Archives de catégorie : Débats & Opinions

La “trame brune”, pour une ville plus vivable

Pics de chaleur localement bien supérieurs à ceux des courbes
de normales saisonnières, inondations récurrentes, pollutions massives des littoraux et des cours d’eau… certains ravages
de l’imperméabilisation des sols sont de plus en plus manifestes. Pourtant cette situation ne va qu’en s’aggravant puisqu’à chaque seconde, en France, 27 mètres carrés supplémentaires de sols
sont imperméabilisés.

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dans le numéro d’Octobre 2018, abonnez-vous

Pollution lumineuse : comment lutter ?

Alors que l’érosion de la biodiversité devient de plus en plus préoccupante, l’usage intensif de la lumière artificielle, perturbant les cycles biologiques de la faune et de la flore, est pointé du doigt. Les solutions ? Changer les luminaires défaillants, réorienter les flux
en direction du sol… mais surtout, opter pour un éclairage ‘smart’, programmé en fonction des besoins.

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dans le numéro d’Octobre 2018, abonnez-vous

Inoculum : des combinaisons encore incertaines ?

Avec l’émergence et l’utilisation plus soutenue des biostimulants,
la production d’inoculum mycorhiziens et bactériens augmente. Encore faut-il éviter les souches opportunistes, peu efficaces,
et opter pour celles ayant uniquement un effet bénéfique
sur la croissance des végétaux d’intérêt. Le point suite
aux 5e journées francophones des Mycorhizes…

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dans le numéro d’Octobre 2018, abonnez-vous

Comment mettre le végétal au cœur de la fabrication des villes ?

Dans le cadre du programme européen ‘Green cities for a sustainable Europe’ et à l’occasion de la dernière édition de ‘Jardins, jardin’, qui s’est tenu au Jardin des Tuileries à Paris, Mikaël Mercier, président de VAL’HOR, l’Interprofession française de l’horticulture, de la fleuristerie et du paysage, a donné un éclairage sur les défis liés à la cité verte.

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dans le numéro d’Août-Septembre 2018, abonnez-vous

Les Français bougeraient plus si…

… les infrastructures sportives, les espaces verts et les modes de déplacement doux étaient plus nombreux et bien évidemment accessibles. C’est l’un des nombreux enseignements de l’Etude européenne sur la sédentarité*. Défenseurs de la santé publique, les collectivités ne doivent donc plus seulement le constater, mais agir et bâtir une ville suscitant davantage l’activité physique.

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dans le numéro d’Août-Septembre 2018, abonnez-vous

Le risque inondation : prévoir, anticiper et gérer

Construire avec l’eau, voilà comment se parer contre des dégâts matériels, voire humains. A Romorantin-Lanthenay, le quartier Matra a été conçu en sachant pertinemment qu’il allait être inondé et devient alors un affluent temporaire de la rivière lors des crues.

Ce début d’année, marqué par des crues importantes et répétées, nous rappelle qu’il est urgent d’agir en prévoyant, en anticipant et en adaptant notre urbanisme d’aujourd’hui vers une plus grande résilience face au risque inondation. En effet, habitants comme décideurs oublient bien trop vite à quels risques ils sont soumis, le changement climatique à l’œuvre se manifestant principalement par ses effets sur l’eau.

En mars dernier, la multiplicité des journées et conférences sur le thème de l’eau montre bien à quel point cette question préoccupe tout le monde et, notamment, de nombreuses collectivités, en France et dans le monde entier. Journée mondiale de l’eau, Biennale Nature et Paysage à Blois ou encore 8e Forum mondial de l’eau à Brasilia… Ces divers évènements ont traité de la ressource en eau, que ce soit en termes de protection, de qualité ou bien de gestion du risque inondation. Il est ainsi urgent de prendre en compte le changement climatique dans les politiques d’aménagement et de planification, mais aussi d’améliorer la gestion de l’eau en désimperméabilisant nos villes, par le biais de solutions vertes, en poursuivant la logique d’une ville éponge qui infiltre l’eau là où elle tombe.

