Archives de catégorie : La phrase

La phrase

« Une toiture végétalisée est un lieu de biodiversité, en opposition totale aux surfaces ‘asphaltées’ comme je les appelle. Elle contribue à la gestion aussi des eaux pluviales (stockage, rétention, libération progressive dans les réseaux). Un rôle important, surtout pour endiguer les phénomènes d’inondation (…) et réduire les îlots de chaleur » rappelle Christophe Juif, président de l’Association des Toitures et Façades Végétales (Adivet).

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« On parle de quoi en abordant les toitures végétalisées ? On crie haro sur le Sedum ! Oui. Il représente une grande partie de la végétation des toitures végétalisées extensives et semi intensives. Mais ce n’est que la première étape d’une toiture végétalisée, censée être plus fournie et diversifiée afin de remplir pleinement ses fonctions. Une toiture végétalisée est un lieu de biodiversité, en opposition totale aux surfaces ‘asphaltées’ comme je les appelle. Elle contribue à la gestion aussi des eaux pluviales (stockage, rétention, libération progressive dans les réseaux). Un rôle important, surtout pour endiguer les phénomènes d’inondation malheureusement trop nombreux en France. Par ailleurs, ces surfaces vertes, grâce à l’évapotranspiration des végétaux, rafraîchissent l’air ambiant de 0,5 à 3°C en transformant l’eau liquide en vapeur. De quoi limiter les effets des îlots de chaleur, qui affectent en été le bien-être et la santé des citadins (aggravation des symptômes liés à la pollution, déshydratation, fatigue… ».

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« Les gens veulent retrouver des liens avec la nature, et les villes où il fait bon de vivre sont celles qui n’ont pas perdu le lien avec leurs racines » soutient Erik Orsenna, économiste, écrivain, et membre de l’Académie Française.

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Dans le cadre du programme européen ‘Green cities for a sustainable Europe’ et à l’occasion de l’événement ‘Jardins, jardin’, qui s’est tenu au jardin des Tuileries à Paris du 31 mai au 3 juin, Mikaël Mercier, président de VAL’HOR, l’Interprofession française de l’horticulture, de la fleuristerie et du paysage, a donné un éclairage sur les défis liés à la cité verte lors d’un déjeuner-débat autour d’Erik Orsenna, économiste, écrivain, et membre de l’Académie Française.

Actuellement, 83 % des Français vivent en zone urbaine. Mais, ils n’abandonnent pas pour autant leur besoin de présence végétale. « Les gens veulent retrouver des liens avec la nature et les villes où il fait bon de vivre sont celles qui n’ont pas perdu le lien avec leurs racines ». Erik Orsenna a ainsi rappelé la nécessité de recréer du lien entre les êtres humains et les autres ‘participants à la vie’, c’est-à-dire le végétal, la biodiversité, les paysages… La preuve en est que les villes où il fait bon vivre sont des villes où une attention particulière est portée au végétal. Ce sont des villes où ‘le lien n’a pas été rompu’.

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« Lors de la création d’un réseau d’arrosage ou d’une réfection, les professionnels ne veulent pas réouvrir une tranchée en raison d’un raccord défectueux. C’est très coûteux au regard du prix unitaire d’un raccord. Tout l’intérêt est donc de construire un réseau de qualité, gage de réussite des chantiers d’arrosage » indique Pascal Vivet, directeur général de Plasson France.

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Avec un CA de 300 millions d’euros dans le monde (80 pays), la société doit son succès à l’innovation, placée au cœur de sa stratégie d’évolution, faisant de ses 8 000 produits proposés sur le marché de l’arrosage des références incontournables. A tel point qu’aujourd’hui le nom de la société est mentionné pour désigner un produit ou une catégorie de produit. Si dans l’univers de l’électroménager les clients veulent un ‘Frigidaire’ pour désigner un frigo, les installateurs veulent un ‘Plasson’ pour parler de raccords. « Notre entreprise est devenue une marque, preuve de son succès » indique Pascal Vivet, directeur général de Plasson France, qui réalise un CA de 22 millions d’euros. Une marque parce que les références proposées sont synonymes de qualité. « Les professionnels font confiance en nos produits, issus d’un savoir-faire unique depuis plus de 50 ans. Lors de la création d’un réseau ou d’une réfection, ils ne veulent pas réouvrir une tranchée en raison d’un raccord défectueux. C’est très coûteux au regard du prix unitaire d’un raccord. Tout l’intérêt est donc de construire un réseau de qualité, gage de réussite des chantiers d’arrosage, avec des produits réputés pour leur solidité et leur fiabilité. C’est ce que nous proposons » précise-t-il.

