Archives de catégorie : Pro des villes

Perros-Guirec,
entre végétal et littoral

Le long de la Côte de Granit rose, la Ville de Perros-Guirec, dont le nombre d’habitants passe de 7 500 à près de 40 000 l’été, renouvelle ses espaces végétalisés pour concilier accueil des touristes, biodiversité et aménagements économes en ressources. Les nouvelles pratiques mises en œuvre favorisent, de plus, la recréation d’un paysage authentique et identitaire breton, face à l’océan. Détails avec Olivier Aubry, responsable des espaces verts et de la propreté.

Retrouvez l’intégralité de l’article
dans le numéro de Janvier 2020, abonnez-vous

Investir et s’investir,
les clés de la résilience

En installant plus de 80 000 pavés drainants sur l’avenue Foch et sa place, la Ville de Wimereux, dans le Pas-de-Calais, confirme son engagement à créer des espaces publics plus durables, plus résilients. Erik Dereeper, directeur des services techniques depuis 3 ans, s’investit au quotidien pour mener à bien les missions qui lui ont été confié : organisation, renégociation des contrats, poursuite des investissements en faveur de la gestion des eaux pluviales.

Retrouvez l’intégralité de l’article
dans le numéro de Janvier 2020, abonnez-vous

Huningue, une végétalisation durable

En Alsace, le long du Rhin, la ville transfrontalière de Huningue, entre France, Suisse et Allemagne, fait évoluer depuis plusieurs années ses espaces végétalisés pour développer la nature en ville et préserver l’environnement. Végétalisation durable, gestion de l’eau
raisonnée, développement de la trame verte et bleue, autant de principes mis en œuvre par le service ‘Espaces verts’. Zoom sur les actions engagées, avec Patrick Pouchelet, responsable du service.

Retrouvez l’intégralité de l’article
dans le numéro de Novembre- Décembre 2019, abonnez-vous

Le paysage au service de l’économie d’une ‘agglo’

“Ce qui m’a aidé dans ma carrière est le fait d’avoir travaillé avec une équipe municipale stable, adoptant une stratégie politique durable et lisible pour nous. Voilà pourquoi je suis toujours là après 30 ans. Par exemple, si 30 dossiers sont instruits par les services, 30 sont inscrits au budget dans les deux ans qui suivent et 30 sont exécutés…”.

Avec des mètres carrés d’espaces verts et de nature gagnés sur l’enrobé, un Schéma Directeur Immobilier supprimant le bâti inutile et coûteux, des activités de services suivies scrupuleusement, une enveloppe d’investissement matériel non compressible chaque année… les services techniques de la Ville d’Argentan (61) sont bien rôdés. Ville-centre de la Communauté de communes Argentan Intercom, cette cité normande peut compter sur François Jean, directeur historique des services techniques, pour mener à bien leur orientation en vue notamment de dynamiser le cœur économique de la ville.

A61 ans, le directeur des services techniques de la Ville d’Argentan est un homme d’expérience. Diplômé d’un BTA agricole et d’un brevet de technicien en horticulture et paysage, François Jean ne s’imaginait pas un jour devenir directeur des services techniques (DST) d’une collectivité d’environ 14 000 habitants. D’abord stagiaire dans la fonction publique territoriale, ce natif d’Argentan fait naturellement ses premières armes dans le service espaces verts de la ville qui l’a vu grandir. En l’espace de quelques années, il passe successivement deux concours afin d’être surveillant de travaux dans un premier temps puis technicien supérieur dans les espaces verts. C’est à Rueil-Malmaison, dans les Hauts-de-Seine, qu’il officia en premier lieu comme technicien, avant d’être muté au bout de deux ans à Angers en tant que responsable des équipements sportifs (15 stades pour autant de complexes indoor), alors gérés par la direction des espaces verts. “A cette époque, j’ai effectué de nombreux stages dans la gestion analytique des crédits, dans le domaine de la sécurité dans l’entreprise, en management…” se souvient-t-il. Après trois ans à Angers, la Ville d’Argentan décide de lui proposer le poste de directeur des services techniques, une entité qui, jusqu’alors, n’existait pas. “Il fallait tout organiser et structurer l’intégralité des services. Moi qui voulait occuper ce poste pendant 5 à 6 ans, j’étais loin de me douter que 30 ans plus tard, je serais toujours à la direction…” indique-t-il.