Les solutions vertes : la ville éponge

Le 8e Forum mondial de l’eau, organisé par le Conseil Mondial de l’eau, était l’occasion de promouvoir les solutions vertes face à la ‘culture du tout béton’, qui prônait, par exemple, jusqu’à très récemment, la construction de digues pour juguler les inondations ou le comblement des zones humides pour étendre la ville. Ces solutions grises ont pendant trop longtemps été considérées comme le seul et unique moyen pour assurer efficacement la gestion de l’eau. A tort… quand on sait que le renforcement de 1 km de digues vieillissantes le long de la Loire coûte un million d’euros… Face à cela, les aménageurs devraient opter pour le concept de “ville éponge” en utilisant des solutions fondées sur la nature qui, de plus, offrent des bénéfices pour la biodiversité. L’introduction de surfaces végétalisées, engazonnées, plantées de couvre-sols ou d’arbustes, et de dispositifs de gestion alternative des eaux de pluie (noues, bassins de récupération plantés) permet d’ores et déjà de tamponner les débits, infiltrer l’eau et réduire les phénomènes d’inondations tout en favorisant le rechargement des nappes souterraines. Ces solutions vertes sont à associer à des solutions grises, telles que les chaussées réservoirs et les trottoirs drainants. Les arbres sont également une alternative de choix au béton, un chêne âgé de 25 ans pouvant absorber 72 000 L d’eau par an dans son seul houppier. Et contrairement aux croyances, la végétalisation et le reboisement agissent très vite,“bien avant que les arbres ne soient adultes, quand la mise en œuvre d’une infrastructure majeure peut prendre 5 à 10 ans” affirme Richard Connor, rédacteur du rapport annuel Unesco sur l’eau, qui ajoute “les processus naturels peuvent agir comme régulateur, nettoyeur, fournisseur d’eau”, à l’image des plantes phytoépuratrices qui stockent les polluants. La restauration ou la création de zones humides est également une solution efficace pour lutter contre les inondations, tout comme la renaturation des cours d’eau qui, recalibrés, acceptent un plus gros volume d’eau.

Simuler le risque inondation

La mémoire du risque, peu d’entre nous la garde en tête. En effet, il faut bien souvent en arriver à une crue conséquente, causant dégâts matériels et pertes financières, pour que chacun se rappelle le risque auquel il est soumis, dans une société où “l’assurance tous risques est reine”. Pour prévoir le risque inondation et savoir réagir face à celui-ci, il faut donc développer cette culture et mémoire du risque, notamment par la simulation de scénarios catastrophes. Plusieurs villes et agglomérations ont ainsi réalisés des simulations, à l’image de la Ville de Tours, pour organiser les évacuations d’habitants, prévoir les centres d’hébergements, préparer la population et les pompiers, mais aussi adapter le bâti existant et créer un nouvel urbanisme réfléchi (parking et sas d’entrée en rez-de-chaussée). Car d’après le scénario du retour d’une crue centennale à Tours, ville installée à cheval sur la Loire et le Cher, elle serait inondée de 1 à 4 m de haut en 24 h seulement, engendrant 6 milliards d’euros de dégâts…

Pour mieux gérer la crise inondation, la sensibilisation de la population en amont est primordiale. A Nantes, dans le quartier Madeleine-Champs de Mars qui sera vraisemblablement le plus touché par les prochaines crues centennales de la Loire, l’expo ‘Qui l’eût crue ?’ apprend de façon ludique comment bien réagir face à l’aléa inondation.

Planifier le risque inondation

La crue centennale est aujourd’hui évoquée partout en France, notamment plus de 100 ans après les crues historiques de Paris en 1910. Mais il faut bien comprendre qu’une ‘crue centennale’ signifie qu’il y a “une chance sur 100 pour que cela ça arrive chaque année, on peut donc en avoir 3 en l’espace de 3 ans !” s’exclame lors de la Biennale Nature et Paysage Stéphane Boudu, président du Siab, syndicat en charge de l’élaboration du Scot du Blaisois. Les documents de planification urbaine territoriale sont alors un outil précieux pour anticiper le risque et adapter l’urbanisme en conséquence. “Sur le Scot du Blaisois, 27 communes sont concernées par le risque inondation, avec la présence de 4 cours d’eau et le fleuve Loire. Il s’agit alors de faire du risque une opportunité et de prendre en compte le risque inondation pour le développement urbain, économique et agricole” ajoute Stéphane Boudu. Le Scot intègre ainsi plusieurs principes : établissement d’un coefficient maximal d’imperméabilisation des sols, non-augmentation des ruissellements, gestion alternative des eaux pluviales, ouvrages dimensionnées pour les pluies décennales, incitation à l’installation de toitures végétalisées… tout cela participant également à protéger les ressources de biodiversité et d’eau potable. Au niveau communal, l’exemple de la déconstruction du quartier de la Bouillie à Blois, établit en zone inondable en rive gauche de la Loire, doit permettre de vivre avec les crues. Cette zone, autrefois occupée par 200 logements régulièrement inondés, acquise par la Ville, est désormais un déversoir pour le fleuve afin d’éviter, lors de crues, l’inondation d’autres quartiers plus peuplés et pour limiter la pression de l’eau sur le pont principal de la ville. “Il ne faut pas oublier qu’une crue engendre des coûts directs (dégradations, évacuation…), mais aussi des coûts indirects par la rupture des accès entre pôles de vie et d’activités, ce qui est un manque à gagner énorme pour les entreprises” précise le président du Siab.

