Archives de catégorie : Matériel & Techniques

Balayeuses électriques : performantes et silencieuses

Réduction drastique des décibels en cœur de ville (plus de 40 dB), amélioration de la qualité de l’air (aucune émission directe de carbone), de la productivité des agents, économies d’entretien (plusieurs centaines de milliers d’euros sur 10 ans !)… Autant d’atouts, chiffres à l’appui, qui plaident en faveur des balayeuses/aspiratrices et laveuses électriques, ces machines indispensables pour nettoyer rapidement petites et grandes surfaces.

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Elagueuses à main : la technologie fait la différence

Légères et performantes, les élagueuses thermiques ou à batterie font partie de ces outils portatifs indispensables aux professionnels du paysage. L’innovation est au cœur des dernières générations de machines : facilité de mise en route, y compris à froid, guide-chaîne allégé, poignées en nid d’abeilles, système de gestion électronique du moteur et d’épuration de l’air d’admission, batteries performantes… Des caractéristiques techniques qui améliorent grandement la productivité des utilisateurs, limitent
les Troubles-Musculo-Squelettiques et les soucis mécaniques intempestifs.

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‘OHL’, la cisaille ‘premium’

La cisaille OHL de Wolf est équipée de lames de 23 cm en acier trempé auto-affûtantes, assurant une coupe nette. Légère et maniable, avec ses poignées en aluminium forgé recouvert d’un grip de confort, cet outil est idéal pour tailler des buis, des petites haies et former des topiaires de manière précise. Des butées en caoutchouc amortissent les chocs et épargnent les articulations de l’utilisateur. Un huileur est intégré. Longueur : 70 cm. Poids : 0,92 kg.

www.outils-wolf.com

Désherbage des sols imperméables : le chaud et le froid

Grâce à son gabarit passe-partout (55 cm de large), la brosse YV600 d’Yvmo a accès aux trottoirs les plus étroits. Fonctionnant à bas régime (donc silencieuse !), elle limite à la fois la dégradation des brins et du revêtement.

Angles de trottoirs, jointures de pavés, fissures présentes sur l’enrobé, pieds de façades…, les herbes indésirables s’immiscent partout ! Mais fini les molécules pour en venir à bout, place aux solutions mécanisées qui, depuis l’application de la loi Labbé, ont fait leur preuve et se sont nettement améliorées : les brosses, à lamelles ou torons d’acier, les systèmes à air chaud pulsé, à vapeur, à mousse… Tour d’horizon des ‘vraies’ solutions, sous réserve
de passages réguliers.

Avant de parler machines, il convient de rappeler que leur utilisation n’a de sens qu’avec la mise en place d’une stratégie globale de lutte, incluse dans un plan de gestion différenciée des espaces verts. Cette stratégie passe par l’enherbement des trottoirs dits perméables, l’utilisation des produits de biocontrôle, la diffusion d’informations aux habitants pour communiquer et leur expliquer dorénavant la présence de certaines plantes autrefois ‘indésirables’ entre deux sessions de désherbage… Ce n’est qu’après la définition de cette stratégie de lutte que les professionnels peuvent enfin se questionner sur les matériels qui permettront d’atteindre les objectifs fixés.
C’est dans ce contexte que les constructeurs proposent aujourd’hui des matériels innovants, ergonomiques et redoutablement efficaces. Lesquels choisir ? Sont-ils vraiment aussi performants ? Quelles technologies de désherbage utiliser ? Eléments de réponse. Mais dans tous les cas, il faudra respecter les conditions d’utilisation, utiliser ce matériel plusieurs fois par an… Tout sera aussi fonction de la nature des adventices.

Compact, le désherbeur mobile à eau chaude ‘Hoëdic CM’, fabriqué par la société Oeliatec, est positionné sur un chariot électrique, dont l’autonomie est de 8 h.