Organisation des services

Regroupant 99 agents, les services techniques se structurent de la manière suivante :
• le service ’Espaces verts et Environnement’ : 35 agents déployés sur tout le territoire communal. Cinq équipes de 3 à 4 agents sont affectées à autant de secteurs géographiques. 3 agents assurent le suivi des mobiliers urbains et des aires de jeux. Tandis qu’une équipe complémentaire de 7 agents, mobile sur toute la ville, assure les tontes, l’entretien des stades et le bûcheronnage d’hiver, une autre équipe de trois agents est spécialement dédiée à la plantation et au suivi des plantes vivaces. “Bientôt, notre expertise (conseils dans la gestion différenciée, dans le choix des végétaux…) sera mutualisée avec les autres communes, qui bénéficieront de notre savoir-faire” indique le DST ;
• le service ’garage et transport’, composé de 11 agents gère l’ensemble du parc véhicules de la Ville, d’Argentan Intercom et du Syndicat Intercommunal de collecte et de traitement des ordures ménagères. “On est prestataire de services pour Argentan-Intercom et le Syndicat intercommunal. On les facture tous les 3 mois” précise-t-il. Ce pôle intègre aussi le réseau de bus et la compétence mobilité, qui examine tous les problèmes de déplacement à l’échelle de la ville et de l’intercommunalité ;
• le service ’soutien technique aux manifestations’, comprenant 8 agents en charge de plus de 800 évènements annuels (prêt de tables et de chaises, installation de chapiteaux…) ;
• le service propreté, composé de 7 agents ;
• le service ’voirie domaine public’ (5 agents), s’occupant des travaux d’entretien de voirie dans l’espace public et privé de la Ville, des réseaux, du mobilier urbain, des problèmes d’entretien courant… ;
• le service ’patrimoine bâti (inter)communal’, en commun avec Argentan Intercom. “Le DST de l’intercommunalité et moi-même prenons les décisions ensemble sur le devenir du patrimoine bâti” précise-t-il. Plusieurs corps d’état bâtiment sont agents municipaux : électricité, maçonnerie, menuiserie, plomberie, serrurerie… Une équipe, composée d’agents intercommunaux, est chargée des interventions rapides. A noter que les agents sont transversaux : ceux de l’intercommunalité travaillent également pour la ville, et inversement. C’est, en tout cas, la gouvernance actuelle.
L’encadrement prend en charge ces travaux en régie, le suivi des contrats de prestataires, les marchés publics de travaux neufs et de réhabilitation. Au total, 26 agents constituent la direction des bâtiments.
Un ingénieur hygiène-sécurité, un magasinier, un assistant de gestion, un poste de secrétariat-accueil, un poste de saisie informatisée de l’activité, un dessinateur-projeteur TCE et un responsable Etat des lieux suivi du patrimoine immobilier complète l’effectif de la direction des services techniques de la Ville.

