Archives de catégorie : Gestion de l’eau

Arroseurs : s’il fallait n’en choisir qu’un…

Assurer la réussite d’un système d’arrosage automatique et, indirectement, rentabiliser les investissements engagés, passe inévitablement par la sélection d’arroseurs escamotables à turbine de qualité, adaptés avec précision aux besoins et à la configuration du secteur à irriguer. Entre les arroseurs ½, ¾ ou 1 pouce, ceux qui génèrent une pluviométrie de 10 à 15 mm/h et fonctionnent à des pressions variables de 2,5 à 8 bars, le(s)quel(s) choisir ? Quelles sont les références du marché ? Les géants du secteur présentent leurs modèles phares en espaces verts, autrement dit les indispensables pour arroser les gazons.

Retrouvez l’intégralité de l’article
dans le numéro de Juin-Juillet 2018, abonnez-vous

I-25 d’Hunter : un arroseur fait pour les collectivités

L’arroseur I-25 offre une portée d’arrosage moyenne, de 11,9 à 21,6 m, ce qui fait que ce modèle peut être utilisé dans une grande variété d’applications et d’environnements. De conception compacte et durable, il est proposé en option avec un piston en acier inoxydable, pour une résistance extrême. En outre, l’I-25 dispose d’options d’identification des eaux usées. Un clapet anti-vidange standard est intégré, tandis qu’un large éventail de buses hautes performances est disponible. Réglage du secteur : 50 à 360 °. Efficace, robuste et construit pour durer, l’arroseur I-25 de Hunter est le partenaire idéal des collectivités !

www.hunterindustries.com

Arrosage : les bons raccords !

 

Equipements indispensables pour assembler des canalisations PE, les raccords sont l’assurance de la qualité des systèmes d’arrosage souterrains. Souvent mécaniques, électrosoudables, parfois encliquetables, ces pièces maîtresses couvrent une très large gamme de diamètres et de formes : tés, coudes à 45°, à 90°, raccords taraudés ou filetés, bouchons de fin de ligne… Différents modèles sont faciles d’installation et largement prisés des professionnels.

De 20 à 900 mm, les raccords électrosoudables sont destinés à l’assemblage de tubes en pression de moyens et gros diamètres.

Si les équipements de surface, que sont les arroseurs escamotables, les goutteurs ou bien encore les bubblers, sont des paramètres déterminants pour assurer un arrosage efficient, ceux que l’on ne voit pas, c’est-à-dire l’intégralité des parties enterrées des systèmes d’arrosage, sont tout autant importants. Sans eux, pas d’acheminement de l’eau sous pression.
Connecté à deux tubes/canalisations généralement en PE (normés NF EN 12201), un raccord se caractérise par un corps en polypropylène, un écrou de même composition, une bague de crampage en acétal (plastique) pour le serrage et des joints toriques NBR ou EPDM, qui possèdent une bonne résistance au gonflement. En forme de té, de coude, de manchon… ils répondent à la norme ISO 14 236, qui spécifie les propriétés requises et les méthodes d’essai des raccords mécaniques destinés à l’assemblage des tubes en polyéthylène, de diamètres extérieurs nominaux inférieurs ou égaux à 160 mm, utilisés dans les systèmes de distribution d’eau à des températures inférieures ou égales à 40 °C. La Pression Nominale (PN) des raccords mécaniques spécifiés correspond au moins à la PN du système pour lequel ils sont conçus et est généralement égale à PN 6 (bars), PN 10 ou PN 16.

Les selles de branchement avec prise d’essai permettent d’économiser des soudures (moins de tés, de manchons) et de réaliser des tests de soudure en pression avant de percer et de réaliser la dérivation.

Les raccords mécaniques à compression

Difficile de faire mieux pour les réseaux d’arrosage, à l’instar de la gamme Série 7 de la société Plasson, fabricant leader dans l’univers des raccords. Généralement, les diamètres extérieurs sont compris entre 20 et 160 mm, 63 mm étant un maximum pour un réseau d’arrosage conventionnel en espaces verts. Spécificité du fabricant : l’étanchéité est dissociée du serrage. “Lorsque l’on insert des tubes, par exemple de 63 mm dans un raccord de 63 mm (les diamètres ‘tube-raccord’ doivent être équivalents), le système est automatiquement étanche. Le serrage n’intervient que pour éviter les déplacements latéraux des canalisations et dérivations. En termes de fiabilité, il n’y a pas mieux. C’est notre force” indique Corinne Collas, directrice technique de Plasson France. Par ailleurs, l’assemblage ‘tube-raccord’ se réalise sans démontage du raccord, avec un système de crampage, d’auto-butée et de grandes longueurs d’emboîtement, ce qui garantit la qualité des systèmes souterrains.

Les raccords mécaniques PE à compression possèdent une étanchéité dissociée du serrage. L’assemblage est donc garanti sans risque de fuite, y compris à haute pression.

