Archives de catégorie : Matériel & Techniques

Désherbage des sols perméables : place aux outils ergonomiques

Au regard des enjeux actuels, désherber répond à des objectifs précis : il s’agit d’éliminer rapidement les herbes indésirables tout en simplifiant au maximum le travail des opérateurs. Les fabricants ont donc non seulement imaginé des machines fonctionnelles, mais aussi
ergonomiques. La prise en main se veut plus rapide, le geste plus facile et la maniabilité plus simple grâce à des solutions techniques qui méritent toute l’attention des futurs utilisateurs. Un détail peut souvent vite faire la différence… en particulier lorsqu’il s’agit de désherber des sols perméables où les machines sont pléthores.

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Amazone ‘E+S 751’ Hydro : l’épandeur de pointe

L’épandeur Amazone E+S 751 Hydro est équipé d’une trémie de 750 L, d’un entraînement hydraulique du disque d’épandage ainsi que d’un Débit Proportionnel à la vitesse d’Avancement (DPA). Les ordinateurs de bord AMADOSE+S et EasySetE+S permettent de piloter l’épandeur de façon efficace. Il dispose aussi d’un système d’entraînement à la carte : E+S (entraînement mécanique par prise de force) ou E+S Hydro (entraînement hydraulique). Le ‘SmartCenter’ permet un réglage simple de la zone d’épandage. Taux d’épandage : 0,3 à 5 L/m².

As Motor AS 1040 YAK 4WD, la bête du fauchage !

Le nouveau broyeur à fléaux autoporté AS 1040 YAK 4WD, du fabricant As-Motor, est le seul avec 4RM permanentes. Caractérisée par une largeur de coupe d’1 m, cette machine broie de la végétation jusqu’à 1,50 m de hauteur ainsi que des broussailles et ligneux de 2 ans. Avec une puissance maximale de 23 CV, un poids de seulement 335 kg et un centre de gravité extrêmement bas, l’AS 1040 YAK 4WD est très performant en pente, notamment sur les terrains difficiles et sauvages. Largeur de coupe : 100 cm. Hauteur de coupe : 30 à 110 mm

Un seul bloc moteur, plusieurs outils, plusieurs usages !

Tous les accessoires du Powercoup PW2 d’Infaco peuvent être fixés sur une perche, fixe ou télescopique, ou directement sur la poignée.

En observant les professionnels passer d’une machine à une autre, nécessitant en outre un investissement pour chacune d’entre elles, des fabricants d’outils électroportatifs ont eu l’idée de concevoir un seul bloc moteur à batterie, capable de se connecter rapidement à une multitude d’accessoires : taille-haies, perche d’élagage, tête de débroussailleuse, balai rotatif, ‘dresse bordures’… Des outils polyvalents, gages d’économie et de productivité, à mettre entre toutes les mains vertes !

De drôles de machines, ressemblant étrangement au manche sectionné d’une débroussailleuse, sortent des camions et des fourgonnettes. Dépourvus à leur sommet d’accessoires de coupe ou de taille, ces outils portatifs, de 3 à 5 kg en main, se distinguent individuellement par un bloc moteur monté à l’arrière (batterie intégrée ou portée dans le dos), une gâchette à vitesse variable (selon la pression), un arbre d’entraînement en acier, une poignée réglable et un mécanisme d’assemblage. A entendre les professionnels du paysage qui s’apprêtent à passer à l’action, cette machine est capable de remplir une multitude de tâches, y compris en hauteur. En effet, tout repose sur les différents accessoires qui seront connectés au mécanisme d’assemblage. Besoin de tronçonner, tailler, débroussailler, balayer… ? A chaque opération correspond un outil. C’est tout l’intérêt de ces machines multifonctions : un seul bloc, plusieurs outils, plusieurs usages ! De quoi optimiser la productivité des professionnels, qui n’ont plus à transporter et utiliser tout un panel d’outils motorisés, nécessitant par ailleurs un entretien individuel. Les outils multifonctions à batterie sont aussi plus ergonomiques (moins bruyants et 30 % plus légers par rapport à leurs homologues thermiques).

Le bloc moteur PH600 d’Oregon peut être équipé d’une tête de débroussaillage, d’un guide de chaîne… et, nouveauté 2019, d’une brosse de nettoyage et d’un cultivateur.