Adapter l’urbanisme

La gestion du risque de crues passe également, à plus petite échelle, par la conception de quartiers capables de “vivre avec l’eau”. Le quartier Matra à Romorantin-Lanthenay est de ce point de vue exemplaire. “Après le départ des usines Matra installées sur une parcelle de 6 ha en plein cœur de ville, il paraissait évident de se servir de cette réserve foncière pour densifier le cœur de ville et offrir de nouveaux logements. Mais la parcelle, longée par la Sauldre, est en zone inondable et il a alors fallu construire avec l’eau selon une géométrie variable car nous savions avec certitude que l’espace serait inondé” raconte le maire Jeanny Lorgeoux. Deux scénarios ont alors été établis : l’un ‘sec’ et l’autre ‘en eau’, comme nous l’explique l’architecte du projet, Eric Daniel Lacombe : “la conception a prévu le passage que l’eau allait emprunter afin de voir l’eau monter doucement et disposer du temps nécessaire pour évacuer les voitures, l’ensemble devenant alors un affluent temporaire de la Sauldre. Ainsi, trottoirs, voiries, garages, jardins et planchers d’appartement ont été construits 30 cm au-dessus de la cote de niveau centennale. Des passerelles permettent de circuler en hauteur, un jardin central en creux faisant office de bassin de rétention. En 2016, quelques mois après la livraison, le quartier a montré ses qualités de résilience avec des dégâts minimums : c’est une crue milléniale de la Sauldre qui a ‘touché, mais pas coulé’ le quartier”. Au lieu d’installer une digue pouvant rompre sous la pression d’une telle crue, cet aménagement ralentit la montée des eaux et accepte d’être inondé, limitant alors l’impact de la crue en aval.
Il s’agit donc aujourd’hui de s’appuyer sur les solutions vertes qui s’inspirent des écosystèmes et utilisent le végétal, afin de diminuer les phénomènes de crues et limiter les dégâts financiers, mais aussi parfois humains.

Article du numéro de Juin-Juillet 2018, abonnez-vous

Favoriser l’approvisionnement local et de qualité

La nouvelle ordonnance des marchés publics permet d’introduire des critères environnementaux pour sélectionner, par exemple, des essences adaptées aux conditions pédo-climatiques locales, gages de qualité et de réussite des plantations (reprise, état sanitaire…).

Sans compromettre la libre circulation et les règles du marché commun, les collectivités disposent aujourd’hui de leviers juridiques et de guides techniques pour favoriser légalement l’achat local. Dernière ‘boîte à outils’ en date, développée conjointement entre le ministère en charge de l’agriculture et divers partenaires (FNPHP, Val’Hor, Unep…) : la fiche Locavert, marquant une nouvelle étape dans la démarche de responsabilité des collectivités.

D’après la directive 2014/24/CE sur la passation des marchés publics, les décisions politiques prises par les collectivités doivent assurer une ‘croissance intelligente, durable et inclusive’, tout en garantissant ‘l’utilisation optimale des fonds publics’. D’où l’intérêt, bien fondé, de privilégier des achats locaux, qui plus est de qualité et parfaitement intégrés dans une logique de développement durable et de dynamisation économique à l’échelle du territoire. Plusieurs documents et leviers prévus par le code des marchés publics, parfois méconnus, sont mobilisables au cours des différentes étapes de la commande publique.