Les raccords électrosoudables

Ils offrent une très large plage de diamètres, allant de 20 à 900 mm. A la différence des raccords dits mécaniques et/ou encliquetables, l’assemblage est plus complexe. Après avoir gratté, avec un outil spécifique, la surface de soudage sur chaque extrémité, éliminant ainsi entre 0,15 et 0,4 mm de matière, les tubes sont ‘désovalisés’ si nécessaire, puis sont insérés de part et d’autre d’un manchon (raccords), et stabilisés à l’aide d’un positionneur. Connecté à une machine spécifique type ‘Smartfuse®’, le manchon est reconnu automatiquement et le soudage peut commencer. De grandes longueurs d’emboiture permettent de souder davantage de surface ; la résistance mécanique est donc supérieure.
Pour réaliser des antennes de réseau, autrement dit des dérivations (mâle, taraudée, à bride…) en direction des arroseurs par exemple, il existe des pièces spécifiques, remplaçant un té et deux manchons : ce sont les selles de branchement (multi-diamètres) avec prise d’essai. “Elles permettent de réaliser deux soudures au lieu de trois” précise la directrice technique de Plasson. Et de préciser : “avec nos derniers produits, il est possible de réaliser des tests de soudure avant de percer et de réaliser la dérivation”. Des selles de réparation sont également disponibles. Autres équipements de raccordement : les colliers de prise, essentiels pour monter des bras articulés ou des cannes fixes en direction des arroseurs/tuyères. Sans oublier les vannes, à soupape droite, en quart de tour ou obliques.
Aujourd’hui, les professionnels disposent de tout un arsenal de pièces de formes pour concevoir un réseau d’arrosage enterré de qualité, parfaitement étanche et facile à mettre en œuvre.

Article du numéro de Mai 2018, abonnez-vous

Bassins et cuves : l’eau de pluie est précieuse !

Peut-on récupérer les eaux de pluie stockées dans des cuves enterrées et des bassins de rétention pour arroser des espaces verts ou remplir les cuves des laveuses ? Oui, répondent les fabricants. A condition de réaliser des ouvrages calibrés et de s’équiper d’un kit de pompage adéquat.

Retrouvez l’intégralité de l’article
dans le numéro d’Avril 2018, abonnez-vous

Arrosage des arbres : objectif autonomie !

Par l’intermédiaire de sondes tensiométriques, la mesure directe des forces de succion de l’eau dans le sol s’avère la méthode la plus pertinente pour analyser avec précision les besoins en eau de l’arbre dès sa plantation. Et un arbre bien arrosé est un arbre bien enraciné ; et un arbre bien enraciné prospecte l’eau en profondeur et résiste aux aléas climatiques !

Dès le premier mois de la première année de plantation, la seule ressource en eau d’un arbre provient exclusivement de la motte. Il est donc dépendant des précipitations et de l’arrosage, essentiels pour assurer la sortie racinaire hors de la fosse. D’où l’intérêt
de surveiller l’état hydrique du sol pour piloter les apports en eau, assurer la reprise de l’arbre et sa résilience à moyen terme, tout en rationalisant les moyens humains et financiers déployés.

A la plantation, les transferts hydriques et la colonisation racinaire sont souvent réduits à cause d’un compactage excessif des bords de la fosse. Indirectement, entre la phase de débourrement, marquant la fin de l’hiver, et la sortie racinaire, l’arbre récemment planté est particulièrement dépendant des apports en eau dans la motte. Seuls des systèmes d’arrosage spécifiques, type ‘RZWS’ d’Hunter, ou tout simplement un tuyau dirigé dans une cuvette de terre (la meilleure technique d’après les experts des sociétés Hydrasol et Urbasense), permettent d’apporter des quantités d’eau plus ou moins importantes à l’ensemble de la motte, selon l’essence en question, sa force et le climat.

Confection de la cuvette

Premièrement, la durée de vie d’une cuvette est de 6 mois à 2 ans. Certaines cuvettes, en paraffine, sont très efficaces. Elles se dégradent moins vite et limitent les travaux d’exécution pour les agents des espaces verts. Concrètement, le diamètre de la cuve doit correspondre à celui de la motte. Pelle en main, les agents doivent aussi réaliser des bords de cuvette d’environ 15 cm de haut, pas plus. Sur la motte, l’épaisseur de terre ne doit pas excéder les 3 cm, au risque de favoriser la rétention de l’eau en surface, au détriment des racines de la motte sous-jacente. Dans la majorité des cas, il est également inutile d’installer des drains pour arroser, les quantités d’eau apportées humecteraient la motte trop en profondeur, et non dans son ensemble. Enfin, les apports d’eau doivent être fractionnés afin de limiter les pertes (environ 5 à 7 interventions/an).

Pour que les jeunes arbres s’épanouissent, ils doivent
recevoir un arrosage adéquat et un échange d’oxygène régulier à tous les niveaux de la zone racinaire. Cela
encourage les racines à pousser en profondeur
et à rester en toute sécurité dans le sol, de manière
à ce que les plantes deviennent fortes et pérennes.
Des systèmes d’arrosage (ici RZWS d’Hunter), composés d’une série de cloisons, acheminent l’eau vers l’ensemble de la zone racinaire.