Indispensables brosses

Utilisables aussi bien en désherbage préventif que curatif, les brosses à conducteur marchant ou intégrées sur un tracteur sont devenues indispensables. “C’est le seul outil permettant d’arracher des indésirables bien implantées et de supprimer des mousses rendant les trottoirs glissants, tout en limitant la repousse de prochaines plantes grâce à un vrai nettoyage de fond (suppression de la matière organique dans laquelle elles s’implantent)” indique Bruno Del Din, commercial chez Yvmo, qui présente la brosse YV600. Grâce à son gabarit passe-partout (55 cm de large), cette machine a accès aux trottoirs les plus étroits. Fonctionnant à bas régime (donc silencieuse !), la YV600 limite à la fois la dégradation des brins et du revêtement. Deux types de brins peuvent équiper la machine : les lamelles, pour un désherbage sur des surfaces minérales traditionnelles, voire fragiles, et les torons en acier (brins ‘torsadés’), parfaits pour arracher les plantes les plus coriaces et éliminer les dépôts de matières organiques et de poussières urbaines en tout genre, favorables à la repousse. Depuis 2017, un guidon déporté permet d’atteindre facilement les pieds de murs. Comme quoi, l’innovation permet toujours de gagner en ergonomie, et donc en productivité. Petit gabarit toujours, avec les brosses AS 30 WeedHex 160 d’As Motor, d’une largeur de travail de 30 cm ! De son côté, la société Cornu propose la brosse GK-H de 6 CV (Ø 500 mm), à la rotation horaire et anti-horaire. Ses brins d’acier sont réglables par bagues rilsans afin de modifier sa dureté.
Pour les collectivités qui voient les choses en grand, Rabaud répond avec ‘Herbionet T’, une brosse adaptable à l’arrière ou à l’avant d’un tracteur compact (attelage 3 points, Catégories 0,1 et 2), spécialement conçue pour le désherbage des réseaux routiers. Son diamètre est de 500 ou 750 mm, avec des brins en acier méplat ou toron. Télescopique, le déport hydraulique est de 90 cm. Même principe avec les bras de désherbage Eco 20, 40, 40 K et 70 de Nimos, proposés par Data Green, dont le diamètre des brosses est de 0,6 à 1 m ! “Les brosses sont facilement changeables” assure Frédéric Crépin, gérant de Datagreen. Chez Poget, des brosses peuvent s’adapter à l’extrémité d’un bras d’épareuse à entraînement hydraulique pour désherber, ou plutôt démousser, le dessus et les faces latérales des murs. Nommées DHTE, ces brosses sont proposées en deux diamètres : 800 et 1 200 mm. Avec ces outils, rien n’empêche aussi de désherber la voirie et les angles des murs formés au droit des surfaces !
Nombre de passages : entre 3 et 8 passages/an selon les conditions climatiques, le contexte géographique et la pression des adventices.

La société Cornu propose la brosse GK-H de 6 CV (Ø 500 mm), à la rotation horaire et anti-horaire. Ses brins d’acier sont réglables par bagues rilsans afin de modifier sa dureté.

Les désherbeurs à eau chaude (et à mousse) : toujours plus compacts !

On peut encore entendre : “le problème avec ces désherbeurs, c’est leur encombrement !”. Plus maintenant avec le modèle Hoëdic CM de la société Oeliatec. Ce désherbeur mobile à eau chaude, d’une capacité de 300 L, est positionné sur un chariot électrique permettent de rendre l’utilisateur complètement autonome. “En déplacement, son autonomie est d’environ 8 h de travail, pour un temps de charge de 4 h” précise Jean-Pierre Barre, fondateur et gérant d’Oeliatec. Il est donc garanti sans bruit ! Même principe pour Weeding Tech, avec la machine compacte ‘Foamstream Municipal’, fabriquée en France. Développée spécifiquement pour un usage dans les communes, cette machine (1 200 x 1 206 x 2 120 mm) est plus compacte que sa grande sœur, la MW Series, donc plus ergonomique. Elle dispose aussi d’une lance à spectre plus large. Grâce à l’action de l’eau chaude et de la mousse (biodégradable à 100 %), les herbes indésirables et les graines contenues dans le sol, pointées avec l’extrémité des lances (brosse, haute pression, à double jet rotatif…), dépérissent en quelques jours. Les chewing-gums, très tenaces sur les sols, sont également éliminés. La société Cornu propose aussi un désherbeur à eau chaude, l’Alterno 24 V + HP, doté d’une cuve de 500 ou 1 000 L ! Son autonomie est de 8 h.
Nombre de passages : entre 2 et 8 passages/an selon les conditions climatiques, le contexte géographique et la pression des adventices.

Connectée à l’avant ou à l’arrière d’un tracteur, la brosse ‘Herbionet T’ de Rabaud possède des brins en acier méplat ou toron. Télescopique, le déport hydraulique est de 90 cm.

