Images

Cours d’écoles : des oasis rafraîchissantes !

© Pro Urba

Actuellement, certaines municipalités ont fait le pari de débitumer les cours de récré’ et de planter davantage d’arbres afin de lutter contre les îlots de chaleur urbains. Fini l’asphalte noir, place aux revêtements clairs et drainants, y compris sur les aires de jeux.

A lors que les épisodes caniculaires récurrents font grimper chaque été le mercure dans la ville, nos seniors comme nos chers petits bambins souffrent des températures excessives (au-delà de 26-27 °C). Dans ce contexte climatique, quelque peu dilué aujourd’hui dans la crise sanitaire actuelle, mais tout aussi urgent, des collectivités avant-gardistes ont eu l’idée de transformer les cours d’écoles en zones drainantes, qui représentent d’ailleurs plusieurs hectares à l’échelle des grandes villes, afin de réduire les températures locales d’environ 1 à 4 °C.
Une idée pleine de bon sens. Cependant, des interrogations demeurent au sein des services techniques : par quoi remplacer l’asphalte omniprésent ? Comment ? Dans quelles conditions ?… Autant de questions qui méritent l’intervention de spécialistes.

Asphalte vs. béton drainant

Matériau le plus répandu dans les cours d’écoles, en raison de son coût relativement abordable et de sa simplicité de mise en œuvre, l’asphalte présente néanmoins l’inconvénient d’être très chaud en été et d’accentuer le phénomène d’îlots de chaleur. Et c’est là tout le problème. Ce revêtement non drainant est aussi peu écologique (présence potentielle de COV ou d’amiante) et se détériore rapidement (remontée des racines des arbres par exemple). C’est pourquoi, de nombreux maîtres d’œuvre préconisent le remplacement de l’asphalte par des matériaux drainants, à commencer par les bétons. “Le béton drainant est un matériau qui possède tous les atouts du béton traditionnel : durabilité, fabrication locale à base de matériaux d’origine minérale et disponibilité sur l’ensemble du territoire. La porosité contrôlée de ce matériau permet de concevoir des sols perméables, sans ruissèlement. Par ailleurs, sa teinte, bien plus claire que l’asphalte, permet de limiter l’élévation des températures sur ces espaces lors des pics de chaleur” résume Romain Delpont, chef de marché BPE chez Chryso.

© Eqiom Béton
Formulation du béton drainant

La formulation du béton drainant, qui est un mélange de liants hydrauliques et de pâte cimentaire, et sa mise en œuvre sont déterminantes dans la réussite des projets de désimperméabilisation des cours d’écoles. “Le béton drainant est un matériau technique qui requiert une bonne maîtrise de sa formulation. En effet, sa porosité, de 15 à 25 %, qui lui donne son caractère perméable, peut, en cas de mise en œuvre défaillante, fragiliser sa surface (apparition de fissuration ou déchaussement de granulats)” souligne le chef de marché de Chryso. Les collectivités doivent donc être accompagnées par des professionnels compétents qui maîtrisent parfaitement la technologie et les spécificités du matériau. D’ailleurs, il s’agira de vérifier le sérieux des prestations des entreprises en mobilisant des agents sur le terrain lors des chantiers. Ne serait-ce aussi que pour vérifier la conformité du matériau, notamment sur le plan esthétique, avec celui de l’échantillon, normalement exigé dans le cahier des charges du projet. “Afin de limiter les malfaçons, il est aussi fortement recommandé aux maîtres d’ouvrage de prendre conseils auprès d’experts lors de la préparation de leurs projets, et de détailler dans les documents d’appels d’offres les points critiques exigibles pour la fourniture du matériau.
A l’état frais, des paramètres tels que la cible de perméabilité, le dosage en eau par rapport au ciment ou encore la cible de maintien d’ouvrabilité sont des facteurs clés de bonne exécution d’un chantier. Ce dernier point est d’autant plus important qu’il va permettre d’assurer la réussite du chantier avec une application du produit dans des conditions favorables. D’autre part, à l’état durcit, la résistance au fendage est, par exemple, essentielle à la tenue dans le temps du matériau, alors que la planéité de la surface finie est gage de confort d’utilisation” ajoute-t-il. Sur le plan esthétique, les évolutions techniques permettent de concevoir des projets variés qui s’intègrent parfaitement dans leur environnement (couleurs claires disponibles pour diminuer l’effet d’albédo, textures variées, coloration en surface et motifs…).

© Partenaire équipement
Un sous-sol lui aussi drainant

“Toute la structure sous-jacente doit être perméable afin que les eaux de pluie s’infiltrent au plus près de leur point de chute” précise Mathieu Morel , responsable produits spéciaux chez Eqiom Bétons Région Ile-de-France/Normandie. En général, le sol, sur lequel et coulé le béton drainant, est filtrant sous les cours d’écoles. “Lors des travaux, les entreprises étalent d’abord une couche de graves drainantes 0/31,5 sur 30 cm d’épaisseur, déposent un géotextile puis coulent le béton drainant sur environ 15 cm. Si, de nature, le sol n’est pas filtrant, disons argileux ou que la collectivité cherche à capter et stocker les eaux de pluie en sous-sol, du béton imperméable est coulé sur 12-15 cm d’épaisseur afin de constituer un exutoire sous le béton drainant” détaille Frédéric Bernad, responsable promotion et prescriptions chez Cemex.
“Dans tous les cas, il s’agit ensuite de passer un stricker, un rouleau à gazon (pour compacter les premiers centimètres) et d’une lisseuse vibrante (type Mac Vibe).
A noter : pas de plaque vibrante munie de contreplaqué, cela a tendance, par effet ventouse, de faire remonter les granulats vers le haut et d’obtenir une surface abrasive, source d’égratignures sur les genoux des enfants !” ajoute-t-il.