Détermination de l’état hydrique

Aujourd’hui, une conduite raisonnée de l’irrigation est non seulement fondée sur des données climatiques, mais surtout sur la disponibilité en eau du sol pour les racines. La mesure directe des forces de tension de l’eau dans le sol s’avère donc la plus pertinente. C’est le principe de la tensiométrie. Sur le terrain, trois sondes tensiométriques, mesurant ainsi les forces de succion nécessaires pour extraire l’eau du sol, sont placées à trois profondeurs correspondant respectivement à la zone d’enracinement.
“On n’est plus dans une ère où l’on arrose à l’aveugle. On arrose parce qu’il y a des bonnes raisons, et uniquement des bonnes raisons ! Continuer à arroser un arbre de plus de 4 ans pour ne pas qu’il dépérisse sous la chaleur signifie que l’arrosage n’a pas été performant ou réalisé pendant la période critique des 2-3 ans après la plantation. En somme, il n’est pas assez enraciné pour aller chercher l’eau en profondeur ! Or, la filière du paysage et les villes n’ont plus les moyens financiers et humains. Il faut rationaliser les interventions. D’où l’intérêt d’analyser précisément les besoins hydriques. Ce ne doit plus être un sujet économique, mais une nécessité ! On ne se pose plus la question du tuteurage quadripode maintenant que l’arbre dans de bonnes conditions de pousse, alors pourquoi mettrions-nous en doute les analyses alors qu’elles permettent de réaliser des économies importantes par la suite (reprise assurée, arrosage maîtrisé, rationalisation des interventions…) ? Surtout que le coût de l’analyse est compris entre 20 et 50 €/arbre/an, sans compter que l’on préserve aussi la ressource en eau” détaille Mickael Fayaud, co-fondateur et gérant d’Urbasense.

Une conduite raisonnée de l’irrigation est non seulement fondée sur des données climatiques, mais surtout sur la disponibilité en eau du sol pour les racines. La mesure directe des forces de tension de l’eau dans le sol s’avère donc la plus pertinente.

Arrosage : jusqu’à 24 mois après la plantation

Les objectifs sont clairs. A la fin de la première année, le développement racinaire hors de la motte doit être significatif, alors qu’au bout de la deuxième année, le personnel des espaces verts doit simplement constater la colonisation des racines, bien que celles-ci soient actives dans une zone de 0,8 à 1 m du tronc. “Une fois la deuxième année passée, l’irrigation n’est plus nécessaire et l’arbre peut survivre même lors de fortes sècheresses” soutient Laurent Mignonneau, responsable prescriptions chez Hunter. Alors pourquoi continuer à arroser ? L’arbre est censé être autonome ! “Encore trop souvent, des gestionnaires ne savent pas si l’arbre a bien pris, du coup, ils arrosent, faute d’outils de mesure” indique Mickael Fayaud. Et quand bien même, les arbres ‘adultes’ ont des racines qui dépassent largement la fosse de plantation ; il faudrait des quantités disproportionnées d’eau (plusieurs centaines de litres/arbre) pour alimenter en eau tout le volume racinaire ! Peut-être est-il plus judicieux d’améliorer la prospection racinaire, dépendante des conditions d’arrosage pendant les premières années de plantation, pour reconstituer des réserves en eau suffisantes et durables dans les années à venir ? Car de toute évidence, un arbre bien enraciné est un arbre capable d’aller chercher l’eau en profondeur !

Le problème du changement climatique

Quand les pluies n’engorgent pas les réseaux et lessivent les sols, à défaut de s’infiltrer correctement en profondeur pour alimenter les racines, les épisodes de sécheresse prolongés et les canicules mettent à mal la végétation, y compris les arbres. A cela s’ajoutent les températures clémentes dès fin février, annonçant le débourrement de manière précoce, et les faibles précipitations automnales. Si bien qu’aujourd’hui, les professionnels doivent faire face à un nouveau questionnement : que doit-on faire en fin de saison lorsque le sol s’assèche rapidement et qu’au cours de l’hiver, la réserve en eau du sol n’est pas reconstituée ? “Si les gestionnaires pensent être à l’abri de l’arrosage en hiver, ils ont tort !” précise Mickael Fayaud. “Lorsque les températures sont clémentes, il est fort à parier que la relance de l’activité biologique engendre un début d’ETP. En février 2017, par manque d’eau, des conifères d’Île-de-France ont ainsi dû être arrosés pour assurer leur reprise au printemps et ainsi éviter les pertes”. Autre exemple, à Montpellier. D’ordinaire, à l’automne, la sève descend et l’arbre ne pompe plus d’eau. Mais en l’absence de réserve en eau suffisante, des caducs sont arrosés en hiver dans le Sud de la France, juste avant le débourrement. “Et puis, il faut se dire une chose : les pertes d’arbres engendrées par le manque d’eau, en été comme en hiver, coûtent bien plus chères que les outils de mesure” ajoute-t-il. Par conséquent, il n’y a plus à douter : il faut analyser les besoins en eau avec précision et arroser, encore et toujours, pour que les arbres soient beaux, forts et résilients !