Les désherbeurs thermiques

Venir à bout des herbes indésirables à l’aide d’un système à air chaud pulsé, celui utilisé par les industriels pour rétracter des emballages, appliquer des bandes de marquage… Quelle drôle d’idée ! Pourtant, ce procédé d’air chaud pulsé, inventé et développé par la société Ripagreen, est redoutable.
Tout d’abord, la légèreté et la maniabilité de cette solution permettent d’être opérationnel rapidement et de se faufiler dans un environnement urbain souvent semer d’embûches.
Techniquement, le désherbeur se distingue par un chariot triporteur supportant une bouteille de propane. Poussé ou tracté, s’immisçant ainsi dans les moindres recoins à désherber (sous les bancs, autour des obstacles, le long des pieds de murs…), le chariot est équipé d’une lance mobile munie d’une buse en éventail, propulsant une lame d’air chaud à haute vitesse sur plus de 40 cm de large. Les adventices sèchent en 2 à 3 jours ! “Ce qui séduit, c’est sa rapidité, son ergonomie et son confort au quotidien” indique Olivier Garcia, gérant de LCE-Ripagreen.

Le désherbeur Ripagreen se distingue par un chariot triporteur supportant une bouteille de propane. Poussé ou tracté, s’immisçant ainsi dans les moindres recoins à désherber (sous les bancs, autour des obstacles…), ce chariot est équipé d’une lance mobile munie d’une buse en éventail, propulsant une lame d’air chaud à haute vitesse sur plus de 40 cm de large.

Dernière nouveauté, ce désherbeur est proposé en association avec le triporteur Pulse 3 de Ligier, dont l’autonomie est estimée entre 30 et 40 km. L’idéal pour se déplacer facilement, sans émissions directes de carbone dans l’atmosphère. Un système d’enrouleur automatique embarquant 15 mètres de tuyau permettent d’envisager une nouvelle approche pour désherber dans d’excellentes conditions et toujours dans la recherche du gain de temps au gré d’un circuit programmé.
Nombre de passages : entre 5 et 8 passages/an selon les conditions climatiques, le contexte géographique et la pression des adventices.

Développé spécialement pour les collectivités, le ‘Foamstream Municipal’ élimine adventices, mousses, chewing-gum et graffitis grâce à de l’eau chaude couplée à de la mousse biodégradable, stoppant la germination des graines contenues dans le sol.

Rappels sur les brosses

  • Nombre de passages : entre 3 et 8 passages/an selon les conditions climatiques, le contexte géographique et la pression des adventices ;
  • Rendements (selon les modèles) :
    – en curatif : 500 à 1 500 m²/h
    – en préventif : 3 000 à 5 000 m²/h
  • Largeur de trottoir minimale : 50 cm
  • Durée de vie des brosses :
    – en curatif : 15 à 100 h/an
    – en préventif : 3 à 50 h/an
  • Coût moyen d’un remplacement de disque contenant des fibres métalliques (brosse) : entre 100 et 380 € TTC. Sur certains modèles, les fibres peuvent être remplacées par les agents ;
  • Coût des fibres métalliques : environ 200 € TTC/mètre linéaire ;
  • Entretien annuel : environ 60 € TTC (vidanges, changements des bougies…).

Article du numéro de Mai 2018, abonnez-vous

Les plaques vibrantes : pour un revêtement stable et ferme !

Techniquement indispensables, les dernières générations de plaques vibrantes à conducteur marchant se sont imposées sur les chantiers pour leur performance, leur facilité d’utilisation et leur capacité à manœuvrer dans les espaces restreints, que ce soit en marche
unidirectionnelle ou bidirectionnelle. Polyvalentes, ces machines ultra-compactes sont parfaitement adaptées pour le compactage des tranchées, des fondations, des fonds de forme, mais également pour le blocage des pavés et la finition des sols bitumés.

