Archives de catégorie : Matériel & Techniques

Le GS/PUMA 35D R-TK sort les griffes !

Au titre des nouveautés, on note l’arrivée du GS/PUMA 35D R-TK de Saelen, un broyeurs multi-végétaux sur chenilles radiocommandé. Ce modèle, pouvant accueillir des végétaux et branches jusqu’à 16 cm de diamètre. Ses ‘plus’ : une voie variable de 1 400 à 1 900 mm, deux vitesses d’avancement (2,5 et 5 km/h), un correcteur d’assiette jusqu’à 30 °C et un large tapis ameneur de 40 cm muni de griffes.

MBR50, ou le désherbage écologique selon Etesia

Equipé d’un moteur Honda GXV 160 de 3,6 kW, le nouveau désherbeur mécanique MBR50 d’Etesia est performant (protection latérale escamotable, brins tressés interchangeables individuellement et sans outils) et confortable (guidon ergonomique repliable, roue avant réglable en hauteur…). D’un poids de 55 kg, cet outil à blocage différentiel possède 6 positions de travail. Largeur de travail : 50 cm.

Gros arbres, grosses tronçonneuses : soyez vigilants !

Stihl présente la nouvelle tronçonneuse MS 462 C-M. Ses points forts : un poids de seulement 6 kg, une puissance de 4,4 kW, une accélération très rapide (0 à 100 km/h en 0,3 seconde), un rendement moteur efficient par tous les temps, un guide de 45, 50, 55, 63 ou 65 cm…

En présence d’arbres urbains imposants en diamètre, parfois proche de 200 cm, les tronçonneuses version ‘XXL’ s’imposent. Caractérisés par un long guide de 45 à 90 cm (voire plus) et une cylindrée supérieure à 70 cm3, ces outils puissants mais lourds ont
l’avantage d’être productifs et de faire gagner du temps aux professionnels. Sans oublier, bien entendu, de respecter les règles de sécurité et les techniques d’abattage. Ce qui n’est malheureusement pas toujours le cas aux dires des experts… Un rappel s’impose.

A chaque arbre correspond une tronçonneuse ! Sur ce principe partagé par tous les experts du tronçonnage, les constructeurs ont développé des modèles ultra-puissants afin d’abattre plus rapidement des arbres corpulents (confection en un rien de temps de l’entaille directionnelle et du trait d’abattage). Evidemment, il est toujours possible d’abattre un arbre avec une tronçonneuse moins puissante, dotée d’un guide de 40 cm, d’une chaîne bien aiguisée et d’une cylindrée inférieure à 50 cm3. Seulement l’opération sera plus longue, le matériel s’usera plus vite (moteur sur-sollicité, consommation excessive de carburant, chaîne usée plus rapidement…), sans compter que l’utilisateur risquera notamment de laisser une charnière plus épaisse, ce qui limitera la précision dans l’abatage. D’où le recours à des tronçonneuses ‘XXL’… “Dans un contexte urbain, en présence d’arbres imposants et isolés au sein d’un parc (séquoias géants, hêtres centenaires… avec des contreforts conséquents), ou camouflés dans une forêt communale, les professionnels des espaces verts utilisent généralement, au maximum, des tronçonneuses de 90 cm3, pour environ 7 kg à portée de main” précise Maximilien Potignon, démonstrateur conseil chez Stihl.