Recommandations

Selon les recommandations du Fascicule n°35 du CCTG,
la cuvette d’arrosage doit avoir une forme torique,
et non sphérique. Après la formation de la cuvette,
l’entrepreneur en charge des travaux de plantation doit
effectuer un premier arrosage. Sauf stipulations différant
du CCTP, les quantités d’eau pour ce plombage (des apports complémentaires de terre doivent être effectués pour
compenser la disparition du foisonnement) sont les suivantes :
• 10 L par jeune plant ;
• 15 L par arbuste ;
• 40 L par arbre en racines nues jusqu’à à la force 14/16 ;
• 100 L par arbre en motte au-delà de 14/16

 

abonnez-vous

Stations météo et pluviomètres : économies garanties !

gestion-eau
Des capteurs sont capables de détecter les pluies et les températures, évitant ainsi d’arroser lorsqu’il gèle, ce qui causerait d’importants dégâts au gazon.

Arroser tout en proposant des stratégies d’économies
de la ressource en eau est une tâche complexe, mais fondamentale : les quantités d’eau apportées artificiellement doivent combler,
à la goutte près, les précipitations naturelles. Pas une goutte
de moins, les fonctions esthétiques et climatiques des végétaux
ne seraient pas optimales ; pas une goutte de plus, car l’heure est
à la préservation des ressources. Deux équipements, plus qu’indispensables, permettent d’ajuster l’arrosage avec précision
et simplicité : les stations météo et les pluviomètres.

Sceptique sur l’intérêt de ces équipements par rapport à l’expérience et à l’intuition des hommes de terrain ? Regardons d’un peu plus près les résultats de l’étude de Cardenas-Laihacar & Dukes (parue il y a quelques années dans ‘Journal of Irrigation and Drainage Engineering’, ASCE). Ces agronomes-universitaires ont démontré que les stations météo et les pluviomètres, couplés à un système d’arrosage automatique conventionnel, permettent de réaliser, selon le contexte local (région, exposition, ensoleillement…), entre 30 et 44 % d’économies en eau ! Rien que ça. Toujours sceptique ? Non, évidemment. La société K-Rain va même plus loin pour convaincre et inciter les gestionnaires d’espaces verts à utiliser ces équipements, avérés indispensables : “ce sont des outils simples, précis et efficaces qui permettent d’économiser de l’eau, mais aussi de réduire, indirectement, l’usure des systèmes d’irrigation, de diminuer la pression des maladies, des adventices…”. En effet, en arrosant avec la plus grande précision, on ne sollicite pas les canalisations outre mesure, ni les asperseurs… Bref, on préserve le matériel. Parfaitement irrigué, le terrain est aussi moins propice à l’installation des maladies cryptogamiques ; le gazon, plus dense, laisse également moins de place aux herbes indésirables. Comme quoi, en installant ces précieux outils, tout s’enchaîne : réduction des coûts d’entretien, amélioration de la qualité du gazon, diminution des opérations de désherbage…

Par temps de pluie, tout ce qu’il faut parfois est un simple capteur capable de remplir son rôle. Avec un seuil  de sensibilité parfaitement réglé et des disques  hygroscopiques fonctionnels, les pluviomètres permettent de réaliser d’importantes économies d’eau.
Par temps de pluie, tout ce qu’il faut parfois est un simple capteur capable de remplir son rôle. Avec un seuil
de sensibilité parfaitement réglé et des disques
hygroscopiques fonctionnels, les pluviomètres permettent de réaliser d’importantes économies d’eau.

Station météo : une source de données

Un arrosage efficient implique, en partie, d’être préparé aux différentes conditions climatiques. Comment ? Avec une station météo. Et la plus performante possible…
Reliée à un système de gestion centralisé par l’intermédiaire d’un réseau filaire ou radio, une station météo mesure les conditions climatiques locales et envoie les informations aux programmateurs par ondes radio (ou par un réseau filaire). Parmi les données récoltées : l’hygrométrie, les températures locales, le vent, l’ETP (EvapoTranspiration Potentielle), représentant les pertes d’eau et donc les quantités d’eau à apporter par arrosage… “Les modèles les plus performants mesurent aussi le rayonnement solaire, détectent le gel…” ajoute Matthieu Cussy, responsable activité irrigation chez Solvert (Toro).
En présence d’une station météo, il est possible, depuis le logiciel de gestion centralisée, de paramétrer l’arrêt ou la mise en route du système d’arrosage. Par exemple, si la station météo indique ‘30 km/h de vent’ (conditions asséchantes), le système d’arrosage redémarre automatiquement, pour s’arrêter aussitôt lorsque le vent s’estompe ou atteint une valeur seuil. D’où l’intérêt de bien positionner la station météo afin de mesurer les conditions climatiques locales, et uniquement locales. “Elle doit être installée dans un milieu représentatif de l’espace irrigué” précise Laurent Mignonneau, responsable prescription chez Hunter Industries. Et la société K-Rain de préciser : “si le milieu à arroser est ombragé et protégé du vent, la station devra être installée dans les mêmes conditions. Les sols doivent aussi être similaires”.