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Nouvelles faucheuses-débroussailleuses Attila

Robustes et maniables, les faucheuses-débroussailleuses Attila sont idéales pour l’entretien des accotements, berges, vergers, friches et prairies. Les nouvelles motorisations Kawasaki, plus puissantes, vont de 16 (AK88) à 24 CV (AK98X), assurent une meilleure qualité de coupe et permettent de faucher jusqu’à près de 10 000 m²/h (AK98X). Un espace agrandi au poste de conduite, de nouvelles suspensions de sièges (sur AK88 et 95) et de nouveaux sièges confort (sur AK98 et 98X) permettent de travailler dans des conditions optimisées. La tenue dans les pentes est excellente grâce aux freins avant et 4RM (AK98X).

www.etesia.fr

John Deere améliore sa tondeuse rotative pour les grands espaces

Adaptée aux opérations de tonte à grande échelle, la nouvelle version de la tondeuse rotative frontale WAM 1600 Turbo est disponible. Ce modèle est désormais équipé d’un moteur Stage 5. Il est conçu pour le confort de l’opérateur, son siège à suspension pneumatique à dossier haut entièrement réglable y contribue. Le plateau de coupe est équipé de roues pivotantes et increvables, réduisant les temps d’arrêt et augmentant la productivité. A son système de traction intégrale, son pont arrière mécanique éprouvé et son réservoir de carburant de 83 L, il faut ajouter un moteur diesel Yanmar turbocompressé de 60 ch (44 kW). Les trois carters de coupe robustes à éjection arrière sont fabriqués à partir d’acier de calibre 7.

www.deere.com

Arrosage : UnitechlineTM AS XR

Netafim propose avec UnitechlineTM AS XR une ligne de goutteurs intégrés et autorégulants. La distribution de l’eau et des nutriments tout au long du réseau d’irrigation est totalement uniforme. De l’oxyde de cuivre est incorporé à la résine lors de la fabrication du goutteur. Grâce à ses propriétés, il freine les intrusions racinaires et limite le développement de biofilms. Ce produit est sans rejets chimiques pour une irrigation enterrée plus efficace, plus durable, dans un environnement préservé !

www.netafim.fr

Silence en ville !

Entièrement électrique, la laveuse de voirie conçue par Val’Air se distingue par un niveau sonore de 71,5 dB en fonction lavage. Autonome pendant 12 h, ce modèle possède une cuve de 1 500 L, un PTAC de 4 000 kg et une pompe à eau de 80 L/min (40 à 60 bars).

Ils ont la performance de leurs homologues thermiques, le bruit en moins (de 20 à 30 dB en moyenne, jusqu’à 50 dB sur certains modèles !). Les outils et machines à batteries, toutes catégories confondues, de la débroussailleuse à la laveuse de voirie en passant par les aspirateurs de déchets urbains, les tondeuses et les véhicules utilitaires, associent la performance du travail bien fait au silence.

Homologué sur route, le Goupil G4, large d’1,2 m, possède une autonomie de 130 km. Sa charge utile résiduelle est de 1 226 kg. Des rehausses grillagées permettent d’accroître les volumes collectés.

Lorsque la ville se réveille et que les derniers candélabres s’éteignent, les agents des services techniques partent à l’action. Travailler tôt fait partie de leur métier, mais se servir de machines ou d’outils autrefois réputés bruyants, qui plus est à des heures matinales, et ce, tout au long de la journée sans gêner qui que ce soit ou très peu, est un fait nouveau. La raison ? L’usage d’outils et de machines à batterie, qui désorganisent quelque peu les habitudes, au point où des agents se passent même, par exemple, de porter les protections auditives réglementaires, car le bruit généré dépasse rarement les 85 dB, y compris à pleine puissance pour certains modèles. Ils peuvent même parler entre eux ! Que demander de mieux ? Les agents peuvent enfin travailler à toute heure, sans compter les économies de carburant et la réduction drastique des émissions de carbone dans l’air. Les avantages sont donc nombreux. Ils sont testés et validés in situ par les professionnels. Les élus sont aussi conscients de la montée en puissance des outils et des machines à batterie. Des collectivités ont même fait le choix du tout électrique, par principe et/ou par souci économique. Pas question non plus de perturber les citadins, déjà en proie à de nombreuses nuisances sonores : trafic en tout genre (voitures, bus, tramway…), chantiers, bruits de fond…

Le Combi Système de Stihl permet d’adapter jusqu’à 10 appareils KM sur un puissant bloc moteur, identique à celui de la débroussailleuse FSA 130. Un vrai couteau suisse, puissant (1,4 kW), léger (3,5 kg) et silencieux pour des interventions aussi rapides qu’efficaces !