Généralités

Peu importe la cylindrée, la puissance ou le poids, toutes les tronçonneuses possèdent des caractéristiques techniques identiques. A commencer par la double gâchette d’accélération, les silents-blocs, la poignée avant antidérapante, le frein de chaîne (feuillard de métal qui bloque automatiquement la cloche d’embrayage en un 12e de seconde), le guide, le réservoir… Mais avec les tronçonneuses dites ‘XXL’, autrement dit les plus puissantes, les constructeurs ont vu en grand : un guide parfois supérieur au mètre, une cylindrée doublée par rapport aux modèles traditionnels (passant de 50 à près de 120 cm3 selon les modèles)… ce qui exclut les versions à batterie. “Il est assez simple de calculer l’énergie contenue dans une batterie. Si vous voulez la puissance de sortie de l’une de ces grandes tronçonneuses, le stockage d’énergie n’est pas suffisant pour durer le temps nécessaire à la chute d’un arbre de cette taille. Cela signifie que des batteries plus grandes ou plus volumineuses sont nécessaires, ce qui n’est pas applicable aux produits portatifs, car ils deviennent trop lourds. Au fur et à mesure que la technologie de la batterie se développera, le contenu énergétique sera plus élevé, mais d’après ce que nous savons de ce développement, il faudra beaucoup de temps avant que les plus grands modèles de tronçonneuses puissent être remplacés par des batteries. Husqvarna se concentre bien entendu sur la technologie de la batterie et souhaite proposer les meilleurs produits pour les différents utilisateurs et applications. Nous ne sommes pas axés sur la technologie mais plutôt sur les applications” développe Apolline Collet, chef de marché chez Husqvarna. Autre changement avec les tronçonneuses ‘XXL’ : le poids qui, généralement, double aussi selon les modèles en raison des blocs moteurs plus imposants. C’est peut-être le seul défaut de ces outils portatifs imposants…

EPI : à ne pas oublier !

Le port des EPI (Equipements de Protection Individuels) est essentiel, d’autant plus en utilisant des outils puissants, parfois sujets au rebond lors qu’un objet entre en contact avec la quart supérieur du nez du guide. Baptiste Hubert, entrepreneur et formateur Stihl, comme tant d’autres, ne le répétera jamais assez. “Il y a deux écoles, ceux qui sont ‘pros’, et ceux qui travaillent à l’aveuglette si je puis dire. De toute évidence, encore trop de professionnels négligent de porter des casques, des protections auditives… Je m’en aperçois chaque jour sur le terrain” déplore-t-il.
Voici les EPI règlementaires, en détail :
• Protections de la tête : protégeant l’utilisateur des chutes de branches, le casque intégral (protections auditives et oculaires intégrées), de couleur vive afin d’être vu, doit répondre aux normes EN 397, EN 352 et EN 1731 ;
• Protections auditives : conformes aux normes EN 352, elles sont à utiliser dès que le moteur tourne. A nettoyer régulièrement avec un produit antiseptique. Certains communiquent par radio et d’autres isolent les conversations en cours de chantier ;
• Protections oculaires (visière grillagée ou lunettes type ‘SecureFit® série 600 de 3M) : ces équipements protègent le visage des branches, des éclats de fibres lors du tronçonnage… Elles doivent être conformes à la norme EN 1731 ;
• Protections du corps :
– Veste de protection : estampillée EN 340, elle protège des risques de blessures dues aux contacts avec les végétaux ;
– Pantalon de protection anti-coupures : constitué de 6 à 9 couches de protection (fibres de nylon et couche extérieure), il doit répondre à la norme EN 381 classe 1,2 ou 3 (vitesse de chaîne de 20, 24 ou 28 m/s). Par exemple, le pantalon ‘Gladiator II’, distribué par Hévéa, est de classe 2. Les modèles les plus performants ‘bloquent’ automatiquement la chaîne au contact du tissu.
• Protections des mains et des pieds :
– Bottes ou chaussures de sécurité : conformes aux normes EN 344, EN 345, EN 381 classe 1, 2 ou 3, ces équipements peuvent être renforcés en bout de pied par une coquille. Les semelles sont anti-dérapantes et anti-perforations ;
– Gants de travail : ils doivent être conformes à la norme EN 38, voire EN 420 classe 1 en présence de renforts de protection contre les coupures. Par ailleurs, ils jouent un rôle important dans la réduction des vibrations transmises aux mains et aux avant-bras.
Abattage (cas d’un arbre droit) : les règles à suivre