La mesure du vent est un paramètre important  pour affiner les quantités d’eau apportées. Par exemple, si la station indique ‘30 km/h de vent’ (conditions  asséchantes), le système d’arrosage d’où elle est  connectée, redémarre automatiquement, pour s’arrêter aussitôt lorsque le vent s’estompe ou atteint  une valeur seuil prédéfinie.
La mesure du vent est un paramètre important
pour affiner les quantités d’eau apportées. Par exemple, si la station indique ‘30 km/h de vent’ (conditions
asséchantes), le système d’arrosage d’où elle est
connectée, redémarre automatiquement, pour s’arrêter aussitôt lorsque le vent s’estompe ou atteint
une valeur seuil prédéfinie.

Pluviomètres : rien de plus simple

S’il existe un dispositif capable de réaliser d’importantes économies d’eau, c’est bien le pluviomètre ! Il en existe plusieurs types : ceux qui mesurent le poids de l’eau récoltée dans un petit réceptacle, coupant le système d’arrosage dès qu’une partie s’évapore, d’autres qui utilisent des électrodes pour déterminer le niveau d’eau dans des réceptacles identiques et interrompent le système dès qu’un seuil critique est mesuré après évaporation… Dans la plupart des cas, les mesures réalisées avec ces appareils sont parfois hasardeuses, notamment en raison des débris végétaux ou des batraciens présents potentiellement dans les réceptacles, faussant ainsi les données… Mais les pluviomètres les plus utilisés et les plus performants sont ceux équipés de disques hygrométriques (généralement en liège). Leur fonctionnement est simple : les disques se gonflent proportionnellement aux quantités d’eau déversées par les pluies. Quand les épisodes pluvieux s’interrompent, les disques commencent à s’assécher progressivement et actionnement le circuit d’arrosage selon les cycles pré-programmés. “Le seuil de coupure du système d’arrosage est réglable. Un simple capteur permet d’interrompre l’arrosage” précise Matthieu Cussy.
Concernant leur installation, tout dépend du site à arroser. Prenons l’exemple d’une ligne de tramway engazonnée. “Imaginons qu’elle s’étire sur 10 kilomètres. Au kilomètre 3, des pluies locales peuvent tomber, alors qu’au kilomètre 9, il n’y a pas une goutte d’eau venant du ciel ! Cela suppose qu’il faut un pluviomètre par programmateur afin d’affiner les apports éventuels d’eau. Par contre, l’hygrométrie, les températures… peuvent être identiques d’un bout à l’autre de la ligne” indique Laurent Mignonneau. Techniquement, les pluviomètres sont connectés aux programmateurs par un réseau filaire ou ‘wireless’ (ondes hertziennes).

Les sondes météo les plus performantes, mesurant  les températures, l’ensoleillement... calculent l’ETP  et règlent les programmateurs au quotidien.
Les sondes météo les plus performantes, mesurant
les températures, l’ensoleillement… calculent l’ETP
et règlent les programmateurs au quotidien.

abonnez-vous

Programmateurs ‘Wifi’ : l’arrosage intelligent
et facile !

wifi
Pour raccorder un programmateur, il suffit de brancher le réseau 220 volts ou le transformateur au bornier, où sont aussi raccorder les câbles des électrovannes, de 9 ou 24 volts.

Quel gestionnaire n’a jamais rêvé de contrôler des programmateurs à distance, n’importe où, n’importe quand, à l’aide d’un simple smartphone ? Aujourd’hui, les fabricants ont compris
cet engouement et proposent désormais sur le marché
des programmateurs ‘Wifi’, accessibles et contrôlables
depuis le web ou un smartphone.

En rappel, un programmateur est un organe de mémoire et de commande autonome qui déclenche à distance des électrovannes (ou des arroseurs à électrovanne incorporée) en fonction de l’heure d’arrosage choisie et du temps défini pour chaque voie. Il peut être à piles, sur secteur, relié à une gestion centralisée par radio ou, dorénavant, contrôlé par Wifi.
En plein développement, les programmateurs Wifi, grâce à leur modem intégré, permettent à tout moment et à tout instant d’accéder en temps réel aux informations d’arrosage sur le web, via une application ou un cloud, sous réserve que l’utilisateur soit dans le ‘champ’ d’une boxe internet et, plus généralement, que la commune soit intégralement couverte par un réseau Wifi. Ce qui n’est pas le cas à l’heure actuelle ; la Smart City a encore du progrès à faire afin d’amplifier les spots Wifi dans toutes les villes.

hunter
En présence d’un programmateur Wifi, l’utilisateur peut programmer, modifier et vérifier les paramètres d’arrosage à distance.

Intérêts

Les avantages d’un programmateur Wifi sont multiples. Tout d’abord, l’utilisateur interagit avec le programmateur quand il veut et où il veut, depuis la cabine de son tracteur ou bien encore dans les bureaux des services techniques, assis confortablement face à son bureau. A distance, il peut programmer, modifier et vérifier les paramètres d’arrosage. En parallèle, les données ‘terrain’ sont également disponibles sur le smartphone/tablette : fuites d’eau, informations en temps réel provenant des sondes connectées ou des débitmètres… Ainsi, l’utilisateur économise non seulement des temps de trajets superflus, mais aussi et surtout, de la ressource en eau et des budgets consacrés au fonctionnement de l’arrosage. Les collectivités ont donc tout à y gagner, d’autant plus qu’un programmateur traditionnel peut évoluer en programmateur Wifi en raccordant une simple ‘clé’ spécifique à cet usage.

solem
Cette année, Solem présentera le programmateur ‘Smart-Is’, fonctionnant en Bluetooth ‘et’ Wifi.