Laver, souffler, ramasser

En ville, aux aurores. Pendant que des agents montent à bord d’une laveuse 100 % électrique, comme celle proposée par la société Val’air, qui génère moins de 72 dB en fonction lavage (l’équivalent d’un aspirateur ménager), et ce durant 12 heures d’affilé, sans rechargement, d’autres s’affairent à souffler et ramasser les déchets ou autres feuilles mortes. Ils ont à leur disposition une multitude d’outils à main et sur roues. Premier outil indispensable : les souffleurs, type BL 940 de Kubota. Ce dernier, qui émet entre 70 et 79 dB, comme la plupart des souffleurs professionnels du marché, peut être utilisé à proximité des zones sensibles (résidences, hôpitaux, écoles…). “En l’absence de tout obstacle, le niveau sonore décroît avec l’éloignement. Il baisse de 6 décibels chaque fois que l’on double la distance à la source. Dans tous les cas, on gagne 21 dB(A) par rapport à un souffleur thermique ! Et l’efficacité de ce souffleur à turbine axiale rivalise en toutes circonstances avec la puissance des souffleurs thermiques. Il est aussi ultra-léger, ce qui permet de travailler confortablement” indique François Xavier Labille, chef de produits chez Kubota. Autre outil, ou plutôt machine 100 % électrique et cette-fois ci sur 3 roues : les tricycles, qui rendent les opérateurs autonomes sur les différents secteurs de la ville. Ressemblant à un quad sur 3 roues, ces véhicules se composent d’une cabine sur montant et d’un espace containers, permettant de récolter les déchets ramassés au cours du circuit de collecte. Le sol, comme l’air (pas de carburant fossile utilisé !), sont ainsi propres ! Autonomie moyenne affichée : environ 40 km. Des aspirateurs de voirie électriques, à déplacer manuellement, sont tout aussi incontournables pour nettoyer ‘proprement’, dans tous les sens du terme. Certains fabricants les combinent avec des scooters électriques.

Le taille-haies à batterie Helion 2 de Pellenc a des performances comparables à celles d’un modèle thermique de 30 cm3. D’un poids de 3,5 kg, il génère moins de 84 dB.

Couper l’herbe

Utilisé pour tondre des surfaces inférieures à 5 000 m², le robot Autoclip 550 SG de Stiga possède une autonomie de 7 h. Niveau d’émissions sonores : moins de 69 dB !

Pour tondre ou débroussailler les espaces verts, les agents ont accès à un panel d’outils à batterie. En premier lieu, les tondeuses. Si quelques autoportées électriques sont disponibles (Bahia d’Etesia ou le rider d’Husqvarna), générant, ceci dit, à pleine puissance, un niveau sonore inférieur à 100 dB (c’est toujours mieux qu’une version thermique !), les tondeuses à conducteur marchant à batterie font leur révolution, appréciées pour leur démarrage instantané (on gagne du temps !). La plupart des fabricants historiques s’y sont mis, certains depuis longtemps, avec de nouveaux modèles : Pellenc, avec le modèle ‘Rasion’, léger et ultra-maniable, Husqvarna, avec la tondeuse LC 141 Li, dotée du mode ‘SavE’ qui permet de réduire le nombre de tours/min pour préserver son autonomie et les oreilles des agents, Grin, avec la BM46-82V qui ‘pulvérise l’herbe’ grâce à son carter et un régime moteur qui varie de 2 600 à 2 800 RPM… Quant aux robots de tonte, ils détiennent le record en termes d’émissions sonores.

Le robot de tonte ‘Automower 550’ d’Husqvarna n’émet que 58 dB en pleine action. Moitié moins comparé à une autoportée diesel !

Par exemple, grâce à ses moteurs à induction, Stiga propose un robot, nommé ‘Autoclip 550 SG’, qui génère entre 60 et 69 dB. ‘Automower 550’ d’Husqvarna est affiché à moins de 58 dB, “contre 103 dB pour notre rider diesel R422TS” indique, à titre de comparaison, Déborah Dréan, responsable communication chez Husqvarna… On passe ainsi du simple au double quasiment. Du côté des débroussailleuses, qui permettent, parfois, de parfaire la coupe des tondeuses à conducteur marchand (et à batterie !) et de venir à bout des rejets ligneux en tout genre, les volumes sonores sont tout aussi probants. Moins de 84 dB pour le combiné KMA 130 de Stihl, équipé d’une tête de débroussailleuse ; idem pour la débroussailleuse à lame insérée sur le bloc moteur OTM2A de Wolf, “soit une différence de 10 à 11 dB par rapport à leur homologue thermique” précise la société Wolf.