Pour l’abattage des gros arbres, les tronçonneuses les plus puissantes facilitent le travail. Mais les méthodes restent les mêmes. A vrai dire, à un moment donné, tout dépend de la longueur du guide…
• Mise en route : levier universel en position d’allumage, réservoirs remplis et chaîne bien tendue, le démarrage se réalise au sol. La chaîne doit être libérée de tout obstacle, avec une main sur la poignée tubulaire et un pied dans la poignée arrière. Ensuite, le lanceur peut être tiré (ne jamais sortir toute sa longueur) pour un retour à la verticale. Lorsque le moteur tousse, le starter (s’il y en a un !) peut être levé avant de continuer de lancer et donner une impulsion avec la gâchette d’accélération.
• Observation et balisage : “il faut d’abord observer l’arbre (état sanitaire, cavités, empâtements, branches mortes, inclinaison naturelle…), mesurer sa hauteur par le théorème de Thalès avec la ‘croix du bûcheron’ (outil de mesure très simple) et repérer les dangers liés à l’environnement (fils électriques, clôtures, talus)” résume Baptiste Hubert. Après avoir défini la direction de chute de l’arbre, un périmètre de sécurité doit être balisé avec des rubans de signalisation et des panneaux (accès interdit au public). “Le périmètre de sécurité doit correspondre à 2,5 fois la hauteur de l’arbre” précise-t-il.
• Avant de réaliser l’entaille : il convient de définir des chemins de repli (à 45° de chaque côté à l’opposé de la direction de chute de l’arbre), nettoyer la zone de travail et le tronc. En présence d’un arbre imposant, avec des contreforts importants, il faut les supprimer par égobelage (confection d’un tronc cylindrique à la base pour diminuer le diamètre). Mais avec une tronçonneuse puissante, possédant un long guide, le problème ne se pose pas.
• Réalisation de l’entaille : étape cruciale, elle représente, aux dires des professionnels, 80 % du travail et des risques en moins. Deux traits de coupe sont à réaliser : le plafond (coupe à 45° dans le tronc jusqu’à 1/4 du diamètre de l’arbre) et le plancher (coupe verticale). Ces deux traits doivent parfaitement se rejoindre afin de former un ‘bec ouvert’, déterminant la direction de chute.
• Réalisation du trait d’abattage : placé de l’autre côté de l’arbre, soit à l’opposé de l’entaille directionnelle, l’utilisateur doit réaliser le trait d’abattage. Il se situe au-dessus du plancher de l’entaille directionnelle. Cette différence de hauteur, nommé épaulement, facilite le basculement de l’arbre et l’empêche de reculer.
A noter : si le guide dépasse le diamètre de l’arbre (d’où l’intérêt d’utiliser des tronçonneuses ‘XXL’ dotées de longs guides pour abattre des gros sujets !), le trait d’abattage se réalise rapidement jusqu’à la charnière. Des coins en aluminium ou en plastique, placés dans l’ouverture du trait d’abattage avec un merlin, peuvent être utilisés pour éviter que le guide ne se coince dans le bois. Astuce : si l’entaille ne correspond pas tout à fait à la direction de chute souhaitée, l’utilisateur peut compenser cette erreur en réalisant une charnière asymétrique. Il faut alors laisser plus d’épaisseur de charnière du côté où il souhaite que l’arbre tourne.
Par contre, si le diamètre du tronc est supérieur à la longueur du guide, les méthodes changent : méthode par ‘moitié’ (trait de coupe de chaque côté de l’arbre), méthode de ‘l’éventail tiré’ (coupe périphérique du tronc suivie d’un perçage à cœur)…
Enfin, ces techniques d’abatage ne peuvent être mises en application qu’avec une chaîne bien affûtée. Mais gouges carrées ou demi-rondes ? “Les gouges carrées attaquent davantage le bois, mais elles engendrent plus de vibrations et la tronçonneuse est plus ‘réactive’, contrairement aux gouges demi-rondes, moins sensibles à la qualité du bois. Cependant aujourd’hui, le problème réside moins dans le matériel, mais dans la protection des utilisateurs” indique Baptiste Hubert. Alors à quand un permis tronçonneuse obligatoire ? L’avenir le dira mais le sujet fait actuellement débat.

Husqvarna 3120XP,  une grosse cylindrée !