Installation

Qu’il s’agisse d’un programmateur traditionnel ou Wifi, l’installation est identique. Les étapes de mise en route et sous tension sont :
• fixation du programmateur : vissé au mur du local technique, le programmateur doit bien évidemment être accessible. En présence d’un programmateur indoor, les murs ne doivent pas être trop épais, au risque de perturber la communication internet avec les équipements d’arrosage. Le cas échéant, des amplificateurs Wifi peuvent être installés ;
• raccordement : il suffit de brancher le réseau 220 volts ou le transformateur au bornier du programmateur, où sont aussi raccorder les câbles des électrovannes, de 9 ou 24 volts. Certains modèles fonctionnent avec des piles 9 V mais sont limités en nombre de stations. En parallèle, le compteur d’eau et la sonde de pluie, coupant l’arrivée d’eau en cas d’épisodes pluvieux, sont branchés au programmateur. Les réglages météorologiques sont automatiques et modifient les durées d’arrosage au quotidien, jusqu’à générer des économies d’eau de l’ordre de 30 %, voire plus ;
• fonctionnement : lors de la mise sous tension du programmateur, une interface s’ouvre et lance la recherche des réseaux Wifi situés à proximité. Après sélection, un mot de passe permet de finaliser la connexion du programmateur au réseau, qui sera identifié par une adresse IP. A partir de là, l’utilisateur pourra contrôler l’arrosage… A condition de télécharger une application spécifique sur son smartphone ou sa tablette, ou de se diriger sur le cloud du fabricant. En principe, les programmateurs Wifi sont compatibles avec les logiciels de gestion du marché. Enfin, des services restent payants (si multiplication du nombre d’utilisateurs, augmentation du nombre de stations contrôlées…) ;
• programmation : selon les besoins de l’utilisateur, celui-ci effectue son propre paramétrage sur l’interface numérique dédiée : durée et heure d’arrosage, nombre d’électrovannes à gérer… Rien de plus simple. De quoi réaliser d’importantes économies dès la première année d’utilisation !

capteur
Smartphone ou tablette en main, l’utilisateur pourra programmer et modifier à distance, peu importe où il se trouve et quand, son ou ses programmes d’arrosage. Il recevra aussi des données ’terrain’ : alertes météo, fuites d’eau… Plus besoin de se déplacer, hormis pour les contrôles réguliers.
rain-bird
Un programmateur traditionnel peut évoluer en programmateur Wifi en raccordant un simple ‘clé’ spécifique à cet usage (ici Module Wifi LNK).

Arrosage : la sobriété
au cœur des stratégies

arrosage

Alors que le gouvernement encourage les collectivités à réduire
leur consommation en eau pour faire face aux épisodes récurrents
de sécheresse (entretien des réseaux pour limiter les fuites, collecte
des eaux de pluie…), les gestionnaires des espaces verts poursuivent
leurs efforts. Toute la question est : comment arroser efficacement
tout en limitant le gaspillage et les prélèvements de la ressource
en eau ? Car il ne s’agit pas de laisser dépérir la végétation urbaine,
essentielle dans la régulation des îlots de chaleur.

ça chauffe dans l’espace urbain ! Et l’été 2017 confirme les conclusions des experts du climat : d’année en année, la ville devient impuissante face aux épisodes de sécheresse qui non seulement sont plus intenses, mais se prolongent sur plusieurs semaines sans la moindre goutte d’eau à l’horizon. Il n’est donc pas rare que le mercure grimpe jusqu’à 40 °C, avec ou sans l’aide du Mistral, et épuisent la végétation urbaine, qui évapore plus de 8 mm d’eau/jour dans de telles conditions climatiques. Pour Laurent Mignonneau, responsable prescription chez Hunter Industries, la situation est préoccupante : “aujourd’hui, peu importe la durée des épisodes de sécheresse ; que ce soit 3 semaines ou 3 mois, l’incidence du climat sur le développement de la végétation est identique. La plante peut difficilement s’en sortir indemne. Elle évapore moins pour résister au mieux et perd ainsi ses propriétés rafraîchissantes”. A ce rythme, le gazon et les arbres, même les plus enracinés, dépérissent progressivement. Un déficit hydrique que le gestionnaire des espaces verts doit combler. Le seul remède ? L’arrosage, on ne peut pas y échapper pour compenser l’ETP.
Pourtant, encore trop d’élus et de gestionnaires sous-estiment l’importance capitale de l’arrosage, qui ne se résume pas à des quantités d’eau apportées, mais à un ensemble de paramètres agronomiques et techniques dont il faut absolument prendre en compte pour gérer au mieux les apports hydriques, y compris en dehors des épisodes de sécheresse. Il en va de l’économie de la ressource.