Il n’y a pas que le béton drainant !

D’autres solutions permettent de transformer les cours d’école en asphalte en zones drainantes, y compris autour des arbres. Si des enrobés drainants sont disponibles, certaines entreprises proposent, par exemple, des revêtements siliceux résinés. “On peut proposer des revêtements minéraux durs, écologiques et totalement drainants comme le Terraway, composé d’agrégats siliceux naturels fixés par des liants epoxy ; les échanges gazeux, entre l’atmosphère et le sol s’en trouvent totalement favorisés ; on observe même l’absence de remontées racinaires liées à une bonne circulation des eaux de pluies. C’est le revêtement minéral le plus drainant qui existe, en témoigne l’absence quasi totale de flaques d’eau dans les secondes qui suivent un orage ; la vitesse d’absorption moyenne constatée est de 1 ; Cette solution est relativement simple à mettre en œuvre. Il s’agit principalement d’opération de malaxage d’agrégats siliceux lavés, séchés, non ou peu calcaires avec des solutions résines epoxy bi-composant ; l’application est réalisée à froid sur un support compacté préférablement drainant également, tel que des concassés compactés ou des graves compactées 2/32” développe Cécile Manien, responsable communication chez Pro Urba.

@Nidaplast
Sous les aires de jeux

Nombreuses sont les cours d’écoles qui possèdent une petite aire de jeux, composée de cabanes et autres toboggans. “En milieu scolaire, pour les sols amortissants d’aires de jeux, et au regard de la norme européenne EN-1177-2018 en vigueur, les sols les plus drainants seront les copeaux naturels calibrés et les gravillons roulés séchés 1/8. Mais leur entretien est un défi compte tenu de leur propriété fluente et du nombre de récréations… Il sera sans doute plus indiqué d’utiliser le revêtement le plus répandu qu’est le sol souple EPDM. Ce dernier a en effet une capacité drainante limitée (percolation lente), mais il sera d’un entretien plus facile en milieu scolaire. Il faudra donc veiller à l’appliquer sur un support également drainant ou, à défaut, sur un support avec un pourcentage de pente” indique Cécile Manien.Cependant, des solutions tirent leur épingle du jeu : les dalles alvéolaires. “Les grandes plaques en nid d’abeille (maille de 8 mm), composées à 95 % de vide, posées sur le terrain naturel, assurent, sous le sol synthétique, un drainage parfait. Elles procurent également une répartition de la charge sur la couche de nivellement, et garantissent, dans le temps, la planéité de la surface aménagée. En cas d’évènement pluvieux, la plaque, type Nidagreen, possède une importante capacité de stockage, permettant à l’eau de s’infiltrer dans le sol support ou de s’écouler progressivement vers les évacuations” indique Emeric Peugnez, du service markéting et communication chez Nidaplast. Sur surface étanche, il est recommandé de poser les dalles Nidagreen sur un géo-espaceur appelé Géoflow® qui assurera le drainage horizontal des eaux de pluie. Dans cette configuration les dalles Nidagreen® conservent leur fonction de stockage temporaire mais peuvent également servir de rehausse vis-à-vis du sol support. Leurs grandes dimensions offrent une répartition parfaite de la charge sur la couche de nivellement et garantissent dans le temps la planéité de la surface aménagée.Chez Partenaire Equipement, l’entreprise mise sur la solution ‘GrassWay’, facilement mise en œuvre par la régie d’une collectivité. “Ces dalles, composées à 90 % de PVC recyclé, sont 100 % recyclables et 100 % non-toxiques. Installées directement sur l’herbe, sans terrassement ni fondations préalables, les dalles GrassWay (1 m² chacune) sont rapides à mettre en œuvre. Faciles à manipuler et à positionner, elles s’emboîtent entre-elles et se fixent au sol à l’aide d’un kit de chevilles livrées directement avec le revêtement” explique Marc Omaly, directeur de Partenaire Equipement.
Les aménageurs des villes, en quête de solutions pour diminuer les îlots de chaleur urbains, l’auront compris : les revêtements drainants sont nombreux et fonctionnels. Il ne reste plus qu’à engager les travaux pour que les cours d’écoles deviennent résilientes sur le plan climatique…

Des citadins confinés,
des jardiniers au travail !

Oui 72,1 %
Non  27,9 %

Vous n’avez pas perdu votre temps durant les semaines de confinement. Bon nombre de services espaces verts ont profité du confinement pour réaliser des travaux en régie, sans gêner les piétons ni les automobilistes. Exemples de travaux : aménagement des ronds-points, des aires de jeux (fermées à l’occasion), plantations de gros sujets, reprise des pavages….