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« Les villes françaises ont toujours été des modèles sur lesquels s’appuyer. Elles ont compris que le jardin est un environnement d’exception, une création ex-nihilo, une source de paysage, un lieu d’expérimentation à développer, un carrefour d’enjeux écologiques » indique Michel Péna, paysagiste-concepteur.

« L’ensemble des Villes ont compris que le jardin est un environnement d’exception, une création ex-nihilo, une source de paysage, un lieu d’expérimentation à développer, un carrefour d’enjeux écologiques. N’allons pas croire cependant que l’écologie fait partie de la créativité française, c’est un alibi pour justifier notre métier, avec des noues, des arbres censés purifier l’air… Elle est cela dit fondamentale, comme la beauté d’un projet, son humanité, sa qualité, qui sont certes moins implicites que les quantités et les coûts affichés, mais pour lesquelles nous devons apporter tout notre savoir-faire. On crée du paysage tout simplement parce que c’est beau, utile ».

La phrase d’André Santini

« Un projet équilibré qui parie sur l’avenir : la demande croissante d’espaces verts, de promenade et de loisirs d’une part, et le besoin non moins croissant de mobilité d’autre part » indique André Santini, mairie d’Issy-les-Moulineaux, lors de l’inauguration de l’aménagement de la Vallée Rive Gauche.

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La ‘Vallée Rive Gauche’, étirée sur 4,2 km entre le pont de Sèvre au boulevard périphérique d’Issy-les-Moulineaux, en passant par Meudon, a été récemment dévoilée au grand jour par le Département des Hauts-de-Seine après un plan de réaménagement qui aura duré 7 ans. A l’emplacement de friches, le long des berges de Seine, les habitants ont désormais accès à 14 ha d’espaces verts et 4 km de promenade. Les circulations douces et piétonnes sont privilégiées. La RD 7 est devenue un boulevard urbain à deux voies par sens de circulation, et son tracé favorise l’accès des habitants des immeubles voisins au fleuve. Prochaine étape, rive droite !

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« Les villes en tête du Palmarès des villes vertes le démontrent, investir dans le végétal c’est améliorer la qualité de vie des habitants mais c’est aussi augmenter son potentiel touristique ! » indique Catherine Muller, présidente de l’Unep.

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Les villes du Palmarès semblent avoir intégré cette composante essentielle : elles investissent massivement dans l’entretien et le développement de leurs espaces verts, augmentant ainsi leur attractivité touristique. « Les villes en tête du Palmarès des villes vertes le démontrent, investir dans le végétal c’est améliorer la qualité de vie des habitants mais c’est aussi augmenter son potentiel touristique » indique Catherine Muller, présidente de l’Unep. C’est notamment le cas de Nantes qui a investi 39,4 millions d’euros en 2016 ou encore de la ville de Lyon avec 25 millions d’euros investis en 2016.

Mais ce volontarisme local n’est malheureusement pas une réalité dans la majorité des grandes villes de France au sein desquelles les investissements en matière de végétalisation urbaine ne sont pas à la hauteur des enjeux et des attentes.

Alors que 6 Français sur 10 souhaitent que les municipalités investissent en priorité dans de nouveaux espaces verts selon l’étude Unep-Ifop réalisée en 2016, les villes ne consacrent en moyenne que 46,50 € par an et par habitant à leurs espaces verts. Insuffisant pour développer massivement l’écotourisme dans les grandes villes françaises, si l’on se réfère aux 135 € que Nantes consacre chaque année à l’entretien et à l’aménagement de ses espaces verts.

« Pour faire de nos grandes villes des porte-étendards de l’écotourisme en France et répondre ainsi à la demande citoyenne forte en matière de végétalisation urbaine, il est impératif que des mesures soient prises au niveau national. Réserver systématiquement une part non négligeable de végétal dans les plans locaux d’urbanisme des collectivités serait un bon départ ! » indique-t-elle.