Connaître les fondamentaux

Les arroseurs sont-ils bien positionnés ? Triangulés ? De même type sur la voie ?... Les économies en eau passent aussi par une connaissance approfondie des caractéristiques intrinsèques des équipements (débit, portée...) et de leur installation sur site.
Les arroseurs sont-ils bien positionnés ? Triangulés ? De même type sur la voie ?… Les économies en eau passent aussi par une connaissance approfondie des caractéristiques intrinsèques des équipements (débit, portée…) et de leur installation sur site.

En fonction de la nature du sol (texture et structure) et des espèces végétales à arroser, les pertes d’eau par évaporation, et donc les quantités à apporter, sont différentes. En effet, lorsque le sol a atteint sa capacité de rétention, l’eau est transférée du sol vers l’atmosphère par évaporation. Même mécanisme de transfert observé par la transpiration des plantes, nécessaire pour la circulation de la sève. Une plante herbacée peut d’ailleurs absorber son poids en eau tous les jours ! L’arrosage sera donc fonction de ces pertes. Et une seule donnée climatique permet de les quantifier et donc, d’estimer les besoins. C’est l’EvapoTranspiration Potentielle (ETP)…
Dans le meilleur des cas, l’ETP est déterminée à l’aide d’une sonde météorologique locale et exprimée en hauteur d’eau (mm) sur une période de 24 h.
Exemple : un gazon dont l’ETP a été évalué à 7 mm/j signifie qu’il faudra apporter 7 L/m2/j, soit logiquement 70 m3/ha. A noter : inutile de corréler l’ETP au coefficient cultural des espèces à arroser pour obtenir l’ETR, car les économies d’eau ne se jouent pas là ; c’est du moins la vision des fabricants d’équipements d’arrosage. Ce qui n’empêche pas de bien connaître sa plante car on n’arrose pas un gazon comme un arbre récemment planté.
Autre paramètre à connaître : la RFU (Réserve Facilement Utile), déterminée par l’analyse de sol ou des référentiels standards. Le rapport ETP/RFU permet d’estimer la fréquence des apports. Dans tous les cas, la RFU doit être remplie au 2/3.
Exemple : une station météorologique, reliée ou non à un programmateur, indique que l’ETP est de 8 mm/j. Pas de pluie en prévision. Séchant, le sol possède malgré tout une bonne capacité de rétention et la RFU est de 4 mm. Soit ETP/RFU = 8/4 = 2. Il faut donc apporter 6 mm d’eau tous les deux jours environ. Inutile d’arroser tous les jours, l’eau sera lessivée et perdue !

En optant pour lignes de goutteurs, l’installateur doit veiller à ce qu’elles soient ni trop resserrées, ni trop distancées. Un point essentiel pour éviter la surconsommation d’eau.
En optant pour lignes de goutteurs, l’installateur doit veiller à ce qu’elles soient ni trop resserrées, ni trop distancées. Un point essentiel pour éviter la surconsommation d’eau.

Erreurs commises, eau gaspillée

Il convient de connaître les caractéristiques intrinsèques de l’installation d’arrosage (goutte-à-goutte, aspersion, modalités d’implantation, pluviométrie…) et du système de programmation (gestion centralisée, sondes…). Car apporter la quantité idoine d’eau ne peut se faire sans un matériel approprié et parfaitement réglé. Parmi les erreurs les plus fréquentes et les plus consommatrices en eau :
• tuyères : mélanger tuyères et arroseurs sur le même réseau d’arrosage (débits et temps d’arrosage différents), ne pas choisir la bonne buse… ;
• arroseurs : utiliser toujours les mêmes buses, mauvaise triangulation (portée d’arrosage et distance d’implantation non respectées), pression trop forte ou trop faible, programmation disproportionnée ou absente… ;
• goutte-à-goutte : lignes de goutteurs trop resserrées ou distancées…
“Nous constatons régulièrement des erreurs de programmation. Celles-ci engendrent des consommations excessives pouvant représenter des dépenses de 20 à 50 % supplémentaires. La bonne compréhension de la programmation est primordiale dans le cadre d’une démarche durable” ajoute Matthieu Cussy, responsable irrigation chez Solvert.
Pour connaître les bonnes pratiques, il est préférable consulter les Règles Professionnelles n°P.C.7-RO (Travaux de mise en œuvre des systèmes d’arrosage).

Gazon ‘anti-sécheresse’ et pluviomètre

Les gestionnaires d’espaces verts réalisent d‘importantes économies en eau en faisant preuve de bon sens. Tout d’abord, en arrosant la nuit, ce qui n’est pas toujours le cas à entendre les experts en arrosage. Puis en sélectionnant des espèces végétales moins gourmandes en eau. En ce qui concerne les gazons, il n’y a qu’à feuilleter le catalogue des semenciers, rubrique ‘mélanges anti-sécheresse’, avérés bien moins gourmands en eau et donnant un gazon bien vert toute l’année. Ils se composent de fétuques rouges, de koeleria…
Pour tous ceux qui ont fait le choix judicieux d’installer un système d’arrosage automatique, il est vivement conseillé d’opter pour un pluviomètre. Les programmateurs peuvent ainsi couper l’arrosage en  cas de pluie. Malheureusement, pour 100 programmateurs vendus aux collectivités, seuls 30 à 40 sont équipés d’un pluviomètre ! Contre 80 aux paysagistes… Il y a donc encore une marge de progression pour les Villes.

