, on arrose les espaces usuels (détente, jeux, pique-nique…) que sont les pelouses dans les grands parcs urbains car ils apportent de la fraîcheur et du confort aux Marseillais.
“Tout notre débat, reprend Corinne Bourgery, est à ramener à notre conception des espaces verts et à l’attente sociale, il faut reconsidérer ce que l’on apprécie pour son esthétique de la nature, car l’homme n’aime pas la nature”.
“A titre personnel, on peut partager ces beaux discours mais concrètement que devient mon entreprise, s’interroge Jean Michel Roche (Les jardins de Pauline) car on est dans un sytème économique et il faut servir un salaire à nos collaborateurs”.
Quel que soit le sujet, il est de votre responsabilité. Nous avons toujours une bonne raison de ne rien faire, or l’enjeu actuel est que chacun fasse quelque chose la relation avec son métier, son quotidien, ses habitudes. Il faut agir là où l’on a des compétences, et avec beaucoup d’intelligence car il y a de nombreuses solutions à adopter et à choisir selon le lieu, le contexte et le moment. L’expertise, c’est agir de manière efficiente avec une stratégie et une batterie d’outils et d’actions pour se resynchroniser avec la biosphère. Cela suppose d’observer et de travailler avec le vivant, pour parfois moins intervenir.
“Quand on s’inscrit dans une telle démarche, explique Quentin Lefaucheux (président de l’Unep Méditerranée), on donne du sens car on explique pourquoi et comment on procède. On a parfois un devoir de désobéir à un CCTP, on prend certes un risque, mais on doit expliquer qu’il existe une alternative, par exemple ne pas installer un arrosage automatique mais planter luzerne et achillée. Quand on explique les enjeux et les solutions tout le monde comprend, même si cela fait débat, il faut communiquer sur ce que l’on fait et pourquoi on le fait”.
“Faire équipe avec la vie, souligne Emmanuel Delannoy, c’est travailler avec la nature, cela demande beaucoup d’intelligence et surtout beaucoup d’humilité ”.
“Il faut aussi se déconnecter de la valeur marchande, où tout s’achète et tout se vend ; or c’est parfaitement contradictoire de donner un prix à ce qui n’en a pas. La biodiversité n’est pas l’ennemi de l’économie mais tout n’est pas réductible à une valeur marchande, car beaucoup plus que la seule valeur marchande ; le sujet n’est pas quantitatif mais qualitatif”. C’est aussi tout l’enjeu de ces Trophées Paysagistes pour l’environnement qui sont aussi le prétexte à ce colloque.

A propos du groupe PELLENC

Le groupe PELLENC, créé en 1973 par Roger Pellenc, compte aujourd’hui parmi les leaders mondiaux d’équipements pour l’agriculture spécialisée et les espaces verts et urbains. Son développement s’est fondé sur une politique d’innovation permanente, visant à anticiper les évolutions de ses marchés et proposer à ses clients professionnels des solutions toujours plus performantes. Une stratégie qui a conduit au dépôt de 1081 brevets et abouti à de nombreuses récompenses attestant de l’excellence des produits PELLENC.
Fort de 1 700 salariés, 19 filiales, 7 sites industriels en France et dans le monde, un techno-centre R&D de 200 ingénieurs situé en France, près de 800 distributeurs et plus de 500 000 clients dans le monde, le groupe (258 M d’€ de CA) s’est imposé comme un leader international.
Le groupe PELLENC conduit également une politique environnementale globale, en proposant une gamme complète de produits “Zéro Emission”, en développant et en exploitant un outil industriel répondant aux normes d’éco-construction et par une logistique optimisée, visant à réduire la production de déchets et son impact environnemental.

Article du  numéro d’Octobre 2019, abonnez-vous

Appel à l’action pour une ville nature !

Dans le cadre du programme “Cités vertes pour une Europe durable”, Val’hor et le CIBI, lancent un appel à l’action pour la ville-nature. Après avoir éclairé l’importance des solutions fondées sur la nature, autrement dit des infrastructures vertes pour la résilience des villes face au réchauffement climatique, l’enjeu pour Val’hor et le CIBI est de mobiliser acteurs publics et privés pour une plus grande intégration du végétal en ville.

Retrouvez l’intégralité de l’article
dans le numéro de Août-Septembre 2019, abonnez-vous

Le paysage, créateur de lumière

Flux quantique à la fois vital et merveilleux, matière tantôt artistique, naturelle et artificielle, voire sacrée, la lumière révèle l’invisible, l’indicible parfois, et invente de nouveaux paysages en fonction du contexte, des lieux, des usages et de la sensibilité
du concepteur, afféré à la mise en lumière d’un édifice ou d’un jardin. Se pose alors une question, essentielle : comment créer des ambiances nocturnes en fonction des partis pris paysagers ? Sara Castagné, conceptrice lumière et directrice générale
de l’agence Concepto, nous dévoile la genèse d’un projet de mise en lumière et la nécessaire collaboration avec les paysagistes.

Retrouvez l’intégralité de l’article
dans le numéro de Juin-Juillet 2019, abonnez-vous

Agriculture urbaine : quel cadre juridique ?

Réalité économique et productive, écosystème en devenir, sanctuaire nourricier pour les ‘locavores’, laboratoire d’innovations sociales et environnementales… L’agriculture urbaine, qui se développe sous différentes formes et usages (jardins ouvriers, toitures vertes, murs végétalisés…), s’intègre de plus en plus dans le mitage intra-urbain. Mais cette filière émergente, ‘multi-activités’, soulève de nombreuses questions réglementaires (statut, foncier, application du Code Rural…).

Article paru dans le numéro de Mai 2019, abonnez-vous

 

Daniel Boulens : une vie professionnelle bien remplie

Le 7 février dernier, Emmanuel Mony, président de l’ELCA (European Landscape Contractors Association) et président de Tarvel Segex, en présence de Gérard Collomb, maire de Lyon, remettait les insignes de l’ordre national du mérite, à Daniel Boulens, à l’issue de son parcours professionnel et de son départ à la retraite. Retours et analyses sur ce parcoursde près de 40 années consacrées aux espaces verts, au cadre de vie et à l’environnement.

Retrouvez l’intégralité de l’article
dans le numéro d’Avril 2019, abonnez-vous

Sondage

Aménagements neufs : les revêtements perméables deviennent presque systématiques !

Intégrez-vous systématiquement des revêtements perméables (résines, béton drainant, stabilisé…) dans vos projets neufs ?

Oui 62 %
Non 38 %

 

D’après ces résultats, les gestionnaires de l’espace public sont de plus en plus sensibilisés et incités à couvrir les sols des aménagements neufs par des revêtements perméables. Un avantage pour rendre la ville un peu plus résiliente dans la gestion de ses eaux pluviales.