Tronçonneuse la plus imposante proposée par Husqvarna, le modèle 3120XP® est conçu pour l’abattage des arbres imposants. Grâce au système Smart Start® et à ses propriétés anti-vibrations, cette tronçonneuse ‘XXL’ possède une cylindrée de près de 120 cm3,
pour une puissance de sortie de 6,2 kW et un régime moteur maxi de 12 000 rpm. Un carter en magnésium robuste soutient ces régimes élevés. A noter, le vilebrequin est trifurqué afin d’offrir une résistance optimale même lorsque le moteur est mis à rude épreuve. Pesant plus de 10 kg, cet outil possède un guide de 105 cm, venant à bout des grosses sections d’un seul coup. Le niveau de pression sonore est évalué à 102 dB, pour des vibrations estimées d’environ
7 m/s² sur la poignée AV/AR. Une tronçonneuse référence !

MS 500i de Stihl : la première tronçonneuse à injection électronique au monde !

Dernière innovation du constructeur Stihl, la tronçonneuse MS 500i, dotée d’un moteur à injection électronique, qui présente un excellent rapport poids/puissance (6,2 kg pour une cylindrée de 79,2 cm3 et une puissance de 5 kW). Son couple élevé facilite le travail des professionnels lors de l’abattage des arbres de forte section (cf. photo, réalisation du plafond de l’entaille directionnelle). Le dosage du carburant, piloté par des capteurs garantit des performances optimales du moteur, et ce, peu importe la température et la pression de l’air. Véritable innovation, qui n’est pas sans rappeler les performances de la technologie M-Tronic, la MS 500i se distingue par une accélération très rapide. Il faut 0,25 seconde pour passer de 0 à 100 km/h avec une puissance de coupe immédiate. Par ailleurs, elle n’a pas de starter, de carburateur, de bobine d’allumage, possède un guide allégé ES Stihl Light (50, 63 ou 71 cm)… ce qui la rend plus légère. Côté pression sonore, cette tronçonneuse émet moins de 106 dB. Niveau de vibrations affiché : environ 4 m/s². Les réparations sont aussi facilitées grâce à un capot du filtre à air démontable sans outil.

 

article du numéro de Novembre-Décembre 2018, abonnez-vous

Tracteurs compacts : des modèles à la loupe

Ils avoisinent les 40 CV, sont maniables, hydrostatiques ou
à transmissions DCT et s’équipent d’une multitude d’outils : chargeurs, plateaux de tonte, bennes… Les dernières générations
de tracteurs compacts, présentées par Iseki, John Deere, Kioti, Kubota, Shibaura, Yanmar et consorts, concentrent un certain nombre de technologies et alimentent, de ce fait, les rêves
de tous les gestionnaires des espaces verts. De quoi les convaincre de renouveler leur parc machines…

Retrouvez l’intégralité de l’article
dans le numéro de Novembre-Décembre 2018, abonnez-vous

Kubota, en quête de puissance avec ses nouveaux tracteurs

A l’image des modèles L1 42 1, les tracteurs L1 50 1 de Kubota, robustes et simples d’utilisation, allient puissance et polyvalence pour un très bon rapport qualité prix. Equipés d’un moteur diesel Kubota 4 cylindres de 2 435 cm3, ces tracteurs développent 49,6 ch de puissance brute. La grande innovation est l’arrivée d’un modèle hydrostatique de 50 ch. Les tracteurs L1 50 1 sont dotés de puissantes pompes hydrauliques principales (37 L/min) permettant notamment d’atteindre la plus grosse capacité de relevage du marché avec 1 750 kg aux rotules. La nouvelle transmission mécanique synchronisée propose 8 vitesses avant 8 vitesses arrière avec inverseur au volant pour des vitesses de déplacement de 1,7 km/h (au régime nominal) à 30 km/h.

‘Erkule’, le porte-outils radiocommandé de Rabaud

Outre le nouveau broyeur électrique ‘Xylochip 150 E’, Rabaud présente son propre porte-outils radiocommandé nommé ‘Erkule’. Extrêmement polyvalent, il peut être équipé de nombreux outils, s’accrochant rapidement sur la platine : enfonce-pieux, broyeur forestier, lame niveleuse, brosse de désherbage, treuil, épandeur de compost… Le bras hydraulique multifonction peut se lever à 2,10 m de haut. Il est équipé d’un vérin de cavage en bout de flèche et d’une position « float ». Ce bras est orientable manuellement à droite ou à gauche +/- 60°. Compact (80 cm de large), cet engin passe de partout et franchit des pentes de 25°.

