Archives de catégorie : Végétal en ville

Sol et économie circulaire :
une logique durable

Le produit Sierrablen Plus Pearl® Technology Turf Starter, intégrant la technologie ‘Pearl’, est composé à partir d’azote et de phosphore récupérés lors du traitement des eaux usées, et précipités à l’aide de magnésie. Cette innovation favorise le développement du système racinaire et les transferts d’énergie.

La question de la préservation des sols est, plus que jamais, primordiale. Premiers maillons à la base de nos ressources alimentaires, réservoirs de biodiversité mondiale et support de la végétation, les sols doivent être au maximum préservés. Pour cela, faire avec les terres en place, en ville notamment, est une nécessité. Dans une logique de développement durable, de nombreux producteurs et sociétés proposent de multiples solutions pour optimiser la qualité des sols urbains, en recyclant la matière première comme une ressource à part entière.

Hétérogènes, stériles et sans vie, pauvres et asphyxiés… en ville, les sols sont fréquemment dégradés par les différentes “couches” et époques d’urbanisation, ainsi que par les nombreuses activités humaines. Maintes fois remaniés et parfois pollués, leur mauvaise qualité est, qui plus est, accrue par l’absence d’apport naturel de matières organiques que l’on observe en contexte agricole et forestier (résidus de culture laissés en place et chute de feuilles) qui se dégradent pour ré-enrichir le sol en continu. Ainsi, souvent, la solution “miracle” est d’apporter de la “terre végétale”. Entendez par là, les premières couches de sol fertile des terres agricoles, à la base de la production de nourriture et d’énergie pour les sociétés humaines, et qui contiennent également 25 % de la biodiversité mondiale.

Autant dire une consommation irresponsable face aux différents constats alarmants sur l’état des sols dans le monde…
A l’image du rapport spécial du GIEC “Changement climatique et terres émergées”, paru en 2019, qui rappelle que près des trois quarts de la surface du sol subissent l’exploitation humaine et qu’un quart est déjà considéré comme dégradée. Ainsi, face à des ressources en terre végétale à préserver, qui s’amenuisent et baissent en qualité et en traçabilité, mais aussi pour limiter la consommation en matières premières et en énergies non renouvelables elles aussi en danger, il est aujourd’hui indispensable de s’inscrire dans une logique d’économie circulaire, où l’on rend à la terre ce qu’elle nous a offert.

© BIO3G. Le procédé Rhizeos® (AMM n°1200070, UAB), développé par BIO3G, stimule l’activité des micro-organismes dans la zone racinaire grâce à l’apport de micronutriments d’origine naturelle. Le développement des bactéries et champignons y est respectivement amélioré de + 120 % et + 257 %. 

Economie circulaire, quèsaco ?

Alors que la loi n° 2020-105 relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire a été promulguée le 10 février 2020, ce principe de développement durable, qui prend en compte les impacts environnementaux et sociaux des ressources utilisées, est résolument d’actualité. Par économie circulaire, on entend une économie qui fonctionne en boucle : elle vise à réutiliser ce qui est aujourd’hui encore largement considéré comme des “déchets”, pour limiter la consommation et le gaspillage des matières premières et des sources d’énergies non renouvelables. Pour les professionnels du paysage, qui travaillent avec le végétal, la mise en place de cette politique de réemploi des ressources s’avère particulièrement propice aux activités du secteur et est facile à intégrer dans les pratiques quotidiennes. Réemploi des résidus d’entretien (taille, élagage, tonte, feuilles mortes…) pour pailler les plantations, amender et enrichir les terres en place, recyclage des eaux usées ou encore biostimulation sont autant de procédés écologiques, économiques et durables.

Il est aujourd’hui primordial de s’inscrire dans une logique d’économie circulaire, où l’on rend à la terre ce qu’elle nous a offert, afin de préserver les ressources en terre végétale et de limiter la consommation en matières premières
et en énergies non renouvelables.

Le paillage organique

Quasiment toutes les villes ont désormais investi dans des broyeurs pour valoriser les résidus ligneux issus de leurs tailles d’arbustes et des élagages d’arbres. Cette pratique est “tout bénef’” : au lieu d’exporter la matière ainsi produite en déchetterie (frais d’apport au kg ou à la tonne, consommation de carburant et rejet de CO2…) et de n’en tirer aucun avantage, les agents broient souvent sur place les végétaux pour installer le broyat de bois ainsi obtenu directement au pied des arbres et arbustes environnants. Ce paillage contribue à limiter la pousse des adventices et l’évaporation de l’eau du sol, limitant de ce fait le désherbage et l’arrosage. Sans oublier qu’en se dégradant, il participe à réapprovisionner le sol en matière organique, comme cela se produit naturellement en forêt. Cependant, la production communale ne suffit parfois pas à combler tous les besoins. Certaines sociétés proposent ainsi des paillages issus de filières locales de recyclage, à l’image de Premier Tech Producteurs et Consommateurs. Fabrice Barraud, directeur IR&D, précise : “nous proposons une large palette de paillages organiques dédiés aux espaces verts et aux pépinières, répondant aux normes NFU 44-551 (support de culture) et UAB (Utilisable en Agriculture biologique) :
des écorces de pin maritime, issues de la valorisation de déchets végétaux de production “locale” et nationale (écorçage par traitement mécanique), qui engendre la suppression des fluctuations thermiques au pied des plantes et limite le compactage. Utilisation : massifs horticoles et pieds d’arbres selon leurs granulométries ;
les cosses de sarrasin, culture produite en Bretagne, obtenues par procédé mécanique à partir du battage des céréales et qui présentent une importante capacité de rétention d’eau. Utilisation : à réserver aux petites surfaces de massifs horticoles (annuelles, vivaces), et aux pieds des arbres d’alignement sur trottoirs, dans les espaces ‘sophistiqués’ ;
• les plaquettes d’aulne, issues de process industriel, composées de bois de feuillus séché issu des forêts de l’ouest de la France. Paillage aux vertus imputrescibles, il a l’avantage d’être relativement stable sur les pentes et résistant au vent. Utilisation : massifs d’arbres et d’arbustes, décoration de vasques et jardinières ;
• le paillage de chanvre : obtenu par broyage et battage des tiges des cultures traditionnelles de chanvre, sans fongicide, insecticide ou pesticide. Il offre un important pouvoir anti-germinatif et une forte capacité de rétention d’eau (entre 400 et 600 %) permettant une restitution progressive en fonction des besoins du sol. Utilisation : massifs, notamment saisonniers, pour son esthétisme ;
• l’Ecotech® : c’est un mélange de copeaux de bois et d’écorces de pin maritime (essence reconnue pour ses propriétés de durabilité et non phyto-toxicité), d’une granulométrie oscillant entre 4/10 et 10/30 mm. Utilisation : matériau de couverture épandable et biodégradable pour les paillages de massifs et la pépinière”.

© Sylva Fertilis. Composés de charbon végétal de haute qualité, les produits Terra fertilis® permettent d’améliorer la qualité et la fertilité du sol à long terme (capacité de rétention en eau et des nutriments, aération, séquestration du carbone).

Engrais à partir d’eaux usées recyclées

Depuis peu, un procédé innovant tirant partie du traitement des eaux usées, développé par ICL Specialty Fertilizers, s’inscrit dans une “logique d’économie circulaire et non plus linéaire”. Marc Ribeyron, son responsable développement, nous détaille cette innovation issue d’une longue phase de recherche et de tests effectués depuis 6 ans. “Notre objectif était de se servir des eaux usées de certaines industries et des stations d’épuration, comme une ressource. Ainsi, en partenariat avec certaines de ces structures, lors du traitement, nous injectons de la magnésie dans les eaux usées afin de précipiter l’azote et le phosphore en suspension, participant par la même occasion à diminuer les résidus non filtrés et rejetés au milieu naturel, et donc à limiter l’eutrophisation et le déséquilibre des écosystèmes aquatiques. Les éléments ainsi récupérés constituent notre matière première, intitulée ‘Pearl’. Cette forme pure, formulée dans le produit Sierrablen Plus Pearl® Technology Turf Starter, est dédiée à la plantation d’arbres et d’arbustes et à l’installation de gazons de placage et engazonnements. Riche en phosphore (5-28-0, Magnésium 16), ce produit convient également aux vivaces et annuelles présentant une carence en cet élément. Il favorise le développement du système racinaire et les transferts d’énergie, conditions sine qua none à l’installation rapide des végétaux en milieu urbain. De plus, le phosphore, présent sous une forme peu soluble, évite le risque de lessivage et de non utilisation par les plantes, le phosphore étant souvent bloqué par les pH trop élevés des sols urbains. Dégradé de façon lente par l’activité des racines qui libèrent des acides organiques dans la rhizosphère, il sera assimilé progressivement selon les besoins des végétaux”.
Le Sierrablen Plus Pearl® Technology Turf Starter (norme CE 2003/2003) est à mélanger au substrat de la fosse de plantation, garantissant alors une réduction des stress des végétaux et une augmentation de la capacité d’absorption de l’eau et des éléments nutritifs. Le procédé ‘Pearl’ peut également complémenter des engrais solutionnés, pour des gazons sportifs ou d’ornement, notamment à l’automne, pour aider les graminées à passer l’hiver, puis au redémarrage de la végétation, pour un effet “coup de fouet”.

Stimulateurs de croissance

Pour améliorer la qualité des terres en place, sans apporter d’engrais ou d’amendement, et ainsi préserver nos terres agricoles fertiles, des stimulateurs de croissance et de développement des plantes existent, notamment à base de micronutriments d’origine naturelle, à l’image de l’additif agronomique Rhizeos®
(AMM n°1200070, UAB), développé et distribué par l’entreprise BIO3G. “Il stimule l’activité des micro-organismes dans la zone racinaire. La croissance des bactéries et champignons y est respectivement améliorée de + 120 % et + 257 %, ce qui induit un meilleur développement du végétal. De plus, il stimule l’activité uréase du sol (+ 26 %) et la minéralisation de l’azote organique (+ 6 %), assurant une meilleure valorisation des engrais, amendements et matières organiques apportés. Un réseau d’essais de 50 parcelles a montré que Rhizeos® augmente de 10 % en moyenne l’efficience des engrais et amendements auxquels il est associé, que ce soit sur des végétaux annuels (graminées) ou pérennes (arbres). Grâce à un outil industriel, nous pouvons intégrer Rhizeos® dans l’ensemble des produits solides (activateurs de sol, engrais et amendements) et sur tout type de support (granulé bouchonné, compacté ou bille perlée). A l’instar du produit Activ Tonic®, qui associe Rhizeos® à un amendement organique à base de végétaux, marc de café et calcium. Il permet de revitaliser les sols urbains défavorables pour installer durablement des arbres, arbustes ou gazons, et d’assurer une reprise rapide des végétaux” souligne Coralie Robbe, directrice technique chez Bio 3 G.

© ICL. Le produit Sierrablen Plus Pearl® Technology Turf Starter, intégrant la technologie ‘Pearl’, est composé à partir d’azote et de phosphore récupérés lors du traitement des eaux usées, et précipités à l’aide de magnésie. Cette innovation favorise le développement du système racinaire et les transferts d’énergie.

Amendements

Les amendements organiques visent à améliorer les caractéristiques physiques et chimiques des sols. C’est dans cet objectif que les produits à base de charbon végétal pyrolysé, dit “biochar”, sont particulièrement performants. La société Sylva fertilis France développe ainsi une gamme de fertilisants pour les sols. “Composés de charbon végétal de haute qualité, à base de bois sélectionnés issus de forêts certifiées, les produits Terra fertilis® permettent d’améliorer la qualité et la fertilité du sol à long terme (capacité de rétention en eau et des nutriments, aération, séquestration du carbone). Ils favorisent l’absorption de l’eau et des nutriments par la plante, et permettent donc de réduire considérablement les stress abiotiques auxquels sont confrontés les végétaux” précise Stéphane Ledentu, président de Sylva Fertilis France.Issus du compostage des déchets organiques, et mélangés à la terre en place afin de favoriser l’activité biologique des sols et renforcer la résistance des plantes, les amendements sont donc également une manière de s’inscrire dans une logique d’économie circulaire. C’est dans ce cadre, que la société Premier Tech propose l’amendement organique Orgatech® : “riche en humus, c’est un produit stable, sec, à haute valeur agronomique, destiné à améliorer les propriétés des sols. Son action assure une meilleure disponibilité des éléments nutritifs, en réactivant la minéralisation, et donc une fertilité du sol. Il favorise un bon enracinement, notamment après la transplantation des arbres, gage d’un bon ancrage et d’une plantation durable” ajoute Fabrice Barraud.

Substrats biotisés

Dans des sols urbains souvent inertes, où la vie a souvent disparu depuis des décennies à cause de l’imperméabilisation des surfaces, l’apport d’organismes vivants est une autre solution valable pour reconstituer des sols favorables au développement de la végétation. Premier Tech Horticulture a ainsi développé “le substrat biotisé Urbamix®, utilisant des matières premières stables et renouvelables, à faible impact carbone, bio-sourcées et fortement additivées en endomycorhizes (Glomus intraradices Premier Tech PTB297, AMM n°1170375) et en bactéries (Bacillus pumillus Premier Tech PTB 180, AMM n°1150019)” termine Fabrice Barraud.
Ainsi, de multiples solutions sont à disposition pour végétaliser durablement nos villes et préserver nos terres agricoles, en favorisant le recyclage des matières premières, dans une logique d’économie circulaire vertueuse.

Renouée du Japon : perspectives de lutte

La renouée du Japon (Reynoutria spp.) continue sa progression, envahissant bords de cours d’eau et essaimant ses rhizomes le long des routes. Installée de longue date en France, cette plante invasive est difficile à éradiquer. Toutefois, de nouvelles techniques de lutte semblent prometteuses en misant, notamment, sur la mise en concurrence entre communautés végétales.

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dans le numéro de Janvier 2020, abonnez-vous

Séquence ERC : biodiversité et durabilité

Alors que les villes, agglomérations et métropoles poursuivent l’extension de leur urbanisation, pour répondre à la croissance démographique et au besoin d’emplois, des milieux naturels
se retrouvent impactés par ces aménagements de grande envergure. Lorsqu’on ne peut éviter ces impacts sur des habitats et des espèces d’intérêt, la séquence ERC (Éviter-Réduire-Compenser) s’avère alors un outil pour développer des actions durables en faveur
de la biodiversité.

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dans le numéro d’Octobre 2019, abonnez-vous

Gestion des couverts enherbés : objectif biodiversité !

C’est la thématique principale abordée lors d’une journée technique organisée en juin dernier par Plante&Cité et Echos Paysages au lycée horticole de Dardilly (69). Résultats d’études, retours d’expériences et ateliers pratiques ont permis aux gestionnaires présents de découvrir de nouvelles méthodes afin d’optimiser la tonte et la fauche.

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dans le numéro de Août-Septembre 2019, abonnez-vous

Processionnaire du pin : vigilance et lutte ‘combinée’

Un constat préoccupant s’impose : comme pour beaucoup d’autres ravageurs, le développement de la processionnaire du pin est encouragé par les saisons de plus en plus douces que nous connaissons et par le réchauffement climatique qui modifie
et élargit les aires de répartition de certaines espèces animales. Pour contrer sa propagation, il s’agit alors de combiner les différents moyens de lutte, les fournisseurs proposant aujourd’hui une large gamme de produits.

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dans le numéro de Août-Septembre 2019, abonnez-vous

Plantes invasives, vigilance et moyens de lutte

Ambroisies, ailantes, jussies, renouées… la gestion du développement des plantes envahissantes est loin d’être facile, voire de plus en plus difficile à juguler avec le dérèglement climatique à l’œuvre qui, de façon simultanée, élargit les aires de répartition des espèces et amène à des hivers de plus en plus doux. Ainsi, les collectivités mettent en place de nombreux itinéraires techniques de gestion, combinant souvent différents moyens de lutte et nécessitant, avant toute chose, des actions suivies et s’inscrivant
dans la durée !

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dans le numéro de Juin-Juillet 2019, abonnez-vous

Gazons et sécheresse : ça “match” !

Personne ne dira le contraire : le rythme des précipitations est devenu de plus en plus incertain, avec parfois plusieurs mois sans une goutte de pluie à l’horizon. Cela signifie-t-il la fin des gazons, dont l’image collective correspond à de grandes surfaces verdoyantes ? Et bien non, à en croire les recherches et dernières innovations des semenciers qui proposent des variétés et mélanges de gazons de plus en plus résistants à la sécheresse.

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dans le numéro d’Avril 2019, abonnez-vous

Réinventez votre désherbage : les solutions de biocontrôle

Afin d’être conforme à la Loi de Transition énergétique pour la croissance verte, qui limite l’utilisation des produits phytopharmaceutiques conventionnels sur la plupart des espaces verts publics et qui s’appliquent désormais également aux particuliers, les produits de biocontrôle apportent une solution performante alternative au désherbage chimique ‘classique’, en s’inscrivant dans la logique actuelle de préservation de l’environnement.

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dans le numéro de Mars 2019, abonnez-vous

Végétaliser les îlots routiers : allez-y, c’est permis !

Avec la limitation de l’usage des produits phytosanitaires, le désherbage des micro-espaces dispersés le long des voiries est devenu une tâche fastidieuse et peu sécurisante pour les agents des services techniques. La végétalisation est alors une bonne alternative en offrant à la fois moins de temps d’entretien, plus d’esthétisme et de nombreux avantages environnementaux.

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dans le numéro de Février 2019, abonnez-vous

Végétalisez les surfaces de stationnement

Limiter les surfaces imperméables s’avère aujourd’hui indispensable pour rendre la ville résiliente face au changement climatique. Dans ce contexte, les parkings représentent des surfaces conséquentes qui, nappées d’enrobé, augmentent de façon considérable
le ruissellement des eaux de pluies et l’engorgement des réseaux. Quelles solutions sont alors à votre disposition ?

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dans le numéro de Janvier 2019, abonnez-vous