D’une puissance de 0,940 kW, le souffleur BL940 de Kubota génère un débit d’air de 920 m3/h pour moins de 80 dB.

Tronçonner, tailler, transporter

Equipés d’une tronçonneuse AS3835 de Dolmar, caractérisée par une vitesse de chaîne équivalente à un modèle thermique de 32 cm3, ou de la tronçonneuse à batterie 82CS25 de Cramer, les agents peuvent débiter des grumes sans craindre de faire trop de bruit (entre 90 et 95 dB en moyenne). Pour tailler des haies sans efforts, les agents disposent dorénavant d’outils autonomes pendant près d’une journée. “Le taille-haie est le premier outil électrique adopté par les jardiniers, il peut être utilisé pour tailler les haies de défense proches d’une école par exemple, ou des haies décoratives proches des baies vitrées, d’un immeuble de travail ou d’un hôpital sans déranger une réunion de travail, des patients ou des élèves” affirme la société Pellenc à propos du taille-haies Helion 2, générant entre 80 et 84 dB.

Dotée du système de tonte breveté Grin, la tondeuse à conducteur marchant BM46-82 V de Grin est en mesure de tondre et de pulvériser l’herbe de surfaces allant jusqu’à 800 voire 1 000 m² avec une seule recharge.

En pleine forme et bien moins fatigués qu’avec des outils thermiques, les agents peuvent ensuite charger facilement les déchets verts dans un véhicule utilitaire électrique, à l’image du Goupil G4 à plateau fixe et basculant, doté d’un pack de 5 batteries, qui émet environ 60 dB. Larges de 120 cm, ces véhicules à 4 roues peuvent aussi être équipés de rehausses grillagées, d’un système d’arrosage haute pression… en fonction des chantiers.
La journée peut ainsi s’achever ‘sans grosse fatigue’ grâce aux outils à batterie. Le lendemain, les opérations d’entretien peuvent recommencer. En silence bien entendu…

La débroussailleuse à lame insérée sur le bloc moteur OTM2A de Wolf, équipée d’une tête de coupe TD2,
est autonome pendant 2 à 3 h. Maniable, grâce à son poids ultra-léger (1,8 kg), cette débroussailleuse est capable
de couper l’herbe le long des murs sans abîmer les façades.

Article d’Avril  2018, abonnez-vous

Mini-transporteurs, mini-dumpers : maxi travaux !

Grâce à son système de déversement en hauteur, le KC70VHD-4 de Kubota peut vider son chargement jusqu’à une hauteur de 1,43 m (au niveau des axes). De plus, sa portée de 447 mm lui permet de déverser aisément les matériaux au-delà du bord de la ridelle d’un camion.

Si le nombre de constructeurs et de fournisseurs dans ce marché de niche ne cesse d’augmenter, l’utilisation de ces engins aussi ! Robustes, maniables et polyvalents, les mini-transporteurs et les dumpers version ‘compacte’ évacuent, transportent, débroussaillent parfois, déchargent à volonté… A chaque contexte leur utilité ! Focus sur un matériel aux usages multiples, dont les professionnels des espaces verts auraient tort de se priver.

De curieuses machines, issues d’un mariage improbable entre le châssis d’une mini-pelle et la benne d’un camion, circulent sur les chantiers. Des constructeurs, reconnus dans le secteur des espaces verts et de l’agriculture, habitués à concevoir des microtracteurs, des porte-outils ou des gyrobroyeurs à fléaux, en ont fait leur spécialité afin de prospecter de nouveaux marchés, alors que d’autres, réputés pour leurs engins destinés aux travaux publics proposent aujourd’hui ce genre de machines compactes. Car la complexité technique des chantiers neufs, de rénovation ou de démolition et le besoin d’améliorer leur productivité, ont incité les professionnels à s’équiper d’outils mécanisés fonctionnels, compacts et polyvalents, capables de réaliser une multitude de tâches.

Mini-transporteur ou mini-dumper ?