Un broyeur électrique pour des opérations écologiques

© FSI Franskan

La nouvelle déchiqueteuse mobile électrique TP175 du constructeur Danois TP importée par FSI Franskan a reçu lors de Salonvert 2018 le Palmarès des innovations dans la catégorie ‘Entretien des espaces verts’. Elle est équipée d’une puissante batterie Li-ion de 96 V qui lui permet de traiter des diamètres de bois allant jusqu’à 175 mm et de produire jusqu’à 6 m3 de copeaux de bois en une heure. Une solution verte, lorsque la réglementation européenne sur les émissions de diesel entrera en vigueur le 1er janvier 2019. Après cette date, les moteurs diesel de plus de 35 CV devront être équipés d’un filtre à particules ou remplacés par des moteurs de moins de 25 CV. Un choix productif et écologique, avec des niveaux sonores nettement inférieurs à ceux d’un moteur diesel.

Saelen renforce son offre de broyeurs éponymes !

Pour le spécialiste historique du broyage mobile, la rentrée a été marquée par le lancement de 3 nouveaux modèles de broyeurs Saelen Les WS/18-35D et GS/Puma 35D seront prochainement disponibles en versions chenilles afin de répondre aux contraintes d’accessibilités des entreprises forestières, des élagueurs, mais aussi des collectivités et entreprises du paysage. Par ailleurs, la gamme GS intègre un nouveau modèle intermédiaire le GS/Panther 56 DS.

Désherbage à eau chaude : l’offre matérielle s’agrandit

Le ‘Steam Tec’ de la société Entech est une machine polyvalente qui transforme l’eau en vapeur à 150 °C en moins d’une minute. La vapeur diffusée en pression sur les surfaces à traiter permet, sur le même principe d’éclatement cellulaire, de neutraliser en un seul passage le collet de la plante, la base racinaire et les graines en dormance dans les premiers centimètres du sol (effet curatif et préventif à la fois).

Il n’existe pas de solutions miracles ! Mais la méthode séduit, mise aujourd’hui en application par des machines polyvalentes qui neutralisent les herbes indésirables qui poussent sur n’importe quel type de surface. Entre les modèles à transporter, sur roues façon remorque, adaptables à l’avant de porte-outils et ceux ressemblant à des balayeuses compactes, les professionnels ont le choix.

A défaut de pouvoir engager une armée d’agents munis de binettes, les gestionnaires de l’espace public ont accès à plusieurs méthodes de désherbage, testées et approuvées avec plus ou moins de succès. L’une d’entre elles, le désherbage à eau chaude, continue de séduire les collectivités. Sans doute est-ce dû à la diversité d’usages de l’eau chaude (désherbage, nettoyage, lavage…) et à l’offre matérielle, plutôt conséquente et fonctionnelle, qui décline autour de cette méthode plusieurs outils adaptés à chaque contexte urbain. Encore une fois, rien n’est parfait, mais le désherbage à eau chaude complète efficacement la stratégie de lutte déjà mise en place, du moins on l’espère, par les collectivités : instauration d’un plan de gestion différenciée, enherbement de certains espaces, plantation de couvre-sols, utilisation de produits de biocontrôle…

Doté d’une cuve de 500 à 1 000 L, le désherbeur-nettoyeur Alterno 24 V + HP de Cornu est à adapter sur remorque ou dans la benne d’un véhicule. En mode désherbage, l’eau (y compris les eaux pluviales et les eaux recyclées filtrées) est portée à 125 °C par batterie pour venir à bout des adventices.