La phrase

Directeur des services techniques de la Ville de Vienne (38), Henri Létang a mis en place un plan de déconfinement, dont voici les grandes lignes :

  • reprise d’activité : “nous avons sollicité l’avis du médecin du travail pour la reprise d’activité de chaque agent”.
  • hygiène : pas plus de deux personnes/véhicule, port du masque et des gants obligatoires, fourniture de gel hydroalcoolique dans chaque véhicule ;
  • distanciation physique : mise en place d’un planning pour les pauses, limitation des groupes à moins de 10 personnes ;
  • occupation de l’espace public : les autorisations (arrêtés de circulation de stationnement pour travaux, permis de voirie pour déménagement) ont continué d’être traitées pendant le confinement). Après le 11 mai, les demandes continuent à se faire par mail ;
  • entretien de la voirie : les nettoyages ont été assurés pendant le confinement, avec une forte activité liée aux dépôts sauvages et aux déjections canines. Les autres missions du service ont été reprises : entretien des fossés, des enrobés, des panneaux de signalisation… ;
  • espaces verts : les ‘grosses’ opérations ont été assurés pendant le confinement. Certains arrosages non prévus (dus à la sécheresse) ont même été effectués. Les plantations annuelles sont en train d’être réalisées, avec environ quinze jours de retard.
  • éclairage public : l’entretien courant a été effectués pendant le confinement. Les dépannages des points lumineux vont se poursuivre. Une aide sera apportée aux espaces verts pour la pose des jardinières. Les travaux de changement des lampes énergivores en LED vont également continuer.

47

Lorsqu’une seule activité n’a pu être maintenue en période de confinement, l’arrosage a majoritairement été privilégié au sein des collectivités (47 %).

Sur une sélection d’activités d’entretien (désherbage, gestion des strates herbacées, taille, paillage, travaux arboricoles, arrosage), et parmi les collectivités n’ayant agi que par leurs propres moyens en régie (c’est-à-dire sans aucune prestation) :

  • 16 % d’entre elles n’ont maintenu aucune activité. Ce sont donc 76 collectivités (9 % du panel global) au sein desquelles aucune de ces activités d’entretien n’a été maintenue, ni en régie ni en prestation.
  • 27 % d’entre elles ont maintenu une seule activité, et 23 % ont maintenu deux de ces activités.
  • Lorsqu’une seule activité n’a pu être maintenue, l’arrosage a majoritairement été privilégié (47 %).
  • Lorsque deux activités ont pu être maintenues, ce sont les travaux de gestion de la strate herbacée (34 %) et l’arrosage
    (31 %) qui ont été privilégiés.

Source : Plante&Cité, enquête ‘impact des mesures de gestion de la crise sanitaire sur les activités liées aux espaces verts et au paysage au sein des collectivités territoriales.

 

 

Covid-19 :
les services s’adaptent

Si les mesures de confinement ont fortement impacté le quotidien de millions de Français, tant sur le plan personnel que professionnel, les services municipaux s’organisent, non sans difficultés, pour remplir certaines de leurs missions compte tenu des urgences et priorités.

Soignants, chauffeurs-livreurs, magasiniers dans la grande distribution… Autant de personnes dévouées et volontaires. Mais dans la gestion de cette crise, les grands oubliés sont certainement les agents des services techniques, toujours en première ligne pour nettoyer (et désinfecter) nos rues ainsi que le mobilier urbain, ramasser les ordures, embellir notre cadre de vie, continuer certains chantiers en régie, anticiper une sécheresse précoce…
Le tout, avec des effectifs souvent réduits, qui doivent d’ailleurs respecter scrupuleusement les gestes barrières sur le terrain, et des approvisionnements ralentis de matériels, parfois au compte-goutte (notamment des masques !).

Taux de présence des agents

D’une collectivité à une autre, le taux est très variable, aux alentours de 30 à 50 %.
A Lunéville, en Meurthe-et-Moselle, le service parcs et jardins, composé habituellement de 18 agents, n’en compte plus que 7.
Les effectifs ont été réduits afin de permettre aux agents de respecter les distances ‘barrières’, et travailler ainsi dans le respect des consignes données par la municipalité et par le gouvernement” précise Claire Lefevre, responsable du service parcs, jardins et aménagements paysagers à la Ville. Même constat à Calais. “Au niveau des effectifs, nous avons mis en sécurité tous les agents présentant des risques pour leur santé. Les principaux cadres sont en télétravail. Nous avons des agents qui sont disponibles en cas de besoin, mais la plupart sont en confinement. Nous assurons une permanence avec un cadre présent chaque jour dans le service” indique Éric Bouton, responsable des espaces verts. D’une façon générale, tout évolue au rythme des décisions politiques.
“A l’annonce du confinement, en mars dernier, tous les agents ont été renvoyés chez eux, tout en restant joignables et en se tenant à disposition si besoin (astreinte). Puis, fin mars, nous avons pris la décision de reprendre certaines missions, notamment la tonte des sites stratégiques” précise Thierry Suire, responsable du service espaces verts du Passage d’Agen, une commune de 9 500 habitant ssituée dans le Lot-et-Garonne.