Puissance et autonomie

Etant alimentés par un moteur à batterie, ces outils font poser question : sont-ils puissants et autonomes ? Objectivement, sans atteindre les performances maximales des outils spécifiques à moteur thermique, par exemple la vitesse de rotation de chaîne des meilleures élagueuses, les machines multifonctions rivalisent avec la plupart des références à batterie du marché. D’autant plus que les principales caractéristiques techniques sont conservées. Par exemple, le bloc moteur ‘Ego Power+’ de la société Ego, distribué par Iseki, peut s’équiper du taille-haies HTA2000, présentant un écart de coupe de 26 mm, un lamier de 51 cm… Idem chez Oregon, avec la tête d’élagage PS600, dotée d’un guide de 25 cm et adaptable sur le bloc moteur PH600. Bref, la longueur des guides de chaîne, des lames de taille-haies, les capacités de coupe ou bien encore les éléments de débroussaillage sont identiques aux machines à batterie spécifiques.
Question autonomie, tout dépend de la capacité de la batterie insérée à l’arrière du bloc moteur ou portée dans le dos, mais aussi des conditions de travail (matériel végétal humide, sec, dense…) et de l’outil fixé. Autonomie affichée par les fabricants : entre 30 minutes et 9 heures, le maximum étant attribué au taille-haies, moins énergivores. Certains fabricants parlent également de nombre de coupes par charge. Exemple : 4 200 coupes de 3 cm de diamètre pour le modèle Powercoup PW2 d’Infaco équipé d’une tête d’élagage. D’où l’intérêt d’emporter plusieurs jeux de batteries chargées sur les chantiers, comme le ferait les inconditionnels des outils thermiques avec leur bidon d’essence.

Puissant et robuste, le système multi-outils ‘Ego Power+’ de la société Ego, peut s’équiper d’un ‘dresse bordures’, muni d’une lame rotative de 20 cm, pour déligner un parterre de gazon, un massif, une terrasse…

Avec ou sans perche

Bien que la plupart des accessoires soient de longueur fixe, s’additionnant avec celle du bloc moteur (moins d’un mètre), les fabricants proposent des kits d’extension. Sans perturber l’équilibre général de la machine, ces ‘rallonges’ (tubes) augmentent leur portée jusqu’à environ 3 m, voire 4 m chez le fabricant Wolf avec la machine OTM2A+TER2. Un équipement très pratique lorsqu’il s’agit de travailler en hauteur et d’atteindre, par exemple, des branches inaccessibles ou le sommet d’une haie sans avoir à sortir l’échelle.
Au lieu de proposer un outil multifonctions ‘classique’, doté d’un bloc moteur arrière et d’un arbre d’entraînement dans son prolongement, des fabricants, à l’image d’Infaco, proposent une poignée, semblable à une tronçonneuse traditionnelle dépourvue de guide, sur laquelle peuvent se connecter directement les accessoires, avec ou sans perche intermédiaire (fixe ou télescopique). L’ensemble est plus compact.
Références

Connectée au bloc moteur OTM2A d’Outils Wolf, la perche
d’élagage et la rallonge augmentent la portée jusqu’à 4 m !

• Multi-outils ‘Ego Power+’ d’Ego : doté d’un bloc moteur couplé à 5 accessoires différents, cet outil à batterie Arc Lithium de 56 V fournit toute la puissance requise pour réaliser une multitude de tâches. Il possède une sélecteur à deux vitesses (avec verrouillage de sécurité), un arbre d’entraînement en acier de 7 mm et une poignée réglable. Poids : 2,7 kg. Parmi les accessoires disponibles : le taille-haie HTA200 de 51 cm de long (écart de coupe de 26 mm), la perche d’élagage de 25 cm (vitesse de chaîne : 15 m/s), la débroussailleuse à fil STA1500 de 38 cm de large, la débroussailleuse à lame BCA1200 (3 côtés réversibles), et le ‘dresse bordures’ EA0800 (idéal pour déligner des bordures de massif, de terrasse…). Un tube de rallonge en fibre de carbone est proposé.
• ‘Powercoup PW2’ d’Infaco : caractérisé par une poignée compacte, la PW2, fonctionnant avec la batterie des sécateurs Electrocoup F3005, F3010, F3015 ou la batterie lithium L810B, peut s’équiper de plusieurs outils (9 au total) : élagueuse, taille-haies (double ou simple), scie, bineuse… Tous sont adaptables sur des perches télescopiques ou fixes. Son autonomie est variable (exemple : 3 à 9 h pour le taille-haies). Poids : 2,4 kg. Niveau de pression sonore : 76 dB.
• Multi-outils PH600 d’Oregon : ce bloc moteur de 4,4 kg (batterie incluse) est le support de 6 accessoires : un coupe-bordure ST600 de 5 500 tr/min (36 cm de diamètre de coupe), un taille-haies HT600 de 38 cm de long (écartement des dents de 15 mm), une tête de débroussaillage ST600 avec une lame de 22 cm, une tête d’élagage PS600 de 25 cm de long (chaîne Oregon 1/4 25AP), un cultivateur de 25 cm de large (pour travailler le sol) et un balai rotatif en fibres de nylon, très utile pour nettoyer les surfaces minérales.
• OTM2A d’Outils Wolf : distingué par une poignée et un accélérateur orientés vers le haut, ce bloc moteur alimente toute une gamme d’accessoires : le taille-haies orientable TX2, la débroussailleuse à lame TD2 composée de 3 dents en acier, la débroussailleuse à fil de coupe ‘Tap&Go’ de 2 mm de diamètre, et une perche élagueuse de 25,4 cm de long. Une rallonge de 85 cm de long est également disponible. Poids : 5,4 kg.
Reste aux professionnels avertis de sélectionner l’outil multifonctions qui leur conviendra !

Assemblage des accessoires

Les fabricants ont tout prévu. Que ce soit une tête
d’élagueuse, de débroussailleuse… ou un kit d’extension,
la procédure d’assemblage des accessoires avec le bloc moteur ou la perche ne nécessite aucun outil. Bien souvent, un système d’emboîtement mâle-femelle permet de connecter les accessoires. Une molette extérieure à visser ou clipser vient solidariser et sécuriser l’ensemble.

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Aspirateurs : quand les grosses turbines nettoient la ville

Mieux que les balais et les pelles, les agents disposent aujourd’hui d’aspirateurs puissants, adaptables sur la benne des camions ou à l’arrière des tracteurs, pour éliminer rapidement mégots, feuilles et déchets divers dans les moindres recoins de la ville (trottoirs, fils d’eau, places, espaces verts…). Complémentaires avec souffleurs et balayeuses autoportées selon les secteurs d’interventions, ces machines génèrent un débit d’air moyen compris entre 80 et 380 m3/h.

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Attila AK60 :
la débroussailleuse
des conditions difficiles

Equipée d’un moteur Kawasaki FJ180V de 3,3 kW, la débroussailleuse à conducteur marchant Attila AK60 d’Etesia passe de partout grâce à son blocage de différentiel et sa transmission hydraulique. Les pentes jusqu’à 20° ne lui font pas peur ! Dimensions : 210 x 77 x 114 cm. Hauteur de travail réglable sur 3 positions au niveau du guidon. Poids : 129,5 kg. Vitesse AV : 0 à 5 km/h. Vitesse AR : 0 à 2 km/h.

 

Nouvelle transformation de la gamme pickup ‘Renault Kangoo Pick Up Maxi’

Kollé a réalisé une transformation en pick up sur la base de Renault Kangoo Maxi (L2) fourgon tôlé. Il est équipé de deux bondes d’écoulement situées à l’avant de l’espace de chargement. Un revêtement en polyester recouvre les côtés latéraux, rebords et face avant. Huit anneaux d’arrimage au plancher permettent la sécurisation du chargement. Deux portes battantes asymétriques se trouvent à l’arrière. Il est disponible en version 3 places, essence, diesel et Z.E Options et accessoires : protection grillagée vitre arrière, plancher renforcé en bois, antidérapant, rehausses latérales pleines ou en tôle perforée, coffre, filet à feuilles ou bâche, signalisation lumineuse ou réfléchissante, attelage.

Le GS/PUMA 35D R-TK sort les griffes !

Au titre des nouveautés, on note l’arrivée du GS/PUMA 35D R-TK de Saelen, un broyeurs multi-végétaux sur chenilles radiocommandé. Ce modèle, pouvant accueillir des végétaux et branches jusqu’à 16 cm de diamètre. Ses ‘plus’ : une voie variable de 1 400 à 1 900 mm, deux vitesses d’avancement (2,5 et 5 km/h), un correcteur d’assiette jusqu’à 30 °C et un large tapis ameneur de 40 cm muni de griffes.

MBR50, ou le désherbage écologique selon Etesia

Equipé d’un moteur Honda GXV 160 de 3,6 kW, le nouveau désherbeur mécanique MBR50 d’Etesia est performant (protection latérale escamotable, brins tressés interchangeables individuellement et sans outils) et confortable (guidon ergonomique repliable, roue avant réglable en hauteur…). D’un poids de 55 kg, cet outil à blocage différentiel possède 6 positions de travail. Largeur de travail : 50 cm.

Gros arbres, grosses tronçonneuses : soyez vigilants !

Stihl présente la nouvelle tronçonneuse MS 462 C-M. Ses points forts : un poids de seulement 6 kg, une puissance de 4,4 kW, une accélération très rapide (0 à 100 km/h en 0,3 seconde), un rendement moteur efficient par tous les temps, un guide de 45, 50, 55, 63 ou 65 cm…

En présence d’arbres urbains imposants en diamètre, parfois proche de 200 cm, les tronçonneuses version ‘XXL’ s’imposent. Caractérisés par un long guide de 45 à 90 cm (voire plus) et une cylindrée supérieure à 70 cm3, ces outils puissants mais lourds ont
l’avantage d’être productifs et de faire gagner du temps aux professionnels. Sans oublier, bien entendu, de respecter les règles de sécurité et les techniques d’abattage. Ce qui n’est malheureusement pas toujours le cas aux dires des experts… Un rappel s’impose.

A chaque arbre correspond une tronçonneuse ! Sur ce principe partagé par tous les experts du tronçonnage, les constructeurs ont développé des modèles ultra-puissants afin d’abattre plus rapidement des arbres corpulents (confection en un rien de temps de l’entaille directionnelle et du trait d’abattage). Evidemment, il est toujours possible d’abattre un arbre avec une tronçonneuse moins puissante, dotée d’un guide de 40 cm, d’une chaîne bien aiguisée et d’une cylindrée inférieure à 50 cm3. Seulement l’opération sera plus longue, le matériel s’usera plus vite (moteur sur-sollicité, consommation excessive de carburant, chaîne usée plus rapidement…), sans compter que l’utilisateur risquera notamment de laisser une charnière plus épaisse, ce qui limitera la précision dans l’abatage. D’où le recours à des tronçonneuses ‘XXL’… “Dans un contexte urbain, en présence d’arbres imposants et isolés au sein d’un parc (séquoias géants, hêtres centenaires… avec des contreforts conséquents), ou camouflés dans une forêt communale, les professionnels des espaces verts utilisent généralement, au maximum, des tronçonneuses de 90 cm3, pour environ 7 kg à portée de main” précise Maximilien Potignon, démonstrateur conseil chez Stihl.

Généralités

Peu importe la cylindrée, la puissance ou le poids, toutes les tronçonneuses possèdent des caractéristiques techniques identiques. A commencer par la double gâchette d’accélération, les silents-blocs, la poignée avant antidérapante, le frein de chaîne (feuillard de métal qui bloque automatiquement la cloche d’embrayage en un 12e de seconde), le guide, le réservoir… Mais avec les tronçonneuses dites ‘XXL’, autrement dit les plus puissantes, les constructeurs ont vu en grand : un guide parfois supérieur au mètre, une cylindrée doublée par rapport aux modèles traditionnels (passant de 50 à près de 120 cm3 selon les modèles)… ce qui exclut les versions à batterie. “Il est assez simple de calculer l’énergie contenue dans une batterie. Si vous voulez la puissance de sortie de l’une de ces grandes tronçonneuses, le stockage d’énergie n’est pas suffisant pour durer le temps nécessaire à la chute d’un arbre de cette taille. Cela signifie que des batteries plus grandes ou plus volumineuses sont nécessaires, ce qui n’est pas applicable aux produits portatifs, car ils deviennent trop lourds. Au fur et à mesure que la technologie de la batterie se développera, le contenu énergétique sera plus élevé, mais d’après ce que nous savons de ce développement, il faudra beaucoup de temps avant que les plus grands modèles de tronçonneuses puissent être remplacés par des batteries. Husqvarna se concentre bien entendu sur la technologie de la batterie et souhaite proposer les meilleurs produits pour les différents utilisateurs et applications. Nous ne sommes pas axés sur la technologie mais plutôt sur les applications” développe Apolline Collet, chef de marché chez Husqvarna. Autre changement avec les tronçonneuses ‘XXL’ : le poids qui, généralement, double aussi selon les modèles en raison des blocs moteurs plus imposants. C’est peut-être le seul défaut de ces outils portatifs imposants…

EPI : à ne pas oublier !

Le port des EPI (Equipements de Protection Individuels) est essentiel, d’autant plus en utilisant des outils puissants, parfois sujets au rebond lors qu’un objet entre en contact avec la quart supérieur du nez du guide. Baptiste Hubert, entrepreneur et formateur Stihl, comme tant d’autres, ne le répétera jamais assez. “Il y a deux écoles, ceux qui sont ‘pros’, et ceux qui travaillent à l’aveuglette si je puis dire. De toute évidence, encore trop de professionnels négligent de porter des casques, des protections auditives… Je m’en aperçois chaque jour sur le terrain” déplore-t-il.
Voici les EPI règlementaires, en détail :
• Protections de la tête : protégeant l’utilisateur des chutes de branches, le casque intégral (protections auditives et oculaires intégrées), de couleur vive afin d’être vu, doit répondre aux normes EN 397, EN 352 et EN 1731 ;
• Protections auditives : conformes aux normes EN 352, elles sont à utiliser dès que le moteur tourne. A nettoyer régulièrement avec un produit antiseptique. Certains communiquent par radio et d’autres isolent les conversations en cours de chantier ;
• Protections oculaires (visière grillagée ou lunettes type ‘SecureFit® série 600 de 3M) : ces équipements protègent le visage des branches, des éclats de fibres lors du tronçonnage… Elles doivent être conformes à la norme EN 1731 ;
• Protections du corps :
– Veste de protection : estampillée EN 340, elle protège des risques de blessures dues aux contacts avec les végétaux ;
– Pantalon de protection anti-coupures : constitué de 6 à 9 couches de protection (fibres de nylon et couche extérieure), il doit répondre à la norme EN 381 classe 1,2 ou 3 (vitesse de chaîne de 20, 24 ou 28 m/s). Par exemple, le pantalon ‘Gladiator II’, distribué par Hévéa, est de classe 2. Les modèles les plus performants ‘bloquent’ automatiquement la chaîne au contact du tissu.
• Protections des mains et des pieds :
– Bottes ou chaussures de sécurité : conformes aux normes EN 344, EN 345, EN 381 classe 1, 2 ou 3, ces équipements peuvent être renforcés en bout de pied par une coquille. Les semelles sont anti-dérapantes et anti-perforations ;
– Gants de travail : ils doivent être conformes à la norme EN 38, voire EN 420 classe 1 en présence de renforts de protection contre les coupures. Par ailleurs, ils jouent un rôle important dans la réduction des vibrations transmises aux mains et aux avant-bras.
Abattage (cas d’un arbre droit) : les règles à suivre