Principe de la méthode

Peu importe l’outil à disposition, les désherbeurs à eau chaude pulvérisent de l’eau bouillante directement sur la plante à éliminer, à des températures comprises entre 95° et 150 °C. “L’avantage est de pouvoir utiliser de l’eau recyclée ou de l’eau de pluie” précise Jean-Pierre Barre, fondateur et gérant d’Oeliatec. Certains fabricants préconisent toutefois une plage de température stricte de 98° à 99,6 °C. Des machines permettent de détruire les racines jusqu’à 3 cm de profondeur pour un désherbage ‘de fond’. Doit-on alors redouter une levée de dormance en réchauffant le sol ? “Après un premier passage, une levée de dormance est inévitable. Sachant cela, il faut travailler intelligemment et réaliser un deuxième passage 6 semaines plus tard au maximum afin de neutraliser les repousses et les plantules issues de cette levée de dormance. Mais les graines d’adventices sont de toute façon ‘stockées’ dans le sol, elles pousseront un jour ou l’autre… Le fait de créer cette levée de dormance est positif sur le long terme, car cela permet de nettoyer durablement le sol. C’est ce qui permet à cette méthode d’avoir de la rémanence sur le long terme” indique Muriel Lavé, codirigeante de la société Entech. Dans tous les cas, les désherbeurs à eau chaude désherbent bien évidemment, mais nettoient, désinfectent, lavent et éliminent aussi les graffitis, les chewing-gums, les algues…
En pratique, l’opérateur, muni d’une lance manuelle de pulvérisation, reliée à un véhicule spécifique ou un système remorqué, s’attaque aux adventices. En une fraction de seconde, les gouttelettes éclatent la partie chlorophyllienne, brûlent le cœur de la plante jusqu’à atteindre les radicelles sous-jacentes à des profondeurs variables suivant le temps d’application et le matériel à disposition. Les plantes les plus coriaces nécessitent une application d’eau chaude pendant une trentaine de secondes. Toutes s’assèchent quelques jours après l’application. “Le désherbage à eau chaude garantit un travail en toute sécurité pour l’opérateur et son environnement de travail (pas de risque de brûlure, de feu ou d’explosion)” ajoute Christophe Desmoulin, chef des ventes environnement d’Europe Service.
Quid des machines utilisant de l’eau chaude ‘et’ de la mousse ? La mousse, biodégradable à 100 %, permet de maintenir la chaleur en surface et de la diffuser efficacement et progressivement vers les racines. Un désherbage efficace.

Véhicule caréné tout en un, ‘Mollen Artiflex’ d’Oeliatec, peut être utilisé par les services techniques des collectivités pour d’autres usages que le désherbage : lavage à haute pression (170 bars), arrosage (cuve de 500 L), hydro-curage, porte-outils… Son châssis articulé, fruit du bureau de recherche et de développement de l’entreprise, permet d’atteindre très facilement des zones d’accès difficile.

Des outils adaptés

A chaque contexte urbain et/ou usage correspond une machine de désherbage à eau chaude adaptée aux besoins (largeur de travail, exiguïté du site à désherber, rendements élevés…). Si la plupart des modèles actuels fonctionnent au fuel (environ 2 à 6 kg/h), d’autres sont alimentés par batterie. Leur autonomie est d’environ 8 heures.
• Désherbeurs adaptables sur remorque, benne ou plateau de véhicule : ce sont les machines les plus représentatives du marché, à l’image du modèle Alterno 24 V + HP de la société Cornu, sur châssis en acier mécanosoudé, qui peut utiliser de l’eau de pluie (ou recyclée filtrée) portée à 125 °C pour venir à bout des adventices. En mode haute pression (eau chaude ou froide), le désherbeur se transforme en nettoyeur. Sa capacité de cuve est de 500 à 1 000 L. Autre machine, tout aussi efficace également, le ‘Steam Tec’ d’Entech, capable, à l’aide de lances spécifiques, de désherber à 150 °C et sur une profondeur de 3 cm, une largeur de terrain de 10 à 100 cm. Cette machine se transforme aussi en nettoyeur basse pression vapeur, très utile pour éliminer la crasse, les poussières ou bien encore les algues présentes sur des façades, des toitures, du mobilier urbain, des panneaux… Dans cette catégorie de machines, on peut citer également la désherbeuse ‘Houat Skid’ d’Oeliatec. Une potence permet de passer ‘au-dessus’ des voitures stationnées’. De son côté, Europe Service propose le modèle ‘Heatweed Mid 3.0’. Rendement affiché : 2 000 à 3 000 m2/jour ; tout dépend de la pression des adventices, du bon usage du matériel… Particularité, il émet peu de bruit (de l’ordre de 70 dB). Sa portée est de 45 m autour de la cuve (500 L). Version miniature, le modèle ‘Mini 2.1’ ne pèse que 150 kg. On peut facilement l’imaginer sur le plateau d’un petit transporteur, d’un dumper… Enfin, Weedingtech propose la machine compacte ‘Foamstream Municipal’, développée spécifiquement pour un usage dans les communes. Grâce à l’action de l’eau chaude et de la mousse (biodégradable à 100 %), les herbes indésirables et les graines contenues dans le sol, pointées avec l’extrémité des lances (brosse, haute pression, à double jet rotatif…), dépérissent en quelques jours. Les chewing-gums, très tenaces sur les sols, sont également éliminés.