Mobilisation des agents sur le terrain

Pour assurer un service minimum, les agents qui sont mobilisés sur le terrain le sont uniquement parce que leur intervention est jugée impérative : ramassage des ordures, tonte, arrosage… “Tout d’abord, il a fallu justifier la nécessité de continuer à entretenir les espaces verts auprès des élus. Je l’ai justifié en indiquant qu’une minorité des agents travaillerait, et que pour le moral de la population, cela était très bénéfique de voir des espaces bien entretenus, dont ils profiteront après le confinement. Actuellement, nous avons deux agents qui travaillent 4 heures le matin et 4 heures l’après-midi en décalé d’une demi-heure” explique Emmanuel Corbin, responsable du service espaces verts de Divonne-les-Bains, dans l’Ain.
A La Roche-sur-Yon, en Vendée, Christian Rautureau a mis en place la stratégie suivante :
“à la fin de première semaine de confinement, on a organisé la reprise de la tonte pour les squares et parcs du centre-ville, ainsi que les espaces verts qui bordent les axes principaux. Quatre ‘tondeurs’, qui travaillent depuis deux entrepôts, se sont portés volontaires. Dans les faits, la tonte a démarré la deuxième semaine. Nous avons aussi agrandi nos zones de fauche pour diminuer nos zones de tonte” indique-t-il. De l’avis de tous, les tontes et les fauches ont vraiment marqué le ‘déconfinement des agents’. “Les tontes ont seulement été arrêtées pendant 15 jours, donc ce n’était pas dramatique, d’autant qu’avec les fraîcheurs tardives, l’herbe n’avait pas beaucoup poussé. Nous avons la chance d’avoir mis en place une gestion différenciée depuis de nombreuses années, et de façon assez étendue. Dans de nombreux sites (environ 60 au total), nous ne tondons que les cheminements et les bandes de propreté. Et chaque semaine, pendant deux jours, deux agents sont mobilisés sur les autoportées. Pas plus de deux agents par mission, avec chacun un véhicule pour intervenir séparément” précise Thierry Suire. Notons aussi la reprise des tontes sur les terrains de sports. “Depuis le 23 mars, les tontes des stades ont également repris et les réseaux d’arrosage ont tous été remis en route. J’ai aussi deux agents qui préparent les structures pour notre jardin éphémère que nous devons installer début juin en centre-ville, Place du Théâtre. Nous avons aussi recontacté les quatre entreprises qui ont des contrats d’entretien avec nous ; trois ont repris partiellement depuis début avril. Nous avons vérifié leur plan de continuité d’activité” indique Christian Rautureau.

Maintenir le contact avec les agents

Dès la deuxième semaine de confinement, j’ai créé un mailing avec les mails personnels de nos agents. J’ai appelé ce groupe ‘Coronavert’, et j’ai déjà diffusé cinq bulletins où je donne les informations du service, de la direction, de la mairie. J’ai eu de très bons retours des gars et de la direction générale. Pour l’instant, j’arrive à toucher 70 agents” détaille Christian Rautureau. Surtout, ne pas rompre les liens avec les agents. “Pour garder le fil, je les appelle chacun au moins une fois par semaine pour les tenir informer des évolutions, des tendances à venir. Beaucoup de questions fusent mais tous les agents sont très motivés… Ils veulent reprendre du service ! Pour l’heure, afin d’assurer la continuité de nos missions, l’adresse mail des services techniques, qui permet de remonter toutes les demandes des usagers (branches cassées, panneaux couchés…), est accessible depuis l’ordinateur privé des responsables. Je suis moi-même en contact quasiment tous les jours avec la directrice des services techniques. Je passe au bureau tous les jours également, sinon je télétravaille” indique Thierry Suire.

Production, plantation, livraison…

Le confinement s’est opéré en pleine période de production. “Nous avons mis en place une équipe réduite qui assure le repiquage des jeunes plants livrés récemment et celui des plants semés en début d’année. Là encore, nous espérons que quand tout rentrera dans l’ordre, nous aurons de quoi assurer un cadre agréable à ceux qui redécouvriront la joie de se promener en ville. Nous avons aussi assuré le repiquage des vivaces que nous avions reçues juste avant le confinement en pots de plus grand calibre afin de pouvoir les planter si la reprise est rapide, ou tout du moins les conserver pour une plantation à l’automne. Dans la même logique, nous avons planté dans notre pépinière les arbres qui venaient d’être livrés pour les différents remplacements en ville, ils sont suivis grâce à l’arrosage automatique” indique Éric Bouton. Pépinière toujours, “nous avons deux agents en production sous serres (un responsable et un agent). Dès le début, ils ont maintenu l’activité d’autant que nous avons reçu le 18 mars notre livraison de micromottes. Il était indispensable de procéder à leur repiquage, ainsi qu’au repiquage de nos propres semis” précise la responsable des espaces verts de Lunéville. “Les travaux concernant le fleurissement estival doivent commencer début mai pour les préparations de sol. Logiquement, nous devrons mobiliser plus d’agents, mais espérons que d’ici là, le confinement sera levé, dans le cas contraire, nous nous adapterons. L’activité étant réduite, les achats le sont également, toutefois ils peuvent se faire car nos fournisseurs habituels assurent les livraisons, nous pouvons réaliser nos bons de commandes en télétravail et fonctionner par mail et par téléphone” ajoute-t-elle. Une chose est sûre, les prochaines semaines seront décisives : déconfinement ou pas ? De façon progressive ? Masques obligatoires ? Quelles interventions pourront se programmer à nouveau dans l’espace public ? Beaucoup s’interrogent, notamment sur le rattrapage du retard accumulé (nettoyage des massifs, plantations estivales…). Mais nul doute que les responsables de service et les agents sauront, encore une fois, s’adapter.