Des économies de bon sens

Premier poste : la main d’œuvre. “En l’espace d’une dizaine d’années, nous avons réduit nos effectifs de 15 %. Par contre, nous avons augmenté la ’matière grise’, en recrutant et en formant de ’vrais’ professionnels. Par exemple, 7 agents composent aujourd’hui le service propreté, contre 13 auparavant. Le tout, sans négliger le travail et le bien-être des agents. Tout s’est fait progressivement à l’occasion des départs en retraite” précise le DST. Concernant le patrimoine bâti, géré en commun avec l’intercommunalité, un Schéma Directeur Immobilier a permis à la Ville de se débarrasser de tous les bâtiments jugés vétustes et/ou inutiles. Des associations éparses ont, par exemple, été regroupées sous le même toit. Economie annuelle pour la Ville depuis la mise en place de cette stratégie : environ 450 000 €, du fait notamment de la réduction des charges, des opérations de maintenance parfois coûteuses, de la main d’œuvre mobilisée (charges et salaires), de la vente d’immeubles réhabilités… Du côté des espaces verts, les 35 agents doivent entretenir 76 ha à effectif constant, des surfaces qui ne cessent d’ailleurs de s’agrandir. “Notre approche des espaces verts est de moins en moins horticole, mais davantage paysagère. La priorité est donnée aux vivaces et surtout, au gazon. Récemment, nous avons fait un travail de recomposition, ou plutôt de correction de nos espaces publics. Là où il était possible d’engazonner, nous le faisions. Esthétiquement et sans intrants, c’est mieux qu’une surface minérale, et l’entretien est beaucoup plus facile. Chez nous, le vert l’emporte ! N’oublions pas également que dans le monde du paysage, la simplicité est synonyme de beauté !” explique-t-il. Simplicité également dans l’entretien des arbres. Fini les tailles en rideaux, parfois en marquise, des tilleuls. Les arbres en mauvais état, dont les moignons alourdis par les tailles successives (d’autant plus vrais sur les tilleuls) ont été abattus pour les remplacer par des essences adaptées, plantées dans des fosses bien calibrées et parfaitement distancées entre elles. Aujourd’hui, l’entretien des arbres restant en rideaux taillés est réalisé par un prestataire (coût : 20 000 €/an). “Indirectement, on a gagné des centaines d’heures de travail, que l’on a injectées dans d’autres tâches. D’ailleurs, c’est notre politique, gagner des heures avant de gagner des euros…” affirme-t-il. Exit aussi les chrysanthèmes, excepté dans les endroits stratégiques. “Planter des chrysanthèmes pour qu’au bout de trois semaines le gel les emporte n’est pas raisonnable”. Le service espaces verts mise également sur l’innovation pour être compétitif. “Notre équipe spécialisée dans le suivi des vivaces testent actuellement des plantes allélopathiques dans nos massifs. L’objectif est de constituer un catalogue de références et de plantes innovantes qui fonctionnent sur notre territoire et c’est déjà très avancé !”. L’innovation concerne aussi le matériel. “Il n’y a pas de secret, du bon matériel est un garant de l’efficacité des services autant que la formation continue. Chaque année, en proportion de nos besoins, nous bénéficions d’une enveloppe immuable de 200 000 € pour investir dans du matériel dernière génération. Nous y tenons” indique le DST.
Le service Environnement gère aussi les friches urbaines, les déconstructions et dépollutions aux fins d’aménager ou de reconstruire.

Un centre-ville dynamique

L’un des enjeux majeurs des collectivités est d’éradiquer par tous les moyens les phénomènes de paupérisation et de désertification commerciale des centres villes. Pour limiter les panneaux indiquant ’boutique fermée’ ou ’maison à vendre’, la Ville d’Argentan s’est largement investie depuis plusieurs années. “Il faut créer une centralité, afin qu’elle devienne une ’locomotive’, autrement dit une succession d’aménagements fonctionnels. Par exemple, à l’emplacement d’une salle des fêtes devenue vétuste, nous avons construit un pôle de santé regroupant 22 praticiens libéraux. A partir de cette base ’bâtie’, nous en avons profité pour requalifier le parvis de la mairie tout proche qui, sans le pôle de santé, n’aurait pas été judicieux car isolé, constituer un aménagement urbain qualitatif, revoir aussi les sens de circulation (il était plus facile de sortir que d’entrer dans le cœur de ville !), habiller les façades de fresques murales sur le thème de l’histoire de la ville… Pour lutter contre les grandes zones commerciales périphériques, la collectivité se doit également de créer du service. Rien qu’une aire de jeux ou des bornes Wifi permettent de créer un plus que les consommateurs n’auraient pas à l’extérieur. La dimension paysagère est très importante, elle permet de qualifier, de renforcer et surtout de personnaliser l’ambiance urbaine car elle crée des connexions entre les espaces” détaille le DST.
Dynamique et ambitieuse, malgré une désindustrialisation progressive ayant marqué le passé de la ville, Argentan connaît un second souffle grâce à des décisions politiques fortes et durables, des espaces publics ’verts’ et serviciels, ce qui n’est absolument pas antinomique, et des hommes de conviction, dont François Jean, qui a su marquer sa génération et peut-être les suivantes.