Le mini-transporteur KC70VSL-4 sur chenille de Kubota est pourvu d’une pelle auto-chargeuse et d’une voie variable. Stable et puissant, il se caractérise par une capacité de chargement de 700 kg et un refroidisseur d’huile hydraulique.

Dans les deux cas, on désigne des machines autoportées. Cependant, des fabricants distinguent les deux. “Généralement, on qualifie de mini-transporteur les engins sur chenilles, et de dumper, ceux sur pneus” indique Jocelyne Sabatier, responsable marketing chez le constructeur Wacker Neuson. Et d’ajouter : “les variantes sur chenilles ont aussi l’avantage du prix, elles sont très abordables pour les petits budgets et sont bien adaptées aux terrains accidentés, alors que les variantes sur pneus sont généralement plus rapides et plus flexibles puisqu’elles circulent sur des routes goudronnées, des chemins… ; par contre, l’investissement est plus élevé”. Pour autant, ces deux catégories d’engins ne sont pas des dumpers (appelés aussi tombereau) au sens strict du terme, qui font référence à des véhicules automoteurs aptes au transport de matériel, constitués d’une caisse rigide ou articulée montée sur pneus et équipés d’une benne basculante dont la capacité de charge utile est comprise entre 40 et 100 tonnes (10 à 25 fois moins pour un mini-transporteur !). Ce genre d’outils est donc fait pour les gros chantiers ! Mais ce qui intéresse les professionnels des espaces verts et du paysage sont les solutions de manutention toujours plus compactes et performantes sur une grande variété de missions. D’où le choix des mini-transporteurs et des mini-dumpers, avec une puissance brute du moteur assez élevée (de 9 à 45 CV).

Quels usages ?

Le plus compact de la gamme des Carry, avec une largeur de 690 mm, qui lui permet de se faufiler partout. Le Carry 105 Electrique à batterie est idéal pour travailler dans les endroits peu ventilés ou les zones d’habitation car il ne rejette aucune fumée, et ne fait aucun bruit. Autonomie : 2 h 30.

A peu près tout ! Et c’est là leur point fort. Les mini-transporteurs et les mini-dumpers sont capables de charger/décharger divers matériaux (terre, sable, bois, gravats, terreau, pavés…), transporter, lever, combler des tranchées/fossés… et même, “déneiger, creuser, bétonner ou débroussailler si un outil spécifique est greffé” précise Jean-Marc Chadourne, gérant de la société France Tractor. Par ailleurs, ces engins trouvent toute leur utilité dans des sites au contexte ‘difficile’. “Ils sont efficaces sur des terrains accidentés ou lors de déplacements off road, notamment quand le sol est boueux grâce à de grandes capacités d’adhérence et de franchissement. Ces machines sont aussi à l’aise sur les sites de construction étroits, des chantiers avec des virages serrés (il est possible de réaliser la contre-rotation sur place !)…” détaille Andrea Basso-Luca, du département construction chez Kubota Europe. Ils peuvent aussi évoluer sur de fortes pentes ; un sous-bois accidenté et escarpé jusqu’à 45° ne leur fait pas peur ! Le faible compactage au sol est garanti par les chenilles en caoutchouc ou les pneus, qui répartissent les charges de la machine et n’endommagent pas le gazon par exemple. De plus, grâce à leur système hydrostatique, présent dans la plupart des machines, les manœuvres sont très faciles. D’autant plus que les transmissions hydrostatiques assurent un contrôle tout en douceur de la machine, car le passage des vitesses est plus souple.
Jocelyne Sabatier rappelle également que certains mini-transporteurs permettent de combler des tranchées à l’avancement, à l’aide d’une benne basculable à déversement latéral, et d’évacuer plusieurs centaines de kilos de matériaux extraits à l’aide d’une mini-pelle pour ensuite déverser le tout dans un camion ou une benne, y compris en hauteur. En effet, “la benne hydraulique peut se relever automatiquement ! Sinon, le relevage se réalise manuellement à l’aide de vérins” précise la société Mecacraft.

Une machine, plusieurs bennes

Polyvalent, un mini-transporteur peut s’équiper, entre autres, d’un plateau de broyage. A l’exemple de ce modèle Kompact proposé par la société France Tractor.