A Maisons-Alfort, dans le Val de Marne

Dans cette ville 4 fleurs, les services municipaux sont mobilisés au minima pour entretenir et garder la commune propre et belle. “Nous avons tout organisé” précise Nicolas Fritz, directeur général des services techniques de la Ville. “Et tout mis en branle pour assurer, en respectant les gestes barrières, les opérations de propreté et de nettoyage, pour intervenir si nécessaire en matière d’éclairage urbain… Peu d’agents sont en télétravail. Pour ma part, je suis tous les matins au bureau pour gérer les dossiers urgents, donner les instructions. Le travail est réduit car nous n’avons pas de travaux à gérer et on est peu dérangé. Même si on est sollicité par les habitants qui sont confinés et qui en profitent pour ranger et débarrasser, et souhaitent que l’on enlève les encombrants. Mais là encore, on a réduit nos interventions car ce n’est pas une priorité. Les agents mobilisés assurent les opérations de ramassage des ordures pour maintenir l’hygiène publique et garder notre ville propre. Pour le service espaces verts, on a organisé un roulement de nos agents en mobilisant chaque jour une personne sur deux pour la tonte et la taille. Et si cela s’avère nécessaire, on appelle du renfort. En ce qui concerne le fleurissement de cet été, tout est commandé, mais rien n’a été encore réceptionné. Par ailleurs, pour les espaces verts et les terrains de sports, nos prestataires interviennent pour les travaux d’entretien avec une organisation spécifique pour eux aussi afin de respecter les gestes barrières sur les chantiers. Enfin, compte tenu des incertitudes relatives aux élections municipales, on ne peut pas non plus travailler sur les projets de mandat… Quelle drôle de vie !”.

A Nancy, autour de la place Stanislas

“Depuis le début du confinement, nous avons été 15 jours sous l’eau” explique Pierre Didierjean, directeur parcs et jardins de la Ville. “Il a fallu réorganiser les équipes, et les réduire pour respecter les consignes sanitaires et n’avoir qu’un agent par véhicule (équipé de gel et lingettes). On a réduit nos interventions aux tontes tout en les espaçant, aux travaux de propreté (débroussaillage…). Mais le printemps est là et la sécheresse aussi, on a donc mobilisé des agents pour procéder à deux arrosages hebdomadaires des bacs et jardinières. Chaque matin, deux agents sont mobilisés pour nourrir les animaux de l’espace animalier. Dans les serres, alors que nous recrutons beaucoup en CDD en avril-mai pour faire face aux opérations de repiquage, avec cette crise, on gère l’urgence. Aussi, j’organise le service et nos interventions le matin et l’après-midi. Je me challenge avec trois autres agents du service à celui qui repiquera le plus de plantes tout en respectant les distances sanitaires. Dans cette ville 4 fleurs, nous sommes attachés au cadre de vie mais dans la situation actuelle, nous maintenons notre belle cité propre et nous serons sûrement amenés à réduire de 50 % notre fleurissement estival ”.

 

Désinfection
du mobilier urbain :

les pratiques
sont mitigées

Avez-vous mis en place une stratégie plus intense
de désinfection du mobilier urbain (bancs, corbeilles, rampes…) pour limiter la propagation du Covid-19 ?

Oui 52 %
Non  48 %

La désinfection du mobilier urbain divise : la moitié d’entre vous en convaincue de la nécessité d’une désinfection plus soutenue (52 %), avec des produits virucides, alors que l’autre moitié ne change en rien ses pratiques habituelles pour limiter la propagation du Covid-19 (48 %).

10


Comme l’ampérage horaire de la nouvelle batterie d’EGO.

Dotée de la technologie pionnière Arc lithium-ion 56V d’EGO, la nouvelle batterie 10 Ah est le plus récent et le plus puissant complément d’une gamme qui inclut déjà les batteries 2,5, 5,0 et 7,5 Ah. Avec une durée de recharge standard d’un peu plus de trois heures, ou 70 minutes en charge rapide, cette batterie met sa puissance et ses performances optimales à la disposition des utilisateurs professionnels. Pesant 3,4 kg, elle peut être utilisée avec le harnais de sac à dos d’EGO. Enfin, elle dispose même d’un indicateur de niveau de charge.

La phrase

Suite à la conférence des présidents des fédérations, membres de l’Interprofession française de l’horticulture, de la fleuristerie et du paysage qui s’est tenue autour de Mikaël Mercier, le mardi 28 avril 2020, les présidents des fédérations ont tenu à souligner :

  • une mobilisation exceptionnelle de 50 députés européens, tous signataires d’une lettre adressée à Janusz Wojciechowski, commissaire européen à l’agriculture, demandant un appui fort et efficace au secteur horticole qui représente à l’échelle européenne 760 000 emplois et un chiffre d’affaires total de 48 milliards d’euros. Le lundi 27 avril 2020, les 50 membres du Parlement européen (MPE), issus d’un grand nombre d’États membres et appartenant à plusieurs groupes politiques ont appelé à l’activation dès que possible d’un soutien financier adapté et urgent pour le secteur du végétal d’ornement, allant au-delà des mesures proposées par la Commission européenne qui ne sont pas suffisantes pour maintenir le secteur à flot.