En bref :

• 13 900 habitants
• 76 ha d’espaces verts
• 1 050 arbres en alignement ou composition urbaine + 3 800 sujets environ en boisement naturel
• 63 km de voirie
• 99 agents, dont 35 au service espaces verts-environnement sont rattachés à la Direction des Services techniques
• Budget de fonctionnement des services techniques : 1 827 600 € (hors masse salariale mais intégrant toutes les consommations d’énergie et fluides)
• Budget d’investissement des services techniques : 1 200 000 €

article du numéro de Novembre- Décembre 2019, abonnez-vous

La Roche-sur-Yon : défis et adaptation

Préfecture de la Vendée, La Roche-sur-Yon, comme les autres villes moyennes de l’Arc atlantique, voit son attractivité et son nombre d’habitants monter en flèche. L’extension des zones pavillonnaires pour répondre au besoin en logement, mais aussi les préoccupations environnementales, font alors grimper les surfaces végétalisées que le service Nature en ville gère de façon exemplaire, grâce à une réorganisation des équipes, pour une optimisation des moyens humains et matériels.

Retrouvez l’intégralité de l’article
dans le numéro d’Octobre 2019, abonnez-vous

Deux services à part mais unis !

A Abbeville (80), le service Développement durable, incluant spécifiquement les espaces verts et la propreté urbaine, est volontairement distinct des services techniques, en partie mutualisés à la Communauté d’agglomérations depuis 2017. Dirigés respectivement par Mathias Broutin et Cathy Degouy, ces services n’en demeurent pas moins fonctionnels et travaillent ensemble sur des projets d’aménagements durables, conjuguant respect de l’environnement et équilibre budgétaire. Décryptage.

Retrouvez l’intégralité de l’article
dans le numéro d’Octobre 2019, abonnez-vous

Landivisiau, naturelle et authentique

Sur la pointe bretonne, aux portes du Parc Naturel Régional d’Armorique, la ville de Landivisiau modernise, pas à pas, ses espaces publics, pour une plus grande accessibilité et pour plus
de nature en ville. Grâce à des élus impliqués et des agents motivés, les espaces se transforment donc, avec en ligne de mire le développement durable à l’origine de pratiques économes
en ressources naturelles, mais aussi en temps !

Retrouvez l’intégralité de l’article
dans le numéro de Août-Septembre 2019, abonnez-vous

Regroupement communal :
partir de zéro !

Technicien en assainissement devenu directeur des services techniques de Sèvremoine, Emmanuel Lehuby a analysé toutes les pratiques, commune par commune, et évalué leur pertinence. Des économies ont pu être dégagées en réalisant des investissements intelligents (robots de tonte, hydromulching des espaces perméables difficiles d’accès…) et en reprenant en régie des travaux autrefois externalisés, à coût équivalent et pour un résultat attendu bien meilleur. Ces actions concrètes participent au développement de la motivation des équipes de terrain…

La Commune nouvelle de Sèvremoine, née de la fusion de dix collectivités déléguées du Maine-et-Loire (49) en décembre 2015, fête un anniversaire, celui de la première année de fonctionnement des services techniques, désormais communs. Partant d’une page blanche, Emmanuel Lehuby, directeur des services techniques, a tout organisé dans une logique d’efficience des ressources et des moyens à disposition (humains et techniques).

Avril 2017. Emmanuel Lehuby, directeur du patrimoine et de l’assainissement à La Communauté de communes Terres de Montaigu, en Vendée depuis 12 ans décide de donner un nouvel élan à sa carrière en intégrant la Commune nouvelle de Sèvremoine (du nom des deux cours d’eau qui traversent son territoire). “Avec mon expérience dans la gestion de l’ensemble du patrimoine vert et bâti de Terres de Montaigu, où j’ai notamment instauré la gestion différenciée afin d’adapter le niveau de service, j’ai fait le pari de mettre en place l’organisation de tous les services techniques d’une Ville issue du regroupement de dix communes appartenant à la Communauté de communes de Moine et Sèvre, au cœur du Maine-et-Loire” indique-t-il. Etirée sur 213 km², la Ville de Sèvremoine concentre aujourd’hui plus de 25 500 habitants, ce qui en fait la 4e commune du département. Un beau challenge pour celui qui démarra sa carrière en 1998 en tant que technicien en assainissement en Normandie, avant de passer le concours d’ingénieur territorial en 2005.

Organisation des services

Qui dit nouvelle commune dit organisation nouvelle des services techniques. “En binôme avec un élu, nous avons donc réalisé un audit des différents services dans chacune des communes existantes. Objectif : évaluer les forces en présence. Des rendez-vous individuels ont également été organisés avec tous les agents (compétences, ambition générale, attachement géographique à leur lieu de travail…). Ils avaient tous la possibilité de postuler à des fonctions supérieures” indique Emmanuel Lehuby. Aujourd’hui, la nouvelle organisation des services techniques s’appuie sur deux axes :
• le Pôle ingénierie, pluridisciplinaire, en charge des grands projets structurels dans la Ville (chantiers urbains et ruraux, aménagements de lotissements, création de bâtiments publics…) ;
• les nouveaux Centres Techniques ’Territoriaux’, au plus proche des périmètres d’actions. Au nombre de trois, le plus important étant situé dans le territoire urbain de l’ancienne commune de Saint-André-de-la-Marche, les centres sont dirigés individuellement par un chef de services, recruté en externe, qui a la charge :
– du service Espace Public : entretien des espaces verts, de la voirie, des voies douces, des lotissements… ;
– du service Bâtiment : maintenance de premier niveau, dépannage ;
– du service Proximité technique : réservation de salles, programmation d’évènements culturels ou sportifs, apports de moyens logistiques, entretien des locaux…
Au total, 90 agents travaillent aux services techniques (25 femmes et 65 hommes), dont 33 sont rattachés au service Espace Public. En ville, les agents sont facilement reconnaissables, car ils portent tous la même tenue vestimentaire. En effet, dans une logique d’économie circulaire, visant notamment à préserver les emplois locaux, les agents sont habillés par une entreprise locale, le Groupe Mulliez-Flory.

Changement de pratiques

En 2014, un premier plan de gestion différenciée a été mis en œuvre dans chaque commune déléguée. Celui-ci doit faire l’objet d’une nouvelle approche. “Les espaces de prestige sont à réviser, certains déclassés car leur périmètre est trop important au regard des usages et des besoins. Un agent, spécifiquement consacré au Plan de Gestion de l’Herbe a également été identifié dans l’organigramme mis en place, pour définir des stratégies d’amélioration. Cela a notamment concerné le fleurissement : agrandissement des massifs existants au détriment des jardinières et suspensions, plantation massive de bulbes et de vivaces à l’esthétique pérenne, intégration de l’arrosage automatique…” précise-t-il. A noter : les communes regroupées conservent leurs labels respectifs, de 2 à 3 fleurs.
Concernant les 11 cimetières gérés par la Ville, Emmanuel Lehuby a proposé d’investir dans la reconquête de ces espaces à forte sensibilité. “Pour tenter de désherber les sols sans utiliser de produits phytosanitaires, les collectivités doivent obligatoirement investir dans du matériel et des solutions de végétalisation” justifie le directeur des services techniques. “Rien que cette année, nous avons investi 150 000 € dans des solutions efficaces. Par exemple, le colombarium est désormais détouré d’un revêtement drainant. L’hydromulching permet aussi de végétaliser les espaces inter-tombes difficiles d’entretien”. Du côté des stades (18 en gazon naturel, 1 en stabilisé), tout est fait pour diminuer les coûts d’entretien, main d’œuvre comprise. “L’entretien des stades représente environ 3 000 heures de travail par an. Cette année, avec 30 000 €, nous allons investir dans des robots de tonte gérés en régie. Nous espérons ainsi dégager 700 heures de travail pour mobiliser les agents à d’autres tâches”. En parallèle, l’entretien des stades s’est ’remunicipalisé’ selon les propres termes d’Emmanuel Lehuby. “Avant le regroupement des communes, une entreprise était mandatée pour réaliser l’ensemble des opérations d’entretien : sablage, aération, défeutrage… C’était compliqué car le calendrier des interventions n’était pas toujours respecté. En même temps, les entreprises ne peuvent pas être sur tous les fronts ! Nous avons donc décidé de tout réaliser en régie et d’investir dans du matériel. Le coût des prestations réalisées par l’entreprise était de 35 000 € TTC/an. Cette somme a simplement été utilisée pour acheter du matériel. Le retour sur investissement est donc immédiat” explique-t-il. Toujours dans les stades, la fertilisation a été réadaptée. “En fonction des besoins réels du gazon, les doses ont été diminuées. La qualité des eaux de drainage, analysée par un laboratoire, prouve qu’il n’y pas de surconsommation de fertilisants. Résultat, la collectivité a économisé 7 000 €/an”.