Les mini-transporteurs et les mini-dumpers se caractérisent avant tout par leur benne. Il en existe plusieurs versions. Tout d’abord, les bennes basculantes à déversement frontal, les plus classiques, selon un angle de 65 à 88°. Leur capacité de charge moyenne ? Entre 400 et 2 500 kg selon les modèles et les constructeurs. “Les mini-transporteurs que nous proposons ont une capacité de charge qui varie de 300 à 3 500 kg selon les modèles. Nous disposons également de modèles d’une capacité de charge supérieure allant jusqu’à 5 000 kg et prochainement jusqu’à 12 500 kg” précise Walter Baffioni, Directeur Commercial Imer France. Le châssis est fixe. Certains modèles, à l’instar des modèles Kompact K40 de France Tractor, DT10e de Wacker Neuson ou KC70VSL-4 de Kubota Europe, sont équipés d’un petit godet à l’avant de la benne pour charger automatiquement les matériaux à transporter, faute d’une mini-pelle à proximité ou d’une foule d’opérateurs munis de pelles rondes. En moins de 5 minutes, le petit chargeur permet de remplir la totalité de la benne !
Pour déverser les matériaux en hauteur, dans un camion par exemple, les professionnels n’ont pas le choix : il faut s’équiper d’une benne surélévatrice, montée sur un châssis extensible. La hauteur de déversement est d’environ 1,50 m. Certains modèles, comme le KC70VHD-4 de Kubota, sont équipés de capteurs d’inclinaison et position du caisson pour prévenir l’opérateur d’un risque de renversement.
Enfin, les équipements type ‘gyrabennes’ et les caissons rotatifs à 180° permettent de déverser les matériaux sur le devant et les côtés. Les déversements latéraux s’effectuent selon un angle d’environ 60°.
A cela s’ajoutent d’autres options : des bennes-plateaux pour le transport des palettes par exemple, des ‘tri-bennes’ avec parois amovibles à déversement latéral et frontal, des bennes ‘gros volumes’, des bétonnières, des broyeurs, un bras de micro-pelle…

Des engins compacts

Voici l’exemple du dumper sur roues 1001 de Wacker
Neuson. Ce n’est ni un mini-dumper, ni un gros dumper
de chantier au sens propre du terme.
Il appartient à sa propre catégorie !

Passer entre deux montants de moins de 90 cm, c’est possible avec un mini-transporteur ! C’est la largeur des chenilles et leur variabilité qui définissent le passage, pas le poste de conduite en lui-même, de dimensions équivalentes aux voies. Plutôt restreint mais intuitif, le poste de conduite est composé d’un tableau de bord muni de commandes simples (manettes d’avancement, guidon ou volant, joystick multifonction pour actionner la benne…). Compacts, ces engins sont aussi facilement transportables sur le plateau d’un camion ou à l’arrière d’un fourgon. “Nous fournissons une paire de rampes en aluminium (environ 500 € TTC) prévues à cet effet” précise Jean-Marc Chadourne.
Transportables, multifonctions, compactes… ces machines deviennent vraiment incontournables.

Compact, maniable… et électrique, le mini-transporteur DT10e de Wacker Neuson assure 8 heures d’autonomie. Grâce à la translation hydrostatique, aucun changement fréquent de vitesse n’est nécessaire et le conducteur peut se concentrer entièrement sur son travail. Le déversement du contenu de la benne peut se réaliser en hauteur.

Entretien

L’entretien des mini-transporteurs et des mini-dumpers est relativement aisé. En général, un capot donne accès
aux principaux composants : réservoir de carburant, filtre à air, jauge d’huile moteur et coupe-circuit. Attention malgré tout
à bien régler la tension des chenilles à l’aide d’un vérin
à graisse et de vérifier le fonctionnement d’un éventuel
refroidisseur d’huile hydraulique sur les modèles équipés
d’un autochargeur, dont l’objectif est d’éviter le risque
de surchauffe. En effet, le mini-transporteur peut être amené, grâce à l’autochargeur, à travailler en continu, donc inutile
de prendre le risque de surchauffer l’huile.

En chiffres :

• Puissance moyenne : 9 à 45 CV
• Largeur minimale : 70 cm
• Hauteur maximale de déversement : 1,50 m
• Charge utile moyenne : 500 et 2 500 kg
• Angle de déversement latéral maximal : 88°
• Angle de déversement frontal maximal : 65°

Article du numéro d’Avril 2018, abonnez-vous