La charte de l’achat public local

Destinée à mettre en avant la qualité des produits horticoles et le rôle d’expert des entreprises du paysage, la charte de l’achat public local est un engagement non-juridique qui donne aux collectivités toutes les informations nécessaires pour faciliter, dans le respect de la loi, l’accès des entreprises de proximité à leurs marchés. “Initié en 2010, ce document faisait référence à des préférences géographiques, ce qui était interdit par la législation européenne. Mais après la publication de la nouvelle ordonnance des marchés publics (n°2015-899 du 23 juillet 2015 et son décret d’application n°2016-360 du 25 mars 2016), on a pu intégrer un ‘corpus’ juridique permettant de renforcer le recours à des critères environnementaux et sociaux pour sélectionner, par exemple, des essences adaptées aux conditions pédo-climatiques locales…” indique Véronique Brun, chargé de missions à la FNPHP (Fédération Nationale des Producteurs de l’Horticulture et des Pépinières). Et d’ajouter : “c’est une charte d’engagement volontaire, signée entre les élus, les producteurs, les concepteurs… pour favoriser un approvisionnement local et de qualité. C’est un outil qui nécessite une volonté politique forte”.
Au préalable, les collectivités doivent engager une réflexion de fond afin de définir les besoins du projet et d’établir clairement les critères de jugement qui permettront de justifier les choix d’attribution des offres, ainsi que leur pondération : qualité des produits et des services, performances de développement des approvisionnements directs (circuits courts), performances en matière de protection de l’environnement, prix… Sur ce dernier point, même si la recherche de l’offre la plus avantageuse sur le plan économique est une obligation pour l’acheteur public, la pratique veut que l’offre acceptée soit souvent la ‘moins-disante’. “On ne peut pas le nier, c’est évident, mais en intégrant la notion de coût global lors des achats, la collectivité est gagnante car elle prend en compte l’entretien, l’apparition éventuelle de maladies… Et puis un arbre, prenons un tilleul, qui grandit dans sa région d’implantation, a plus de chance d’être en bonne santé, et pour longtemps” ajoute Olivier Planchenault, paysagiste.
Le pouvoir adjudicateur doit donc être en mesure d’apprécier la performance globale du marché et porter une attention particulière à la qualité des prestations fournies ainsi qu’au respect, tant par les fournisseurs que par les gestionnaires des espaces verts, des modalités d’exécution de ce marché. Par ailleurs, en amont de la commande publique, la collectivité doit identifier les possibilités locales de fournitures de végétaux ou de services (sourcing).

Le Guide du fleurissement aux espaces verts :
pour une commande publique raisonnée en aménagements paysagers

Rédigé par l’AMF (Association des Maires de France et des présidents d’intercommunalités), cet ouvrage rappelle les bénéfices du végétal et du paysage, les étapes de la commande publique et les avancées récentes en matière de règlementation sur les marchés publics. Il permet aux collectivités de comprendre l’importance d’une préparation approfondie en amont de la passation de marché, et l’intérêt de recourir à des professionnels reconnus pour leur compétence. Il insiste sur la nécessité de faire appel à des entreprises qualifiées respectant les règles professionnelles et d’utiliser les leviers de la mise en concurrence pour des achats de végétaux produits localement. “Pragmatique, ce guide national vient conforter les chartes régionales. Il attire l’attention des élus, sans entrer dans les spécificités du code du marché public. Il a été conçu par type de marché : conception, création, fourniture de végétaux et entretien” précise Véronique Brun. D’ailleurs, savez-vous quelle est la part du budget de fonctionnement du service espaces verts dans le budget total de la commune ? Réponse : entre 1,1 et 3,5 % selon les communes !

Les acheteurs, que sont les collectivités, ont la possibilité de se renseigner légalement, en amont de leur démarche d’achat, sur le secteur économique concerné et d’identifier les fournisseurs susceptibles de répondre à leurs besoins. Par exemple : les palettes d’arbres disponibles.