Au nom de Valhor et de toutes les fédérations professionnelles, Mikaël Mercier, s’est félicité de la mobilisation remarquable de 96 sénateurs, à l’initiative du sénateur Joël Labbe, qui ont interpellé, en urgence, le Premier ministre sur la situation catastrophique des producteurs. Alertés par la FNPHP, ils demandent une clarification à l’échelle nationale concernant le droit d’ouverture des producteurs détaillants en mesure de fournir des plants potagers, produits de première nécessité, et d’étendre ce droit à l’ensemble de leur production, y compris de végétaux d’ornement puisqu’ils seront en mesure d’accueillir du public en respectant les gestes barrière. Et de la mobilisation exceptionnelle de 50 députés européens demandant un appui fort et efficace au secteur horticole qui représente à l’échelle européenne 760 000 emplois et un chiffre d’affaires total de 48 milliards d’euros.

  • une mobilisation remarquable de 96 sénateurs, à l’initiative du sénateur Joël LABBE, tous signataires d’une lettre adressée au Premier ministre afin de l’interpeller en urgence sur la situation catastrophique des producteurs en vente directe. Alertés par la FNPHP, l’ensemble des sénateurs interpellent le Premier ministre sur une clarification à l’échelle nationale concernant le droit d’ouverture des producteurs détaillants en mesure de fournir des plants potagers, produits de première nécessité, et d’étendre ce droit à l’ensemble de leur production, y compris de végétaux d’ornement puisqu’ils seront en mesure d’accueillir du public en respectant les gestes barrière.
  • l’interpellation du Ministre de l’Agriculture par les meilleurs ouvriers de France fleuristes au travers d’une vidéo.

Sol et économie circulaire :
une logique durable

Le produit Sierrablen Plus Pearl® Technology Turf Starter, intégrant la technologie ‘Pearl’, est composé à partir d’azote et de phosphore récupérés lors du traitement des eaux usées, et précipités à l’aide de magnésie. Cette innovation favorise le développement du système racinaire et les transferts d’énergie.

La question de la préservation des sols est, plus que jamais, primordiale. Premiers maillons à la base de nos ressources alimentaires, réservoirs de biodiversité mondiale et support de la végétation, les sols doivent être au maximum préservés. Pour cela, faire avec les terres en place, en ville notamment, est une nécessité. Dans une logique de développement durable, de nombreux producteurs et sociétés proposent de multiples solutions pour optimiser la qualité des sols urbains, en recyclant la matière première comme une ressource à part entière.

Hétérogènes, stériles et sans vie, pauvres et asphyxiés… en ville, les sols sont fréquemment dégradés par les différentes “couches” et époques d’urbanisation, ainsi que par les nombreuses activités humaines. Maintes fois remaniés et parfois pollués, leur mauvaise qualité est, qui plus est, accrue par l’absence d’apport naturel de matières organiques que l’on observe en contexte agricole et forestier (résidus de culture laissés en place et chute de feuilles) qui se dégradent pour ré-enrichir le sol en continu. Ainsi, souvent, la solution “miracle” est d’apporter de la “terre végétale”. Entendez par là, les premières couches de sol fertile des terres agricoles, à la base de la production de nourriture et d’énergie pour les sociétés humaines, et qui contiennent également 25 % de la biodiversité mondiale.

Autant dire une consommation irresponsable face aux différents constats alarmants sur l’état des sols dans le monde…
A l’image du rapport spécial du GIEC “Changement climatique et terres émergées”, paru en 2019, qui rappelle que près des trois quarts de la surface du sol subissent l’exploitation humaine et qu’un quart est déjà considéré comme dégradée. Ainsi, face à des ressources en terre végétale à préserver, qui s’amenuisent et baissent en qualité et en traçabilité, mais aussi pour limiter la consommation en matières premières et en énergies non renouvelables elles aussi en danger, il est aujourd’hui indispensable de s’inscrire dans une logique d’économie circulaire, où l’on rend à la terre ce qu’elle nous a offert.

© BIO3G. Le procédé Rhizeos® (AMM n°1200070, UAB), développé par BIO3G, stimule l’activité des micro-organismes dans la zone racinaire grâce à l’apport de micronutriments d’origine naturelle. Le développement des bactéries et champignons y est respectivement amélioré de + 120 % et + 257 %. 

Economie circulaire, quèsaco ?

Alors que la loi n° 2020-105 relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire a été promulguée le 10 février 2020, ce principe de développement durable, qui prend en compte les impacts environnementaux et sociaux des ressources utilisées, est résolument d’actualité. Par économie circulaire, on entend une économie qui fonctionne en boucle : elle vise à réutiliser ce qui est aujourd’hui encore largement considéré comme des “déchets”, pour limiter la consommation et le gaspillage des matières premières et des sources d’énergies non renouvelables. Pour les professionnels du paysage, qui travaillent avec le végétal, la mise en place de cette politique de réemploi des ressources s’avère particulièrement propice aux activités du secteur et est facile à intégrer dans les pratiques quotidiennes. Réemploi des résidus d’entretien (taille, élagage, tonte, feuilles mortes…) pour pailler les plantations, amender et enrichir les terres en place, recyclage des eaux usées ou encore biostimulation sont autant de procédés écologiques, économiques et durables.

Il est aujourd’hui primordial de s’inscrire dans une logique d’économie circulaire, où l’on rend à la terre ce qu’elle nous a offert, afin de préserver les ressources en terre végétale et de limiter la consommation en matières premières
et en énergies non renouvelables.