Le modèle ‘Heatweed Mid 3.0’ d’Europe Service affiche un rendement de 2 000 à 3 000 m2/jour. Il émet peu de bruit (de l’ordre de 70 dB) et sa portée est de 45 m autour de la cuve (500 L).

• Désherbeurs ‘remorques’ : pratiques, ces machines s’accrochent à l’arrière de n’importe quel véhicule léger ou utilitaire. Exemple : le ‘Heatweed Multi M’, la ‘désherbeuse-nettoyeuse-laveuse’ proposée par Europe Service. Utilisable par un ou deux opérateurs, grâce à deux enrouleurs de 40 m situés sous le capot aérodynamique, cette machine polyvalente de 1 050 kg possède un réservoir de 450 L. La température en mode désherbage est de 99 °C (consommation d’eau maximal : 16 L/min). L’un des best-sellers d’Oeliatec est aussi un désherbeur-remorque, à savoir le modèle ‘Belle-Île’, d’une capacité de 600 L. Un écran tactile permet de sélectionner son mode de travail : désherbage en un ou deux postes, lavage haute pression et à quelle température, arrosage, ou bien encore hydro-curage.
• Désherbeurs sur porte-outils : montées spécialement sur des porte-outils, ces machines sont faites pour désherber rapidement de longs trottoirs, des zones industrielles, de vastes surfaces pavées… Le réservoir d’eau peut atteindre 1 150 L, comme c’est le cas sur le modèle ‘Sensor 2.0’ d’Europe Service. L’un des derniers nés d’Oeliatec, nommé ‘Mollen Artiflex’, est quant à lui un véhicule spécifique. Large d’1,2 m, il possède un châssis articulé (d’où son nom) et remplit une multitude de fonctions (désherbage, curage, arrosage, lavage…).
• Désherbeurs mobiles : pour les endroits difficiles d’accès (ruelles, cimetières…), les solutions mobiles, semblables à des chariots, sont très appréciées. Elles s’immiscent partout ! Compactes, ces machines possèdent une cuve de quelques centaines de litres, un système de pompage, une lance et sont alimentées par une motorisation à batterie, comme c’est le cas du modèle ‘Hoedic CM’ d’Oeliatec.
Mobiles, sur porte-outils, sur plateau… Les désherbeurs à eau chaude se déclinent aujourd’hui en une multitude de modèles. Il suffit d’identifier clairement ses besoins pour s’équiper du meilleur matériel.

Développé spécialement pour les collectivités, le ‘Foamstream Municipal’ de Weedingtech élimine adventices, mousses, chewing-gum et graffitis grâce à de l’eau chaude couplée à de la mousse biodégradable, stoppant la germination des graines contenues dans le sol.

article du numéro d’Octobre 2018, abonnez-vous

 

Tondeuses à conducteur marchant et à batterie : laquelle choisir ?

Alors que les outils portatifs à batterie révolutionnent le travail des paysagistes, les dernières générations de tondeuses à batterie sont à l’origine du concept de la tonte ‘sans contraintes’. Pur argument de vente des constructeurs ? Non, car les modèles de cette année, désormais aussi puissants que leurs homologues thermiques, facilitent la tonte à tous les niveaux (technique, ergonomique, économique). Ils sont plus légers, plus puissants, plus autonomes, génèrent une qualité de coupe irréprochable et sont réellement sans bruit ! Tour d’horizon des modèles du marché pour moderniser votre parc matériel et accroître vos performances !

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