Lutte contre le vandalisme

Dernière piste pour réaliser des économies : il faut savoir que 87 % des communes sont concernées par le vandalisme des équipements d’arrosage (source : Plante&Cité). Ce qui représenterait environ 1 % du budget de fonctionnement des services espaces verts. Une perte économique inutile, surtout lorsque les gestionnaires sont en quête de financements pour justement optimiser et rénover leur système d’arrosage. Pour lutter, les méthodes sont variées :
• arroser la nuit et sur des plages horaires plus courtes. Si un gazon a besoin de 30 minutes d’arrosage, 3 périodes décalées de 10 minutes suffisent. Car les arroseurs sont généralement détériorés lorsqu’ils fonctionnent ;
• équiper les programmateurs de sondes calibrées (débimètres), capables d’isoler les électrovannes défaillantes en cas de sur-débit et donc, d’une fuite conséquente d’eau. Sachant qu’une voie constituée de plusieurs arroseurs, alimentée par exemple par un débit de 10 m3/h, représente d’importantes quantités d’eau perdues en cas d’arrachement ! Autant détecter la fuite le plus vite possible et stopper les pertes d’eau ;
• camoufler les équipements : du paillage pour les systèmes de goutte-à-goutte (pas de paillis à faible granulométrie, les fines peuvent colmater les goutteurs !), préférer des arroseurs escamotables, des équipements avec des protections en inox (psychologiquement, on se donne pas un coup de pied sur un élément d’apparence métallique !) ou de couleurs soutenues, à l’instar des lignes de goutteurs violettes, le violet étant la couleur internationale de la toxicité (là encore, c’est psychologique, on ne détériore pas une conduite dont on soupçonne la toxicité du fluide circulant à l’intérieur !) ;
• utiliser des eaux recyclées (usées, usées traitées, eau de pluie). C’est possible, sous réserve d’arrêtés ministériels autorisant l’utilisation des eaux usées traitées en sortie de station d’épuration. “Elles ne nécessitent pas d’équipements spécifiques. Les arroseurs usuels supportent très bien les eaux recyclées, ils se distinguent par des indicateurs mauves. Pour les eaux plus chargées, nous conseillons l’utilisation de solénoïde nickel, moins sensible aux particules fines” précise Matthieu Cussy.
Il n’y a donc pas une mais plusieurs pistes pour réaliser des économies. Certaines sont faciles à mettre œuvre, d’autres exigent un savoir-faire technique et un minimum d’investissement. Cependant, l’eau est au cœur des enjeux actuels. Dans une quête d’excellence, les gestionnaires d’espaces verts se doivent d’en être soucieux pour que les plantations d’hier et d’aujourd’hui, véritables climatiseurs urbains, façonnent durablement la ville de demain.

Arroser, c’est consommer trop d’eau ? Foutaise…

hunter

En ville, l’arrosage est pointé du doigt pour les consommations d’eau qu’il nécessite alors que les dernières données de l’observatoire des services publics d’eau et d’assainissement de l’Agence française pour la biodiversité révèle que 20,7 % de l’eau potable distribuée sont perdus. En cause : des fuites sur les réseaux, ce qui représente près d’un milliard de m3 d’eau par an ! Or, le taux de renouvellement des réseaux est de 0,58 %. De là à se focaliser sur l’arrosage, peut-être vaudrait-il mieux rénover les réseaux pour réaliser de ‘vraies’ économies. D’autant plus que les quantités d’eau apportées par arrosage ne sont pas perdues, elles rentrent dans un cycle biologique et sont évaporées dans l’atmosphère, ce qui abaisse les températures urbaines.
Du carbone atmosphérique est également stocké par ce
processus. En arrosant, la ville, les habitants et la nature urbaine ont tout à gagner !

Enregistrer

Mieux arroser et faire
des économies
avec la tensiométrie !

sonde-tensiometrique

La maîtrise de la ressource en eau et l’économie de main-d’œuvre
incitent les professionnels des espaces verts à rechercher un outil
de surveillance de l’état hydrique du sol, au plus près des racines,
pour piloter efficacement les doses et les fréquences d’arrosage
des arbres récemment plantés. Seule la tensiométrie, outil
de mesure et de préconisation des besoins hydriques, permet
de répondre à ces objectifs.

Retrouvez l’intégralité de l’article
dans le numéro de Août-Septembre 2017, abonnez-vous

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Gestion centralisée et solutions connectées : pas une goutte de plus !

gestion-eau

A l’heure où les économies en eau allègent les factures
des services espaces verts et respectent la ressource sur le plan
environnemental, les gestionnaires sont amenés à opter pour
des technologies de pointe, délivrant la juste quantité d’eau,
au bon moment et au bon endroit. Programmateurs, débitmètres,
sondes… Les professionnels disposent d’un appareillage sophistiqué,
qu’il est aujourd’hui possible de piloter à distance à partir
d’un logiciel de gestion centralisée. Des applications permettent
également d’en prendre le contrôle n’importe où ; un smartphone
ou une tablette suffit !

Retrouvez l’intégralité de l’article
dans le numéro de Juin-Juillet 2017, abonnez-vous

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer