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Désherbage à eau chaude : l’offre matérielle s’agrandit

Le ‘Steam Tec’ de la société Entech est une machine polyvalente qui transforme l’eau en vapeur à 150 °C en moins d’une minute. La vapeur diffusée en pression sur les surfaces à traiter permet, sur le même principe d’éclatement cellulaire, de neutraliser en un seul passage le collet de la plante, la base racinaire et les graines en dormance dans les premiers centimètres du sol (effet curatif et préventif à la fois).

Il n’existe pas de solutions miracles ! Mais la méthode séduit, mise aujourd’hui en application par des machines polyvalentes qui neutralisent les herbes indésirables qui poussent sur n’importe quel type de surface. Entre les modèles à transporter, sur roues façon remorque, adaptables à l’avant de porte-outils et ceux ressemblant à des balayeuses compactes, les professionnels ont le choix.

A défaut de pouvoir engager une armée d’agents munis de binettes, les gestionnaires de l’espace public ont accès à plusieurs méthodes de désherbage, testées et approuvées avec plus ou moins de succès. L’une d’entre elles, le désherbage à eau chaude, continue de séduire les collectivités. Sans doute est-ce dû à la diversité d’usages de l’eau chaude (désherbage, nettoyage, lavage…) et à l’offre matérielle, plutôt conséquente et fonctionnelle, qui décline autour de cette méthode plusieurs outils adaptés à chaque contexte urbain. Encore une fois, rien n’est parfait, mais le désherbage à eau chaude complète efficacement la stratégie de lutte déjà mise en place, du moins on l’espère, par les collectivités : instauration d’un plan de gestion différenciée, enherbement de certains espaces, plantation de couvre-sols, utilisation de produits de biocontrôle…

Doté d’une cuve de 500 à 1 000 L, le désherbeur-nettoyeur Alterno 24 V + HP de Cornu est à adapter sur remorque ou dans la benne d’un véhicule. En mode désherbage, l’eau (y compris les eaux pluviales et les eaux recyclées filtrées) est portée à 125 °C par batterie pour venir à bout des adventices.

Principe de la méthode

Peu importe l’outil à disposition, les désherbeurs à eau chaude pulvérisent de l’eau bouillante directement sur la plante à éliminer, à des températures comprises entre 95° et 150 °C. “L’avantage est de pouvoir utiliser de l’eau recyclée ou de l’eau de pluie” précise Jean-Pierre Barre, fondateur et gérant d’Oeliatec. Certains fabricants préconisent toutefois une plage de température stricte de 98° à 99,6 °C. Des machines permettent de détruire les racines jusqu’à 3 cm de profondeur pour un désherbage ‘de fond’. Doit-on alors redouter une levée de dormance en réchauffant le sol ? “Après un premier passage, une levée de dormance est inévitable. Sachant cela, il faut travailler intelligemment et réaliser un deuxième passage 6 semaines plus tard au maximum afin de neutraliser les repousses et les plantules issues de cette levée de dormance. Mais les graines d’adventices sont de toute façon ‘stockées’ dans le sol, elles pousseront un jour ou l’autre… Le fait de créer cette levée de dormance est positif sur le long terme, car cela permet de nettoyer durablement le sol. C’est ce qui permet à cette méthode d’avoir de la rémanence sur le long terme” indique Muriel Lavé, codirigeante de la société Entech. Dans tous les cas, les désherbeurs à eau chaude désherbent bien évidemment, mais nettoient, désinfectent, lavent et éliminent aussi les graffitis, les chewing-gums, les algues…
En pratique, l’opérateur, muni d’une lance manuelle de pulvérisation, reliée à un véhicule spécifique ou un système remorqué, s’attaque aux adventices. En une fraction de seconde, les gouttelettes éclatent la partie chlorophyllienne, brûlent le cœur de la plante jusqu’à atteindre les radicelles sous-jacentes à des profondeurs variables suivant le temps d’application et le matériel à disposition. Les plantes les plus coriaces nécessitent une application d’eau chaude pendant une trentaine de secondes. Toutes s’assèchent quelques jours après l’application. “Le désherbage à eau chaude garantit un travail en toute sécurité pour l’opérateur et son environnement de travail (pas de risque de brûlure, de feu ou d’explosion)” ajoute Christophe Desmoulin, chef des ventes environnement d’Europe Service.
Quid des machines utilisant de l’eau chaude ‘et’ de la mousse ? La mousse, biodégradable à 100 %, permet de maintenir la chaleur en surface et de la diffuser efficacement et progressivement vers les racines. Un désherbage efficace.

Véhicule caréné tout en un, ‘Mollen Artiflex’ d’Oeliatec, peut être utilisé par les services techniques des collectivités pour d’autres usages que le désherbage : lavage à haute pression (170 bars), arrosage (cuve de 500 L), hydro-curage, porte-outils… Son châssis articulé, fruit du bureau de recherche et de développement de l’entreprise, permet d’atteindre très facilement des zones d’accès difficile.

Des outils adaptés

A chaque contexte urbain et/ou usage correspond une machine de désherbage à eau chaude adaptée aux besoins (largeur de travail, exiguïté du site à désherber, rendements élevés…). Si la plupart des modèles actuels fonctionnent au fuel (environ 2 à 6 kg/h), d’autres sont alimentés par batterie. Leur autonomie est d’environ 8 heures.
• Désherbeurs adaptables sur remorque, benne ou plateau de véhicule : ce sont les machines les plus représentatives du marché, à l’image du modèle Alterno 24 V + HP de la société Cornu, sur châssis en acier mécanosoudé, qui peut utiliser de l’eau de pluie (ou recyclée filtrée) portée à 125 °C pour venir à bout des adventices. En mode haute pression (eau chaude ou froide), le désherbeur se transforme en nettoyeur. Sa capacité de cuve est de 500 à 1 000 L. Autre machine, tout aussi efficace également, le ‘Steam Tec’ d’Entech, capable, à l’aide de lances spécifiques, de désherber à 150 °C et sur une profondeur de 3 cm, une largeur de terrain de 10 à 100 cm. Cette machine se transforme aussi en nettoyeur basse pression vapeur, très utile pour éliminer la crasse, les poussières ou bien encore les algues présentes sur des façades, des toitures, du mobilier urbain, des panneaux… Dans cette catégorie de machines, on peut citer également la désherbeuse ‘Houat Skid’ d’Oeliatec. Une potence permet de passer ‘au-dessus’ des voitures stationnées’. De son côté, Europe Service propose le modèle ‘Heatweed Mid 3.0’. Rendement affiché : 2 000 à 3 000 m2/jour ; tout dépend de la pression des adventices, du bon usage du matériel… Particularité, il émet peu de bruit (de l’ordre de 70 dB). Sa portée est de 45 m autour de la cuve (500 L). Version miniature, le modèle ‘Mini 2.1’ ne pèse que 150 kg. On peut facilement l’imaginer sur le plateau d’un petit transporteur, d’un dumper… Enfin, Weedingtech propose la machine compacte ‘Foamstream Municipal’, développée spécifiquement pour un usage dans les communes. Grâce à l’action de l’eau chaude et de la mousse (biodégradable à 100 %), les herbes indésirables et les graines contenues dans le sol, pointées avec l’extrémité des lances (brosse, haute pression, à double jet rotatif…), dépérissent en quelques jours. Les chewing-gums, très tenaces sur les sols, sont également éliminés.

Le modèle ‘Heatweed Mid 3.0’ d’Europe Service affiche un rendement de 2 000 à 3 000 m2/jour. Il émet peu de bruit (de l’ordre de 70 dB) et sa portée est de 45 m autour de la cuve (500 L).

• Désherbeurs ‘remorques’ : pratiques, ces machines s’accrochent à l’arrière de n’importe quel véhicule léger ou utilitaire. Exemple : le ‘Heatweed Multi M’, la ‘désherbeuse-nettoyeuse-laveuse’ proposée par Europe Service. Utilisable par un ou deux opérateurs, grâce à deux enrouleurs de 40 m situés sous le capot aérodynamique, cette machine polyvalente de 1 050 kg possède un réservoir de 450 L. La température en mode désherbage est de 99 °C (consommation d’eau maximal : 16 L/min). L’un des best-sellers d’Oeliatec est aussi un désherbeur-remorque, à savoir le modèle ‘Belle-Île’, d’une capacité de 600 L. Un écran tactile permet de sélectionner son mode de travail : désherbage en un ou deux postes, lavage haute pression et à quelle température, arrosage, ou bien encore hydro-curage.
• Désherbeurs sur porte-outils : montées spécialement sur des porte-outils, ces machines sont faites pour désherber rapidement de longs trottoirs, des zones industrielles, de vastes surfaces pavées… Le réservoir d’eau peut atteindre 1 150 L, comme c’est le cas sur le modèle ‘Sensor 2.0’ d’Europe Service. L’un des derniers nés d’Oeliatec, nommé ‘Mollen Artiflex’, est quant à lui un véhicule spécifique. Large d’1,2 m, il possède un châssis articulé (d’où son nom) et remplit une multitude de fonctions (désherbage, curage, arrosage, lavage…).
• Désherbeurs mobiles : pour les endroits difficiles d’accès (ruelles, cimetières…), les solutions mobiles, semblables à des chariots, sont très appréciées. Elles s’immiscent partout ! Compactes, ces machines possèdent une cuve de quelques centaines de litres, un système de pompage, une lance et sont alimentées par une motorisation à batterie, comme c’est le cas du modèle ‘Hoedic CM’ d’Oeliatec.
Mobiles, sur porte-outils, sur plateau… Les désherbeurs à eau chaude se déclinent aujourd’hui en une multitude de modèles. Il suffit d’identifier clairement ses besoins pour s’équiper du meilleur matériel.

Développé spécialement pour les collectivités, le ‘Foamstream Municipal’ de Weedingtech élimine adventices, mousses, chewing-gum et graffitis grâce à de l’eau chaude couplée à de la mousse biodégradable, stoppant la germination des graines contenues dans le sol.

article du numéro d’Octobre 2018, abonnez-vous

 

Tondeuses à conducteur marchant et à batterie : laquelle choisir ?

Alors que les outils portatifs à batterie révolutionnent le travail des paysagistes, les dernières générations de tondeuses à batterie sont à l’origine du concept de la tonte ‘sans contraintes’. Pur argument de vente des constructeurs ? Non, car les modèles de cette année, désormais aussi puissants que leurs homologues thermiques, facilitent la tonte à tous les niveaux (technique, ergonomique, économique). Ils sont plus légers, plus puissants, plus autonomes, génèrent une qualité de coupe irréprochable et sont réellement sans bruit ! Tour d’horizon des modèles du marché pour moderniser votre parc matériel et accroître vos performances !

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dans le numéro d’Octobre 2018, abonnez-vous

Avant E6, le chargeur électrique

Contrairement au chargeur E5, le chargeur électrique E6 du constructeur Avant fonctionne avec une batterie au lithium-ion. Ce modèle ultra-compact possède une transmission hydrostatique à 4RM. Connecté à divers accessoires hydrauliques, il est équipé du système de translation ‘Optidrive’™, assurant plus de puissance à l’avancement et pour le fonctionnement des outils. Débit hydraulique pour accessoire : 30 L/min. Capacité batterie : 14,5 kWh. Force d’arrachage : 1 350 kg. Autonomie : 2 à 4 h selon les travaux (1 h de charge).

Remorques : bien s’équiper, dans les règles

Equipements incontournables, les remorques attelées à l’arrière des véhicules utilitaires reviennent en force sur un marché très concurrentiel avec des modèles plus qualitatifs et d’une redoutable solidité. La demande des professionnels est effectivement comblée,
avec des plateaux basculants animés ou non par un moteur à batterie, des ridelles et rehausses grillagées ultra-robustes, sans prise d’air, des crochets d’arrimage de sangles toujours
plus nombreux et un nombre intéressant d’accessoires tous plus utiles les uns que les autres (porte-échelle, béquille de rampes, bâche haute…).

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dans le numéro d’Août-Septembre 2018, abonnez-vous

Broyeurs : performance, autonomie et nouveautés

Les broyeurs Haecksler sont ergonomiques. Leur taille compacte facilite leur déplacement au plus près du chantier, évitant de déplacer les branches vers la remorque. Le principe de broyage à rotor équilibré et les larges couteaux horizontaux assurent puissance et rapidité de travail.

Rien ne se perd, tout se transforme… Réduisant des volumes de branches jusqu’à 10 fois selon les modèles, ces machines valorisent au mieux les broyats obtenus en paillage, compost, engrais BRF ou plaquettes de chauffage. Encore faut-il choisir le bon broyeur, adapté aux besoins de l’utilisateur. D’autant plus que les dernières générations facilitent le travail des opérateurs : des machines se ‘gèrent’ toutes seules, certaines sont réellement tout terrain, d’autres misent sur des rendements très élevés… Laquelle sera la vôtre ?

D’une puissance de 75 CV, le broyeur BV N89 de Bugnot est équipé d’une trémie déportée sur le rotor de broyage, facilitant le broyage des branches transversales.

Les broyeurs se sont largement imposés ces dernières années. Devenus indispensables, ces appareils se distinguent par une trémie d’alimentation, horizontale ou verticale. Le chargement des déchets de taille est assuré par des opérateurs qui, munis des EPI réglementaires de catégorie I et II (casque, lunettes de protection en polycarbonate, protection auditives, gants à coquille en kevlar et chaussures de sécurité), chargent la trémie et ses organes d’amenage en branchages divers, résidus de taille ou feuilles avant d’être broyés par des couteaux insérés sur un disque ou des fléaux montés autour d’un rotor (ou les deux !).
Mais tous les broyeurs ne se valent pas. Ce qui fait la différence : le prix bien entendu, les rendements, la compacité, le mode d’attelage…, mais aussi la qualité du broyat obtenu, adaptée à chaque application (paillage, compost, chauffage…) et donc à chaque besoin. Tout dépend également de la nature des déchets, qui détermine leur valorisation immédiate ou à plus long terme. En effet, on ne valorise pas un broyat de matières ‘vertes’ ou humides comme on valorise des copeaux bien secs…

Acceptant des branches de 21 cm de diamètre, le broyeur ST8 de Forst possède notamment un volant ouvert, équipé de grandes pales d’éjection des copeaux (non soufflés), des rouleaux ameneurs de grande qualité (la pression sur les branches est assurée par deux puissants ressorts), un système de graissage
des paliers centralisé…

Performance : les critères

Critère de performance d’un broyeur, la qualité des copeaux ou plaquettes et, indirectement, son calibrage, est déterminante dans le choix de telle ou telle machine. Généralement, les broyeurs équipés de couteaux génèrent des copeaux assez réguliers, facilement valorisés en paillage, mais également en compost, le processus de fermentation étant plus actif en raison de la finesse du broyat obtenu, surtout s’il est sec, car les matières ‘vertes’ (tailles estivales par exemple) mettent plus longtemps à se composter. Quant aux broyeurs munis de fléaux, ces machines vont générer des copeaux plus grossiers, plus longs et défibrés. Robustes, les fléaux ont l’avantage de tout broyer sur leur passage : du bois sec, humide ainsi que des corps étrangers ; le tout, sans endommager le système de coupe. En principe, le broyat obtenu est composté après aération. Alors peut-on combiner couteaux et fléaux ? C’est possible sur certains modèles. L’intérêt est de préserver la durée de vie des couteaux, qui assurent un rendement maximal, tout en défibrant les déchets. Les broyats sont généralement utilisés comme engrais BRF. Enfin, pour la production de plaquettes de chauffage, les couteaux sont préférés, mais tout l’intérêt est d’obtenir des copeaux calibrés, acceptés par les chaudières. Des jeux de grille permettent de cribler le broyat.

Grâce à son rouleau d’alimentation horizontal capable de soutenir une charge d’une tonne, ce broyeur à couteaux est l’une des références des broyeurs 200 mm. Cette capacité inégalée résulte de l’association de rouleaux d’alimentation à ‘picots’ dynamiques, de deux ressorts puissants dotés d’une forte adhérence ainsi que d’une force d’alimentation considérable issue de la technologie Tp Dual Torque Infeed™. Diamètre du rotor : 760 mm. Diamètre d’admission : 215 mm.

La performance d’un broyeur s’évalue aussi par son diamètre d’acceptation des résidus de taille. Selon les modèles, il varie de 15 à 100 cm ! A entendre les fabricants, un diamètre de 15 à 30 cm est suffisant pour des opérations de taille courantes. On réserve les plus gros diamètres pour les coupes forestières. Cependant, toujours selon les modèles, si l’épaisseur des copeaux est fixe, quelque soit la diamètre des branches, leur taille peut varier. A contrôler donc selon les objectifs de valorisation (paillage, compost…).
Question rendement, l’acheteur potentiel doit s’interroger s’il s’agit du volume de produits entrants ou sortants, car les valeurs données sont bien différentes. Pour les produits entrants, c’est-à-dire le volume des déchets ‘bruts’, le rendement est compris entre 6 et 400 m3/h selon les modèles. Mais un rendement entrant de 20 à 30 m3/h est suffisant pour la plupart des travaux d’élagage. Dans tous les cas, le rendement est dépendant de la vitesse d’avancement des rouleaux d’amenage et de leur agressivité (présence de spires notamment). Une vitesse qui détermine aussi la taille de copeaux. Plus les rouleaux et tapis d’amenage sont lents, plus les copeaux seront fins. Une fois encore, tout dépend des modèles.

Le chenillard Timberwolf TW 280TVGTR est un broyeur à voie variable, inclinable et passe partout. On peut varier sa largeur (jusqu’à 2,01 m) pour une meilleure stabilité, sa hauteur et augmenter sa garde au sol et les angles des chenilles (travail sur talus) tout en maintenant sa plateforme horizontale pour le confort et la sécurité de l’opérateur. Son rendement est d’environ 6,5 t/heure.

La quête de l’autonomie

Un professionnel des espaces verts n’a pas à passer son temps devant son broyeur afin de vérifier si la goulotte d’alimentation avale tous les déchets qu’il charge. C’est pourquoi, les fabricants proposent aujourd’hui des machines capables de gérer seules les déchets à broyer. Là encore, les systèmes d’amenage ont un rôle à jouer. La présence de spires facilitent notamment l’accroche des végétaux et leur entrée dans le rotor. Des fabricants proposent même des systèmes de gestion par télécommande du rouleau et du tapis ameneur, ce qui permet d’alimenter la machine à distance. Une option très utile, surtout si le chargement du broyeur est mécanique, l’opérateur peut ainsi contrôler le broyeur sans descendre de sa mini pelle par exemple. Autres dispositifs : les trémies déportées, déjà bien connues, mais tellement pratiques. Elles limitent les blocages en fond de trémie, les branches les plus longues, y compris celles chargées transversalement, étant broyées dans les sens de la longueur.

Côté ‘petits’ broyeurs à déplacement manuel, mais grande performance, Jo Beau mise notamment sur le modèle M250. Ne pesant que 117 kg, il accepte malgré tout des branches de 80 mm de diamètre.

Limiter les trajets entre les zones de coupe, où se trouvent les déchets de taille, et l’emplacement du broyeur participe aussi à l’amélioration des conditions de travail des utilisateurs. D’où l’intérêt de déplacer le broyeur au plus près du chantier. Sans doute, cela explique-t-il le développement des chenillards à voie variable, inclinables en fonction du dénivelé et des obstacles (talus, rochers, souches, terrains accidentés…) tout en conservant une plateforme horizontale.

Adaptables sur des tracteurs de 35 à 140 CV et équipé du Rotor ‘5 en 1’. Ces nouveaux broyeurs de branches sont équipés d’une trémie d’approvisionnement avec un rouleau ameneur extra-large pour une excellente préhension des branches jusqu’à 15 ou 20 cm de diamètre, mêmes les plus fourchues.

Références et nouveautés

Les fabricants sont nombreux, mais toujours enclin à proposer ce qu’il se fait de mieux à leurs clients. Nombreuses sont donc les références, qui s’améliorent d’année en année, et les dernières générations de machines. A l’image de la société Axxo/Forst, qui présente le très réputé ST8, capable d’avaler des branches de 21 cm de diamètre. Cet engin noir et orange possède notamment un volant ouvert, équipé de grandes pales d’éjection des copeaux (non soufflés), des rouleaux ameneurs de grande qualité (la pression sur les branches est assurée par deux puissants ressorts), un système de graissage des paliers centralisé… De son côté, Bugnot propose, parmi sa large gamme BV.N de machines, le modèle BV N89, d’une puissance de 75 CV, qui est équipé de la fameuse trémie déportée sur le rotor de broyage. Avec ce système breveté, rien ne lui résiste ! Tout comme le broyeur Combi 200 de Greenmech, doté, entre autres, d’un disque-lame et d’un tapis ameneur de grande qualité qui déchiquettent tout sur leur passage.
Nouveauté, le broyeur TP 215 de la société FSI, dont la capacité de travail résulte de l’association de rouleaux d’alimentation à ‘picots’ dynamiques, de deux ressorts puissants dotés d’une forte adhérence ainsi que d’une force d’alimentation considérable issue de la technologie TP Dual Torque Infeed™. Côté ‘petits’ broyeurs à déplacement manuel, mais grande performance, Jo Beau mise notamment sur le modèle M250. Ne pesant que 117 kg, il accepte malgré tout des branches de 80 mm de diamètre. Eternel distributeur de la marque Timberwolf, MGE Green Service vient sur le marché cette année avec le chenillard TW 280 TVGTR à voie variable, inclinable et passe partout. On peut varier sa largeur (jusqu’à 2,01 m) pour une meilleure stabilité, sa hauteur et augmenter sa garde au sol et les angles des chenilles (travail sur talus) tout en maintenant sa plateforme horizontale pour le confort et la sécurité de l’opérateur. Autre acteur du marché, Rabaud, qui n’a de cesse de vanter les avantages du broyeur Xylochip 150T, adaptable sur des tracteurs de 35 à 140 CV et équipé du Rotor ‘5 en 1’. Ces nouveaux broyeurs de branches sont équipés d’une trémie d’approvisionnement avec un rouleau ameneur extra-large pour une excellente préhension des branches, mêmes les plus fourchues, et jusqu’à 15 ou 20 cm de diamètre. Terminons avec les broyeurs Saelen, avec un focus sur le modèle 16-38P. D’un poids inférieur à 750 kg, donc facilement transportable à l’arrière d’un véhicule, et maniable sur le terrain, ce broyeur essence avec moteur Kohler 38 CV EFI génère des plaquettes bien calibrées pour un paillage esthétique. Une belle référence parmi d’autres, mais sauriez-vous choisir laquelle ? Sans hésitation, certainement l’un de ces modèles présentés, pleins de promesses sur le terrain.

Pesant moins de 750 kg, le broyeur de branches 16-38P, possède un moteur essence EFI puissant de 38 CV. Il est équipé de la technologie de broyage ‘Cutting Disc’, qui permet de broyer facilement des branches d’un diamètre jusqu’à 16 cm. Il possède tous les éléments de sécurité nécessaires pour un travail en tout confort avec notamment le système de No-stress.

Normes en vigueur

Les broyeurs de végétaux doivent se conformer à la Directive machines 2006/42/CE depuis le retrait, en mars 2015, de la liste harmonisée des directives européennes de la norme spécifique EN 13525 dédiée aux broyeurs de végétaux. A cette norme européenne se rajoute l’Instruction Technique du Ministère de l’Agriculture, en date du 31 août 2016 (cf. https://info.agriculture.gouv.fr/gedei/site/bo-agri/instruction-2016-700) et qui s’applique uniquement en France.
Une nouvelle norme européenne est en cours d’élaboration pour une mise en œuvre à l’horizon fin 2018. Cette norme sera largement, si ce n’est en totalité inspirée, par l’Instruction Technique.
Concernant les matériels sur châssis routiers (et non pas sur remorque !), ces derniers doivent être homologués route Europe par un organisme habilité (UTAC OTC en France,
VCA au Royaume Uni…) et ce, depuis le 1er octobre 2012.
Sans oublier de rajouter toutes les règles liées au Code du travail français et notamment à la sécurité au travail.

Article du numéro d’Août-Septembre 2018, abonnez-vous

Super 1300 S, la nouvelle machine de Wiedenmann

Dotée d’une double brosse unique, la Super 1300 S de Widenmann ramasse en un temps record divers débris végétaux (feuilles, tonte, déchets issus du défeutrage…). Grâce à la compacité de son bac (1,6 m3) et son attelage trois points articulé, cette machine travaille de partout. Avec son système de double brosses et sa tête de balayage flottante, elle s’adapte parfaitement au relief du sol tout en facilitant le remplissage régulier du bac. La Super 1300 S peut s’atteler à des tracteurs de faible puissance, de l’ordre de 25 CV. Largeur de travail affichée : 130 cm, pour un poids à vide de 650 kg.

Balayeuses électriques : performantes et silencieuses

Les modèles Zéro-Emission à motorisation électrique de CMAR Green Machines bénéficient de la dernière génération de batteries lithium-ion (certifiées TUV allemand). Elles peuvent fonctionner toute une journée sans interruption. Et cela pour un coût d’exploitation imbattable : seulement 3 euros par recharge. Il existe deux modèles, la Cmar Green Machine 500 ZE (GM5) et la 500 ZE+ qui permet d’avoir 11 h d’autonomie de travail. Dimensions : 3 300 x 1 200 x 1 980 mm (l x L x h).

Réduction drastique des décibels en cœur de ville (plus de 40 dB), amélioration de la qualité de l’air (aucune émission directe de carbone), de la productivité des agents, économies d’entretien (plusieurs centaines de milliers d’euros sur 10 ans !)… Autant d’atouts, chiffres à l’appui, qui plaident en faveur des balayeuses/aspiratrices et laveuses électriques, ces machines indispensables pour nettoyer rapidement petites et grandes surfaces.

Quel est le point commun entre Paris, Londres, Copenhague, Genève, Amsterdam… ? De grandes capitales, largement fréquentées ? Certainement, mais toutes ont acquis, ces dernières années ou récemment, des flottes d’engins électriques pour nettoyer trottoirs, places et chaussées. Seraient-ils donc en train de détrôner leurs homologues thermiques, tout aussi performants ? C’est possible. Il n’y a qu’à observer les avantages des machines 100 % électriques, qui ont séduit et séduiront encore les services techniques des collectivités. Premièrement, ce sont des véhicules ‘propres’, sans rejets de carbone dans l’atmosphère. Indiscutablement, ces machines électriques participent donc à améliorer la qualité de l’air urbain, à la différence de leurs homologues thermiques, consommant environ 20 L/h de carburant. D’où l’intérêt évident des balayeuses électriques. Sans compter les faibles émissions sonores qu’elles génèrent, de l’ordre de 63 à 72 dB, qui plus est en mode de fonctionnement. Soit 30 à 40 dB de moins en moyenne par rapport à une version thermique. “Cela accroît considérablement le confort des chauffeurs, mais aussi des riverains” assure Sylvie Sarrazin, dessinateur chez Val’air. Autre avantage : l’entretien, bien plus économique. “Le coût d’exploitation de ces machines, tant en entretien qu’en énergie, représente une économie de 90 % par rapport à une machine thermique” précise-t-elle.

Durée de vie des batteries

De dimensions 4 555 x 1 390 x 2 112 mm (l x L x h), la laveuse électrique LEV1500 de Val’Air est alimentée par une batterie au lithium fer phosphate de 36,8 kW. Elle possède une cuve en inox de 1 499 L et une rampe de lavage de 1 500 mm.

Selon Julien Bonnel, manager général chez Cmar, “la technologie la plus fiable et la plus durable est le lithium ion phosphate (…) Nous constatons que même en fin de vie des machines, les batteries, sous réserve d’un entretien adapté (contrôle batterie 3 fois par an), sont toujours en parfait état. Cette technologie est celle offrant le meilleur compromis entre la capacité de charge (et donc l’autonomie de la machine, nettement supérieure par rapport aux batteries au plomb), le volume-poids, la sécurité (supérieure par rapport aux batteries Li-ion Cobalt) et la propreté (aucun dégagement toxique lors de la charge ou en fonctionnement)”. En moyenne, les batteries ont une durée de vie d’environ 2 000 cycles de charges (de 0 à 100 %).
Des constructeurs misent non seulement sur le lithium-ion phosphate, mais également sur le plomb. “La question du recyclage du lithium doit se poser” précise Alain Pichevar, responsable France de la société Tenax International, qui vante aussi l’absence de réseaux hydrauliques dans ses balayeuses. “Les machines thermiques hydrostatiques, par leur nature, sont énergétiquement dispersives : en effet, la transformation déjà inefficace de l’énergie thermique en énergie mécanique et le passage de l’huile dans un circuit hydraulique réduisent considérablement le rendement. Nos machines, sans réseaux hydrauliques donc sans pertes d’énergie, possèdent des batteries efficientes jusqu’à 90 %, sans déperdition d’énergie”.

Nettoyer des angles, des fils d’eau, une surface après un chantier… sans avoir à sortir la grosse artillerie est possible grâce aux balayeuses radiales. Dotée généralement d’une largeur de travail de 80 cm, une balayeuse radiale possède une autonomie maximale de 4 h, à l’exemple du modèle FKE 800, proposé par la société Escomel. “Sa brosse en double-sens de rotation permet de travailler en aller/retour” précise Philippe Escomel, directeur de la société éponyme.

Entre 8 et 12 h d’autonomie

L’autonomie est au cœur de la performance des machines 100 % électriques. “Les agents travaillent rarement en continu. Ils s’arrêtent, changent de quartiers, vidangent les cuves…Un fonctionnement continu de 8 à 9 h est donc impossible. Avec nos machines, on peut facilement travailler 2 x 8 heures” argumente Alain Pichevar. De son côté, Val’air affiche 12 h d’autonomie en discontinu, “ce qui permet à deux équipes successives de travailler en toute confiance par cycle de charge, un cycle de charge correspondant au chargement des batteries de notre laveuse électrique de 0 à 100 %” précise Sylvie Sarrazin.

Electra 2.0 Neo, de Tenax International est une machine totalement électrique de 2 m3. Elle peut être équipée avec du lithium ou differents types de Plomb- Acide, sur mesure en fonction des besoins. Les systèmes d’entraînement, de direction et de balayage entièrement électriques avec commande électronique, permettent d’assurer un rendement maximal et 12 h d’autonomie de travail. L’absence de circuits hydrauliques évite le risque de déversement accidentel d’huile.

Des machines économiques

Malgré un surcoût à l’achat de l’ordre de 20 à 30 %, les engins de nettoyage électriques sont très économiques pour les services techniques. Des constructeurs ont fait le calcul et ils ne se trompent pas ! “Pour une machine qui travaille 1 000 heures par an (moyenne dans la voirie), le gain lié à l’énergie est environ de 6 700 € par an. Nous avons réalisé ce calcul sur une base de 1,4 € par litre de carburant et 0,06 € par kWh d’électricité. En entretien, le coût est également plus faible puisqu’il n’y a plus de vidanges à faire ni de changement de filtres… Seul un contrôle des batteries (3 fois/an) est à effectuer. L’entretien coûte donc 2 à 3 fois moins qu’un entretien d’un véhicule thermique. Au total, nous estimons que le gain de fonctionnement lié à l’utilisation d’une balayeuse électrique est de 7 600 € par an par rapport à son équivalent thermique. Sur une durée de vie moyenne de 7 ans, cela représente un gain de plus de 50 000 €” argumente Julien Bonnel.
Prenons l’exemple de la laveuse électrique de Val’air, fonctionnant avec une batterie lithium-ion. D’après le constructeur, sa consommation journalière (journée de 8 h) est de 36 kWh. A 0,1483 €/kWh (tarif EDF au 1er février 2018), les dépenses en énergie sont donc de 1 943,32 €/an. Après un nombre de cycles déterminés, la batterie doit être changée. Son coût : 60 000 €. Soit au total, des dépenses en énergie et en entretien (uniquement le changement de la batterie) de 79 433,23 € sur 10 ans.
Cette fois-ci, prenons l’exemple d’une laveuse thermique lambda. Sa consommation journalière (journée de 8 h) est de 156 L d’essence (19,5 L/h). A 1,45 €/L, la dépense en carburant est de 82 336,8 €. Les changements d’huile, les vidanges… représentent un coût de 5 000 €. Soit au total, des dépenses en carburant et en entretien de 828 368 € sur 10 ans.
La différence est donc de 748 934,77 €. N’hésitez plus, convainquez-vous vous-mêmes en acquérant des engins de nettoyage électriques !
Toute la question que se posent aujourd’hui les gestionnaires de villes est : peut-on réellement affirmer que ces engins de nettoyage électriques sont prêts à détrôner leurs homologues thermiques ? C’est possible. “Aujourd’hui, il est tout à fait possible d’aller chercher les mêmes performances, c’est une question de place et d’emplacement. Pour travailler en électrique, il faut des packs batterie qui prennent de la place. Pour le nettoyage urbain, les villes cherchent des véhicules compacts, qui s’adaptent au mobilier urbain qui est de plus en plus contraignant, et puissants. Le risque serait de comparer une balayeuse 1,5 m3 électrique comme la Green Machine 500Ze avec une balayeuse thermique 4 m3… mais entre une balayeuse 1,5 m3 thermique et notre 500Ze électrique, les performances sont identiques” termine Julien Bonnel.

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Elagueuses à main : la technologie fait la différence

Légères et performantes, les élagueuses thermiques ou à batterie font partie de ces outils portatifs indispensables aux professionnels du paysage. L’innovation est au cœur des dernières générations de machines : facilité de mise en route, y compris à froid, guide-chaîne allégé, poignées en nid d’abeilles, système de gestion électronique du moteur et d’épuration de l’air d’admission, batteries performantes… Des caractéristiques techniques qui améliorent grandement la productivité des utilisateurs, limitent
les Troubles-Musculo-Squelettiques et les soucis mécaniques intempestifs.

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‘OHL’, la cisaille ‘premium’

La cisaille OHL de Wolf est équipée de lames de 23 cm en acier trempé auto-affûtantes, assurant une coupe nette. Légère et maniable, avec ses poignées en aluminium forgé recouvert d’un grip de confort, cet outil est idéal pour tailler des buis, des petites haies et former des topiaires de manière précise. Des butées en caoutchouc amortissent les chocs et épargnent les articulations de l’utilisateur. Un huileur est intégré. Longueur : 70 cm. Poids : 0,92 kg.

www.outils-wolf.com

Désherbage des sols imperméables : le chaud et le froid

Grâce à son gabarit passe-partout (55 cm de large), la brosse YV600 d’Yvmo a accès aux trottoirs les plus étroits. Fonctionnant à bas régime (donc silencieuse !), elle limite à la fois la dégradation des brins et du revêtement.

Angles de trottoirs, jointures de pavés, fissures présentes sur l’enrobé, pieds de façades…, les herbes indésirables s’immiscent partout ! Mais fini les molécules pour en venir à bout, place aux solutions mécanisées qui, depuis l’application de la loi Labbé, ont fait leur preuve et se sont nettement améliorées : les brosses, à lamelles ou torons d’acier, les systèmes à air chaud pulsé, à vapeur, à mousse… Tour d’horizon des ‘vraies’ solutions, sous réserve
de passages réguliers.

Avant de parler machines, il convient de rappeler que leur utilisation n’a de sens qu’avec la mise en place d’une stratégie globale de lutte, incluse dans un plan de gestion différenciée des espaces verts. Cette stratégie passe par l’enherbement des trottoirs dits perméables, l’utilisation des produits de biocontrôle, la diffusion d’informations aux habitants pour communiquer et leur expliquer dorénavant la présence de certaines plantes autrefois ‘indésirables’ entre deux sessions de désherbage… Ce n’est qu’après la définition de cette stratégie de lutte que les professionnels peuvent enfin se questionner sur les matériels qui permettront d’atteindre les objectifs fixés.
C’est dans ce contexte que les constructeurs proposent aujourd’hui des matériels innovants, ergonomiques et redoutablement efficaces. Lesquels choisir ? Sont-ils vraiment aussi performants ? Quelles technologies de désherbage utiliser ? Eléments de réponse. Mais dans tous les cas, il faudra respecter les conditions d’utilisation, utiliser ce matériel plusieurs fois par an… Tout sera aussi fonction de la nature des adventices.

Compact, le désherbeur mobile à eau chaude ‘Hoëdic CM’, fabriqué par la société Oeliatec, est positionné sur un chariot électrique, dont l’autonomie est de 8 h.

Indispensables brosses

Utilisables aussi bien en désherbage préventif que curatif, les brosses à conducteur marchant ou intégrées sur un tracteur sont devenues indispensables. “C’est le seul outil permettant d’arracher des indésirables bien implantées et de supprimer des mousses rendant les trottoirs glissants, tout en limitant la repousse de prochaines plantes grâce à un vrai nettoyage de fond (suppression de la matière organique dans laquelle elles s’implantent)” indique Bruno Del Din, commercial chez Yvmo, qui présente la brosse YV600. Grâce à son gabarit passe-partout (55 cm de large), cette machine a accès aux trottoirs les plus étroits. Fonctionnant à bas régime (donc silencieuse !), la YV600 limite à la fois la dégradation des brins et du revêtement. Deux types de brins peuvent équiper la machine : les lamelles, pour un désherbage sur des surfaces minérales traditionnelles, voire fragiles, et les torons en acier (brins ‘torsadés’), parfaits pour arracher les plantes les plus coriaces et éliminer les dépôts de matières organiques et de poussières urbaines en tout genre, favorables à la repousse. Depuis 2017, un guidon déporté permet d’atteindre facilement les pieds de murs. Comme quoi, l’innovation permet toujours de gagner en ergonomie, et donc en productivité. Petit gabarit toujours, avec les brosses AS 30 WeedHex 160 d’As Motor, d’une largeur de travail de 30 cm ! De son côté, la société Cornu propose la brosse GK-H de 6 CV (Ø 500 mm), à la rotation horaire et anti-horaire. Ses brins d’acier sont réglables par bagues rilsans afin de modifier sa dureté.
Pour les collectivités qui voient les choses en grand, Rabaud répond avec ‘Herbionet T’, une brosse adaptable à l’arrière ou à l’avant d’un tracteur compact (attelage 3 points, Catégories 0,1 et 2), spécialement conçue pour le désherbage des réseaux routiers. Son diamètre est de 500 ou 750 mm, avec des brins en acier méplat ou toron. Télescopique, le déport hydraulique est de 90 cm. Même principe avec les bras de désherbage Eco 20, 40, 40 K et 70 de Nimos, proposés par Data Green, dont le diamètre des brosses est de 0,6 à 1 m ! “Les brosses sont facilement changeables” assure Frédéric Crépin, gérant de Datagreen. Chez Poget, des brosses peuvent s’adapter à l’extrémité d’un bras d’épareuse à entraînement hydraulique pour désherber, ou plutôt démousser, le dessus et les faces latérales des murs. Nommées DHTE, ces brosses sont proposées en deux diamètres : 800 et 1 200 mm. Avec ces outils, rien n’empêche aussi de désherber la voirie et les angles des murs formés au droit des surfaces !
Nombre de passages : entre 3 et 8 passages/an selon les conditions climatiques, le contexte géographique et la pression des adventices.

La société Cornu propose la brosse GK-H de 6 CV (Ø 500 mm), à la rotation horaire et anti-horaire. Ses brins d’acier sont réglables par bagues rilsans afin de modifier sa dureté.

Les désherbeurs à eau chaude (et à mousse) : toujours plus compacts !

On peut encore entendre : “le problème avec ces désherbeurs, c’est leur encombrement !”. Plus maintenant avec le modèle Hoëdic CM de la société Oeliatec. Ce désherbeur mobile à eau chaude, d’une capacité de 300 L, est positionné sur un chariot électrique permettent de rendre l’utilisateur complètement autonome. “En déplacement, son autonomie est d’environ 8 h de travail, pour un temps de charge de 4 h” précise Jean-Pierre Barre, fondateur et gérant d’Oeliatec. Il est donc garanti sans bruit ! Même principe pour Weeding Tech, avec la machine compacte ‘Foamstream Municipal’, fabriquée en France. Développée spécifiquement pour un usage dans les communes, cette machine (1 200 x 1 206 x 2 120 mm) est plus compacte que sa grande sœur, la MW Series, donc plus ergonomique. Elle dispose aussi d’une lance à spectre plus large. Grâce à l’action de l’eau chaude et de la mousse (biodégradable à 100 %), les herbes indésirables et les graines contenues dans le sol, pointées avec l’extrémité des lances (brosse, haute pression, à double jet rotatif…), dépérissent en quelques jours. Les chewing-gums, très tenaces sur les sols, sont également éliminés. La société Cornu propose aussi un désherbeur à eau chaude, l’Alterno 24 V + HP, doté d’une cuve de 500 ou 1 000 L ! Son autonomie est de 8 h.
Nombre de passages : entre 2 et 8 passages/an selon les conditions climatiques, le contexte géographique et la pression des adventices.

Connectée à l’avant ou à l’arrière d’un tracteur, la brosse ‘Herbionet T’ de Rabaud possède des brins en acier méplat ou toron. Télescopique, le déport hydraulique est de 90 cm.

Les désherbeurs thermiques

Venir à bout des herbes indésirables à l’aide d’un système à air chaud pulsé, celui utilisé par les industriels pour rétracter des emballages, appliquer des bandes de marquage… Quelle drôle d’idée ! Pourtant, ce procédé d’air chaud pulsé, inventé et développé par la société Ripagreen, est redoutable.
Tout d’abord, la légèreté et la maniabilité de cette solution permettent d’être opérationnel rapidement et de se faufiler dans un environnement urbain souvent semer d’embûches.
Techniquement, le désherbeur se distingue par un chariot triporteur supportant une bouteille de propane. Poussé ou tracté, s’immisçant ainsi dans les moindres recoins à désherber (sous les bancs, autour des obstacles, le long des pieds de murs…), le chariot est équipé d’une lance mobile munie d’une buse en éventail, propulsant une lame d’air chaud à haute vitesse sur plus de 40 cm de large. Les adventices sèchent en 2 à 3 jours ! “Ce qui séduit, c’est sa rapidité, son ergonomie et son confort au quotidien” indique Olivier Garcia, gérant de LCE-Ripagreen.

Le désherbeur Ripagreen se distingue par un chariot triporteur supportant une bouteille de propane. Poussé ou tracté, s’immisçant ainsi dans les moindres recoins à désherber (sous les bancs, autour des obstacles…), ce chariot est équipé d’une lance mobile munie d’une buse en éventail, propulsant une lame d’air chaud à haute vitesse sur plus de 40 cm de large.

Dernière nouveauté, ce désherbeur est proposé en association avec le triporteur Pulse 3 de Ligier, dont l’autonomie est estimée entre 30 et 40 km. L’idéal pour se déplacer facilement, sans émissions directes de carbone dans l’atmosphère. Un système d’enrouleur automatique embarquant 15 mètres de tuyau permettent d’envisager une nouvelle approche pour désherber dans d’excellentes conditions et toujours dans la recherche du gain de temps au gré d’un circuit programmé.
Nombre de passages : entre 5 et 8 passages/an selon les conditions climatiques, le contexte géographique et la pression des adventices.

Développé spécialement pour les collectivités, le ‘Foamstream Municipal’ élimine adventices, mousses, chewing-gum et graffitis grâce à de l’eau chaude couplée à de la mousse biodégradable, stoppant la germination des graines contenues dans le sol.

Rappels sur les brosses

  • Nombre de passages : entre 3 et 8 passages/an selon les conditions climatiques, le contexte géographique et la pression des adventices ;
  • Rendements (selon les modèles) :
    – en curatif : 500 à 1 500 m²/h
    – en préventif : 3 000 à 5 000 m²/h
  • Largeur de trottoir minimale : 50 cm
  • Durée de vie des brosses :
    – en curatif : 15 à 100 h/an
    – en préventif : 3 à 50 h/an
  • Coût moyen d’un remplacement de disque contenant des fibres métalliques (brosse) : entre 100 et 380 € TTC. Sur certains modèles, les fibres peuvent être remplacées par les agents ;
  • Coût des fibres métalliques : environ 200 € TTC/mètre linéaire ;
  • Entretien annuel : environ 60 € TTC (vidanges, changements des bougies…).

Article du numéro de Mai 2018, abonnez-vous