La fiche Locavert

Contrairement au guide de l’achat public de produits et prestations d’entretien des espaces verts, rédigé par le ministère de l’économie et des finances, la fiche Locavert, adoptée en février 2018, se focalise sur la fourniture des végétaux. “A destination des élus, elle apporte des recommandations pratiques et juridiques pour mettre en place des marchés publics en espaces verts respectueux et vertueux. C’est, en quelque sorte, un accompagnement sous forme de fiches méthodologiques que les collectivités doivent d’ores et déjà s’emparer” précise-t-elle. Les grandes étapes à suivre sont :
1.Définition des besoins : état des lieux pour qualifier le ‘juste volume’, coût complet des travaux (coûts des végétaux, masse salariale liée à l’entretien, investissements, fonctionnement…), contexte (identification des contraintes liées à la localisation et à l’accessibilité du site, équipements disponibles, personnel formé ou non…) ;
2.Information sur l’offre disponible : au-delà des guides et recommandations (Guide du fleurissement aux espaces verts par exemple), le cadre réglementaire comporte des normes générales (organisation commune des marchés au niveau européen, code rural et de la pêche maritime) et des exigences et dispositifs spécifiques, tels que le passeport phytosanitaire ou encore le règlement européen relatif aux plantes exotiques envahissantes. Le recours à des labels peut également permettre à l’acheteur de s’assurer que les travaux, services ou fournitures correspondent aux caractéristiques définies dans son cahier des charges (label rouge, label ‘Agriculture Biologique’ (AB), Fleurs de France, Plante Bleue…) ;
3.Mesure des impacts : avant tout achat, il est judicieux d’avoir une vision globale du projet et de ses impacts (biodiversité, bien-être des habitants, attractivité, entretien…) pour favoriser la pérennité du projet ;
4.Sourcing : les acheteurs ont la possibilité de se renseigner légalement, en amont de leur démarche d’achat, sur le secteur économique concerné et d’identifier les fournisseurs susceptibles de répondre à leurs besoins. Par exemple : les palettes végétales disponibles, en adéquation avec les zones pédo-climatiques concernées ;
5.Allotissement : d’après le premier alinéa du I de l’article 32 de l’ordonnance n° 2015-899 du 23 juillet 2015 relative aux marchés publics, les acheteurs ont l’obligation d’allotir (sauf exception) ;
6.Choix des critères d’attribution : conformément à l’article 62 du décret n° 2016-360 du 25 mars 2016 relatif aux marchés publics, l’acheteur peut attribuer le marché en se fondant sur un critère unique qui peut être le prix ou le coût, ou sur plusieurs critères parmi lesquels figurent le critère du prix ou du coût et un ou plusieurs autres critères comprenant des aspects qualitatifs, environnementaux ou sociaux. Exemple de critère : l’exigence du label ‘AB’ ou son équivalent…
“Tous ces guides et fiches sont complémentaires pour élaborer des cahiers des charges cohérents, permettant aux entreprises locales de répondre favorablement. Concernant la fourniture des végétaux, les collectivités ne doivent pas oublier qu’un beau chantier fraîchement livré n’assure pas forcément la reprise des arbres, des arbustes… ni l’entretien qu’il en sera fait. Cependant, si les végétaux choisis correspondent bien aux besoins et aux conditions pédo-climatiques, il n’y aura pas de surprises. Les élus doivent comprendre que la qualité a un coût, et les habitants aiment bien que leurs ‘deniers’ soient bien dépensés… Autant privilégier la qualité (locale) dès le départ au lieu de reprendre des chantiers, ce qui serait dans ce cas précis très coûteux !” termine Véronique Brun.

Article paru dans le numéro de Juin-Juillet 2018, abonnez-vous

Commande publique : est-elle ‘éco-irresponsable’ ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bien que la commande publique constitue un levier majeur pour limiter la dépense publique et accompagner les transitions écologiques et sociales, des pistes d’amélioration, incluses dans une dynamique vertueuse, existent mais sont encore insuffisamment exploitées par les collectivités. Dommage… Le point avec Patricia Lexcellent, déléguée générale de la confédération des Scop et Scic et conseillère CESE (Conseil Economique Social et Environnemental).

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dans le numéro de Mai 2018, abonnez-vous

Agriculture urbaine : un système de production ‘hors normes’ ?

L’agriculture en ville, faite de continuités et de ruptures, de technologies et de pratiques ancestrales, développent des formes économiques, architecturales et sociales pour le moins innovantes : pendant que des potagers poussent sur les toits, des fermes dites ‘urbaines’, installées au cœur ou en périphérie des villes, remplacent le bitume et constituent de nouveaux espaces nourriciers. Qui sont les acteurs de cette filière atypique ? Sont-ils soumis à des normes spécifiques, notamment en matière de fertilisants organiques et de supports de culture ? Peuvent-ils utiliser du compost ‘maison’ ? Eléments de réponse.

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dans le numéro d’Avril 2018, abonnez-vous

Qualité de l’air : les bienfaits de la végétalisation urbaine

La qualité de l’air des villes est préoccupante. Alors que le sujet fait débat, des organisations tirent la sonnette d’alarme. Cependant, rien n’est perdu ! On le savait déjà mais des études prouvent, discours scientifiques et chiffres à l’appui, que la végétalisation urbaine
est une solution durable pour diminuer la pollution atmosphérique. Végétaliser doit être une priorité pour améliorer la qualité de vie et la santé des citadins français, exposés régulièrement aux pics de pollution.

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dans le numéro de Mars 2018, abonnez-vous