Le paillage organique

Quasiment toutes les villes ont désormais investi dans des broyeurs pour valoriser les résidus ligneux issus de leurs tailles d’arbustes et des élagages d’arbres. Cette pratique est “tout bénef’” : au lieu d’exporter la matière ainsi produite en déchetterie (frais d’apport au kg ou à la tonne, consommation de carburant et rejet de CO2…) et de n’en tirer aucun avantage, les agents broient souvent sur place les végétaux pour installer le broyat de bois ainsi obtenu directement au pied des arbres et arbustes environnants. Ce paillage contribue à limiter la pousse des adventices et l’évaporation de l’eau du sol, limitant de ce fait le désherbage et l’arrosage. Sans oublier qu’en se dégradant, il participe à réapprovisionner le sol en matière organique, comme cela se produit naturellement en forêt. Cependant, la production communale ne suffit parfois pas à combler tous les besoins. Certaines sociétés proposent ainsi des paillages issus de filières locales de recyclage, à l’image de Premier Tech Producteurs et Consommateurs. Fabrice Barraud, directeur IR&D, précise : “nous proposons une large palette de paillages organiques dédiés aux espaces verts et aux pépinières, répondant aux normes NFU 44-551 (support de culture) et UAB (Utilisable en Agriculture biologique) :
des écorces de pin maritime, issues de la valorisation de déchets végétaux de production “locale” et nationale (écorçage par traitement mécanique), qui engendre la suppression des fluctuations thermiques au pied des plantes et limite le compactage. Utilisation : massifs horticoles et pieds d’arbres selon leurs granulométries ;
les cosses de sarrasin, culture produite en Bretagne, obtenues par procédé mécanique à partir du battage des céréales et qui présentent une importante capacité de rétention d’eau. Utilisation : à réserver aux petites surfaces de massifs horticoles (annuelles, vivaces), et aux pieds des arbres d’alignement sur trottoirs, dans les espaces ‘sophistiqués’ ;
• les plaquettes d’aulne, issues de process industriel, composées de bois de feuillus séché issu des forêts de l’ouest de la France. Paillage aux vertus imputrescibles, il a l’avantage d’être relativement stable sur les pentes et résistant au vent. Utilisation : massifs d’arbres et d’arbustes, décoration de vasques et jardinières ;
• le paillage de chanvre : obtenu par broyage et battage des tiges des cultures traditionnelles de chanvre, sans fongicide, insecticide ou pesticide. Il offre un important pouvoir anti-germinatif et une forte capacité de rétention d’eau (entre 400 et 600 %) permettant une restitution progressive en fonction des besoins du sol. Utilisation : massifs, notamment saisonniers, pour son esthétisme ;
• l’Ecotech® : c’est un mélange de copeaux de bois et d’écorces de pin maritime (essence reconnue pour ses propriétés de durabilité et non phyto-toxicité), d’une granulométrie oscillant entre 4/10 et 10/30 mm. Utilisation : matériau de couverture épandable et biodégradable pour les paillages de massifs et la pépinière”.

© Sylva Fertilis. Composés de charbon végétal de haute qualité, les produits Terra fertilis® permettent d’améliorer la qualité et la fertilité du sol à long terme (capacité de rétention en eau et des nutriments, aération, séquestration du carbone).

Engrais à partir d’eaux usées recyclées

Depuis peu, un procédé innovant tirant partie du traitement des eaux usées, développé par ICL Specialty Fertilizers, s’inscrit dans une “logique d’économie circulaire et non plus linéaire”. Marc Ribeyron, son responsable développement, nous détaille cette innovation issue d’une longue phase de recherche et de tests effectués depuis 6 ans. “Notre objectif était de se servir des eaux usées de certaines industries et des stations d’épuration, comme une ressource. Ainsi, en partenariat avec certaines de ces structures, lors du traitement, nous injectons de la magnésie dans les eaux usées afin de précipiter l’azote et le phosphore en suspension, participant par la même occasion à diminuer les résidus non filtrés et rejetés au milieu naturel, et donc à limiter l’eutrophisation et le déséquilibre des écosystèmes aquatiques. Les éléments ainsi récupérés constituent notre matière première, intitulée ‘Pearl’. Cette forme pure, formulée dans le produit Sierrablen Plus Pearl® Technology Turf Starter, est dédiée à la plantation d’arbres et d’arbustes et à l’installation de gazons de placage et engazonnements. Riche en phosphore (5-28-0, Magnésium 16), ce produit convient également aux vivaces et annuelles présentant une carence en cet élément. Il favorise le développement du système racinaire et les transferts d’énergie, conditions sine qua none à l’installation rapide des végétaux en milieu urbain. De plus, le phosphore, présent sous une forme peu soluble, évite le risque de lessivage et de non utilisation par les plantes, le phosphore étant souvent bloqué par les pH trop élevés des sols urbains. Dégradé de façon lente par l’activité des racines qui libèrent des acides organiques dans la rhizosphère, il sera assimilé progressivement selon les besoins des végétaux”.
Le Sierrablen Plus Pearl® Technology Turf Starter (norme CE 2003/2003) est à mélanger au substrat de la fosse de plantation, garantissant alors une réduction des stress des végétaux et une augmentation de la capacité d’absorption de l’eau et des éléments nutritifs. Le procédé ‘Pearl’ peut également complémenter des engrais solutionnés, pour des gazons sportifs ou d’ornement, notamment à l’automne, pour aider les graminées à passer l’hiver, puis au redémarrage de la végétation, pour un effet “coup de fouet”.