Du matériel en commun

Le regroupement des services et des hommes a également induit celui du matériel. “A l’échelle de la ville, nous disposons d’un poids-lourd et de deux tractopelles. Nous formons aujourd’hui des agents à la conduite de ces engins. Quant aux matériels d’entretien portatifs, nous en avons peut-être trop à portée de main. Par exemple, nous avons 17 tronçonneuses, qui ne sont jamais utilisées simultanément” indique-t-il. Par ailleurs, la ville se densifie plus qu’elle ne s’étale, les surfaces à entretenir devraient se stabiliser. A ce sujet, “nous venons de finaliser notre PLU, qui indique clairement la densification des centre-bourgs. D’ici 2030, nous espérons compter plus de 32 000 habitants dans notre commune. En tout, 2 100 logements restent à construire, notamment sur d’anciennes friches et des délaissés privés. Nous faisons tout pour rendre la vie agréable à Sèvremoine” conclut Emmanuel Lehuby.

En bref :

• 25 500 habitants
• 360 km de voirie
• 19 stades (18 en gazon naturel, 1 en stabilisé)
• 50 aires de jeux
• 6 000 arbres (nombre non exhaustive)
• 4 800 points lumineux
• 90 agents (25 femmes, 65 hommes), dont 33 au service Espace Public
• Budget d’investissement (2019) : 9 M d’€ sur le budget
principal, dont 2 M d’€ pour les espaces publics et 200 000 € pour l’achat de matériels adaptés
• Budget de fonctionnement (2019) : 4 M d’€ environ,
dont 2 M d’€ sont gérés par les services techniques

Article du numéro de Août-Septembre 2019, abonnez-vous

Courchevel : des compétences multiples pour des missions diverses

En Savoie, Courchevel met le développement durable au cœur de sa politique municipale, pour affirmer une identité montagne attractive. Avec une population multipliée par 20 durant la saison hivernale, les services techniques s’organisent en conséquence pour répondre à une saisonnalité forte, entre viabilité hivernale, défrichage, fauche ou encore plantation d’espèces végétales adaptées. Des moyens conséquents pour des espaces verts de qualité et véritablement identitaires !

Retrouvez l’intégralité de l’article
dans le numéro de Juin-Juillet 2019, abonnez-vous

Bassin de vie, territoire de solutions

Porte d’entrée du Parc régional des volcans d’Auvergne et du Pays du Grand Clermont, la Ville de Riom (63) est un bassin de vie dynamique et attractif, tant par la croissance modérée mais continue de sa population, que par ses infrastructures (sportives, commerciales et industrielles) et la qualité des services publics rendus. Si les budgets de fonctionnement stagnent, malgré, entre autres, une augmentation sensible des surfaces en espaces verts.
Caroline Montel, directrice des services techniques, investit intelligemment, avec des intérêts chiffrés, au sein d’une collectivité qui a récemment fait le choix de ‘démutualiser’ ses services.

Retrouvez l’intégralité de l’article
dans le numéro de Juin-Juillet 2019, abonnez-vous