Pour l’abattage des gros arbres, les tronçonneuses les plus puissantes facilitent le travail. Mais les méthodes restent les mêmes. A vrai dire, à un moment donné, tout dépend de la longueur du guide…
• Mise en route : levier universel en position d’allumage, réservoirs remplis et chaîne bien tendue, le démarrage se réalise au sol. La chaîne doit être libérée de tout obstacle, avec une main sur la poignée tubulaire et un pied dans la poignée arrière. Ensuite, le lanceur peut être tiré (ne jamais sortir toute sa longueur) pour un retour à la verticale. Lorsque le moteur tousse, le starter (s’il y en a un !) peut être levé avant de continuer de lancer et donner une impulsion avec la gâchette d’accélération.
• Observation et balisage : “il faut d’abord observer l’arbre (état sanitaire, cavités, empâtements, branches mortes, inclinaison naturelle…), mesurer sa hauteur par le théorème de Thalès avec la ‘croix du bûcheron’ (outil de mesure très simple) et repérer les dangers liés à l’environnement (fils électriques, clôtures, talus)” résume Baptiste Hubert. Après avoir défini la direction de chute de l’arbre, un périmètre de sécurité doit être balisé avec des rubans de signalisation et des panneaux (accès interdit au public). “Le périmètre de sécurité doit correspondre à 2,5 fois la hauteur de l’arbre” précise-t-il.
• Avant de réaliser l’entaille : il convient de définir des chemins de repli (à 45° de chaque côté à l’opposé de la direction de chute de l’arbre), nettoyer la zone de travail et le tronc. En présence d’un arbre imposant, avec des contreforts importants, il faut les supprimer par égobelage (confection d’un tronc cylindrique à la base pour diminuer le diamètre). Mais avec une tronçonneuse puissante, possédant un long guide, le problème ne se pose pas.
• Réalisation de l’entaille : étape cruciale, elle représente, aux dires des professionnels, 80 % du travail et des risques en moins. Deux traits de coupe sont à réaliser : le plafond (coupe à 45° dans le tronc jusqu’à 1/4 du diamètre de l’arbre) et le plancher (coupe verticale). Ces deux traits doivent parfaitement se rejoindre afin de former un ‘bec ouvert’, déterminant la direction de chute.
• Réalisation du trait d’abattage : placé de l’autre côté de l’arbre, soit à l’opposé de l’entaille directionnelle, l’utilisateur doit réaliser le trait d’abattage. Il se situe au-dessus du plancher de l’entaille directionnelle. Cette différence de hauteur, nommé épaulement, facilite le basculement de l’arbre et l’empêche de reculer.
A noter : si le guide dépasse le diamètre de l’arbre (d’où l’intérêt d’utiliser des tronçonneuses ‘XXL’ dotées de longs guides pour abattre des gros sujets !), le trait d’abattage se réalise rapidement jusqu’à la charnière. Des coins en aluminium ou en plastique, placés dans l’ouverture du trait d’abattage avec un merlin, peuvent être utilisés pour éviter que le guide ne se coince dans le bois. Astuce : si l’entaille ne correspond pas tout à fait à la direction de chute souhaitée, l’utilisateur peut compenser cette erreur en réalisant une charnière asymétrique. Il faut alors laisser plus d’épaisseur de charnière du côté où il souhaite que l’arbre tourne.
Par contre, si le diamètre du tronc est supérieur à la longueur du guide, les méthodes changent : méthode par ‘moitié’ (trait de coupe de chaque côté de l’arbre), méthode de ‘l’éventail tiré’ (coupe périphérique du tronc suivie d’un perçage à cœur)…
Enfin, ces techniques d’abatage ne peuvent être mises en application qu’avec une chaîne bien affûtée. Mais gouges carrées ou demi-rondes ? “Les gouges carrées attaquent davantage le bois, mais elles engendrent plus de vibrations et la tronçonneuse est plus ‘réactive’, contrairement aux gouges demi-rondes, moins sensibles à la qualité du bois. Cependant aujourd’hui, le problème réside moins dans le matériel, mais dans la protection des utilisateurs” indique Baptiste Hubert. Alors à quand un permis tronçonneuse obligatoire ? L’avenir le dira mais le sujet fait actuellement débat.

Husqvarna 3120XP,  une grosse cylindrée !

Tronçonneuse la plus imposante proposée par Husqvarna, le modèle 3120XP® est conçu pour l’abattage des arbres imposants. Grâce au système Smart Start® et à ses propriétés anti-vibrations, cette tronçonneuse ‘XXL’ possède une cylindrée de près de 120 cm3,
pour une puissance de sortie de 6,2 kW et un régime moteur maxi de 12 000 rpm. Un carter en magnésium robuste soutient ces régimes élevés. A noter, le vilebrequin est trifurqué afin d’offrir une résistance optimale même lorsque le moteur est mis à rude épreuve. Pesant plus de 10 kg, cet outil possède un guide de 105 cm, venant à bout des grosses sections d’un seul coup. Le niveau de pression sonore est évalué à 102 dB, pour des vibrations estimées d’environ
7 m/s² sur la poignée AV/AR. Une tronçonneuse référence !

MS 500i de Stihl : la première tronçonneuse à injection électronique au monde !

Dernière innovation du constructeur Stihl, la tronçonneuse MS 500i, dotée d’un moteur à injection électronique, qui présente un excellent rapport poids/puissance (6,2 kg pour une cylindrée de 79,2 cm3 et une puissance de 5 kW). Son couple élevé facilite le travail des professionnels lors de l’abattage des arbres de forte section (cf. photo, réalisation du plafond de l’entaille directionnelle). Le dosage du carburant, piloté par des capteurs garantit des performances optimales du moteur, et ce, peu importe la température et la pression de l’air. Véritable innovation, qui n’est pas sans rappeler les performances de la technologie M-Tronic, la MS 500i se distingue par une accélération très rapide. Il faut 0,25 seconde pour passer de 0 à 100 km/h avec une puissance de coupe immédiate. Par ailleurs, elle n’a pas de starter, de carburateur, de bobine d’allumage, possède un guide allégé ES Stihl Light (50, 63 ou 71 cm)… ce qui la rend plus légère. Côté pression sonore, cette tronçonneuse émet moins de 106 dB. Niveau de vibrations affiché : environ 4 m/s². Les réparations sont aussi facilitées grâce à un capot du filtre à air démontable sans outil.

 

article du numéro de Novembre-Décembre 2018, abonnez-vous