Stimulateurs de croissance

Pour améliorer la qualité des terres en place, sans apporter d’engrais ou d’amendement, et ainsi préserver nos terres agricoles fertiles, des stimulateurs de croissance et de développement des plantes existent, notamment à base de micronutriments d’origine naturelle, à l’image de l’additif agronomique Rhizeos®
(AMM n°1200070, UAB), développé et distribué par l’entreprise BIO3G. “Il stimule l’activité des micro-organismes dans la zone racinaire. La croissance des bactéries et champignons y est respectivement améliorée de + 120 % et + 257 %, ce qui induit un meilleur développement du végétal. De plus, il stimule l’activité uréase du sol (+ 26 %) et la minéralisation de l’azote organique (+ 6 %), assurant une meilleure valorisation des engrais, amendements et matières organiques apportés. Un réseau d’essais de 50 parcelles a montré que Rhizeos® augmente de 10 % en moyenne l’efficience des engrais et amendements auxquels il est associé, que ce soit sur des végétaux annuels (graminées) ou pérennes (arbres). Grâce à un outil industriel, nous pouvons intégrer Rhizeos® dans l’ensemble des produits solides (activateurs de sol, engrais et amendements) et sur tout type de support (granulé bouchonné, compacté ou bille perlée). A l’instar du produit Activ Tonic®, qui associe Rhizeos® à un amendement organique à base de végétaux, marc de café et calcium. Il permet de revitaliser les sols urbains défavorables pour installer durablement des arbres, arbustes ou gazons, et d’assurer une reprise rapide des végétaux” souligne Coralie Robbe, directrice technique chez Bio 3 G.

© ICL. Le produit Sierrablen Plus Pearl® Technology Turf Starter, intégrant la technologie ‘Pearl’, est composé à partir d’azote et de phosphore récupérés lors du traitement des eaux usées, et précipités à l’aide de magnésie. Cette innovation favorise le développement du système racinaire et les transferts d’énergie.

Amendements

Les amendements organiques visent à améliorer les caractéristiques physiques et chimiques des sols. C’est dans cet objectif que les produits à base de charbon végétal pyrolysé, dit “biochar”, sont particulièrement performants. La société Sylva fertilis France développe ainsi une gamme de fertilisants pour les sols. “Composés de charbon végétal de haute qualité, à base de bois sélectionnés issus de forêts certifiées, les produits Terra fertilis® permettent d’améliorer la qualité et la fertilité du sol à long terme (capacité de rétention en eau et des nutriments, aération, séquestration du carbone). Ils favorisent l’absorption de l’eau et des nutriments par la plante, et permettent donc de réduire considérablement les stress abiotiques auxquels sont confrontés les végétaux” précise Stéphane Ledentu, président de Sylva Fertilis France.Issus du compostage des déchets organiques, et mélangés à la terre en place afin de favoriser l’activité biologique des sols et renforcer la résistance des plantes, les amendements sont donc également une manière de s’inscrire dans une logique d’économie circulaire. C’est dans ce cadre, que la société Premier Tech propose l’amendement organique Orgatech® : “riche en humus, c’est un produit stable, sec, à haute valeur agronomique, destiné à améliorer les propriétés des sols. Son action assure une meilleure disponibilité des éléments nutritifs, en réactivant la minéralisation, et donc une fertilité du sol. Il favorise un bon enracinement, notamment après la transplantation des arbres, gage d’un bon ancrage et d’une plantation durable” ajoute Fabrice Barraud.

Substrats biotisés

Dans des sols urbains souvent inertes, où la vie a souvent disparu depuis des décennies à cause de l’imperméabilisation des surfaces, l’apport d’organismes vivants est une autre solution valable pour reconstituer des sols favorables au développement de la végétation. Premier Tech Horticulture a ainsi développé “le substrat biotisé Urbamix®, utilisant des matières premières stables et renouvelables, à faible impact carbone, bio-sourcées et fortement additivées en endomycorhizes (Glomus intraradices Premier Tech PTB297, AMM n°1170375) et en bactéries (Bacillus pumillus Premier Tech PTB 180, AMM n°1150019)” termine Fabrice Barraud.
Ainsi, de multiples solutions sont à disposition pour végétaliser durablement nos villes et préserver nos terres agricoles, en favorisant le recyclage des matières premières, dans une logique d’économie circulaire vertueuse.

Prolongation
des inscriptions

aux Victoires du Paysage !

Prolongation des inscriptions aux Victoires du Paysage !
J
usqu’au 2 juin 2020 12h !

Les Victoires du Paysage 2020 se déroulent dans un contexte inédit. Les priorités se rappellent à tous : agences, entreprises, employeurs, indépendants, maîtres d’ouvrage…et participer à un concours pourrait ne pas en faire partie.
Néanmoins, il est plus que jamais important de mettre en lumière la filière du végétal et du paysage dans son ensemble, de la soutenir pour contribuer à la relance de l’activité.

Le concours des Victoires du Paysage est fait pour cela : mettre en valeur les professionnels du végétal et du paysage, et les maîtres d’ouvrage qui s’engagent avec eux.
C’est pourquoi l’équipe de VAL’HOR et des Victoires du Paysage est mobilisée aux côtés de tous ceux qui souhaitent poser leur candidature à cette 7ème édition.
Le dépôt des candidatures est exceptionnellement prolongé jusqu’au mardi 2 juin 2020 12h pour laisser à tous le temps de finaliser ou de constituer leur dossier.