Le vallon forme un axe nord-sud d’un peu plus d’un kilomètre entre l’avenue Marcel-Mérieux et la route de Sain-Bel. À l’ouest, il longe un tissu résidentiel. À l’est, il borde des équipements publics, sportifs et des emprises d’activités. Longtemps, le site est resté peu lisible. Les franges étaient disparates, les revêtements vieillissants, le mobilier daté, le patrimoine arboré inégal et les cheminements peu adaptés à la marche de loisir comme aux usages quotidiens. L’enjeu n’était donc pas seulement paysager. Il s’agissait de recoudre un morceau de commune, de rendre praticable un vallon central et d’en faire une continuité piétonne réelle entre centre-bourg, équipements et parc de Lacroix-Laval.
L’opération a demandé deux ans de préparation et quatre temps de concertation. La Ville de Marcy-l’Étoile en assure la maîtrise d’ouvrage. En amont, Marion Ambis Consulting, mandataire, et Eranthis, paysagiste, ont conduit la mission d’assistance à maîtrise d’ouvrage sur la programmation de l’opération. La maîtrise d’œuvre opérationnelle a ensuite été confiée à Urban Studio, représenté par la paysagiste conceptrice Audrey Barthomeuf, mandataire, avec Cap Vert Ingénierie, chez qui Michael Bas intervient en tant que chargé de projets, pour les études techniques, l’économie et le suivi du chantier. L’entreprise lyonnaise Green Style a réalisé les aménagements paysagers et assure l’entretien d’accompagnement sur deux ans.
Derrière une écriture volontairement sobre, le chantier a été lourd. Sur 5,8 ha, il a nécessité 7 400 m³ de terrassements, dont 700 m³ spécifiquement liés au ruisseau de la Tamina. Environ 1 600 m² d’enrobés ont été décroûtés et 1 000 m³ de terre végétale ont été revalorisés in situ. Le tracé met en service 1,2 km de nouvelle voie piétonne et 400 m de voie verte. Le tout est accessible aux poussettes, aux personnes âgées et aux personnes à mobilité réduite.