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Notre ville est magnifique, marquée par l’ardoise, le tuffeau, des bâtiments emblématiques… mais le moment est venu, aussi, de regarder l’avenir, à savoir comment innover sur le plan architectural (…). A travers l’appel à projets ‘Imagine Angers’, nous avons souhaité que les architectes, les investisseurs, les concepteurs, nous proposent des projets innovants, tant sur les plans patrimonial, architectural, environnemental, paysager…”  indique Christophe Béchu, maire d’Angers.

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Lors du Mipim, qui s’est dernièrement déroulé à Cannes, Christophe Béchu, maire d’Angers, a révélé les 6 projets lauréats de l’appel à projets ‘Imagine Angers’, qui vise à concevoir des bâtiments sur plusieurs sites de la ville. « Notre ville est magnifique, marquée par l’ardoise, le tuffeau, des bâtiments emblématiques… mais le moment est venu, aussi, de regarder l’avenir, à savoir comment innover sur le plan architectural (…). A travers l’appel à projets ‘Imagine Angers’, nous avons souhaité que les architectes, les investisseurs, les concepteurs, nous proposent des projets innovants, tant sur les plans architectural, patrimonial, environnemental, paysager… » indique Christophe Béchu, maire d’Angers. Objectifs : imaginer de nouveaux usages, de nouvelles façons d’habiter, de travailler, de consommer…afin de répondre aux enjeux actuels et futurs. Les architectures ‘vertes’ ont été privilégiées.

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« Aujourd’hui, les pouvoirs publics ont les moyens de faire de la commande publique un véritable acte économique, moteur de croissance durable. Il leur revient de s’en saisir pour l’exploiter pleinement. Mais encore trop peu de collectivités utilisent ce que pourtant le cadre juridique leur permet… » indique Patricia Lexcellent, déléguée générale de la Confédération générale des SCOP (CGSCOP) et membre du Conseil supérieur de l’ESS (Economie sociale et solidaire).

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En France, la commande publique pour les dépenses de fonctionnement et d’investissement représente annuellement environ 10 % du PIB, soit 200 milliards d’euros. Elle constitue un levier majeur pour accompagner les transitions écologiques et sociales, et améliorer l’efficience de la dépense publique. C’est aussi un moyen de valoriser les entreprises qui s’engagent volontairement sur le plan environnemental et social.

En 2014, la commande publique a fait l’objet d’une réforme d’envergure sur le plan européen. La transposition en droit français en 2015 et 2016 ainsi que différentes lois (ESS, transition écologique, etc.) ont été l’occasion de simplifier et de moderniser les procédures de passation des marchés publics.

 

 

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« Dijon a l’ambition de devenir la première Smart City de France » indique François Rebsamen, maire de la Ville.

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Les feux tricolores, la vidéo protection, les bornes d’accès dans l’hypercentre, l’éclairage public… Tous ces équipements intègreront des capteurs dans le cadre d’une délégation de service public, dont le contrat est de 100 millions d’euros sur 12 ans. « Dijon a l’ambition de devenir la première Smart City de France » indique François Rebsamen, maire de Dijon. Objectif : réaliser des économies. Un appel d’offre a été lancé.

 

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« La végétalisation est au cœur de l’aménagement urbain. Elle contribue à la tendance de fond de ramener la nature en ville. C’est aujourd’hui une volonté forte des citadins, une exigence même » indique Ivan Nouaille-Degorce, dirigeant d’Acropose, fabriquant français de mobilier urbain.

D’une façon générale, les architectes et les paysagistes privilégient autant qu’ils le peuvent les plantations de pleine-terre. Mais dans de nombreux cas, la végétalisation hors sol, en bacs à fleurs, jardinières ou suspensions est incontournable : secteur préservé, réseaux de surfaces dans le sol, dalles béton… « La végétalisation est au cœur de l’aménagement urbain. Elle contribue à la tendance de fond de ramener la nature en ville. C’est aujourd’hui une volonté forte des citoyens, une exigence même » indique Ivan Nouaille-Degorce, dirigeant d’Acropose. Et l’offre est large : bacs à fleur, grilles d’arbre, îlots paysagers, barrières jardinières, suspensions… Le tout enrichi par de nombreux accessoires et options, tels que des bute-roues, des corsets, des tuteurs, des sabots, des percements… « Un bac de qualité, avec de la technicité, surtout s’il est de grande taille, vaut un certain prix. S’il n’est pas cher, alors comparez les caractéristiques techniques : épaisseur des aciers, réglage, réserves d’eau, qualité des pieds, qualité du bois de parement… Le travail et la qualité ont leur prix ! ».